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1997 - Ouverture de la cérémonie par M. Alioune Traoré |
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| Secrétaire exécutif du Prix | |
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Messieurs les Présidents de la
République, Le Secrétariat exécutif du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix se réjouit tout particulièrement de la décision prise par le Directeur général de l'UNESCO et les membres du Jury, d'organiser à titre exceptionnel la cérémonie de remise du Prix cette année à Dakar pour rendre hommage au Parrain du Prix, le Président Abdou Diouf. En cette occasion exceptionnelle et solennelle, je tiens, devant cette auguste assemblée, à porter simplement témoignage pour l'histoire. Lorsque, en juin 1991, j'ai demandé au Président Félix Houphouët-Boigny de venir honorer de sa présence la première cérémonie de remise du Prix à MM. Nelson Mandela et Frederik De Klerk, il m'a dit : « Le Jury vient de désigner deux lauréats prestigieux ; je suis au soir de ma vie ; je désignerai le Parrain du Prix qui sera aux côtés de Mandela et De Klerk. Mon choix est fait depuis l'instant où l'on m'a annoncé la création du Prix portant mon nom. L'homme que j'ai choisi a toutes les qualités pour agir en mon nom. C'est un homme de fidélité, un défenseur de la paix, un homme de parole et d'engagement. Il sera fidèle à ma mémoire, le jour où je ne serai plus là. En accord avec mon successeur, il protégera le Prix, il vous aidera mieux que moi. Cet homme, c'est l'un des rares hommes d'État au monde, avec de Gaulle, George Washington et Gandhi que j'admire. C'est Abdou Diouf. » Le Sage de Yamoussoukro avait une parfaite connaissance des hommes. Il avait raison ! Je n'oublierai jamais la forte émotion qui étreignait le Président de la République du Sénégal lors de notre première rencontre après le décès du Président Félix Houphouët-Boigny. Il a su me rassurer, me consoler et m’encourager à poursuivre l'œuvre que nous a confiée l'illustre disparu. Depuis, le Président Abdou Diouf, attentif à tout ce qui touche au Prix, me reçoit régulièrement à Dakar. Ses sages conseils, ses directives, son appui moral et politique, ont permis d'assurer la crédibilité et le rayonnement international du Prix. Monsieur le Président, comme le chantaient nos griots à propos de la Reine Pokou, de Lat Dior Diop, vous avez la noblesse du cœur et de l'esprit, vous savez ce qu'est un serment, ce que représente la fidélité à un engagement. Votre fidélité à la parole donnée, à l'amitié et à la mémoire de vos amis disparus, est un exemple pour les générations présentes et futures. Par ma très modeste voix, permettez-moi de vous dire tout simplement merci. Excellences, Je tiens à adresser mon salut respectueux à Mme Elisabeth Diouf, que Félix Houphouët-Boigny appelait « sa fille ». L'affection qu'il lui portait n'a d'égale que ses qualités exceptionnelles de générosité, d'humilité et d'intelligence, ainsi que son engagement discret et décisif auprès du Président Abdou Diouf pour bâtir un Sénégal juste faisant place aux pauvres, aux déshérités, à la foi et aux valeurs morales les plus élevées. Félix Houphouët-Boigny la comparait, à juste titre, à Mère Teresa. Monsieur le Président de la République du Sénégal, Je ne saurais terminer ce témoignage sans y associer celui qui, par ses qualités exceptionnelles d'homme d'État et de paix, incarne aujourd'hui le Président Félix Houphouët-Boigny et qui a fait du Prix la priorité de ses priorités, je veux parler du Président Henri Konan Bédié, votre ami et compagnon fidèle de tous les combats pour l'Afrique et la cause de la paix. Le Président Henri Konan Bédié a poursuivi et amplifié l'œuvre du Président Félix Houphouët-Boigny dans tous les domaines, notamment la recherche de la paix. Il a su devenir le Père bienveillant et attentif de la nation ivoirienne pour créer « le progrès pour tous et le bonheur pour chacun ». D'ailleurs, le Président Félix Houphouët-Boigny avait l'habitude de dire : « Mon successeur sera plus grand que moi ; il réalisera ce que je ne peux réaliser ». Sans l'action permanente du Président Bédié en faveur du Prix, action conjuguée harmonieusement avec celle du Parrain, du Directeur général et du Jury, le Prix n'aurait pas eu une garantie de pérennité, et le rayonnement international que lui souhaitait son illustre prédécesseur. Monsieur le Président de la République de Côte d'Ivoire, c'est aussi grâce à votre engagement en faveur de la fraternité humaine que la Fondation et le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix porteront toujours plus loin et plus haut le message de paix d'une Côte d'Ivoire toujours humaniste, fraternelle, faisant de la quête de la paix le fondement essentiel de sa politique intérieure et extérieure. Mon salut s'adresse également à Mme Henriette Bédié, la mère de tous les orphelins et de tous les enfants déshérités de Côte d'Ivoire, le défenseur des pauvres et des femmes, qui a su apporter au Président Bédié un humanisme, une intelligence et une volonté rares au service de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique. Excellences, Je voudrais aussi rendre hommage au Président El Hadj Omar Bongo, représenté ici par le Vice-Président de la République gabonaise, M. Didjob Divungi Di Ndinge. Monsieur le Représentant du Président Bongo, votre présence aujourd'hui nous procure une joie immense. Elle constitue pour nous un motif de persévérer dans la mise en œuvre du Prix et de perpétuer le souvenir de Félix Houphouët-Boigny qui ne tarissait pas d'éloges mérités sur les qualités d'homme d'État et de paix du Président Bongo, ainsi que sur la longue amitié qui les liait. Comme Félix Houphouët-Boigny, le Président Bongo est assurément un Sage. Homme de paix, il a répondu présent chaque fois qu'il s'est agi d'honorer la mémoire du premier Président de la Côte d'Ivoire. Il est aujourd'hui le garant de la stabilité politique et sociale de toute l'Afrique centrale. Le rôle qu'il a joué pour rétablir la paix au Tchad, en République centrafricaine, en Angola, et au Congo, fait de lui, dans la conscience collective africaine, le dépositaire de la sagesse bantoue. Sur les traces d'Houphouët-Boigny, aux côtés des Présidents Abdou Diouf et Henri Konan Bédié, il a fait de la paix une raison de vivre et de croire à la fraternité humaine. Monsieur le Vice-Président de la République gabonaise, soyez assuré que nous sommes sensibles au soutien que le Président El Hadj Omar Bongo apporte au Prix, appui précieux que symbolise votre présence aujourd'hui parmi nous. Excellences, Permettez-moi de rendre hommage à l'action du représentant du continent africain au sein du Jury, le Sénégalais Iba Der Thiam. Je suis heureux et fier de la contribution du Professeur Thiam à nos débats au sein du Jury, et je tiens à le remercier publiquement et dire combien le travail qu'il réalise pour la promotion du Prix honore le Sénégal et son Président, le Parrain du Prix. Je voudrais à présent rendre l'hommage qui est dû à un grand ami de notre continent. Des voix plus autorisées que la mienne s'exprimeront sans aucun doute à ce sujet. Mais, en tant qu'Africain, permettez-moi de remercier, au nom de tous ceux qui sont dans cette salle, le Professeur Federico Mayor, Directeur général de l'UNESCO. Il a honoré l'Afrique et l'homme noir en créant le Prix portant le nom du plus grand d'entre nous, Félix Houphouët-Boigny. C'est avec M. Mayor que l'Afrique est devenue une priorité dans tous les programmes de l'UNESCO. Son action efficace et discrète dans la résolution de nombreux conflits sur la planète mérite notre admiration. Sans l'appui de Mme María Angeles Menendez de Mayor, et sans sa sagesse appréciée de tous, M. Federico Mayor n'aurait pas été le Directeur général exemplaire de l'UNESCO qu'il est. Grâce à l'action de M. Mayor, l'UNESCO est devenue le carrefour des plus grands dirigeants du monde et de tous ceux qui adhèrent aux nobles idéaux des Pères fondateurs de l'Organisation. Monsieur Mayor, permettez-moi de dire en cet instant solennel que votre nom sera retenu par l'histoire comme celui d'un des plus grands Directeurs généraux de l'UNESCO. Messieurs les
Présidents de la République, En terminant, je voudrais exprimer toute notre gratitude à l'endroit du Président Abdou Diouf, du gouvernement et du peuple sénégalais pour leur généreuse hospitalité qui nous permet de rendre hommage à nos deux illustres lauréats, le Président Fidel V. Ramos et M. Nur Misuari, les bâtisseurs de la paix aux Philippines, que je salue respectueusement. Je vous remercie. |
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