Système d'alerte tsunami dans l'océan indien : une entreprise intergouvernementale

© NOAA Corps/E. Christman
Système d'alerte tsunami

« A la suite du séisme (12 septembre 2007), qui a eu lieu sur la côte Indonésienne, j’avais l’information sur mon bureau après 15 minutes, nous permettant d’évaluer et de prendre une décision pour évacuer les zones côtières. Après 45 minutes, les autorités ont été capables d’évacuer les populations présentes dans les zones côtières utilisant ainsi les systèmes mis en place après le tsunami. »

- Mahinda Samarasinghe, ancien Ministre de Gestion des catastrophes naturelles et des droits de l’Homme, Sri Lanka. 

Le 26 décembre 2004, le tsunami dans l’océan indien tuait plus que 230 000 personnes, forçait plus d’un million de personnes à quitter leurs maisons et laissait une trace massive de destruction dans les littéraux de plus d’une douzaine de pays.

Reconnaissant la nécessité d’un système de première alerte, les pays limitrophes de l’océan indien ont sollicité l'aide de la commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO afin de créer un groupe de coordination intergouvernemental (ICG) pour l’implantation d’un système de première alerte et de réduction de l’impact dans l’océan indien (IOTWS) ainsi que dans d’autres océans. 

Depuis cette tragédie, des progrès considérables ont été faits dans l’installation d’équipement vital de détection de séismes et des tsunamis. La mise en place des composants clés du système IOTWS, avec des capacités additionnelles pour les réseaux centraux en contrôle sismique et du niveau de la mer, ont été complétés par un réseau actif 24/24 de points d’alerte tsunami (TWFPs) qui communiquent entre eux et qui conduisent des tests de communication de manière fréquente. 

Des progrès considérables ont été réalisés dans la création d’un réseau de « Regional Tsunami Watch Providers » (RTWPs) afin de remplacer le service de conseil intérim. L’Inde a mis en fonction son système national en juin 2008, suivi par l’Australie, le Malaysia et l’Indonésie la même année. 

Alors que les gouvernements nationaux détiennent la responsabilité primaire dans la définition et la mise en place de procédures de préparation nationales, l’UNESCO/COI a soutenu le développement des plans techniques, éducatifs et de communication basés sur la science et adaptés culturellement. Le modèle de gouvernance des ICGs régionaux a fourni des leçons importantes sur la création de systèmes gérés de façon autonome. 

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