Éducation pour tous (EPT)

© UNESCO

Depuis 1990, atteindre "Éducation pour tous" est un engagement mondial pour donner une éducation de base de qualité à tous les enfants, jeunes et adultes, afin de réduire rapidement et massivement l’analphabétisme. La communauté internationale réaffirme son engagement pour 2015 au plus tard. Afin de répondre aux besoins d’apprentissage des enfants, jeunes et adultes, il faudra :

1. Développer la protection et l’éducation de la petite enfance;

2. Offrir à tous les enfants un enseignement primaire gratuit et obligatoire;

3. Promouvoir l’apprentissage des jeunes et des adultes et leur donner les compétences nécessaires dans la vie courante;

4. Accroître de 50% le niveau d’alphabétisation des adultes;

5. Réaliser la parité entre les sexes pour 2005 et l’égalité entre les sexes pour 2015;

6. Améliorer la qualité de l’éducation.

L’UNESCO a reçu pour mandat de coordonner les efforts internationaux pour réaliser ces objectifs.

Exemple: Afrique sub-saharienne

La France coopère avec l'UNESCO pour développer de meilleurs outils de diagnostic et de planification pour atteindre les objectifs de l’EPT. Exécuté par le "Pôle de Dakar", il a permis la concrétisation du rapport : "Education pour tous en Afrique : préparer le terrain pour l'action". La contribution aux méthodes d'évaluations statistiques et financières a été adoptée pour construire des politiques sectorielles au Cameroun, Congo, Guinée, Mali, Sénégal et Tchad. Un séminaire de renforcement des capacités des politiques sectorielles en éducation a été créé entre le Bénin, le Tchad, le Congo, le Mali, le Maroc et le Niger.

Exemple: Somalie

La chute du niveau de connaissances est due à la guerre civile prolongée et la dégradation du système éducatif. Le taux d’inscription scolaire est parmi le plus faible au monde.

En 2004, les Nations Unies ont lancé un appel pour la Somalie. Le Département du développement international (DFID) du Royaume Uni a répondu en finançant :

  • L’élaboration, l’impression, la distribution des manuels scolaires pour les grades 7 et 8 du collège;
  • Le développement de guides pour les enseignants;
  • Le renforcement des systèmes d’évaluation et d’examens.

© UNESCO/Roya Aziz/Star Group

Exemple: Afghanistan

En 2007, l’UNESCO et le Japon ont signé un accord pour financer l’alphabétisation de près de 300 000 personnes ne sachant ni lire ni écrire, notamment des femmes, dans 9 provinces afghanes.

Le Ministère afghan de l’éducation a développé un plan d’éducation avec 8 actions prioritaires, dont l’alphabétisation.

Malgré les efforts depuis la chute du gouvernement taliban en 2001, les taux d’analphabétisme restent parmi les plus élevés au monde. Les disparités entre les zones rurales et urbaines d’un côté, entre hommes et femmes de l’autre, sont criantes. Le taux d’alphabétisation était estimé à 34 % en 2004 pour les plus de 15 ans (50 % pour les hommes et 18% pour les femmes). Dans les zones rurales, où vit 74 % de la population, près de 90 % des femmes et 63 % des hommes ne savent ni lire ni écrire. Ces chiffres placent l’Afghanistan à un niveau comparable à celui du Niger, du Burkina Faso ou du Mali. 

Exemple Ethiopie

Depuis 2003, l'UNESCO et l'Italie ont renforcé leur coopération dans le domaine de l’Education pour tous dans différents pays d’Afrique. En Ethiopie, le projet a soutenu le programme Alternatif d’education de base (ABE) du gouvernement pour les zones défavorisées comptant peu d’inscriptions scolaires. Les activités de projet comprenaient notamment :

  • La fourniture de matériau de construction à prix réduit pour les centres communautaires d’étude ABE;
  • La préparation, adaptation et publication des manuels du facilitateur ABE et la formation à son utilisation;
  • La distribution du guide et des livres scolaires;
  • L’élaboration d’indicateurs et de méthodologies pour le suivi et l’évaluation de l'exécution du programme ABE et des résultats scolaires.
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