07.05.2013 - CULTURE

Une journée sous les mers…

Le 27 mai 2013, au siège de l’UNESCO à Paris, des experts en archéologie subaquatique de grande renommée internationale  présenteront à un public averti et amateur, le patrimoine englouti et les enjeux auxquels il est exposé. La journée symposium, ouverte au public gratuitement, sera suivi par l’avant-première du film d’Arte “Le Secret du Trésor de Bassas da India”.

Les jours suivants, le 28 et 29 mai, verront la quatrième session de la Conférence des Etats parties à la Convention de 2001 sur la protection du patrimoine culturel subaquatique, suivi par la réunion du Conseil consultatif scientifique et technique.

Le patrimoine culturel subaquatique représente un vaste héritage. On estime à trois millions le nombre d’épaves anciennes et de villes englouties qui reposent sur les fonds marins et à plusieurs milliers les sites préhistoriques se trouvant sur des paysages aujourd’hui devenus subaquatiques qui gardent les traces du développement de nos civilisations. Les 150 anciennes villes submergées dans la Méditerranée, les épaves du Lusitania et du Titanic, le phare d’Alexandrie (l’une des sept merveilles du monde) ainsi que des restes humains et d’offrandes retrouvés dans les lacs et fleuves en Allemagne et en Scandinavie sont des exemples importants de ce patrimoine. Cette richesse subaquatique est menacée et reste encore insuffisamment protégée, connue et étudiée.

Les efforts à l’échelle internationale visant à trouver une solution pour sauvegarder ce patrimoine ont été et sont immenses. Ainsi, en 2001, la Convention de l’UNESCO a vu le jour. Elle s’applique à toutes traces d’existence humaine présentant un caractère culturel, historique ou archéologique qui ont été immergées depuis 100 ans au moins.

Selon la Convention de 2001, les sites archéologiques submergés doivent être considérés comme des mémoriaux engloutis qui doivent être étudiés sans faire l’objet de pillages ni être soumis à l’exploitation commerciale. C’est dans cette optique que les pays du monde entier collaborent.

Les efforts consentis pour la préservation du patrimoine culturel subaquatique s’organisent aussi au nom du développement durable. La valeur culturelle et éducative exceptionnelle de ce patrimoine peut profiter à l’enrichissement culturel des personnes, des villes, des pays entiers. Ainsi, dans le cadre de la Convention de 2001, l’UNESCO élabore des projets de sensibilisation du public en partenariat avec les universités dans le but de stimuler la recherche mais également en ouvrant les portes de sites à des plongeurs amateurs ou encore en sensibilisant le public, dès le plus jeune âge à la valeur exceptionnelle du patrimoine qui repose dans nos fonds marins.

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