La liberté de l’information et de la presse

L’UNESCO œuvre en faveur de la liberté d’expression et de la presse en tant que droit humain fondamental.

Conformément à ce que prévoit son Acte constitutif, l’UNESCO défend le droit humain fondamental garanti par la Déclaration universelle des droits de l’homme qu’est la liberté d’expression, ainsi que la liberté de la presse, qui en découle directement. En effet, depuis sa création en 1945, il revient à l’UNESCO de « faciliter la libre circulation des idées par le mot et par l'image » et les États membres de l’Organisation ont, à de nombreuses reprises au cours de toutes ces années, confirmé ce mandat à travers l’adoption de décisions par la Conférence générale, la plus haute autorité de cette agence des Nations Unies.

L’UNESCO œuvre en faveur de la liberté d’expression et de la presse en tant que droit humain fondamental.

Le droit d’accès du public à l’information

La liberté de la presse n’est pas un luxe qui peut attendre l’arrivée de jours meilleurs. Au contraire, elle fait partie intégrante du processus susceptible de conduire à des jours meilleurs. Il serait réducteur de la considérer uniquement comme la liberté des journalistes de rapporter les faits et de les commenter. En effet, cette liberté est étroitement liée au droit du public à accéder aux connaissances et à l’information. La communication est souvent l’instrument grâce auquel la société civile peut se développer et le plein exercice de la liberté d'expression permet à tous les membres de la société d’échanger des opinions et de trouver des solutions aux problèmes sociaux, économiques et politiques. Les médias libres ont un rôle essentiel à jouer dans l’élaboration de consensus et le partage des informations, deux processus indispensables à l’exercice de la démocratie et au progrès social.

Comme le prévoit son mandat, l’UNESCO travaille dans différents domaines avec des organismes professionnels ainsi qu’avec de nombreux partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux, afin de créer, d’aider et de défendre des médias libres, indépendants et pluralistes dans les pays en développement et en transition, ainsi que dans les régions en conflit ou en reconstruction après un conflit.

Le travail de l’UNESCO dans le domaine des médias

L’UNESCO entretient des relations étroites avec des organisations régionales et internationales actives dans le domaine des médias et avec des groupes de défense de la liberté de la presse. L’un de ses partenaires privilégiés est le réseau IFEX, qui joue le rôle de bureau central électronique et de réseau d’alerte, et qui regroupe 500 organisations membres issues de 130 pays. Depuis 1992, l’IFEX facilite la circulation des informations concernant la liberté de la presse et permet aux actions menées en cas de violations d’être plus efficaces.

La formation professionnelle des journalistes

L’UNESCO est consciente du fait que l’indépendance des médias et la liberté de l’information ne reposent pas uniquement sur la capacité des individus à gérer des entreprises de médias. En effet, la liberté des médias exige également le respect de règles professionnelles dans la pratique du journalisme. C’est pourquoi dans le cadre de ses activités, l’UNESCO agit en faveur de la formation professionnelle des journalistes et des professionnels des médias, de même qu’elle soutient les réseaux professionnels et conseille et informe les pouvoirs publics sur les meilleures pratiques en termes de législation et de réglementation des médias.

Journée mondiale de la liberté de la presse

En 1993, dans le cadre de la reconnaissance accrue de l’importance de la liberté de la presse pour la circulation des informations concernant la liberté de la presse et permet aux actions menées en cas de violations d’être plus efficaces.

La formation professionnelle des journalistes

L’UNESCO est consciente du fait que l’indépendance des médias et la liberté de l’information ne reposent pas uniquement sur la capacité des individus à gérer des entreprises de médias. En effet, la liberté des médias exige également le respect de règles professionnelles dans la pratique du journalisme. C’est pourquoi dans le cadre de ses activités, l’UNESCO agit en faveur de la formation professionnelle des journalistes et des professionnels des médias, de même qu’elle soutient les réseaux professionnels et conseille et informe les pouvoirs publics sur les meilleures pratiques en termes de législation et de réglementation des médias.

Journée mondiale de la liberté de la presse

En 1993, dans le cadre de la reconnaissance accrue de l’importance de la liberté de la presse pour la démocratie et le développement, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 3 mai « Journée mondiale de la liberté de la presse ». Dans le monde entier, cette Journée est l’occasion de célébrer la liberté de la presse, de sensibiliser l‘opinion sur les violations de la liberté d’expression et d’attirer l’attention sur le travail des journalistes trop nombreux qui doivent risquer la mort ou la prison pour informer chaque jour la population. C’est également lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse que l’UNESCO décerne chaque année le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano à un journaliste qui s’est distingué par son action pour la défense de la liberté de la presse.

L’UNESCO est de plus en plus sollicitée, à l’instar des autres agences du système de Nations Unies, dans le cadre du financement et de la mise en œuvre de programmes visant à prévenir les conflits, apporter de l’aide d’urgence et établir la paix après des périodes de conflit. La liberté de la presse, le pluralisme et l’indépendance des médias, de même que la création de journaux et de stations de radio à l’échelle des différentes communautés sont autant d’éléments indispensables au rétablissement de liens sociaux et au processus de réconciliation.

L’assistance aux médias dans les situations de conflit

Depuis maintenant plusieurs années, l’UNESCO aide les médias indépendants dans les situations de conflit et d’après conflit pour leur permettre de réunir et diffuser des informations non-partisanes. À cet égard, l’aide qu’elle a apportée aux médias indépendants en Afghanistan, en Angola, dans les Balkans, en Irak, au Libéria, au Moyen-Orient, au Népal, au Soudan, au Timor-Leste, dans la région les Grands lacs en Afrique et partout ailleurs dans le monde a contribué à faciliter l’édification de la paix et les processus de réconciliation. Cette action en faveur de médias indépendants en période de conflit est reconnue par la communauté internationale.
De plus, le caractère humanitaire de ce travail a été reconnu par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et le Département des affaires humanitaires lors de l’Appel inter-agences des Nations-unies de juin 1994. En 1996 l’Appel a désigné l’UNESCO comme maître d’œuvre de l’assistance aux médias indépendants pendant la période de reconstruction dans l’ex-Yougoslavie.
Depuis, l’Organisation reçoit un soutien financier très important de la part de différents pays donateurs. Dans les zones en conflit, l’information cède très souvent la place aux rumeurs, aussi l’UNESCO continuera-t-elle, en collaboration avec les Nations Unies et les organisations professionnelles, de soutenir les médias locaux dont l’indépendance vis à vis des parties au conflit est reconnue, qui diffusent une information non partisane et qui défendent les valeurs de la coexistence pacifique et de la compréhension mutuelle.

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