Cérémonie de lancement, UNESCO, le 20 janvier 2014

Brian K. Kobilka, Cérémonie du lancement officiel, UNESCO Paris, le 20 janvier 2014

Aperçu structurel de la signalisation par le récepteur couplé à la protéine G

Brian Kobilka
Prix Nobel 2012 « pour ses travaux sur les récepteurs couplés aux protéïnes »

SYNOPSIS

Les récepteurs couplés aux protéines G (GPCRs) dirigent la majorité des réponses transmembranaires aux hormones et neurotransmetteurs et servent à la médiation des sens de la vue, de l’odorat et du toucher. Le récepteur adrénergique β2 (β2AR) et les récepteurs muscariniques M2 sont des prototypes des GPCRs de la Famille A qui transmettent les réponses physiologiques à l’activité du système nerveux autonome. Nous avons obtenu les structures tridimensionnelles du β2AR et du récepteur muscarinique M2 dans leurs conformations actives et inactives, ainsi que la structure du β2AR en complexe avec le Gs de la protéine G. Nous avons également utilisé la fluorescence, la spectroscopie par RPE et RMN pour étudier les propriétés dynamiques du β2AR et les changements de conformation spécifiques au ligand. Je discuterai de ce que nous ont appris ces études sur la régulation allostérique de la structure du GPCR par les protéines G et les ligands.

Note : Qu’est-ce qu’un récepteur couplé aux protéines G ?

Lorsque vous avez peur, votre coeur bat la chamade, votre pression artérielle augmente et vous respirez lourdement. Ceci est partiellement dû à la montée d’adrénaline dans votre organisme, qui induit une accélération de votre rythme cardiaque. L’adrénaline est une hormone, une substance qui permet la communication entre les cellules de votre corps. Chaque cellule contient un petit récepteur qui est capable de recevoir des hormones.

À quoi ressemblent ces récepteurs et comment ils fonctionnent est demeuré un mystère pendant plusieurs années. Pour mieux les comprendre, en 1968, Robert Lefkowitz a attaché un isotope radioactif de l’iode à différentes hormones. En retraçant les radiations émises par l’isotope, il réussit à trouver le récepteur de l’adrénaline, lui permettant de comprendre son fonctionnement. Dans les années 1980, Brian Kobilka a réussi à identifier le gène qui régule la formation de ce récepteur. Les deux chercheurs ont également démontré que le récepteur en question était similaire à ceux qui dans les yeux permettent la capture de la lumière. Il a été montré plus tard qu’il s’agit en fait d’une famille de récepteurs qui se ressemblent et agissent de manière similaire, connus comme étant les récepteurs couplés aux protéines G. Près de la moitié des médicaments utilisés de nos jours utilise ce genre de récepteurs. (Source : www.nobelprize.org).

PRESENTATION

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