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Message
de M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de
lUNESCO
à loccasion de la
JOURNEE MONDIALE DE LA SCIENCE
AU SERVICE DE LA PAIX ET DU DEVELOPPEMENT
10 novembre 2005

©
UNESCO/Niamh Burke
Chaque
année, la Journée mondiale de la science au service
de la paix et du développement nous offre loccasion
daccorder une attention particulière à la contribution
de la science au développement durable et à lamélioration
des perspectives de paix. De lagriculture à la médecine,
des énergies renouvelables à la gestion de leau,
les progrès scientifiques et technologiques jouent un rôle
clé dans le développement social et économique,
où ils trouvent des applications très variées.
Bien
entendu, limportance de la science ne doit pas reposer uniquement
sur la valeur de la recherche et de la connaissance en soi. En effet,
elle tient également à la capacité de celles-ci
de satisfaire les besoins de la société et à
leur efficacité face à ces besoins et aux objectifs
macroéconomiques définis par les gouvernements. Il
sagit là dun défi aux plans national et
international.
Si
les objectifs de la science nont pas fondamentalement changé,
les besoins sociaux ont, eux, beaucoup évolué. De
nos jours, la science doit relever des défis complexes qui
sont dampleur et de nature mondiales. Elle doit affronter
des problèmes immenses et difficiles qui ne peuvent être
traités que moyennant des efforts conjoints. La science est
par essence une entreprise collective, ses progrès sont généralement
dus à la motivation et à la persévérance
déquipes de recherche quaux découvertes
de personnalités exceptionnelles. La coopération est
au cur du travail scientifique.
En
cette Journée mondiale de la science au service de la paix
et du développement, je souhaite insister cette année
sur limportance cruciale de la coopération Sud-Sud
en matière de science et de technologie. Cette coopération
est peut-être plus importante aujourdhui que jamais
et il faut donc continuer à la soutenir et à lencourager.
La coopération Sud-Sud est porteuse de promesse et de la
possibilité de créer dans les pays du Sud une masse
critique de scientifiques et de technologues hautement qualifiés
et inventifs, qui soient formés à traiter les problèmes
dimportance primordiale pour les populations du Sud. Grâce
à léchange de travaux de recherche et de formations
aux liaisons et à la mise en réseau entre institutions,
la coopération Sud-Sud peut contribuer à la création
dune culture professionnelle dexcellence entre scientifiques
qui travaillent dans leur pays où leur contribution est indispensable.
En
outre, la coopération Sud-Sud dans le domaine de la science
et de la technologie offre de réelles occasions de promouvoir
le développement et la paix. Les expériences de développement
au Sud sont riches et variées. Parce quils ont des
points communs au plan historique et géographique ou bien
parce que les défis quils ont à relever en matière
de développement sont semblables, les pays du Sud ont dimportantes
leçons à partager concernant les difficultés
quils ont affrontées et les résultats positifs
auxquels ils sont parvenus. Le dialogue et la collaboration scientifiques
sont en outre des mécanismes vitaux pour créer des
intérêts réciproques et une compréhension
mutuelle entre les peuples. LUNESCO considère depuis
longtemps que la promotion de la cause de la paix par la coopération
scientifique internationale et par la coopération Sud-Sud
est et continuera à être un aspect important de ce
travail.
Aujourdhui,
la promotion et lutilisation par lUNESCO des modalités
de coopération Sud-Sud figurent dans le programme UNITWIN
et chaires UNESCO, par exemple. En outre, le recours à la
coopération Sud-Sud ainsi que Nord-Sud est au cur du
Programme international relatif aux sciences fondamentales (PISF),
qui est axé sur le renforcement des capacités scientifiques
et sur le transfert et le partage de lexcellence et de linformation
scientifiques.
En
cette Journée mondiale 2005 de la science au service de la
paix et du développement, lUNESCO appelle tous ceux
qui participent à lentreprise scientifique à
réaffirmer leur engagement de bâtir un monde pacifique,
prospère et équitable grâce à la science
et à concrétiser cet engagement par la coopération
internationale et des activités menées en collaboration.
Souhaitons que les scientifiques développent, par la coopération
Sud-Sud en particulier, des rapports de solidarité et dentraide
qui apporteront des bénéfices concrets et quils
soient aussi pour dautres des modèles à suivre.
Koïchiro
Matsuura
Message
du
Directeur général de l'UNESCO
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