Réduction par l’éducation de crise de VIH/SIDA en Asie

© Fonds de l’OPEP (OFID)

Statistiques alarmantes

Presque 1 personne sur 5 vit avec le VIH et le SIDA dans le monde, et près de 7 millions de personnes viennent de la région d’Asie/Pacifique. La situation se détériore rapidement et l'augmentation de la fréquence de l'infection est très élevée. En Ouzbékistan, le nombre de cas a augmenté de 50 % au cours de l'année et 70 % de ces cas touchent des jeunes de moins de 29 ans. C'est la plus forte croissance de la contamination par le VIH et le SIDA dans le monde.

Prévenir le SIDA par l’éducation

Le fond de l'OPEP et l'UNESCO essayent de réduire la pandémie en augmentant la conscience du VIH et le SIDA par l’éducation. La prévention a prouvé son efficacité dans la limitation de la diffusion d'une épidémie. Aussi, les cibles prioritaires sont les écoles et les jeunes.

© UNESCO/ Michel Ravassard

Objectifs

1. Consolidation des connaissances et développement de kit de prévention;

2. Renforcement de la planification stratégique, développement de programmes d'études, formation et contrôle;

3. Promotion de l’éducation sur le VIH/SIDA par les médias;

4. Renforcement  des outils pour le contrôle international et les réponses sur l’impact du VIH et du SIDA sur l’éducation;

5. Promotion de l’éducation sur le VIH et le SIDA dans les écoles.  

Dans les pays concernés (Afghanistan, Bangladesh, Cambodge, Chine, Jordanie, Lao PDR, Liban, Kazakhstan, Syrie, Thaïlande, Ouzbékistan et Viet Nam), EDUCAIDS a implémenté le projet de 2005 à 2008 sur un système en cascade :

En Ouzbékistan, le module "style de vie sain et famille" a été intégré dans le programme scolaire des enfants de 14 à 16 ans. 200 enseignants ont reçu une formation de 4 jours, leur permettant de sensibiliser jusqu’à 2 millions d'élèves. L'impact a été extraordinaire. Une enquête a montré une augmentation remarquable de la prise de conscience du VIH et du SIDA. Le projet est été étendu aux 12-13 ans. "Les ateliers de prévention à l'école nous fournissent des informations importantes sur la vie, sur lesquelles nous n’osons pas questionner nos parents et enseignants", dit jeune fille de 18 ans d'Ouzbékistan.

Au Kazakhstan, le Ministère de l'Education a intégré le VIH et le SIDA dans des plans nationaux d’éducation. 8 écoles ont participé à un projet pilote incluant des discutions régulières parmi les pairs sur les questions de santé, notamment le VIH et le SIDA. Ils continueront pendant sur les 3 ans à venir pour sensibiliser de 3,000 élèves. Le projet a fait changer l’attitude des jeunes : "...ils apprennent à dire non au sexe sans protection... Maintenant, ils parlent aussi de ces questions à leurs parents".

En Chine, on estime à 10 millions les personnes séropositives. Des sessions d’une journée de formation, couvrant la prévention du VIH et du SIDA, ont été organisées en coopération avec l'Académie nationale pour l’éducation. Avec la prise de conscience, les directives nationales sur le VIH et le SIDA sont plus facilement mises en œuvre dans les écoles.

Au Bangladesh, 24 ateliers ont été organisés touchant au total 504 Imams, qui ont ainsi la possibilité d’informer 300,000 personnes. 480 autres sessions ont été organisées pour 1,440 femmes en zones rurales qui ont pu discuter sur les stigmates du VIH et du SIDA, la discrimination, la santé et la société.

Au Viêt-Nam, 141 enseignants et responsables des programmes d'études ont été formés dans des collèges sur la prévention du VIH et du SIDA dans six groupes à travers le pays.

Des résultats

  • Kit de prévention, a été traduit dans 9 langues, plus de 20,000 exemplaires et 10,000 CD-Roms ont été distribués aux acteurs clés du secteur de l’education.
  • Le manuel de formation des enseignants, a été traduit dans 4 langues et plus de 8,000 exemplaires ont été distribués.    
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