|
La
Conférence générale,
Rappelant
que l’UNESCO a été créée au lendemain de la deuxième guerre
mondiale pour contribuer au maintien de la paix par l’éducation, la
science et la culture,
Considérant que
le Préambule de l’Acte constitutif affirme clairement que « Les
guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans
l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix »,
Considérant en
outre que la paix, qui est la condition essentielle du renforcement de
la « solidarité intellectuelle et morale de l’humanité »,
ne peut être garantie que dans l’égale dignité de tous les peuples et
le respect de la vie et des droits de l’homme,
-
Estime, par ailleurs, que la paix est
indispensable au progrès matériel, au développement économique et
social, ainsi qu’à l’épanouissement et à la promotion des valeurs démocratiques
dans le monde en général ;
-
Apprécie
la déclaration rendue publique au terme du Congrès de Yamoussoukro (Côte
d’Ivoire) sur la paix (26 juin–1er juillet 1989), congrès organisé
à l’initiative de l’UNESCO et de la Fondation internationale Félix
Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix ;
-
Fait sienne la proposition, formulée par le Directeur général
au Congrès de Yamoussoukro, de créer un prix pour la recherche de la
paix entièrement subventionné par des fonds extrabudgétaires, prix qui
portera le nom du Président Félix Houphouët-Boigny, doyen des chefs
d’État africains, apôtre infatigable de la paix, de la concorde, de la
fraternité et du dialogue pour résoudre tout conflit à l’intérieur
comme à l’extérieur des États ;
-
Décide que ce prix sera attribué chaque année par un jury
international, à l’effet d’encourager les personnes, organismes ou
institutions ayant contribué de manière significative à la promotion,
à la sauvegarde ou au maintien de la paix par l’éducation, la science
et la culture.
_______________________
(1)
Résolution adoptée sur le
rapport de la Commission V à la 31e séance plénière, le 15 novembre
1989.
|