Cérémonie de lancement, UNESCO, le 20 janvier 2014

Gao Song, Président de l’Association chinoise de cristallographie

La cristallographie en Chine

Song Gao
Président de l’Association chinoise de cristallographie

SYNOPSIS

Je présente la cristallographie en Chine (continentale), dans le passé, le présent et le futur. L’étude de la cristallographie était difficile avant les années 1970, à cause de l’environnement de la recherche et les mauvaises conditions dans lesquelles celle-ci devait se pratiquer à l’époque. Malgré tout, des pionniers ont établi avec succès des laboratoires et organisations, formé des étudiants et chercheurs, et déterminé la structure cristalline de l’insuline en haute résolution, ce qui constitue la plus grande réalisation au cours de cette période.

Au cours des vingt dernières années du 20e siècle, la Chine a connu un développement rapide de la cristallographie, qui a couvert de larges domaines de recherche. Les scientifiques chinois ont été capables de contribuer à la recherche mondiale par une série de cristaux optiques non-linéaires comme le BBO et le LBO ; ils ont développé la théorie et des applications de super-réseaux diélectriques ; ils ont aidé à confirmer l’existence des quasi-cristaux et développé des méthodes directes. Les installations de rayonnement synchrotron et les sources de neutrons étaient en construction à cette époque.

Depuis 2000, le développement et l’amélioration des instruments de laboratoire, ainsi que la disponibilité d’installations domestiques de rayonnement synchrotron (Pékin et Shanghai), ont permis aux cristallographes chinois d’étudier différents systèmes, des macromolécules aux supraconducteurs. Les chercheurs en biologie structurale ont dévoilé les structures et fonctions de protéines ou complexes protéinaires liés à des maladies humaines comme le SRAS, le VIH et la grippe aviaire, ainsi que les structures et fonctions de complexes collecteurs de lumières, le mécanisme à l’origine de l’apoptose, etc. En ce qui concerne les petites molécules, les chimistes chinois ont exploré une large variété de matériaux fonctionnels à base de molécules (magnétiques, poreux, optiques, diélectriques, etc.) et leur ingénierie cristalline, avec des études offrant une contribution significative au CCDC. La Chine a développé le KBBF, un autre cristal optique non-linéaire important et utile pour la production de lasers ultraviolet profonds. La diffraction poudre aux rayons X est utilisée pour la caractérisation de nouveaux supraconducteurs, de minéraux et pour résoudre les structures de zéolites complexes. La microscopie électronique est utilisée pour l’étude des structures de complexes moléculaires biologiques, ainsi que des oxydes, composés intermétalliques et zéolites. La cristallographie des médicaments a commencé à se développer en Chine. Le futur de la cristallographie en Chine semble prometteur. La Société chinoise de cristallographie compte actuellement 1500 membres.

PRESENTATION

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