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PLANÈTE SCIENCE (Juillet - septembre 2006)

ÉDITORIAL

Planète science en juillet
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S. Schneegans
, Editor

 

SOMMAIRE

PLEINS FEUX SUR
p 2 - Les marées rouges

ACTUALITÉS
p 8 - Une politique scientifique pour le Liban
p 9 - Une mallette invite les élèves à découvrir les terres arides
p 9 - L'homme, plus que le tsunami, menace les récifs coralliens
p 10 - Chaire UNESCO en sciences de la terre pour le Nigéria
p 11 - Une Fédération des sociétés africaine de chimie
p 12 - Le système d'alerte du Pacifique mis à l'épreuve
p 13 - Lancement du Fonds africain du patrimoine mondial
p 13 - L'UNESCO condamne les violences contre les universitaires irakiens

INTERVIEW
p 14 - Hans van Ginkel présente une cellule de réflexion au sein des Nations Unies

HORIZONS
p 17 - Utiliser le soleil pour étancher leur soif
p 20 - Des satellites à la rescousse des tombes gelées de Sibérie

EN BREF
p 24 - Calendrier
p 24 - Vient de paraître

Sauver des civilisations disparues

Si l'on demandait au public de citer le plus grand exploit accompli par l'UNESCO depuis sa création, il y a 60 ans, combien de personnes répondraient " Abou Simbel " ? Vers la fin des années 1950, la situation désespérée de ces temples vieux de 3 000 ans a enflammé l'imagination du public. Abou Simbel et 22 autres temples et tombes nubiennes risquaient de disparaître sous les eaux du lac Nasser créé par la construction du haut barrage d'Assouan. Les gouvernements de l'Egypte et du Soudan demandèrent l'aide de l'UNESCO qui mit alors sur pied la plus vaste campagne internationale jamais entreprise pour sauvegarder un patrimoine archéologique.

Le déplacement des temples nubiens exigea beaucoup d'ingéniosité. On découpa les temples, décorés d'admirables sculptures, en blocs que l'on numérota avant de les transporter et de les assembler à nouveau, comme les pièces d'un puzzle : 37 000 blocs rien que pour les temples de Philae. Le grès d'Abou Simbel était par endroits si friable qu'il fallut y injecter de la résine synthétique pour l'empêcher de s'effriter sous les dents de la scie. La falaise rocheuse dans laquelle se nichait Abou Simbel dut être enlevée et un versant artificiel fut construit quelque 180 m en retrait et au-dessus du lieu d'origine. Abou Simbel en était encore au stade du démantèlement lorsque les eaux commencèrent à monter, si bien que les ingénieurs durent se précipiter pour ériger une digue de protection, à la suite d'une étude géologique entreprise en urgence.

La sauvegarde des temples de Nubie fut certes un exploit culturel, mais aussi un exploit de la science et de l'ingénierie. Ce ne fut d'ailleurs ni la première ni la dernière fois que scientifiques et ingénieurs contribuèrent à sauvegarder la mémoire des civilisations disparues. Les méthodes ont, évidemment, évolué depuis les années 1960. Le développement de l'imagerie satellitaire, par exemple, assorti des clauses d'utilisation équitable autorisant largement le partage de cette technologie, a révolutionné des domaines aussi divers que la météorologie, l'écologie, l'océanographie
physique et… l'archéologie.

Actuellement, l'UNESCO fait appel à la technologie spatiale pour venir à la rescousse d'un autre trésor archéologique, les tombes gelées de Sibérie. Ces tombes offrent des aperçus inespérés sur la culture disparue des Scythes. Préservées par le pergélisol depuis 2 500 ans, elles sont éparpillées sur les monts Altaï, qui se situent à cheval sur la Chine, le Kazakhstan, la Mongolie et la Russie. Ces tombes recèlent des corps si bien conservés par le gel que même les tatouages sont souvent intacts.

Nous allons suivre, dans ce numéro, le déroulement de ce projet alors que la NASA a rejoint l'UNESCO et l'Agence spatiale européenne dans l'Open Initiative qui s'efforce de protéger des sites naturels et culturels grâce à la technologie spatiale. La NASA fournit à l'Université de Gand, en Belgique, l'imagerie satellitaire dont celle-ci a besoin pour dresser la première carte de l'ensemble des tombes et de la topographie.

Tout comme à Abou Simbel, les scientifiques font la course contre la montre : le changement climatique fait dégeler le sol qui protégea les tombes. Les personnes chargées de leur conservation dans les quatre pays ont besoin de savoir à quelle vitesse reculent les glaciers de l'Altaï afin de peaufiner leur stratégie de sauvegarde des tombes. C'est aussi par l'observation continue du changement climatique dans l'Altaï que le projet compte leur apporter des réponses.

 

W. Erdelen
Assistant Director-General for Natural Sciences

 

 

 

 

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Mise à jour : 13/08/2007