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2002 - Discours d'ouverture de M. Alioune Traoré |
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| Secrétaire exécutif du Prix | |
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Excellences, Permettez-moi tout d'abord de remercier cette nombreuse assistance, composée d'éminentes personnalités qui ont bien voulu se joindre à nous, à l'UNESCO, pour célébrer les nobles idéaux de paix qu'incarnent le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, et notre lauréat d'aujourd'hui, le Président Xanana Gusmão. Excellences, Il m'est agréable de signaler la présence à la tribune des invités de marque du Directeur général : • M. Amara Essy, Président intérimaire de la Commission de l'Union africaine ; • M. Michel de Bonnecorse, représentant le Président de la République française ; • M. Pedro Roseta, Ministre de la Culture de la République portugaise ; • M. Mamadou Bamba, Ministre d'État, Ministre des Affaires étrangères de la République de Côte d'Ivoire ; • M. Sébastien Danon Djédjé, Ministre de la Réconciliation nationale de la République de Côte d'Ivoire; • M. Kim Holmes, Secrétaire d'État adjoint, représentant les États-Unis d'Amérique ; • S. Exc. M. l'Ambassadeur Teiichi Sato, représentant le Premier Ministre du Japon. Votre présence, aujourd'hui, parmi nous, symbolise à nos yeux l'attachement de vos gouvernements respectifs aux idéaux de paix que les pères fondateurs de l'UNESCO avaient inscrits dans son Acte constitutif. Le Prix Félix Houphouët-Boigny a été créé en novembre 1989 par la Conférence générale de l'UNESCO, à l'initiative de cent vingt pays, pour diffuser dans le monde le message de paix d'un grand Sage africain, et honorer les bâtisseurs de la paix. Depuis sa création, le Prix a été décerné à dix-huit lauréats, dont six ont obtenu le Prix Nobel de la paix, et, je tiens à le préciser, après avoir été honorés par le Prix Félix Houphouët-Boigny. Il s'agit de : MM. Nelson Mandela, Frederik W. De Klerk, MM. Yasser Arafat, Itzhak Rabin, Shimon Pérès, et M. Jimmy Carter. Est-il encore besoin de souligner la pertinence des choix du Jury du Prix ? À ce sujet, vous me permettrez de rendre un vibrant hommage à tous les membres du Jury et particulièrement à leur Président. Je suis heureux d'exprimer ici ma profonde gratitude à M. Henry Kissinger pour le soutien indispensable qu'il m'a apporté dans la conduite et la gestion politique du Prix. L'engagement de M. Kissinger en faveur de ce Prix est le témoignage le plus éloquent de sa fidélité à la mémoire de son ami, le Président Félix Houphouët-Boigny. Nous venons d'apprendre que M. Kissinger est retenu à Londres en raison des grèves des transports en France. À son grand regret, il ne pourra se joindre à nous. M. Jean Foyer, Vice-Président du Jury, nous lira son message. Excellences, Je tiens, à présent, à souligner la dette immense que j'ai contractée envers le Président Abdou Diouf, Parrain du Prix, et le Président Henri Konan Bédié, Protecteur du Prix. L'action qu'ils mènent depuis de nombreuses années, pour assurer la pérennité et le succès de cette distinction internationale, est irremplaçable. Excellences, Je voudrais à présent me tourner vers le Directeur général de l'UNESCO. Monsieur le Directeur général, Permettez-moi de rendre hommage à votre attachement au continent africain. Travaillant quotidiennement à vos côtés, je puis témoigner que votre cœur bat au rythme de l'Afrique qui est devenue, grâce à votre action, l'une des grandes priorités de notre Organisation. Vous avez adopté la maxime du Président Félix Houphouët-Boigny, qui aimait à répéter, comme vous d'ailleurs, que " l'Afrique n'a pas seulement besoin d'assistance ; elle a surtout besoin, avant tout, de respect ". Citoyen d'un grand pays devenu, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, un laboratoire de la paix, vous ne ménagez aucun effort pour renforcer la crédibilité internationale du Prix. Il m'est agréable de saluer ici votre engagement toujours spontané pour tout ce qui concerne la promotion de la paix dans le monde. C'est de cet engagement permanent que relève votre décision de constituer dans le cadre du Prix une haute Commission internationale pour la recherche de la paix présidée par M. Kissinger. Excellences, En cet instant solennel, permettez-moi d'avoir une pensée pour le Président Félix Houphouët-Boigny. Son combat en faveur de la paix et d'un monde plus fraternel reste, aujourd'hui plus que jamais, d'actualité et interpelle nos consciences. La paix que le Prix entend conforter dans les esprits et les cœurs est celle qui privilégie le dialogue au détriment de l'affrontement. L'objectif majeur du Prix est de rapprocher les hommes, d'écarter la menace du " choc des civilisations ", et de promouvoir une conception des relations internationales fondée sur l'équité et le respect mutuel. Le combat du Président Gusmão, qui mérite toute notre admiration, s'inscrit dans la droite ligne de cette philosophie, et c'est pourquoi sa présence dans cette salle est un motif de satisfaction pour tous les amis de la paix. Je vous remercie. |
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