La science pour la soutenabilité globale : interconnexion collaboration, transformation

Le thème de cette année, « la science pour la soutenabilité globale : interconnexion collaboration, transformation » met en lumière l’interdépendance de nos systèmes économiques, sociaux, culturels et politiques, qui sont de plus en plus interconnectés, pour prendre conscience des pressions qu’ils exercent sur le système terrestre, mais aussi des solutions potentielles qu’ils offrent.

Les preuves scientifiques montrent que l’humanité a mis le fonctionnement du système terrestre en danger. Les modèles économiques et de développement actuels sont responsables d’une grande partie des crises sociales, économiques et environnementales interdépendantes et croissantes auxquelles la planète doit faire face. Protéger les processus naturels de la Terre afin d’assurer le bienêtre de la société tout en éliminant la pauvreté, réduisant les conflits liés aux ressources et soutenant la santé des écosystèmes et des êtres humains, tel est le défi déterminant de notre époque.

 Nous devons ouvrir un nouveau chapitre de l’intégration scientifique. L’innovation et la transformation sociale dépendent de notre capacité à croiser les disciplines, à créer des synergies entre toutes les sciences : naturelles, humaines et sociales, y compris les savoirs locaux et autochtones.        

 

Irina Bokova, UNESCO Director-General, on the occasion of World Science Day 2012

Ces questions sont interdépendantes, tout comme les systèmes terrestres sont interdépendants, mais nos systèmes de gestion sont trop souvent des vases clos qui réagissent avec lenteur. Les nations doivent travailler ensemble afin d’élaborer des stratégies efficaces permettant de protéger des ressources communes par essence, telles que l’atmosphère, l’océan, l’eau douce, la biodiversité et les cycles naturels.

La science et la durabilité sont indissociables

La source des solutions se trouve dans les sciences, mais la recherche disciplinaire seule ne suffit pas. Une approche nouvelle et profondément transformatrice est nécessaire, embrassant toutes les disciplines scientifiques, dont les sciences sociales, de l’agriculture et de la santé, l’ingénierie, et les systèmes de savoirs locaux et autochtones.  

La création de nouvelles connaissances ne suffit pas à la viabilité. Une forte interaction entre la science et la société, ainsi qu’entre les politiques nationales, régionales et internationales est nécessaire pour construire une viabilité mondiale et les transformations sociales qui en découlent.  Elle n’est possible que par la collaboration de l’ensemble de la communauté internationale, y compris les gouvernements à tous niveaux, les organisations internationales, la société civile, la communauté scientifique et le secteur privé.

Source : basé sur Rockström et al. (2009) Les chercheurs ont identifié 9 frontières planétaires, qui définissent ensemble un champ d’action sûr pour l’humanité. 3 de ces frontières ont été franchies. Ce concept pourrait fournir un outil pratique aux décideurs politiques.


L’action de l’UNESCO dans la promotion de la science pour la durabilité

Le mandat institutionnel de l’UNESCO se trouve au croisement de la création, la conservation et la diffusion des connaissances et de leur interconnexion avec les politiques de développement. L’organisation joue un rôle important de sensibilisation à cette nouvelle approche dans le cadre des forums internationaux tel que la Conférence des Nations Unies pour le développement durable (Rio+20) et dans la recherche de moyens pratiques d’application. Son expérience et son mandat lui donne un certain avantage en ce qui concerne les approches nouvelles pour répondre aux défis du développement durable, ce pourquoi le Secrétaire général des Nations Unies lui a confié un rôle de premier plan pour trois des initiatives post-Rio+20 :   

  • « L'éducation avant tout », qui vise à renouveler l’engagement de la communauté international dans le domaine de l’éducation et à lui donner une impulsion nouvelle ;
  • La création d’un Conseil scientifique consultatif sur le développement durable qui conseillera le Secrétaire général et les agences des Nations Unies, dont l’UNESCO fournira également le secrétariat ;
  • Le Pacte sur les océans, une initiative qui renforcera la cohérence des actions du système des Nations Unies liées à l’océan.

L’UNESCO maintien des programmes établis de longue date qui portent sur les dimensions inter-liées de la durabilité dans les domaines de l’hydrologie, les sciences écologiques, les sciences marines, la géoscience, les sciences sociales et de l’éducation, entres autres. Ces programmes font figure de véritables pionniers vers le développement durable, aux vues de leur nature transdisciplinaire et de leur articulation à l’interface de la recherche et de l’élaboration de politiques.

plus d'information

Documents

Éditions précédentes

Lancée par l’UNESCO en 2001, la Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement est célébrée chaque année dans le monde entier le 10 novembre.

10e anniversaire

Cette année nous fêtons la Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement pour la 10e année consécutive!