Apprentissage et adaptation au tsunami: l’impact sur les communautés de la région Bio Bio au Chili, dans le cadre du Programme DIPECHO VII

Etudiants de Bio Bio participant à l'atelier de formation sur les tsunamis

Après avoir été informés par les médias nationaux et internationaux du tremblement de terre de puissance 9 sur l’échelle de Richter survenu sur les rives de Honshu au Japon le 11 mars 2011, les résidents des communautés côtières dans la région de Bío Bío (Chili) ont été en alerte.

En 1960, suite au séisme de puissance 9.5 à Valdivia, Chili, un tsunami s’est propagé au Japon tuant 138 personnes et détruisant l’infrastructure de la côte japonaise. Ce souvenir a augmenté l’inquiétude des habitants de Bío Bío craignant l'arrivée du tsunami japonais. Le service hydrographique et océanographique de la Marine chilienne (SHOA) a immédiatement averti les communautés côtières par l’intermédiaire du bureau régional de secours de Bío Bío. Ce dernier a organisé l’évacuation de la population dans les zones sécurisées, utilisant les signaux et les itinéraires établis et mis à jour en 2010 dans le cadre du projet de l'UNESCO « Apprentissage et adaptation aux tsunamis en Equateur, Colombie, Pérou et Chili" du programme DIPECHO VI.

Ce fut lors de ce projet que les responsables de la région, les enseignants et les étudiants issus de la communauté côtière de Bío Bío ont été formés à la gestion des risques de catastrophes telles que le tsunami. Le projet mené par l’UNESCO a également permis de renforcer le dispositif d’alerte aux tsunamis au niveau local et national, d’élaborer des plans d’urgence et d’installer des sirènes dans les zones à risque. Par ailleurs, le projet a contribué à tirer des enseignements et échanger les expériences entre les quatre pays de la côte pacifique de l’Amérique du Sud.

Pendant les ateliers de formation dans les écoles les plus vulnérables de Coronel, l’un des étudiants a reconnu que son école avait besoin que les étudiants soient formés et qu’ils sachent quoi faire si le tsunami se produit. C’est en étant actifs dans l’atténuation des risques de catastrophes dans leur école qu’ils favorisent le processus de changement au niveau de leur communauté. Comme l’a noté la responsable du bureau régional de secours de Bío Bío, Gilda Grandón «… dans les villes de Penco, Tomé et Coronel, où le projet de DIPECHO a été mis en œuvre entre 2009-2010, les populations ont adopté le comportement approprié et les comités d’urgence locaux ont réalisé de grands progrès. Le projet a sans aucun doute permis d’améliorer les capacités de réponse au tsunami dans cette région. »

 

Pour plus d'information, veuillez contacter Giovana Santillán

g.santillan@unesco.org  

Lien vers la page du projet (en anglais)

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