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S. Schneegans, Rédactrice
en chef
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SOMMAIRE
NOUVELLES DU SOMMET
p 2 - L'UNESCO et Johannesburg
ACTUALITÉS
p 6 - Les Etats membres célèbrent la première
Journée mondiale de la science
p 7 - Feu vert pour SESAME
p 8 - Le programme CUBES scelle un partenariat entre
l'UNESCO et l'Université de Columbia
p 9 - Forte augmentation du montant du Prix pour les
femmes et la science
p 9 - Les petites îles font entendre leurs voix
p 9 - Création d'une chaire UNESCO dans le domaine
des sciences
INTERVIEW
p 10 - Maciej Nalecz parle du projet de programme international
relatif aux sciences fondamentales
HORIZONS
p 12 - Mais où sont passées les plages
dantan ?
p 15 - Les cultures à grande échelle protègent
la biodiversité de l'Himalaya
EN BREF
p 16 - Calendrier
p 16 - Vient de paraître
p 16 - Organes directeurs
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«La
maison brûle»
Le
lancement de Planète Science s’inscrit dans la nouvelle stratégie
de communication du Secteur des sciences exactes et naturelles
de l’UNESCO. Ce bulletin trimestriel vise à intéresser le
public aux préoccupations de l’UNESCO et à l’inviter à en
débattre, en rendant l’information accessible et attrayante.
J’espère que cette initiative rendra un nouveau service à
tous ceux qui suivent avec intérêt les programmes scientifiques
de l’UNESCO.
Le
domaine de la communication bénéficie d’autres nouveautés
: le portail de l’UNESCO sur les sciences 1 et des portails
plus spécialisés, comme ceux sur l’eau 2 et sur les océans
3.
Publié
sur le Web, Planète Science est également distribué dans les
bibliothèques dépositaires du monde entier, les ministères,
les 188 commissions nationales pour l’UNESCO et auprès des
partenaires de l’UNESCO dans les communautés intergouvernementales
et non gouvernementales.
Ce premier numéro de Planète Science est publié dans le sillage
du Sommet mondial pour le développement durable, qui s’est
tenu à Johannesburg (Afrique du Sud) du 26 août au 4 septembre.
«
La maison brûle et nous regardons ailleurs » a sermonné le
Président français Jacques Chirac dans son allocution au Sommet.
S’il fait froid dans le dos, le discours est approprié. En
effet, pendant les dix années qui ont suivi l’adoption par
la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le
développement (CNUED) à Rio de Janeiro de conventions sur
le changement climatique et la biodiversité, l’état de la
planète s’est détérioré dans des proportions dramatiques :
selon un reportage récent de la BBC, en 1999, l’activité humaine
absorbait 120 % de la capacité de production de la planète.
Les délégations nationales au Sommet avaient pour mission,
ardue mais essentielle, d’ériger les trois piliers du développement
durable (social, économique et environnemental) dans un Plan
de mise en œuvre en 153 points.
Je suis convaincu que le Sommet a réussi à instiller un sentiment
d’urgence dans les esprits les plus satisfaits. A ceux qui
prétendent que le Plan de mise en œuvre manque de substance,
je signalerai plusieurs objectifs ambitieux retenus par les
gouvernements. Des calendriers ont été fixés, par exemple,
pour freiner l’appauvrissement de la biodiversité et diminuer
de moitié la proportion de ceux qui n’ont accès ni à l’eau
ni à des installations sanitaires, autant de tâches qui s’inscrivent
dans des axes d’étude des programmes scientifiques de l’UNESCO.
La recommandation en faveur de la proclamation d’une Décennie
consacrée à l’éducation pour le développement durable a aussi
de profondes répercussions pour l’UNESCO. L’article de tête
du présent numéro rend compte de la contribution de l’UNESCO
au Sommet et examine les conséquences de ses résultats pour
l’Organisation.
Seul
le temps dira si les menaces que font planer la pauvreté croissante
et la dégradation galopante de l’environnement ont suscité
une prise de conscience véritable et « durable » de l’avenir
de notre planète. Seul le temps dira si les participants au
Sommet ont entendu la mise en garde lancée par un jeune orateur
: « nous n’avons pas d’autre planète où aller ».
Au
moment où Planète Science est mis sous presse, les Etats-Unis
d’Amérique viennent d’annoncer leur retour parmi les membres
de l’UNESCO après une absence de 18 ans. Il me tarde d’accueillir
chaleureusement nos partenaires américains et de voir les
immenses ressources scientifiques des Etats-Unis, pays qui
contribue à lui seul à plus du tiers des activités mondiales
de recherche et de développement, jouer un rôle actif et sans
réserve dans le programme des sciences de l’UNESCO.
Enfin
et surtout, j’accompagne de tous mes vœux la Journée mondiale
de la science au service de la paix et du développement, qui
est célébrée pour la première fois le 10 novembre.
W. Erdelen
Sous-directeur général pour les sciences exactes et naturelles
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