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1994 - Extraits des discours des personnalités à la tribune |
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M.
Henri Konan Bédié « Je voudrais maintenant me tourner vers vous, pour adresser mes félicitations les plus chaleureuses à Sa Majesté le Roi Juan Carlos I, lauréat du Prix 1994. Homme d'exception, son courage, son intelligence et sa détermination, désormais légendaires, ont permis de faire de l'Espagne une des démocraties les plus solides du monde. Il a été le libérateur du génie du peuple espagnol, le bâtisseur de l'Espagne moderne. L’œuvre qu'il a réalisée dans sa patrie peut être comparée à celle que Félix Houphouët-Boigny et le Général de Gaulle ont accomplie pour la dignité de leur pays. Père de la démocratie espagnole, protecteur des faibles et des minorités, il est aussi un des piliers de la paix dans le monde. Son rôle dans le rapprochement israélo-arabe est connu. Ses multiples interventions en vue de la résolution des conflits et du renforcement de la démocratie en Amérique latine et en Afrique assurent la paix et la sécurité pour des millions d'hommes, de femmes et d'enfants. (…) Le second lauréat, précise l'annonce officielle des décisions du Jury est le Président Jimmy Carter qui, à titre personnel, a en de nombreuses occasions contribué à la recherche de la paix dans plusieurs régions du monde et a réussi, en tant que simple citoyen, à apporter sa contribution à la paix. En effet, en tant que Président des États-Unis d'Amérique, le Président Carter a obtenu des succès remarquables dans son action en faveur de la paix. Les accords de Camp David qui ont ouvert la voie au processus de paix au Proche-Orient, le traité SALT Il sur le désarmement, les traités du Canal de Panama sont, parmi d'autres aboutissements, son œuvre. À la fin de son mandat présidentiel en 1981, Jimmy Carter continua son combat pour la paix, au sein du Centre Carter qu'il a fondé à Atlanta. Luttant contre la pauvreté, la maladie et les injustices nées du sous-développement, œuvrant sans relâche à la promotion de la démocratie et des droits de l'homme, le Président Carter s'est signalé, encore récemment, par de nombreuses missions de paix et de bons offices au Libéria, en Haïti, en Bosnie et en Afrique de l'Est. » ____________ Mário Soares « Sa Majesté le Roi Don Juan Carlos, pour qui j'éprouve un profond sentiment d'affection, de respect et d'admiration, a, avec un sens extraordinaire de ses devoirs d'État, joué un rôle déterminant dans la consolidation d'une monarchie démocratique et moderne qui défend les principes de liberté, de tolérance, de justice et de civisme. Durant le processus exemplaire et fort complexe de transition démocratique qui a marqué l'Espagne et le vaste continent ibéro-américain et, plus récemment, lors du sommet de Barriloche, en Argentine, son action inestimable a été largement reconnue. L'aide importante que le Président Jimmy Carter a donnée dans les domaines les plus divers en faveur de la paix et de la solidarité, mérite également notre profonde gratitude et notre admiration. Outre certains succès notoires de politique extérieure obtenus par son administration - comme les Accords de Camp David, le traité de paix entre l'Égypte et Israël, le traité SALT Il avec l'ancienne Union Soviétique et l'établissement des relations diplomatiques entre les États-Unis d'Amérique et la Chine, Jimmy Carter, par l'intermédiaire du Centre qu'il dirige actuellement, et en tant qu'envoyé spécial du Président Clinton, a également développé une activité intense qui a largement contribué à la résolution de conflits régionaux, et à la promotion de la démocratie et du respect des droits de l'homme dans le monde. » ____________ M. Boutros Boutros-Ghali « La société globale dans laquelle nous allons vivre désormais nous impose une haute idée de la paix. Car nous savons bien que la paix ne saurait se réduire à l'absence de guerre. Et qu'elle ne peut se réaliser et se consolider que grâce au développement et à la démocratisation. La paix exige donc de nous solidarité et continuité. À cet égard, l'Organisation des Nations Unies constitue, nous en sommes tous conscients, un instrument irremplaçable au service des relations pacifiques entre les peuples. Mais la paix dépend aussi, nous le savons, de la volonté politique des États, et de l'engagement de tous les hommes de bonne volonté à son service. » |
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