M. Traoré ] M. Matsuura ] Tribune ] M. Kissinger ] Mme Robinson ] Personnalités ]

2000 - Ouverture de la cérémonie par M. Alioune Traoré

Secrétaire exécutif du Prix

Honorables Invités,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,

C’est un grand honneur pour le Secrétariat exécutif du Prix d’organiser cette cérémonie au cours de laquelle le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix sera remis à Mme Mary Robinson, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.

Vous me permettrez tout d’abord de m’acquitter d’un devoir : présenter à nos honorables invités le Jury du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, et saluer son Président, M. Henry Kissinger, qui a fait de sa fidélité à la mémoire du Sage de Yamoussoukro un engagement exemplaire au service de la paix et du Prix. Mon salut s’adresse également aux éminents membres du Jury présents dans cette salle :

  • M. Mário Soares, ancien Président de la République portugaise,

  • M. Jean Foyer, ancien Garde des Sceaux et Ministre de la justice du général de Gaulle,

  •  le Professeur Iba Der Thiam, ancien Membre du Conseil exécutif de l’UNESCO, ancien Ministre, Vice-Président de l’Assemblée nationale du Sénégal.

Les autres membres du Jury qui n’ont pu se joindre à nous m’ont chargé de saluer et de féliciter en leur nom Mme Mary Robinson, pour la haute distinction qu’elle reçoit aujourd’hui des mains de M. Henry Kissinger et du Directeur général.

Il s’agit de :

  • Mme Gabrielle Kirk McDonald, ancienne Présidente du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie,

  • M. Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la paix, Président de la Ligue internationale pour les droits et la libération des peuples,

  • M. Andrew Young, compagnon de lutte de Martin Luther King, ancien Ambassadeur et Représentant permanent des États-Unis d’Amérique auprès des Nations Unies,

  • M. Andreas Ådahl, Ambassadeur de Suède en Algérie, ancien Membre du Conseil exécutif de l’UNESCO,

  • M. Mohammed Bedjaoui, Président du Conseil constitutionnel algérien, Membre du Conseil exécutif de l’UNESCO, ancien Président de la Cour internationale de justice.

Ce Jury international prestigieux a su, comme par le passé, apporter la preuve de sa lucidité et de sa compétence en désignant une lauréate unanimement respectée et admirée dans le monde.

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de me tourner avec reconnaissance et déférence vers le Président Abdou Diouf, Parrain du Prix, et le Président Henri Konan Bédié, Protecteur du Prix. Je tiens à leur exprimer ma profonde gratitude pour l’appui qu’ils n’ont cessé de m’apporter dans l’accomplissement de ma mission au service du rayonnement international du Prix. Leur fidélité au Président Félix Houphouët-Boigny s’est traduite en un engagement de tous les instants au service du Prix.

Je ne crains pas d’affirmer que leur action a été et reste irremplaçable.

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Il m’est particulièrement agréable d’annoncer que le gouvernement français s’est  fait représenter à cette cérémonie par M. Pierre-André Wiltzer, Ministre délégué à la coopération et à la francophonie auprès du ministre des affaires étrangères.

Il me plaît aussi de signaler la présence parmi nous d’une délégation mauritanienne de haut niveau représentant le Président de la République islamique de Mauritanie, S. Exc. M. Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya, qui a fait de ce Prix le symbole de son attachement à la paix et à la mémoire du Président Félix Houphouët-Boigny.

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Cette cérémonie marque le dixième anniversaire de la remise du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. Je crois que la communauté des États membres de l’UNESCO ne peut que se féliciter de la place acquise, en une décennie, par cette haute distinction internationale, qui est devenue un symbole de la mission universelle de l’UNESCO en faveur de la paix, et je suis heureux d’avoir été associé, dès le début, à cette noble entreprise par le Président Félix Houphouët-Boigny lui-même. À la liste déjà prestigieuse des précédents lauréats, qui s’était ouverte par Nelson Mandela et Frederik W. De Klerk, s’ajoute aujourd’hui le nom de Mme Mary Robinson, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.

Le Directeur général et les autres personnalités présentes sauront mieux que moi, dans quelques instants, rendre à Mme Mary Robinson l’hommage qu’elle mérite, mais je tiens à lui adresser l’expression de ma profonde admiration pour l’œuvre qu’elle a accomplie au service des droits de l’homme et de la paix.

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Le Parrain du Prix, Haute Autorité morale du Prix, le Président Abdou Diouf, le prendra pas la parole au cours de cette cérémonie. Il m’a chargé de saluer, et de remercier en son nom, nos honorables invités : personnalités, représentants de gouvernements ou d’institutions, diplomates, et tous ceux qui ont bien voulu répondre aujourd’hui à l’invitation du Directeur général de l’UNESCO.

Il exprime sa profonde gratitude au Directeur général, M. Koïchiro Matsuura, pour sa contribution essentielle au succès et au renforcement du Prix.

Le Président Diouf rend un vibrant hommage à M. Henry Kissinger, Président du Jury, et à tous les membres du Jury qui ont su, par leur expérience, leur connaissance des affaires du monde, et leur engagement pour la paix, faire du Prix une distinction recherchée et respectée.

Il adresse ses plus vifs remerciements à son frère et ami, le Président Henri Konan Bédié, Protecteur du Prix, pour son action en faveur du rayonnement et de la pérennité du Prix.

Monsieur le Directeur général,

C’est à vous que revient l’honneur d’avoir renforcé les conditions propices à la mise en œuvre du Prix, cet instrument de promotion des valeurs et des idéaux de paix qui inspirent l’action de l’UNESCO. Permettez-moi de vous en exprimer à nouveau ma profonde gratitude, et de vous renouveler l’assurance de mon engagement total à la poursuite de notre but commun.

Vous avez fait du Prix une des priorités de l’UNESCO et vous veillez personnellement au moindre détail afin de ne pas entraver son fonctionnement harmonieux.

Cela n’est pas étonnant. Votre attachement au continent africain ne date pas d’aujourd’hui ; il remonte aux années 1960, lorsque vos fonctions diplomatiques vous ont conduit à rencontrer les leaders historiques de l’Afrique, dont Kwamé Nkrumah, et un certain Félix Houphouët-Boigny.

Votre passion de la paix remonte à votre prime jeunesse. En effet, dans La diplomatie japonaise à l’aube du XXIe siècle, un excellent ouvrage publié en 1998 à Paris, et qui apporte une contribution à la science politique, vous écrivez : « Je suis entré à l’école primaire juste avant la fin de la seconde guerre mondiale. J’ai grandi pendant le conflit et durant la difficile période qui le suivit. Je garde de cette période de pauvreté un souvenir douloureux qui est inscrit dans mon corps. J’ai pensé que le Japon ne devait pas répéter les mêmes erreurs, qu’il devait à l’avenir chercher les moyens d’assurer la paix. J’ai donc choisi la diplomatie. »

Vous êtes donc, comme on le constate, un diplomate chevronné qui puise sa vocation pour la paix dans la révolte contre la guerre et l’injustice.

Vous mettez aujourd’hui cette conviction au service de la promotion internationale du Prix et je m’en réjouis avec tous les amis de la paix.

Je vous remercie.

M. Traoré ] M. Matsuura ] Tribune ] M. Kissinger ] Mme Robinson ] Personnalités ]