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Á PROPOS DES CATASTROPHES NATURELLES
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Définition
Ø
Faits
Ø
Rôle de la science et la technology
Ø
Les filières scientifiques
et technologiques
Ø
Prévention (les moyens)
Définition:
Différence
entre risques naturels et catastrophes naturelles
Les
risques naturels sont des phénomènes physiques d'origine
naturelle provoqués soit par l'apparition rapide ou progressive
de phénomènes d'origine atmosphérique, géologique
ou hydrologique se produisant à l'échelle locale,
nationale, régionale, mondiale ou à celle du système
solaire. Parmi ceux-ci, il convient de citer les tremblements de
terre, les éruptions volcaniques, les glissements de terrains,
les tsunamis, les inondations et la sécheresse.
Les
catastrophes naturelles proviennent des risques naturels. Elles
constituent une faille importante dans la viabilité et une
rupture dans le progrès socio-économique.
Toutefois,
les catastrophes naturelles ne sont pas à 100% " naturelles
", certaines étant le fait de l'homme. Ainsi, le déboisement
peut porter les inondations à leur paroxysme. Une densité
très forte de population dans des régions prédisposées
aux aléas ou dans des villes ou habitats où les maisons
ou infrastructures ont été construites sans respecter
les normes de sécurité ou bien où la planification
de l'occupation des sols laissant à désirer, entraîne,
à l'issue d'un tremblement de terre, des répercussions
catastrophiques, même à faible échelle.
L'impact
que les risques naturels ont sur l'homme peut être atténué
par une meilleure compréhension des processus géodynamiques
des aléas naturels, la diffusion des connaissances scientifiques
dans le monde entier, l'adoption de politiques gouvernementales
et de gestion appropriées, ainsi que par l'augmentation du
nombre des programmes de sensibilisation et des campagnes d'information.
La mise en place de mesures préventives et de préparation,
telles que les restrictions en matière d'occupation des sols,
les constructions répondant aux normes de sécurité
et une gestion de l'environnement éclairée, vise à
atténuer les ravages des catastrophes naturelles inévitables,
à bien moindre coût que les dispositifs de secours
à court-terme ou ceux de reconstruction ou réhabilitation.
Les
faits
Les
catastrophes naturelles augmentent, que ce soit en termes de fréquence,
de complexité, d'étendue ou de potentiel destructeur.
Au cours des deux dernières décennies, tremblements
de terre, tempêtes, tsunamis, inondations, glissements de
terrains, éruptions volcaniques et feux de friches ont décimé
des millions de personnes, coûté la vie d'au moins
un milliard d'autres personnes et causé d'énormes
ravages économiques.
Il
existe un lien fondamental entre développement et prédisposition
aux aléas. Il n'y a pas de miracle : la pauvreté est
bien corrélée à cette prédisposition.
Les
pays pauvres et en développement sont ceux pour qui le coût
humain et la facture économique et sociale sont les plus
lourds, faute de ressources, d'infrastructures et de dispositifs
de sécurité pour la préparation aux catastrophes
naturelles et à leur prévention.
Le
risque de catastrophes naturelles est aggravé par la croissance
démographique, l'urbanisation, la dégradation de l'environnement,
l'existence d'habitations et d'édifices publics non conformes
aux normes, l'insuffisance d'entretien des infrastructures, ainsi
que par une pauvreté difficile à supporter dans de
nombreuses communautés.
Devant
une croissance démographique galopante, l'augmentation des
infrastructures publiques et privées et un accroissement
persistant d'une urbanisation et d'une industrialisation désordonnées,
le risque que l'humanité connaisse de plus grandes tragédies
trouvant leur origine dans les risques naturels est appelé
à s'intensifier au cours des prochaines années et
au fil de ce siècle. Le tribut occasionné par les
catastrophes sera particulièrement âpre, voire dramatique,
dans les pays pauvres.
Il
s'avère nécessaire de recourir à des approches
intégrées dans la mise en place de la planification
et des politiques de développement, prenant en compte les
objectifs d'atténuation des catastrophes, dans l'intérêt
du processus de développement socio-économique. Des
analyses coût-avantage corroborent la nécessité
des mesures prises en faveur de la prévention des catastrophes.
Les
aléas naturels ne sont pas inévitablement à
l'origine de catastrophes
De
nos jours, nous disposons, plus que jamais par le passé,
de connaissances scientifiques et de savoir technologique nous
permettant d'anticiper les effets potentiels d'une catastrophe.
Parmi toutes les préoccupations environnementales auxquelles
la planète doit faire face, les aléas naturels sont
parmi les plus gérables : les risques sont définis
sans aucune difficulté, les dispositifs d'atténuation
efficace des catastrophes sont disponibles, et les avantages que
présente une moindre exposition aux aléas peuvent
grandement l'emporter sur les coûts qu'elle a engendrés.
Cependant,
si les secours en cas de catastrophes enflamment l'imagination
du public, la prévention des catastrophes ne présente
pour lui que peu d'intérêt. Les secours restent le
mode de gestion privilégié des catastrophes. Les
décideurs sont préférentiellement axés
sur les secours, à l'exclusion de mesures d'atténuation
et de préparation susceptibles d'aider les communautés
à tirer les enseignements des catastrophes et à
atténuer leur vulnérabilité.
Rôle
de la science et de la technologie
S'il
nous est impossible d'empêcher un tremblement de terre, un
ouragan, ou l'éruption d'un volcan, les connaissances scientifiques
et le savoir-faire technique disponibles peuvent servir à
accroître la prévention parasismique et la résistance
aux vents des maisons et des ponts, à émettre des
alertes précoces aux volcans et cyclones et à mettre
en place une réponse de la communauté spécifique
à de telles alertes.
Au
cours des quatre dernières décennies, le savoir scientifique
en matière d'ampleur et de répartition dans le temps
et dans l'espace des risques naturels, et les moyens technologiques
permettant d'y faire face, se sont largement généralisés.
Les avancées spectaculaires dans la compréhension
des causes et des caractéristiques propres aux phénomènes
naturels, ainsi que dans les techniques permettant de résister
à leur puissance furent présentées, au milieu
des années 80, par un chercheur éminent, le Dr. Frank
Press, comme la raison d'être du lancement de la Décennie
internationale consacrée à juguler de manière
significative les conséquences des risques naturels.
La
Résolution de l'Assemblée générale des
Nations Unies ayant donné lieu à la proclamation de
l'Année internationale de la physique, a fait appel à
des efforts concertés, au niveau mondial, en vue d'utiliser
les connaissances scientifiques et technologiques disponibles, agrémentées,
si besoin est, des connaissances nouvelles, soutenant ainsi l'adoption
et la mise en uvre de politiques gouvernementales de prévention
des catastrophes. La Stratégie internationale de prévention
des catastrophes fait suite à la Décennie et offre
à chaque pays un cadre lui permettant d'utiliser pleinement
les connaissances récentes en matière de lithosphère,
d'atmosphère, de biosphère, ainsi que le savoir-faire
dans la protection contre les catastrophes. Elle vise également
à mettre à profit les réalisations passées
pour planifier de manière efficace et novatrice en réponse
aux besoins potentiels des communautés à l'aune de
la sécurité.
Les
filières scientifiques et technologiques
La
science et la technologie nous aident à appréhender
les mécanismes sous-jacents aux aléas naturels d'origine
atmosphérique, géologique, hydrologique ou biologique,
et à analyser la mutation de ces risques en catastrophes.
Les connaissances scientifiques dans le domaine des forces brutes
de la nature relèvent d'une approche factuelle bien ordonnée,
fondée sur des analyses, des expériences et l'observation
des inondations, des tempêtes violentes, des tremblements
de terre, des glissements de terrain, des éruptions volcaniques
et des tsunamis, ainsi que de leurs effets réciproques avec
les populations.
Les
filières scientifiques et technologiques concernées
comprennent les sciences fondamentales et de l'ingénieur,
les sciences naturelles, sociales et humaines et trouvent un écho
dans les milieux à risques naturels qu'abordent l'hydrologie,
la géologie, la géophysique, la sismologie, la volcanologie,
la météorologie et la biologie), ou les environnements
aménagés par l'homme, traités par les sciences
de l'ingénieur, des matériaux et l'architecture, ou
encore dans la sphère politique, qui ressort du domaine de
la sociologie, des lettres, des sciences politiques et de la gestion).
Prévention
(les moyens)
Bien
qu'il ne soit pas encore possible de prévoir les tremblements
de terre, il est de nos jours indéniablement beaucoup plus
facile d'établir des prévisions beaucoup plus précises
et de donner l'alerte de l'imminence d'un certain nombre de catastrophes.
L'alerte de violentes tempêtes ou d'éruptions volcaniques
donnée plusieurs heures, voire plusieurs jours à l'avance,
a permis d'épargner de nombreuses vies humaines et évité
des dégâts matériels considérables. Des
technologies modernes, visant à diminuer la vulnérabilité
aux aléas naturels de l'environnement naturel et aménagé
par l'homme, ainsi qu'à d'autres facteurs de la vie socio-économique,
ont été mises au point.
Grâce
au progrès réalisés dans le domaine des études
de conception et en génie de la construction, des bâtiments,
y compris de grands immeubles, des infrastructures essentielles
ou industrielles parasismiques, techniquement réalisables,
ont pu voir le jour. L'un des volets de ces percées technologiques
dans le domaine de la prévention des catastrophes peut ouvrir
la voie à une capacité accrue à contrôler
les catastrophes ou à en modifier le cours.
Des
solutions scientifiques et technologiques aux problèmes complexes
que suscitent les catastrophes doivent s'appuyer sur des réalités
sociétales, dans tous les sens du terme.
Il
est nécessaire que la science soit perçue comme un
maillon d'une chaîne d'initiatives allant de la conception
de la recherche interdisciplinaire à la diffusion des résultats
à divers groupes d'utilisateurs non spécialistes.
Dans le même esprit, les chercheurs devront partager la responsabilité
d'une évaluation et d'une gestion des risques rigoureusement
scientifiques avec les décideurs et autres parties prenantes.
Sans
la science et la technologie, et leur lien avec les autres filières,
le monde ne saurait rester indemne des catastrophes naturelles.
Grâce
à la science et à la technologie, les risques naturels,
ainsi que la manière d'éviter ou de juguler nombre
de leurs répercussions, nous sont déjà familiers.
Réussir à juguler les catastrophes de manière
significative est à notre portée.
Il
est temps, dorénavant, de passer à l'action dans le
cadre de
la Stratégie internationale de prévention des catastrophes.
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