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Présentation globale

Parties concernées  / Réalisation  / Programme / Résultats  / Suivi  / Contact

 

La science, puissant outil de compréhension du monde dans lequel nous vivons, peut également avoir d'immenses retombées positives directes sur le développement socio-économique et la qualité de la vie. Les avancées scientifiques des 50 dernières années ont révolutionné les secteurs de la santé, de la nutrition et de la communication ; la constante accélération du progrès scientifique promet d'accroître encore à l'avenir le rôle de la science.

L'humanité n'en demeure pas moins confrontée à des problèmes d'ampleur planétaire dont beaucoup - la dégradation de l'environnement, la pollution et les changements climatiques par exemple - trouvent leur origine dans la mauvaise gestion des ressources naturelles ou dans des modes de production et de consommation non viables à long terme. Même si la technologie mise en cause dans ces problèmes peut être considérée comme issue de la science, nous ne pouvons espérer les résoudre à moins de faire en temps utile un usage judicieux de la science.

Pourtant, en dépit des possibilités qu'elle offre à tous, la science se heurte elle-même aujourd'hui à un manque de confiance et d'investissement (outre des dilemmes d'ordre éthique) qu'elle ne pourra surmonter que si la communauté scientifique, le monde des affaires, les gouvernements et le grand public parviennent, par le débat, à trouver un terrain d’entente sur la science et les services qu'elle doit rendre à la société, et prennent pour les années à venir un nouvel engagement en sa faveur.

En organisant, du 26 juin au 1er juillet 1999 à Budapest (Hongrie), une Conférence mondiale sur la science pour le XXIe siècle : un nouvel engagement, l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et le Conseil international des unions scientifiques (CIUS), en coopération avec divers partenaires, ont offert à ce débat essentiel une tribune exceptionnelle pour la communauté scientifique et la société.

PARTIES CONCERNÉES    Back to contents

La Conférence s’est adressée, en les associant à ses travaux, aux gouvernements et institutions nationales, aux établissements d'enseignement et de recherche, à la communauté scientifique, à l'industrie, aux organisations scientifiques intergouvernementales (OIG) et non gouvernementales (ONG) ainsi qu'aux médias et au grand public. Tous ceux qui sont concernés par la science et par son rôle dans le développement de la société ont été encouragés à s'associer activement à tout le processus lié à la Conférence, même si la participation à la Conférence n’a été possible que sur invitation. Les institutions spécialisées du système des Nations Unies ainsi que les organisations gouvernementales et non gouvernementales s'intéressant directement à l'entreprise scientifique y ont joué un rôle particulier. Lors de la Conférence, les décideurs, les scientifiques et les représentants de la société en général, ont débattu ensemble des questions évoquées plus haut et des moyens qui pourraient susciter un engagement accru pour, et de la part de, la science.

RÉALISATION    Back to contents

La Conférence mondiale sur la science s’est inscrite dans un processus comprenant une phase préparatoire, les travaux de la Conférence proprement dite et un solide programme de suivi. L'UNESCO et le CIUS ont invité leurs nombreux partenaires à associer à ce processus leurs propres conférences, réunions et autres manifestations afin de faire mieux connaître la science et susciter un débat général dans le monde entier. Au total, 69 réunions organisées à travers le monde entre juin 1995 et juin 1999 ont été associées à la Conférence ; les organisateurs de 52 de ces réunions ont répondu à l’invitation de soumettre un rapport proposant des recommandations à la Conférence mondiale sur la science (voir Réunions associées). Un large éventail de scientifiques, décideurs et représentants du grand public a été ainsi en mesure d'apporter une importante contribution à la Conférence même s'il ne participait pas à son événement central.

De plus, la revue scientifique de renommée mondiale Nature a participé au déroulement de la Conférence en créant une page sur le web entièrement consacrée à la Conférence, source d’informations sur les événements préparatoires et forum où des personnes de pays industrialisés ou en développement ont pu faire part de leurs réflexions sur les thèmes proposés quotidiennement à Budapest.

PROGRAMME    Back to contents

Le Programme de la Conférence s’est déroulé dans le cadre de trois grands forums :

  • le Forum I s’est concentré sur un certain nombre de sujets scientifiques particulièrement importants et des débats ont été organisés sur une base transdisciplinaire ; il a traité des défis intellectuels, institutionnels et économiques que la science doit aujourd’hui relever ainsi que des vastes possibilités qu'elle offre de résoudre divers problèmes dans les années à venir ;

  • le Forum II a étudié les nombreuses relations entre la science et la société en général et examiné les besoins et les attentes de cette dernière, les questions d'éthique et de compréhension de la science par le public ;

  • le Forum III a porté sur le renforcement de l'engagement des gouvernements, des décideurs et d'autres partenaires en faveur de la science et sur les obligations de la communauté scientifique envers la société.

Les Forums I et II étaient composés de séances plénières où étaient présentées les grandes questions à débattre, suivies de réunions thématiques plus restreintes se déroulant en parallèle sur deux jours. Des documents de synthèse avaient été préparés par le CIUS (Science for the Twenty-First Century : Background Document), par le Comité permanent du CIUS sur la responsibilité et l’éthique de la science (Ethics and the Responsibility of Science) et par l’Académie des sciences du Tiers-monde (TWAS) et le Comité du CIUS sur la science et la technologie pour le développement (COSTED) (Science for Development in the South) afin de servir de base aux discussions des Forums I et II (Background documents).

Le Forum III consistait en une séance plénière où toutes les parties concernées par la science étaient invitées à donner leurs points de vue. Plus de 100 délégations et un grand nombre d’ONG et d’OIG ont pris la parole afin d’exposer leurs idées sur la science du XXIe siècle.

De plus, un Forum spécial des Programmes scientifiques internationaux dans les domaines de l’environnement et du développement durable   de l’UNESCO et du CIUS a été organisé. Plusieurs réunions régionales et d’autres événements ont eu lieu en marge du programme officiel de la Conférence afin de bénéficier de la présence de nombreux ministres, de personnalités et de scientifiques de renommée mondiale. Par exemple, une consultation des ONG impliquées dans le domaine scientifique a été organisée sur le site de la Conférence. La plupart de ces réunions (Parallel Meetings) devraient contribuer à donner un nouvel élan à la coopération régionale et sous-régionale.

Un grand nombre d’événements satellites ont été organisés par le Comité local hongrois d’organisation, comme le Forum international des jeunes scientifiques (23 et 24 juin 1999) qui a réuni 150 jeunes scientifiques et pré-scientifiques de 57 pays. Pendant la Conférence, ce Forum International a adopté le texte de la Déclaration des jeunes scientifiques contenant de nombreuses recommandations qui ont ensuite été incorporées dans les deux documents principaux de la Conférence (voir ci-après).

RÉSULTATS   Back to contents

Plus de 1800 délégués représentant 155 pays, 28 OIG et plus de 60 ONG internationales se sont inscrits à la Conférence mondiale sur la science, ainsi qu’environ 80 ministres de la science et de la technologie, de la recherche et de l’éducation. A peu près un délégué national sur quatre était une femme. Plus de 250 journalistes du monde entier ont couvert la Conférence, y compris une équipe de Nature qui a publié un communiqué quotidien durant les six jours de la Conférence.

La Conférence a offert l'occasion exceptionnelle d'une tribune mondiale qui a permis, au moment où nous entrons dans le XXIe siècle, l'élaboration d'un nouveau "contrat social" en faveur de la science. Les participants ont pu analyser l’état d’avancement de la science aujourd'hui et ses perspectives, quel a été son impact social et ce que la société peut en attendre. Ils ont également déterminé quels efforts devraient être entrepris afin de faire avancer la science de manière à répondre à ces attentes et aux défis du développement humain et social.

SUIVI   Back to contents

Le fondement de l’importance capitale du suivi de la Conférence dont sont chargés les partenaires et les membres de la communauté scientifique, y compris la communauté des chercheurs, les instances gouvernementales, les OIG, les ONG et le secteur industriel, repose sur les deux documents adoptés par la Conférence :

Bien que le suivi de la Conférence soit assuré par de nombreux partenaires qui agiront chacun dans leur domaine de compétence, l'UNESCO, en coopération avec le CIUS, servira de centre d'échange d'informations. A cette fin, il est demandé à tous les partenaires de tenir l'UNESCO informé des initiatives et des activités de suivi qu'ils auront entreprises. De leur côté, l'UNESCO et le CIUS développeront, avec les organisations compétentes du système des Nations Unies et les donateurs bilatéraux, des initiatives concrètes en faveur du renforcement de la coopération scientifique internationale.

L'UNESCO et le CIUS prépareront conjointement, au plus tard en 2001, un rapport analytique adressé aux gouvernements et aux partenaires internationaux sur les résultats de la Conférence, les modalités de suivi et les mesures à prendre ultérieurement.

 

Contact:    Back to contents
Secrétariat, Conférence mondiale sur la science, UNESCO
7, place de Fontenoy, 75352 PARIS, France
Télécopie : (33) 1 45 68 58 23, Courrier électronique : confsci@unesco.org

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