| 
Télécharger
la version PDF |
SOMMAIRE p
2 L'UNESCO et Johannesburg
(consulter) p
6
La crise de l'eau :
comment en sommes-nous arrivés là ? (consulter)
p
10
Prendre la température de la montagne (consulter)
p
14 Fonte
des glaciers et faiblesse des politiques font le malheur des eaux vives d'Asie
centrale (consulter)
p
16
Repenser l'avenir des terres arides (consulter)
p
23
S'assumer avec le solaire (consulter)
p
26
L'ère des énergies renouvelables a commencé (consulter)
p
28
Un système pour gérer la planète, d'ici à 2015 (consulter)
p
34
Scruter l'océan pour comprendre le changement climatique (consulter)
p
41
Un puits de carbone qui sature ? (consulter)
p
45
Les petites ïles sous les projecteurs (consulter)
p
50
Des satellites à la rescousse des tombes gelées de Sibérie
(consulter) p
55
Coup de chaleur sur les forêts australiennes (consulter)
p
59
Lectures complémentaires p 60
Aperçu de notre monde futur | Limiter
les dégâts
En février dernier, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution
du climat (Giec) s'est réuni à l'UNESCO afin de d'approuver les
bases scientifiques de son rapport 2007. C'est, à ce jour, le plaidoyer
le plus vigoureux en faveur d'une planète dont le réchauffement
est en grande partie imputable aux activités humaines. "Le
réchauffement du système climatique est sans équivoque",
signale le rapport approuvé par tous les gouvernements du monde. Il prévoit,
d'ici la fin du siècle, une élévation de la température
moyenne de la planète de l'ordre de 1,8 à 4 °C, en fonction
des différents scénarios socio-économiques adoptés.
Ce rapport confirme que "la majeure partie de l'augmentation observée
des températures, ramenée à une moyenne mondiale, depuis
le milieu du 20ème siècle est très probablement due à
l'accroissement de la concentration des gaz à effet de serre d'origine
anthropique", et que "l'influence humaine décelable s'étend
désormais à d'autres aspects du climat, comme le réchauffement
de l'océan, la température moyenne des continents, les extrêmes
de température et le régime des vents". L'Année
polaire internationale lancée en mars consacrera les deux prochaines années
à observer l'un des derniers domaines d'incertitude du rapport du Giec,
les régions polaires. Le rapport peut prévoir que l'élévation
du niveau de la mer atteindra 60 cm à la fin du siècle, par exemple,
mais pas quelles répercussions seront provoquées sur le niveau de
la mer par les changements dans les flux dynamiques de la glace du Groenland et
de l'Antarctique. L'Année polaire tentera de combler certaines lacunes
dans la connaissance de ces processus, d'autant que la dernière fois que
la température polaire moyenne dépassait de 3 à 5 °C
l'actuelle, il y a 125 000 ans, la diminution du volume de la glace polaire avait
fait monter de 4 à 6 m le niveau de la mer. Le
changement climatique n'affecte pas seulement notre environnement mais aussi nos
modes de vie. Trouver des solutions pour en atténuer les conséquences
négatives et s'adapter à un monde en évolution - la dernière
page du présent numéro donne une vue d'ensemble de ce que l'avenir
nous réserve - exigera une approche associant un savoir scientifique fiable
et objectif avec des considérations sociales et culturelles. L'UNESCO est,
à cet égard, un forum idéal, car elle réunit sous
son toit non seulement les disciplines essentielles de la climatologie - géologie,
hydrologie, écologie, océanographie, physique, chimie et biologie
- mais aussi l'éducation, les sciences sociales et humaines et la culture.
Plus
de 30 programmes traitent, à l'UNESCO, d'un ensemble de questions en rapport
avec le climat, comme la fonte des glaciers, la perte de biodiversité,
l'élévation du niveau de la mer, l'acidification de l'océan,
l'économie et la séquestration du carbone, l'infiltration du sel
dans les eaux côtières et les nappes phréatiques, la gestion
de la sécheresse et des inondations, l'utilisation des énergies
renouvelables, l'éducation relative au développement durable, les
répercussions des changements climatiques sur le patrimoine mondial et
sur les réserves de biosphère, ou encore la surveillance du climat
par les systèmes mondiaux d'observation. Ce
numéro spécial anniversaire de Planète Science est
une collection d'articles sur le climat publiés dans la revue ces cinq
dernières années. Cette rétrospective vise à illustrer
le rôle que joue - et devra continuer à jouer - l'UNESCO pour aider
les pays à observer le changement climatique, en atténuer les effets
et s'y adapter. Le
débat sur l'influence de l'homme sur le climat est clos. Ce dont le monde
a besoin désormais, c'est de limiter les dégâts par la réduction
de l'émission des gaz à effet de serre et la découverte de
stratégies d'adaptation. Si l'UNESCO ne relève pas ces défis,
bon nombre de ses programmes pourraient perdre leur raison d'être. W.
Erdelen Sous-directeur général pour les sciences exactes et naturelles |