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SPOLITIQUES SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES EN VUE DES
PROGRAMMES DE DEVELOPPEMENT DURABLE

La Conférence générale autorise le Directeur général à

(a) (a) mettre en œuvre le plan d’action correspondant à ce sous-progamme afin :

i. d’élaborer des instruments, des méthodologies, des orientations et des normes de prise de décisions en matière de politique scientifique, s’agissant en particulier d’inventorier le potentiel scientifique national, de préparer les programmes et budgets relatifs aux demandes de financement de projets de recherche-développement, de mener des activités de prévision, prospective et réglementation technologiques, ainsi que d’échanger les informations et données requises pour décider des politiques scientifiques ;/blockquote>
ii. d’analyser les systèmes nationaux relatifs aux sciences et aux innovations en s’inspirant d’expériences issues de différents contextes économiques et culturels afin de proposer les meilleures pratiques et de renforcer et réformer ces systèmes ;

iii. de fournir des services consultatifs aux Etats membres (en particulier en Afrique et dans les petits Etats insulaires en développement) pour la formulation et l’application de politiques scientifiques et technologiques aux niveaux national, sous-régional et régional, afin d’accroître et de mobiliser les ressources scientifiques et technologiques en faveur du développement durable et de la paix ;

iv. d’aider les petits Etats insulaires en développement (PEID) à obtenir un soutien aux niveaux consultatif, programmatique et financier afin de mettre en œuvre la Stratégie de Maurice pour le développement durable des PEID ;

v. de mettre au point des stratégies pour renforcer l’éducation en vue du développement durable, en accordant une attention particulière aux besoins des PEID et à leurs capacités endogènes, y compris aux valeurs et savoirs locaux et autochtones, en pensant en particulier à la contribution de l’éducation formelle et non formelle à la Décennie des Nations Unies pour l’éducation en vue du développement durable ;

vi. de renforcer les capacités des communautés à recenser, gérer et mobiliser les connaissances locales et autochtones afin d’adapter les actions de développement durable et la gestion des ressources naturelles aux exigences et besoins locaux ;

vii. de promouvoir des démarches participatives en matière de formulation de politiques scientifiques grâce à la participation de tous les partenaires au sein de forums régionaux et sous-régionaux sur les politiques scientifiques afin d’accroître le soutien du public à la recherche civile et de garantir la pertinence de celle-ci pour la société ;

viii. de promouvoir la participation active des femmes dans le domaine de la science et de la technologie, et de faire en sorte que les objectifs d’égalité des sexes et d’autonomisation des femmes soient pris en compte et pleinement reflétés dans la formulation des politiques scientifiques et technologiques nationales pour le développement durable, en particulier en Afrique et dans les petits Etats insulaires en développement ;

ix. de promouvoir la participation active des jeunes chercheurs à l’élaboration des politiques scientifiques et technologiques par l’octroi d’un soutien à l’Académie mondiale des jeunes scientifiques, parrainée par l’UNESCO ;


(b) à allouer à cette fin un montant de 2 163 100 dollars pour les coûts de programme et de 23 800 dollars pour les coûts indirects de programme au Siège.


Approches stratégiques. La CMS et le SMDD ont reconnu que les politiques scientifiques et technologiques sont des outils fondamentaux si l’on veut instaurer un développement durable. A cette fin, il a été recommandé d’aider les pays en développement à intégrer les priorités du développement durable dans leurs politiques nationales concernant les sciences, les technologies et l’innovation. L’UNESCO encouragera les bonnes pratiques en matière de planification stratégique des sciences et des technologies et d’évaluation de la recherche-développement, et donnera des avis aux gouvernements sur les politiques scientifiques et technologiques ainsi que sur la mise en place et la réforme des systèmes nationaux dans le domaine des sciences, des technologies et de l’innovation. On mettra l’accent sur les besoins de l’Afrique dans le cadre du NEPAD, et sur les petits Etats insulaires en développement (PEID). Un processus participatif sera encouragé, en faisant davantage appel aux forums composés de commissions parlementaires scientifiques, comprenant également des chercheurs et des représentants des secteurs privé et public, des médias et de la société civile. L’UNESCO fera valoir que les politiques scientifiques doivent aussi viser la parité entre hommes et femmes et l’autonomisation des femmes en améliorant l’accès de celles-ci à l’enseignement scientifique et en soutenant les réseaux de femmes scientifiques et ingénieurs. La production d’indicateurs ventilés par sexe des sciences et technologies utiles pour l’élaboration des politiques sera entreprise en coopération avec l’ISU. L’UNESCO encouragera la coopération entre l’université et l’industrie grâce à des partenariats nationaux et régionaux ainsi que des réseaux virtuels de laboratoires et d’universités, et en favorisant la recherche sur les tendances de l’exode des cerveaux et sur des mesures visant à améliorer la constitution de réseaux avec des scientifiques à l’étranger
(Axe d’action 1)
.

Comme suite à la Réunion internationale organisée afin d’examiner l’application du Programme d’action pour le développement durable des petits Etats insulaires en développement (Maurice, janvier 2005), une attention particulière sera accordée à l’application de la Stratégie de Maurice destinée à assurer la poursuite de l’exécution du Programme d’action pour le développement durable des PEID. Comme il ressort de la Déclaration de Maurice, les petits Etats insulaires continuent de justifier une aide spécifique en faveur du développement durable et de la diversité, y compris par des transferts de technologies, le renforcement des capacités et le développement des ressources humaines. L’UNESCO continuera à appliquer une stratégie qui associe les techniques traditionnelles et nouvelles d’information et de communication et le renforcement des capacités endogènes insulaires. Afin de favoriser les capacités endogènes insulaires et de protéger les diversités, un renforcement budgétaire est prévu pour des activités visant l’éducation au développement durable des petites îles, les méthodes formelles et non formelles d’éducation et les capacités de formation ainsi que la conservation et la surveillance de la diversité biologique
(Axe d’action 2).
.

Le CMS a souligné que les articulations et les interactions entre systèmes de connaissances scientifiques et autochtones étaient une question de la plus haute importance pour l’accès aux ressources naturelles, leur utilisation, leur conservation et le partage des bénéfices qui en découlent – et donc pour le développement durable. La prise en considération des savoirs locaux et autochtones permet d’établir des processus de développement durable et de gestion des ressources naturelles qui se fondent sur l’équité et la pertinence sociales, le sentiment d’appartenance et les systèmes de valeurs locaux, des partenariats institutionnels solides et la reconnaissance du prix de la diversité aussi bien culturelle que biologique. Une attention particulière sera accordée au rôle central des femmes en tant que dépositaires de systèmes distincts et complémentaires de savoirs locaux, et à la nécessité d’accorder une importance accrue à la transmission des savoirs aux jeunes par les anciens. Cette démarche intégrée, qui reconnaît l’importance de la construction des capacités, sur la base des systèmes écologiques et socioculturels locaux, qu’il s’agisse des petites îles ou des communautés autochtones, constitue également un terrain fertile pour des contributions à la Décennie des Nations Unies pour l’éducation en vue du développement durable. Un renforcement budgétaire est prévu pour développer les savoirs locaux et autochtones des PEID en rapport avec le développement durable
(Axe d’action 3).
.


Axe d’action 1. Promotion de la concertation et du renforcement des capacités pour la formulation des politiques dans le domaine des sciences, des technologies et de l’innovation
Résultats escomptés à la fin de l’exercice
  • Amélioration de la formulation des politiques et stratégies scientifiques et technologiques et perfectionnement des mécanismes y afférents
Indicateurs de performance
- textes d’orientation et dossiers d’information préparés
- indicateurs de science et de technologie élaborés
- cpays adoptant des politiques scientifiques et technologiques, spécialement orientées vers la lutte contre la pauvreté
  • o indicateur de référence : huit pays
- spécialistes de l’élaboration des politiques formés
- chaires UNESCO créées/renforcées
  • Simplification par les universités de l’accès aux connaissances sur les questions de science, de technologie et d’innovation
Indicateurs de performance :
- - libre accès aux données/informations figurant dans l’Encyclopédie des systèmes de soutien de la vie (EOLSS)
- universités ayant accès à l’EOLSS et l’utilisant, en particulier dans les PMA
  • Promotion de la gouvernance participative des systèmes nationaux et régionaux de science et de technologie
Indicateurs de performance :
- des politiques scientifiques aux niveaux sous-régional, régional et international
- spartenaires participant à ces forums
- textes d’orientation sur la gouvernance participative
  • Intensification de la coopération régionale entre scientifiques
Indicateurs de performance :
- - lancement de projets de coopération entre scientifiques au Moyen-Orient
- démarrage de l’Organisation israélo-palestinienne pour la science
- mise en place de réseaux scientifiques en Europe du Sud-Est
  • Indicateur de référence : trois réseaux
  • Amélioration de la compréhension du rôle des sciences comme vecteur du patrimoine commun et de la coopération.
Indicateurs de performance
- sur l’éthique des sciences (avec le grand programme III)
- sensibilisation accrue à l’histoire des sciences
  • Indicateur de référence : organisation d’une exposition internationale
- partenariats pour des activités de promotion créés

Axe d’action 2. Coopération entre les îles et les régions pour un développement durable des petits Etats insulaires en développement (PEID)
Résultats escomptés à la fin de l’exercice
  • Définition des priorités correspondant aux besoins de développement durable des PEID
Indicateur de performance :
- définition de priorités reposant sur des observations factuelles pour répondre aux besoins de développement durable
  • Indicateur de référence : au moins une analyse nationale ou multipays achevée dans chaque région de petites îles
  • Elaboration de stratégies pour définir des voies de développement durable dans les PEID
Indicateurs de performance :
- pays adoptant des voies nationales de développement durable
  • Indicateur de référence : au moins un pays dans chaque sous-région du Pacifique et des Caraïbes
- projets interinsulaires mis au point pour l’application de stratégies régionales
  • Indicateur de référence : un projet interinsulaire
  • Intensification du partage des connaissances sur l’environnement entre PEID, y compris entre régions
Indicateurs de performance :
- réseaux d’universités et de forums Internet intra et interrégionaux mis en place
- nombre d’universités participant à des réseaux
- intensité des échanges et du partage des connaissances
  • Renforcement de l’éducation pour le développement durable dans les PEID en s’appuyant sur la recherche-action et les savoirs locaux
Indicateurs de performance :
- lancement de projets de recherche sur de nouveaux outils et méthodes pédagogiques
  • Indicateur de référence : au moins deux projets
- élaboration et exécution de projets pédagogiques
  • Indicateur de référence : au moins un projet dans chacune des régions de petites îles du Pacifique et des Caraïbes

Main line of action 3. Local and indigenous knowledge systems for sustainable development and natural resource management
Expected results at the end of the biennium
  • Community capacities to record, manage and mobilize local and indigenous knowledge strengthened.
Performance indicators:
- training activities carried out;
- on recording, managing and mobilizing local and indigenous knowledge undertaken.
  • Role of local and indigenous knowledge in assessment and mitigation of environmental and social consequences of climate change, natural disasters and development highlighted.
Performance indicators:
- study on role of indigenous knowledge for the assessment of impacts from diverse sources of change:
  • Benchmark: at least one case study;
- Partnerships and networks established to learn lessons and build awareness.
  • Relevance of local and indigenous knowledge on education for sustainable development in SIDS documented.
Performance indicators:
- assessments/workshops conducted in local schools:
  • Benchmark: at least two assessments/workshops;
- pedagogical tools/methods developed for formal and non-formal education:
  • Benchmark: three quality modules produced.

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