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Cette
réunion fait suite aux deux réunions de coordination
qui se sont tenues respectivement du 3 au 8 mars au siège
de l'UNESCO à Paris et du 14 au 16 avril à Maurice.
Au cours de la première il avait été décidé
que le système se fonderait sur des systèmes nationaux
coordonnés entre eux, chaque État membre étant
chargé d'émettre les avis d'alerte sur son territoire
et chaque système national opérant dans le cadre de
la région. Elle recommandait de créer un groupe intergouvernemental
de coordination dont le secrétariat serait assuré
par la COI. L'installation de six nouveaux marégraphes en
Inde, en Malaisie, au Myanmar, au Sri Lanka et en Thaïlande
avait également été décidée en
mars, ainsi que la modernisation de 15 autres déployés
dans l'ensemble du bassin de l'océan Indien. L'installation
de sondes qui mesurent la hauteur de la colonne d'eau sur les grands
fonds océaniques est également à l'étude.
À Maurice le mois suivant, les pays ont réitéré
leur volonté d'établir, à court terme, dans
l'océan Indien ce système d'alerte rapide aux tsunamis
et de s'employer, à plus long terme, à créer
un système mondial d'alerte à tous les risques naturels.
Les pays riverains de l'océan Indien ont été
priés d'évaluer leurs besoins concernant le système
d'alerte aux tsunamis avant de planifier leurs stratégies
nationales.
Dix-huit pays ont, depuis lors, demandé à la COI de
les aider à effectuer ces évaluations. En conséquence,
des équipes mixtes d'experts de la COI, de l'OMM et de la
Stratégie internationale des Nations unies pour la réduction
des catastrophes naturelles parcourent la région, depuis
la fin mai jusqu'en août. Les évaluations permettront
de dresser les plans des systèmes au niveau national aussi
bien que régional et de faciliter, pour les donateurs, la
coordination des diverses formes d'assistance demandée en
matière d'instruments techniques, de canaux de communication
ou de programmes de sensibilisation du public.
Les donateurs nationaux présents à la réunion
de Maurice, parmi lesquels la Belgique, la Finlande et la Norvège,
ont promis d'ajouter quelque 5 millions de dollars à leurs
engagements antérieurs pour le système des tsunamis.
Plusieurs autres, comme l'Australie, la France, l'Italie, le Japon,
l'Allemagne et les Etats-Unis, ainsi que la Commission européenne
ont également réaffirmé leur décision
d'accroître leur assistance financière dès lors
que les projets auront été précisés.
De nombreuses études sont en cours pour évaluer avec
précision la magnitude du tremblement de terre du 26 décembre.
Elle se situerait entre 9,0 et 9,3 ; il faudra plusieurs mois pour
que l'on parvienne à un consensus à ce sujet. La difficulté
vient en partie du fait que les mesures ont été effectuées
avec des appareils - sismomètres modernes et données
haut débit enregistrées - qui n'existaient pas il
y a 40 ans.
Le 31 mars, des scientifiques ont, par exemple, publié dans
Nature un article dans lequel ils réévaluent à
la hausse la magnitude du séisme de décembre, en lui
donnant une valeur de 9,3, qui n'est dépassée que
par le séisme enregistré en 1960 au Chili. Sidao Ni,
de l'Université de science et de technologie de Chine d'une
part, Hiroo Kanamori et Don Helberger, de l'Université de
technologie de Californie (É.-U.) d'autre part, affirment
dans Nature que le séisme de décembre a été
si puissant qu'il a fait basculer l'ensemble de la zone de rupture
le long d'une faille de 12 000 km, ce qui a libéré
les contraintes accumulées en raison de la subduction de
la plaque indienne sous la plaque birmane. Ils estiment qu'il "
n'existe pas, dans l'immédiat, de risque qu'un tsunami similaire
se produise sur ce secteur de limite de plaque ".
Leur analyse semble avérée par le fait que le séisme
du 28 mars survenu au large de Sumatra, le long de la même
faille qu'en décembre, n'a pas donné lieu à
un tsunami alors qu'il avait une magnitude de 8,7. L'île de
Nias a payé le plus lourd tribut à cette réplique
- la plus forte depuis le séisme de décembre - qui
a fait au moins 300 victimes et saccagé autant de maisons.
De graves dégâts ont également été
observés sur l'île voisine de Simeulue. Le séisme
a été ressenti en Indonésie, en Malaisie, à
Singapour et en Thaïlande où il a atteint la latitude
de Bangkok.
Pour en savoir plus : http://ioc.unesco.org/indotsunami
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