Patrimoine mondial forestier d’Afrique Centrale (CAWHFI)

© UNESCO/ Redmond, Ian

Cette initiative est née d'une concertation entre le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO et ses partenaires. Le projet global est financé par la Fondation des Nations Unies (FNU), le Fond français pour l’environnement mondial (FFEM) et l’Union européenne. Il promouvoit la reconnaissance des valeurs exceptionnelles du Bassin du Congo.

Ce bassin comprend le plus vaste massif forestier tropical après le Bassin amazonien. Il abrite une diversité biologique d'une extrême richesse désormais menacée par un intense trafic de viande de brousse. Cette chasse, non sélective et illégale, détruit la biodiversité de ces écosystèmes. Bien que les gouvernements soient conscients du danger, les autorités des parcs disposent de moyens extrêmement limités.  

Trois paysages écologiques distincts sont protégés: le Tri-National de la Sangha (TNS), le Tri-National Dja-Odzala-Minkebe (TriDOM), et le Gamba-Mayumba-Conkouati. Repartis entre le Cameroun, le Congo, le Gabon et la République Centrafricaine, ils englobent 12 aires protégées et leur périphérie représente au total près de 230 000 km2.  

L'objectif du programme est d'améliorer la gestion durable de ces paysages écologiques incluant des complexes protégés qui pourraient être proposés comme sites du patrimoine mondial.

La contribution de l‘Union européenne

  • D'aménager raisonablement/rationnellement le territoire répondant aux attentes des gouvernements, régions et d'autres institutions;
  • De standardiser les systèmes de suivi de la faune des forêts afin d'améliorer l’efficacité de gestion;
  • De créer des accords avec le secteur privé, les ONG et les services public compétents pour la gestion à long terme des ressources naturelles, en particulier de la faune, et ce, afin d’atteindre les objectifs d'aménagement durable.

© UNESCO/ Chris Wilks

Sensibilisation au patrimoine mondial

Ce projet permet aussi de consolider les initiatives pour la conservation et le développement durable des espaces, des espèces et des peuples du Bassin du Congo. Il valorise des sites au Cameroun, Gabon, en République Centrafricaine et en République du Congo pour les rendre éligibles pour leur éventuelle inscription sur la liste du patrimoine mondial.

Les pays concernés sont sensibilisés à la valeur ajoutée d'une inscription sur la liste du patrimoine mondial et sont assistés dans leurs démarches par l’UNESCO, notamment dans la préparation des dossiers d'inscription des sites prioritaires.

L’un des sites les plus remarquables identifiés est le Tri National de la Sangha (TNS), site transfrontalier partagé par le Cameroun, la Centrafrique et le Congo. Par ailleurs, une subvention annuelle pour la mise en application des accords transfrontaliers est allouée à la fondation Tri-National de la Sangha qui devra démontrer ses capacités de gestion rigoureuses. Pour améliorer l’efficacité de gestion, ce projet prévoit le développement d’outils de suivi et standards de gestion adaptés au contexte régional forestier ainsi que la formation des agents.  

La Contribution des Nations Unies

Première composante CAWHFI financée parles Nations Unies concentre son action sur l'amélioration de la gestion des trois complexes et l'implication effective des acteurs concernés, notamment en vue de réduire significativement la pression de braconnage qui les affecte.

Cofinancée à 50% par la FNU, ce programme tire l'autre moitié de ses fonds dans la contribution directe des ONG chargés de la mise en œuvre du programme. A ce jour, WWF et WCS se partagent les activités d'assistance technique dans les différents sites.  

© UNESCO/ Bedel, Enurep

L’objectif est d’établir une base structurelle et fonctionnelle solide pour planifier et gérer les aires protégées en République Démocratique du Congo (RDC). Les résultats attendus sont :

  • La création d’un environnement politique, législatif, institutionnel, financier et social favorable à la conservation des aires protégées;
  • La création et mise à jour de la législation, des procédures et du système d’information;
  • La création d’un Fond national pour l’environnement;
  • La restructuration de l’Institut congolais pour la conservation de la nature et décentralisation de la gestion des aires protégées;
  • Le développement d’un système national de planification et de gestion des aires.

L’évaluation de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) du dossier du Tri National de la Sangha est en faveur de l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial. Elle est officiellement disponible sur le site : http://whc.unesco.org/fr/sessions/36COM/documents/ (document 8B).  La candidature sera examinée par le Comité du patrimoine mondial qui se tiendra du 24 juin au 6 juillet 2012 à St. Petersburg, Fédération de Russie. 

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