Mécanisme
de Concertation

   

La mise en place d'un mécanisme de concertation a été envisagée dans l'objectif d'insuffler une "conscience de bassin" commune aux trois pays et permettre de pérenniser les activités de :

  • collecte des données de manière régulière et de leurs échanges
  • définition et calcul d'indicateurs de suivi du bassin
  • réalisation d'études complémentaires pour affiner les connaissances
  • mise à jour du modèle de manière périodique (tous les 5 ans, par exemple) et le développement de modèles locaux.
  • réflexions intégrées et sur le long terme quant à une gestion optimisée et fiable du bassin.

L'objectif est d'éviter de ne s'intéresser au projet qu'à l'occasion d'un financement (tous les dix ou vingt ans) et de faire en sorte que les données acquises justifient le modèle et non l'inverse.

Résultats obtenus durant la phase I du projet

LE MECANISME DE CONCERTATION

Les simulations réalisées sur le Modèle ont mis en évidence les zones où les ressources partagées paraissent les plus vulnérables. Entre l'Algérie, la Tunisie et la Libye, le Complexe Terminal aujourd'hui, le Continental Intercalaire demain, se trouvent dans un état d'exploitation tel qu'il faudra bien un jour penser à y contrôler ensemble, sinon à y réduire, les débits de pompages. Comment contrôler ces débits dans le cadre d'une volonté des Etats de contribuer mutuellement à garantir l'avenir de la région, notamment par une politique concertée de préservation des ressources en eau ?

Partage de l'information, un exercice de solidarité incontournable :

Parmi les raisons qui incitent à la concertation, la gestion des crises et notamment le risque de dégradation de la ressource par suite d'une surexploitation constitue une raison majeure. Par ailleurs, la pratique du partenariat au cours du projet SASS a progressivement forgé la confiance mutuelle entre équipes techniques, la conviction que l'action commune augmente l'efficacité des solutions, et la certitude que l'échange d'informations, qui fonde toute solidarité, est devenu avec la fin du projet SASS une activité non seulement possible mais nécessaire.

A ce titre l'OSS, à travers le projet SASS, a d'ores et déjà permis des avancées considérables : la Base de Données élaborée renfermant l'ensemble des informations actuelles et passées sur tous les points d'eau, leurs niveaux, leurs débits, est opérationnelle et accessible aux trois pays. A cet égard, la bonne volonté des trois autorités de l'eau pour la communication des informations a été exemplaire.

Par ailleurs, le Modèle du SASS est d'ores et déjà disponible et opérationnel dans chacun des trois pays. Une forme de concertation efficace peut d'abord consister à assurer l'entretien, le développement et l'actualisation permanente de ces deux outils : Base de Données et Modèle de Simulation.

De l'étude du SASS au projet de mécanisme :

Les trois pays sont favorables à la création d'un mécanisme tripartite permanent de concertation au niveau du SASS. Le point de départ est la nécessité de maintenir et de développer la base de données commune du SASS, ainsi que tout autre système pour l'échange régulier des données et des informations. L'échange de données doit par la suite servir de base à la formulation de politiques et de stratégies communes.

La préparation du mécanisme a été élaborée au cours de trois ateliers nationaux tenus respectivement à Tripoli, Tunis et Alger en Novembre 2002. De ces trois ateliers ressortent un certain nombre de points de convergence et de consensus portant sur :

  1. La nécessaire continuation des travaux du projet SASS, portant sur l'amélioration de la connaissance du système et de son exploitation
  2. La mise en place d'un mécanisme de concertation et son ancrage institutionnel dans une première phase au sein d'un organisme international : l'OSS
  3. Le caractère progressif et évolutif du Mécanisme, d'une structure efficace et légère, vers un organe élaboré et doté d'attributions plus importantes à terme.

Ces options ont été approuvées lors de l'Atelier Régional de synthèse qui s'est tenu à Rome au siège de la FAO en décembre 2002 et confirmées officiellement à l'OSS par les trois pays.

Schéma du Mécanisme de concertation dans sa première phase

Caractéristiques du Mécanisme de concertation :
L'objectif est de Coordonner la gestion concertée des ressources en eau du SASS.
La Structure du Mécanisme de Concertation est composée de :

  • un comité de pilotage composé par les structures nationales en charge des ressources en eau, agissant en tant que points focaux nationaux ;
  • une unité de coordination gérée et abritée par l'OSS ;
  • un comité scientifique ad hoc pour l'évaluation et l'orientation scientifique.

Les principales Attributions sont :

  • la gestion des outils développés par le projet "SASS" ;
  • la mise en place et le suivi de réseaux d'observation ;
  • l'analyse et la validation des données relatives à la ressource ;
  • le développement de bases de données sur les activités socio-économiques et les usages de l'eau ;
  • la production et la publication d'indicateurs sur la ressource et les usages ;
  • la promotion et la réalisation d'études et de recherches conduites en partenariat ;
  • l'élaboration et la mise en œuvre de programmes de formation et de perfectionnement ;
  • l'actualisation du modèle du SASS ;
  • la réflexion sur l'évolution du mécanisme.
Phase II : janvier 2003 - décembre 2005

Durant cette phase les activités relatives au Mécanisme de Concertation ont porté sur :

La mise en place de comités nationaux de pilotage.
Cette initiative permet l'implication des secteurs autres qu'hydrauliques (Agriculture, Environnement, Agences de bassins, …) à l'adhésion des résultats du projet.

Mise en place de la cellule d'administration de la base de données

Un des résultats essentiel obtenu grâce à la structuration des données est sans conteste la possibilité de capitaliser en permanence les données recueillies pour pouvoir les réutiliser à l'avenir.

Mais les résultats techniques seuls ne sont pas suffisants s'ils ne sont pas accompagnés de mesures institutionnelles qui permettront de pérenniser ces outils techniques, de veiller à la mise à jour régulière des données et d'assurer en permanence la cohérence d'ensemble.

En effet, le volume sans cesse grandissant de ces données et la diversité des sources qui les produisent rendent indispensable cette fonction dite " d'administration des données ".

Le but de cette action est de définir :

  • un langage commun de description des données partagées par les différents acteurs impliqués dans le dispositif
  • les tâches et relations de cette cellule d'administration avec l'organe de concertation et avec les institutions nationales et locales chargées de produire les données
  • la solution organisationnelle et technique qu'il y a lieu de mettre en place pour que cette fonction d'administration soit opérationnelle

Tâches réalisées à l'heure actuelle

  • analyse de la situation actuelle en matière de gestion de l'information : procédures de traitement, modes de collecte et de mise à jour des données, institutions impliquées, …
  • élaboration du rapport préliminaire décrivant les orientations fondamentales pour la constitution de la fonction d'administration des données et la propositions des solutions possibles de mise en œuvre.