Retour Page d'accueil de la Conférence mondiale sur la science

 

LUXEMBOURG

Contribution de la Délégation luxembourgeoise

au FORUM III

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Un des éléments marquants du siècle qui est en train de s’achever est le changement profond que notre vie quotidienne a connu surtout au cours des trente dernières années grâce à une longue suite d’exploits scientifiques et de révolutions technologiques. Les avantages que l’humanité a su tirer de ces découvertes sont sans précédent dans l’histoire de l’espèce humaine et jamais ces découvertes n’ont promis un plus grand essor matériel qu’elles ne le font aujourd’hui. Néanmoins le rythme auquel elles se succèdent, leurs impacts immédiats et surtout leurs répercussions possibles à long terme sont source de préoccupation.

Cette Conférence Mondiale sur la Science vient à point nommé dans la mesure où elle nous oblige à évaluer les défis nouveaux et à envisager les stratégies pour réussir l’avenir.

Au nom du gouvernement luxembourgeois j’ai l’honneur et le plaisir de remercier et de féliciter l’UNESCO et l’ICSU de l’initiative de l’organisation conjointe de cette conférence mondiale.

Je voudrais également remercier le gouvernement hongrois d’avoir accueilli cette importante conférence dans cette cité merveilleuse de Budapest.

Pour que les apports de la science puissent être valorisés à l’échelle mondiale de nouveaux efforts doivent être déployés afin que tous les pays du monde puissent participer à des efforts de recherche fondés sur la collaboration et aux transferts de compétence qui s’en suivent.

En tant qu’Etat à couverture géographiquement limitée, qui connaît par ailleurs l’exode des compétences, le Luxembourg est conscient des avantages de la coopération régionale et internationale pour la consolidation du dispositif national de la recherche. La création récente au Luxembourg d’un Fonds National de la Recherche, dont une des missions essentielles sera la promotion de la participation luxembourgeoise aux programmes européens et internationaux, constitue un premier pas dans cette direction.

Il est établi qu’il ne peut y avoir de développement socio-économique sans la science et ses applications. Les gouvernements, de concert avec le secteur privé, devront augmenter l’investissement dans la recherche et les sciences afin de soutenir la mise en place d’une capacité scientifique et technologique adéquate dans tous les pays du globe. Plutôt que de se focaliser sur des problèmes à court terme et à petite échelle, la coopération scientifique et technologique internationale devrait se porter davantage sur la résolution de problèmes à plus long terme et de plus grande échelle, problèmes notamment de protection des ressources naturelles, du maintien de la biodiversité et du développement durable, problèmes qui intéressent tous les pays.

Pour répondre aux attentes de la société à cet égard, la science doit devenir plus multi-disciplinaire et la collaboration et l’intégration entre les sciences naturelles, d'une part, et les sciences sociales, d'autre part, doit être promue.

Une importance particulière revient dans ce contexte à l’éducation scientifique. Il faudra donc développer en priorité la culture scientifique de base ce qui permettra de démystifier la science et d’intéresser un plus grand nombre de jeunes gens à celle-ci.

Des efforts particuliers sont nécessaires en vue d’animer les jeunes filles à envisager des carrières scientifiques et technologiques et de leur permettre ainsi de participer aux décisions relatives à la science.

Le renforcement de l’éducation scientifique permettra aussi de parvenir à une meilleure perception de la science par la société. Au sein du public on note en effet une certaine méfiance de la science et de la technologie. Il s’agira de changer cette attitude par une meilleure communication scientifique, notamment par le biais des médias de masse, et surtout par le développement d’une véritable culture de dialogue entre les scientifiques, le public et les décideurs politiques.

Les développements récents en matière de biotechnologie moléculaire et de génie génétique ont suscité des préoccupations sérieuses auprès du public, questions auxquelles il faudra rapidement trouver des réponses. Une action coordonnée doit être menée au niveau international en vue de veiller à ce que les développements scientifiques et les applications technologiques futurs soient justifiés, tant sur le plan éthique que sur le plan social. L’UNESCO a un rôle important à jouer à cet égard.

Monsieur le Président, cette conférence aborde les questions les plus actuelles de l’orientation future de l’activité scientifique. Elle jette en même temps les bases pour les réponses à celles-ci. Je me réjouis de vous confirmer que le Luxembourg souscrit aux recommandations de la Déclaration sur la science et l’utilisation du savoir scientifique. Il tâchera d’apporter sa contribution à la réalisation des actions définies dans le Projet d’Agenda pour la Science.

 

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Pour de plus amples informations, veuillez contacter: decker@men.lu

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