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1995 - Ouverture de la cérémonie par M. Alioune Traoré

Secrétaire exécutif du Prix

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

LUNESCO se réjouit de vous accueillir aujourd'hui pour honorer les lauréats 1995 du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés d'une part, et d'autre part, Mme Sadako Ogata, son prestigieux Haut Commissaire, à titre personnel.

 En l'absence de M. Henry Kissinger, Président du Jury, retenu hors des États-Unis pour des négociations de paix, M. le Professeur Jean Foyer, ancien Garde des Sceaux et Ministre de la justice du Général de Gaulle, Vice-Président du Jury, sera aux côtés du Professeur Federico Mayor, Directeur général de l'UNESCO, pour la remise du Prix.

Avant d'écouter le discours de bienvenue du Directeur général, initiateur et créateur du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, l'ami fidèle du Président Félix Houphouët-Boigny, permettez-moi de vous donner lecture de deux importants messages.

Le premier est adressé à Mme Sadako Ogata par M. Klaus Kinkel, Ministre fédéral des affaires étrangères de la République fédérale d'Allemagne :

« Madame,

Je tiens à vous féliciter de tout cœur à l'occasion de la remise du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. Cette distinction est la juste récompense de votre engagement inlassable en faveur des millions de réfugiés sur notre terre, les plus pauvres parmi les pauvres, qui ont tellement besoin de toute notre aide. Je vous souhaite succès et réussite pour la poursuite de votre œuvre et m'engage à ce que l'Allemagne continue d'apporter tout son soutien à votre travail si bénéfique et à l'action du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

Je vous prie de croire, Madame, à l'assurance de ma plus haute considération.

Klaus Kinkel »

Le second message est adressé à M. Federico Mayor, Directeur général de l'UNESCO, par M. Jacques Chirac, Président de la République française.

« Monsieur le Directeur général, Cher Ami,

Votre lettre du 23 avril concernant la remise du Prix Félix Houphouët-Boigny à   Mme Sadako Ogata m'est parvenue et je vous en remercie.

C'est avec grand plaisir que j'aurais assisté à la remise de ce Prix, en raison des liens très forts qui m’unissaient au Président Houphouët-Boigny, mais aussi parce que j'ai la plus haute considération pour Mme Ogata, qui accomplit un travail remarquable à la tête du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

Malheureusement, le mercredi 5 juin à 15 heures, au moment même de la remise du Prix, se tiendra à Dijon le prochain Sommet franco-allemand.

Croyez bien que je regrette de ne pouvoir être des vôtres en cette occasion.

Je vous serais reconnaissant de faire connaître les raisons de mon absence aux participants. Merci.

Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur général, à l'assurance de ma haute considération.

Bien amicalement vôtre,

 Paris, le 7 mai 1996 
Jacques Chirac »

Avant de terminer, je voudrais témoigner de l'attachement indéfectible de M. Jacques Chirac à l'œuvre de paix et à la mémoire de son ami de toujours le Président Félix Houphouët-Boigny qui lui portait une très grande affection.

 Depuis la création du Prix et surtout après la disparition du Sage de Yamoussoukro, M. Jacques Chirac n'a cessé de nous manifester son soutien précieux pour assurer le rayonnement international de ce Prix.

 Je vous demande de bien vouloir applaudir chaleureusement le Président de la République française.

 Il a tenu à se faire représenter ici à cette cérémonie par une des personnalités les plus dévouées à la cause des réfugiés, qui prendra dans quelques instants la parole au nom de la France, M. Xavier Emmanuelli, Secrétaire d'État à l'action humanitaire d'urgence.

Je vous remercie.

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