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Le SASS, qui fait lobjet dun programme spécifique lancé en juillet 1999, couvre une superficie de plus 1 million de km2, dont 700 000 km2 se trouvant en Algérie, 80 000 km2 en Tunisie et 250 000 km2 en Libye. Il est constitué de dépôts sédimentaires dans lesquels on distingue, de bas en haut, les deux principaux niveaux aquifères suivants : le Continental Intercalaire (CI) et le Complexe Terminal (CT).
Dans le Sahara algéro-tunisien, lexploitation des eaux souterraines de ces deux aquifères sest intensifiée depuis plus dun demi siècle. En Libye, cette exploitation est plus récente mais la pression démographique croissante et l'absence de ressources renouvelables dans le territoire saharien augmentent lintérêt pour ces ressources.
Les prélèvements actuels sur les ressources en eau de ce bassin sont estimés à 540 hm3/an en Tunisie, 1 100 hm3/an en Algérie et 250 hm3 en Libye.
90 % de ces prélèvements, que les trois pays vont intensifier
durant les années à venir, sont destinés à
lagriculture.
Cette exploitation est cependant limitée par de nombreux facteurs tels que :
- les ergs et étendues de dunes, qui rendent inaccessible une bonne partie de lespace saharien ;
- les chotts et sebkhas, source de dégradation de la qualité des eaux ;
- la salinité des eaux ;
- la profondeur des captages ;
- le niveau très bas des pompages ;
- les risques de dégradation des sols ;
- les apports aux nappes phréatiques et leurs impacts.
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