Iran : Le patrimoine culturel - un instrument de la reconstruction post-séisme

© UNESCO
Bam après le tremblement de terre du 26 décembre 2003.

« Toutes les parties prenantes ont été introduites à une nouvelle approche à la culture dans le développement. Dans cette approche, la conservation culturelle était considérée comme un instrument important du développement – c'est elle qui rendait le développement durable. »

- S.E. Majid E’temadi, Gouverneur of Bam Country

Le 26 décembre 2003, le site du patrimoine mondial de l’UNESCO de Bam était touché par un séisme coutant la vie à 26 000 personnes et laissant 60 000 personnes sans abri. La situation post-séisme à Bam, relevait un défi considérable pour la république islamique d’Iran, notamment la question de la préservation de l’identité d’un ancien paysage et patrimoine culturel tout en prenant en compte le besoin d’une reconstruction rapide.

Le gouvernement a sollicité l’UNESCO pour la coordination de l’assistance internationale et pour la reconstruction du patrimoine culturel de Bam dans le cadre d’un appel au fond commun Nations Unies-Iran lancé le 8 janvier 2003.

Le Japon a répondu par des financements permettant à l’UNESCO, une mobilisation rapide de l’expertise pour la planification et la conservation du patrimoine culturel de Bam. Ces financements étaient complétés par des contributions importantes notamment de l’Italie, du Fonds de patrimoine mondial, de la Banque Mondiale et de fonds japonais de coopération bilaté-rale pour la culture d’Arg-e Bam. 

Pour protéger sa valeur universelle exceptionnelle, Bam  et  son paysage culturel ont été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de façon urgente en 2005. Cette action ne confir-mait pas seulement la valeur universelle du site, mais soulignait également la responsabilité commune de la protection de cette valeur. L’UNESCO à travers son bureau cluster Téhéran, a rassemblé les parties prenantes afin d’élaborer un plan de management compré-hensif pour Bam.

L’élaboration du plan a permis au bureau de l’UNESCO à Téhéran de plaider davantage en faveur de l’intégration du patrimoine culturel dans un processus de développement com-préhensif. Depuis,  le bureau de l’UNESCO à Téhéran a facilité des partenariats constructifs entre des parties prenantes variées, publiques et privées, dans le but de soutenir le déve-loppement durable urbain, l’intégration de la conservation du patrimoine et la prévention des catastrophes naturelles des villes historiques iraniennes.

Retour en haut de la page