Contribution de l’UNESCO pour une politique nationale de lutte contre la sécheresse en Afrique

Projet de la plate-forme intersectorielle Priorité Afrique : « surveillance de la sécheresse au niveau des pays - Vers une approche régionale et nationale de lutte contre la sécheresse, la gestion des risques et des stratégies de planification en Afrique ».

Le Département Afrique, en collaboration avec les Secteurs et les bureaux hors Siège, a élaboré un portefeuille de projets qui a été soumis à la plate-forme intersectorielle Priorité Afrique. Les projets portent sur ​​l’eau, l'éducation et la culture de la paix,  la promotion des langues africaines, la formation des enseignants en matière de STI, jeunesse et genre.

Onze projets ont reçu un financement pour leur mise en œuvre. Ces projets sont mis en œuvre conjointement avec les partenaires de l’UNESCO, sous la coordination générale de la plate-forme intersectorielle Priorité Afrique. Un de ces projets portant sur : « La surveillance de la sécheresse au niveau des pays – Vers une approche régionale et nationale de lutte contre la sécheresse,  gestion des risques et des stratégies de planification en Afrique ». Celui-ci permettra de renforcer la capacité des pays africains à adopter des mécanismes pour lutter contre la sécheresse en temps réel, de faire de la prévision saisonnière, et de la  sensibilisation  sur l'impact de la sécheresse chez  les femmes et les jeunes.

Le projet projet comprend trois composantes principales, qui ont conclu leurs résultats dans les événements suivants couverts par différents événements:

1.     L’atelier scientifique/technique sur la surveillance de la sécheresse, regroupant les organisations des Nations Unies, les centres de l’eau, les universités, les agences gouvernementales de différentes régions d’Afrique, et les ONG.  

2.     L’atelier sur l'intégration du genre dans la gestion de la sécheresse avec la participation des Nations-Unies, des organisations intergouvernementales régionales, des agences gouvernementales, des institutions de recherche, des ONG et des organisations de la jeunesse.

3.     L’atelier jeunesse organisé en marge du 8ème Forum jeunesse de l'UNESCO (29-31 Octobre 2013) à Paris. L’occasion a été saisie pour faire des présentations sur la lutte contre la sécheresse en Afrique.  

Les objectifs globaux du projet sont de:  

1.     Renforcer la capacité des pays africains à faire de la surveillance de la sécheresse un outil opérationnel pour un suivi étroit en temps réel et de la prévision saisonnière.

2.     Sensibiliser les populations vulnérables et les groupes défavorisés particulièrement les femmes et les jeunes sur l’impact de la sécheresse. Ce travail doit se focaliser sur la vulnérabilité des femmes et des filles à la sécheresse. Il s’agit de mettre en évidence la manière dont la gestion domestique et agricole de l'eau est affectée par la sécheresse dans les zones rurales. Par conséquent, il faut prendre en compte les besoins les femmes et les filles associer dans les prises de décision concernant la sécheresse.

3.     Développer des approches sensibles au genre pour la conservation de la biodiversité et le développement durable, en particulier sur planification des mesures de lutte contre la sécheresse.  

Dans le cadre du projet de scientifique/technique, l'atelier multipartite "Intégration du Genre dans la gestion de la sécheresse" a eu lieu au Palais des Congrès de Niamey, Niger, du 21 au 23 Octobre 2013. Il a été organisé en collaboration avec le Centre Régional AGRHYMET, qui est une institution spécialisée du Comité Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS). Il y’a eu par la suite un atelier conjoint avec le groupe « genre » afin de présenter les conclusions et recommandations de chacun de ces ateliers.

Le but de l'atelier scientifique/technique était de réunir des experts de différentes organisations et de relier les centres régionaux tels que AGRHYMET, le Centre de suivi de la sécheresse à Nairobi et Harare, le Centre de services climatiques en Afrique du Sud responsable de la région de la SADC, différentes autorités comme l'Autorité du Bassin de la Volta, l'Autorité du Bassin du Niger, la Commission du Lac Tchad, des représentants des ministères et des comités comme CLISS-Comité Permanent inter -Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel- et la SARCOF-Forum sur les Perspectives Climatiques Régionales. En plus des participants africains étaient présents l'université de Princeton, le Groupe latino-américain, était présents.

L'atelier multipartite "Intégration du Genre dans la gestion de la sécheresse" a réuni plus de 30 experts de l'eau et du « genre ». Ils représentaient les Nations-Unies, les organisations intergouvernementales régionales, les agences gouvernementales, les institutions de recherche, les ONG, les organisations de jeunesse d'Afrique et d'autres continents. Ils ont  apporté une contribution importante pour la promotion de l'égalité des sexes dans la gestion de l'eau. Les discussions de l'atelier ont porté sur un large éventail de questions liées au genre et à l'eau, avec un accent particulier sur les effets de la sécheresse sur les femmes. Il a été également question du rôle des femmes dans la lutte contre la sécheresse.

Les expériences nationales et communautaires sur l'intégration du genre dans la gestion de l'eau ont été partagées lors de l’atelier. Les recommandations seront une contribution importante aux travaux futurs de l'UNESCO afin développer des directives sur « l'intégration du genre dans la gestion de la sécheresse ».

Dans le cadre de l'atelier « genre », nous avons rendu visite à une «communauté de femmes » dans le village de Liboré, situé à la périphérie de Niamey. Cette visite de terrain a été une occasion unique d'échanger avec des femmes agricultrices sur leur expérience réussie dans les cultures de légumes. Après une longue bataille pour une autorisation à cultiver des légumes, ces champs sont gérés uniquement par des femmes. Dix ans après le début de cette initiative, les hommes des communautés voisines se sont joints à elles pour cultiver à côté des femmes. Mais, ils remettent en cause le statut des femmes agricultrices.

L'atelier de travail était divisé en trois sessions :

• Session sur les besoins régionaux et les outils disponibles pour la surveillance de la sécheresse

• Session d'études de cas et les enseignements tirés

• Session sur la politique de la sécheresse et des cadres institutionnels.

Le résultat final de ce projet a permis de mettre en place  un système opérationnel pour surveiller la sécheresse en temps quasi-réel et de fournir des prévisions saisonnières des sécheresses. Ceci est très important pour la gestion des ressources en eau, la sécurité alimentaire et surtout le bien-être des femmes. En outre, l'atelier scientifique/technique a fourni des lignes directrices pour la politique et un cadre institutionnel pour le renforcement du suivi de la sécheresse en Afrique.

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