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1992 - Déclaration du Président Félix Houphouët-Boigny |
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| Président du la République de Côte d'Ivoire | |
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A l'issue des interventions des différents participants à la cérémonie, le Président Félix Houphouët-Boigny lui-même, a pris la parole. Il n'a pas souhaité prononcer un discours. Après avoir félicité le Directeur général de l'UNESCO, la Conférence générale, le Conseil exécutif et les membres du jury pour la création et la bonne mise en oeuvre du prix portant son nom, il a remercié en termes cordiaux et chaleureux les chefs d'État et les nombreux invités de marque venus honorer la cérémonie de leur présence. Dans une brève et très émouvante improvisation, dont seuls les grands maîtres de l'oralité traditionnelle africaine ont le secret, il a rappelé la genèse et la philosophie du prix, et le rôle qu'il est appelé à jouer sur la scène internationale. A cet égard, il a souhaité tirer la leçon des premières décisions du jury, et s'est félicité de la haute valeur symbolique qui les caractérise. Il a rappelé que, pour sa première attribution, en 1991, le prix était allé à Nelson Mandela et à Frederik W. De Klerk. Il a souligné les difficultés que rencontrent ces deux grandes figures de la vie politique sud- africaine dans leur recherche d'une paix juste et équitable, et lancé un appel à la communauté internationale pour qu'elle soutienne, jusqu'au succès final, les efforts de ces deux grands leaders en vue de délivrer leur pays des entraves de l'apartheid et de favoriser l'avènement d'une société sud-africaine multiraciale, libre, juste et démocratique. Il s'est ensuite félicité de l'heureux choix du jury de décerner le prix 1992 à l'Académie de droit international de La Haye. Il a mis l'accent sur le rôle irremplaçable que joue cette institution prestigieuse dans la sauvegarde et le maintien de la paix par les voies et selon les principes du droit international, et a insisté sur la nécessité de ne jamais séparer ces deux notions. « La paix », a-t-il déclaré, « fait bon ménage avec le droit ». Il a conclu son intervention en rappelant son attachement à la vraie paix, la paix «des cœurs et des esprits, dans la justice, dans la tolérance, dans le respect des droits de l'homme, dans la solidarité agissante, dans le bonheur... » et réitéré sa conviction que « Dieu est amour ». |
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