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1999 - Discours d'ouverture de M. Alioune Traoré

Secrétaire exécutif du Prix 

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

            Il me revient, en tant que Secrétaire exécutif du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, l’honneur de vous donner des précisions sur le déroulement de cette cérémonie qui nous réunit aujourd’hui à l’invitation du Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura.

            Au cours de cette cérémonie, le Prix 1999 sera remis à la Communauté de Sant’Egidio représentée par son Président, le Professeur Andrea Riccardi.

            Il convient de le rappeler, en ces instants solennels, la Communauté de Sant’Egidio, depuis sa création, a apporté son soutien aux plus démunis. Elle a contribué de manière hautement significative à la recherche de la paix et à la résolution des conflits dans le monde. L’hommage mérité qu’elle reçoit aujourd’hui est celui de tous les hommes et de toutes les femmes qui, comme elle, sont convaincus que l’avenir de l’humanité réside dans la paix et dans la fraternité humaine.

 Excellences,
Mesdames et Messieurs,

          J’ai le plaisir de signaler la présence à cette tribune, en tant qu’Autorités morales du Prix, de deux personnalités qui avaient été chargées par le Président Félix Houphouët-Boigny à titre personnel de veiller à la protection, au rayonnement et à la pérennité du Prix. J’ai nommé le Président Abdou Diouf, Parrain du Prix et le Président Henri Konan Bédié, Protecteur du Prix.

         Je suis heureux de leur renouveler l’expression de ma profonde gratitude pour l’action qu’ils mènent depuis dix ans aux côtés du Dr Henry Kissinger, en vue de promouvoir et pérenniser ce Prix qui porte le nom de l’une des plus grandes figures de l’histoire africaine, le Sage de Yamoussoukro. Aujourd’hui, le Prix est considéré comme faisant partie du patrimoine  commun de tout le continent africain.

Grâce à leur soutien, ce Prix est devenu un espace de rencontre, de dialogue et de fierté pour les Africains. Des résolutions ont été adoptées par l’Organisation de l’unité africaine, le Sommet France-Afrique et l’Assemblée générale des Nations Unies, en faveur du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix.

 Excellences, 
Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi maintenant de me tourner vers les hauts représentants des Chefs d’État et de gouvernement, ainsi que les invités de marque du Directeur général de l’UNESCO et de Sant’Egidio, qui siègent à la tribune.

Il s’agit de :

- M. Louis Michel, Vice-premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères du Royaume de Belgique.

- de M. Paul David N’Zi, Représentant personnel du Président de la République de Côte d’Ivoire, M. Laurent Gbagbo, et de M. Abou Drahamane Sangaré, Ministre d’État, Ministre des affaires étrangères de Côte d’Ivoire qui s’adressera à cette assistance au nom de M. le Président  de la République de Côte d’Ivoire.

- de Mme Lidia Brito, Ministre de l’enseignement supérieur, Représentant personnel de Monsieur Joaquim Chissano, Président de la République du Mozambique.

- de M. Jacques Delors, ancien Président de la Commission européenne.

- de M. Boutros Boutros-Ghali, Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie.

J’ai l’honneur de vous signaler la présence, dans la salle, de M. Frédéric Clavier, Représentant personnel du Président de la République française, M. Jacques Chirac.

Par ailleurs, M. Mário Soares, membre du Jury, ancien Président de la République portugaise, nous a fait parvenir un message de félicitations adressé à la Communauté de Sant’Egidio.

Enfin, le Dr Henry Kissinger étant absent pour des raisons indépendantes de sa volonté, le Vice-président du Jury, M. Jean Foyer, ancien Garde des Sceaux et Ministre de la justice du Général de Gaulle, et le Directeur général de l’UNESCO remettront le Prix au Professeur Andrea Riccardi.

Excellences, 
Mesdames et Messieurs,

            Le Président Abdou Diouf, Haute Autorité morale du Prix, qui ne prendra pas la parole au cours de cette cérémonie, m’a chargé, en ma qualité de Secrétaire exécutif, de transmettre au Dr Henry Kissinger et au jury, l’expression de sa profonde gratitude pour le rayonnement international qu’ils ont su conférer au Prix. 

Il adresse ses plus vifs remerciements au Président Henri Konan Bédié pour l’appui fraternel qu’il lui apporte dans sa mission de Parrain du Prix.

Il m’a chargé aussi de rendre en son nom un vibrant hommage à M. Koïchiro Matsuura, pour le soutien précieux qu’il apporte au Prix, depuis sa brillante élection au poste de Directeur général de l’UNESCO. 

Le Président Abdou Diouf ajoute que, grâce à la haute bienveillance du Directeur général, le Jury du Prix délibère en toute indépendance dans des conditions qui font honneur à l’UNESCO, et témoignent de l’attachement sincère de M. Matsuura au Continent africain.

Enfin, il salue avec respect toutes les personnalités venues honorer cette cérémonie de leur présence.

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Je ne saurais terminer cette présentation de la cérémonie sans avoir une pensée émue pour le Président Félix Houphouët-Boigny, qui avait fait du dialogue, de la réconciliation, du pardon et de la fraternité humaine, les axes majeurs de son combat pour la paix et la dignité de l’Afrique.

Puisse ce Prix, sous l’autorité vigilante et bienveillante du Directeur général de l’UNESCO, contribuer à cet idéal de paix !

Je vous remercie.

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