14.02.2012 - ODG

Tous solidaires à Sendai, du primaire à l'université

©UNESCO/Cynthia GuttmanLa Directrice générale, Mme Irina Bokova avec les élèves déplacés de l'école élémentaire de Nakano, Sendai, au Japon, 14 février 2012.

Les enfants de l'école élémentaire de Nakano aiment la nature. L'observation des oiseaux et les projets environnementaux le long des plaines fluviales des alentours, à proximité du front de mer, faisaient partie des principales sorties scolaires jusqu'au séisme et au tsunami du 11 mars 2011. En quelques heures, l’école a été dévastée et le terrain de jeu parsemé de voitures et de débris des maisons environnantes. Tous les élèves et leurs enseignants se sont alors réfugiés sur la terrasse du toit, mais leur école est toujours en ruines aujourd’hui.

La Directrice générale, Irina Bokova, a vu non seulement la destruction mais aussi les travaux de réparation en cours lors d'une visite à cette école membre du Réseau des écoles associées de l'UNESCO à Sendai le 14 février 2012. L'école a été déplacée depuis le tsunami.

« Vous faites partie d'un réseau d'écoles mondial », la Directrice générale a-t-elle déclaré en classe. « Je sais que vous avez passé des moments difficiles. Je tiens à vous féliciter. Vous avez trouvé la force de surmonter les difficultés. Demain, vous allez devenir enseignants, médecins, ingénieurs, professeurs. Vous devez travailler dur pour cela, mais ce qui est le plus important est de continuer à rêver. »

La Campagne UNESCO-Kizuna, qui acheminé 30.000 messages d'amitié en provenance d’étudiants du monde entier adressés à leurs pairs dans les zones dévastées, a également atteint l’école de Nakano. Plusieurs messages sont affichés sur  les murs des couloirs.

«J'ai vécu dans un abri pendant quatre mois avec ma famille », dit Rikko, lisant un message à la Directrice générale. «J'étais très inquiet pour l'avenir. Beaucoup de gens sont venus nous encourager. L'UNESCO et le monde étaient là pour nous soutenir quand nous pensions avoir tout perdu. "

«  Les sourires reviennent sur les visages des enfants et nous sommes reconnaissants à l'UNESCO pour son soutien et sa solidarité », a déclaré le directeur de l’école M. Mitsuru Takahashi. « Après le tremblement de terre, nous avons dû reporter les études environnementales. Nous avons commencé un programme de soins psychologiques. Notre objectif est de rendre chaque élève capable de vivre sa vie quotidienne à l'école dans un environnement stable et solide ».

Mme Bokova a également visité l'Université de Tohoku, une des principales institutions du Japon. Equipement de recherche, bibliothèques et services publics ont été endommagés, mais l'université a su transformer l'épreuve en solidarité. « Nous mettons en place un nouvel institut de recherche international sur la science des catastrophes pour mener des recherches axées sur les résultats, pour partager des expériences au niveau international et promouvoir la coopération dans la science des catastrophes », a déclaré le vice-président de l'Université M. Yukihisa Kitamura. L'institut adopte une approche globale de la science des catastrophes, incluant les aspects scientifiques, médicaux et sociaux.

La Directrice générale s'est félicitée de cette initiative, affirmant que l'UNESCO a un rôle à jouer pour aider au développement des réseaux dans le domaine de la prévention des risques et le renforcement des capacités.

L'Université du Tohoku a une signification spéciale pour l'UNESCO, car c'est ici que le premier club UNESCO fut créé en 1947, quatre ans avant que le Japon ne rejoigne l'UNESCO en 1951. « L'engagement du Japon auprès de l'UNESCO a toujours été guidé par l'engagement à renforcer la solidarité dans l'adversité. Il reflète ce que je considère comme un humanisme essentiel - une croyance en la possibilité d'un changement positif à travers la volonté de travailler, d'unir nos forces, d’établir des rapprochements ».

Mme Bokova a reçu un accueil chaleureux à l'Association de l'UNESCO Sendai, point de départ d'un mouvement d’activités non-gouvernementales de l’UNESCO au Japon peu de temps après la création du premier club. « Je sais à quel point vous êtes dévoués. Ensemble, étudiants, intellectuels, citoyens de différents milieux, vous avez engagé, aujourd’hui, ce que je j’appellerai un mouvement historique. Il rend l'UNESCO plus forte ». S'adressant à un jeune étudiant, également directeur adjoint de l'Association, elle a souligné que «  vous pouvez changer le monde par des choses quotidiennes qui peuvent sembler simples, mais qui ont de l’impact. Aujourd'hui, les jeunes changent leurs sociétés sous nos yeux. L'engagement civique est la clé pour construire un monde meilleur. »




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