wcsentete.gif (10807 octets)

 

Femmes, sciences, ingénierie et technologie
Sydney, Australie, 1-5 décembre 1998

Résumé du Rapport

Priorités pour la science au  21ème siècle
en Asie-Pacifique

Sommaire
Préambule
Les Nations Unies, les femmes et la SIT en Asie–Pacifique
Contribution de l'APEC à la question "Femmes et SIT"
Enseignement scientifique dans la région Asie-Pacifique
– incidence de l'appartenance sexuelle
Questions-clé
Recommandations
Références
Contact

La "sexospécificité" désigne la manière dont les différences d'origine culturelle entre hommes et femmes entrent en interaction avec des pratiques scientifiques et technologiques historiquement et socialement différenciées, et les conséquences qui en résultent. Les cultures et les pratiques scientifiques et technologiques conditionnent les relations sociales entre les sexes et sont, en retour, conditionnées par elles. Ainsi, à travers leur évolution, la répartition des rôles entre les sexes, la science et la technologie influent mutuellement sur leurs devenirs historiques successifs

Rapport mondial sur la science (UNESCO, 1996)

Préambule    Retour sommaire

La Conférence UNESCO en Asie–Pacifique a été organisée dans le cadre de la préparation de la Conférence mondiale sur la science prévue en 1999 à Budapest. Les délégations des pays suivants ont assisté à la Conférence : Australie, Bangladesh, Chine, Corée (République de), Fidji, Inde, Indonésie, Japon, Kiribati, Laos (République démocratique populaire du), Malaisie, Nouvelle Zélande, Ouzbékistan, Pakistan, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Philippines, Samoa, Salomon (Iles), Sri Lanka, Thaïlande, Tonga, Vanuatu et Vietnam. Des représentants de l'Argentine, de l'Equateur et de la Slovénie y ont également participé à titre individuel.

Elle a permis de recenser les spécificités régionales en matière de sciences, d'identifier des priorités et d'ébaucher quelques pistes pour y répondre. L'une de ces priorités concernant les relations entre femmes, sciences, ingénierie et technologies (SIT), le rapport qui suit va tenter de rendre compte des débats du groupe "Femmes et Science" ainsi que de certaines interventions en plénière, comme celles de Achmad et  Hermawati (1) et d’Ancog (2). Notons enfin que conformément à une décision adoptée par la Conférence, l'appellation "science et technologie" ou S&T, sera remplacée dans les pages qui suivent par "science, ingénierie et technologie" (SIT), qui a été jugée plus pertinente.

Les Nations Unies, les femmes et la SIT en Asie–Pacifique    Retour sommaire

Lorsqu'on examine la manière dont les quatre conférences mondiales sur les femmes organisées par les Nations Unies ont abordé la question des relations entre femmes et SIT, on distingue quatre points essentiels qui sont la clé de toute évolution des femmes dans le domaine des SIT:

  • l'enseignement et la formation en SIT ;

  • la faculté d'utiliser les SIT pour améliorer leurs conditions de vie ;

  • l'aptitude à faire évoluer les SIT ou à devenir des scientifiques ou des techniciennes, ou encore à participer aux mécanismes et structures de prise de décision ou enfin à gérer le développement et l'application des SIT, en définissant, le cas échéant, des priorités ;

  • la réhabilitation de certaines nouvelles technologies comme les biotechnologies ou les technologies de l'information et de la communication dans l'opinion des femmes.

Lors de la Conférence mondiale de la Décennie des Nations Unies pour les Femmes : Egalité, Développement et Paix, qui s'est tenue en 1980 à Copenhague (Danemark), on a commencé à considérer l'enseignement des SIT comme une condition préalable à la participation réelle des femmes – et à égalité avec les hommes – aux processus de décision. La nécessité de cette participation a été réaffirmée clairement cinq ans plus tard, lors de la Conférence de Nairobi (Kenya), chargée d'examiner les résultats de la Décennie. Au chapitre "Action Spécifique" des Stratégies Prospectives pour l'Avancement des Femmes jusqu'à l'an 2000 (Nairobi), la section Sciences et Technologies a déclaré que la participation pleine et entière des femmes aux processus de décision et de mise en oeuvre dans le domaine des SIT devait être une priorité. La Plate-forme d'action adoptée par la quatrième Conférence des Nations Unies sur les Femmes : Action pour l'Egalité, le Développement et la Paix (Beijing, Chine, 1995) fait état d'une sous-représentation inquiétante des femmes dans les structures et processus de décision spécifiques aux SIT, et ce, dans huit des douze domaines principaux recensés par la Conférence de Beijing, à savoir : femmes et pauvreté, enseignement et formation, femmes et santé, femmes et économie, femmes et pouvoir/femmes et prise de décision, femmes et médias, femmes et environnement et enfin, l'enfant de sexe féminin. Bien que les conférences suivantes n'aient pas traité spécifiquement des relations entre femmes et SIT, elles ont néanmoins souligné le rôle déterminant des SIT, sciences sociales comprises, pour surmonter et éliminer certains problèmes et promouvoir le progrès : Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement (CNUED, Rio de Janeiro, Brésil, 1992), Conférence mondiale sur les droits de l'homme (Vienne, Autriche, 1993), Conférence Internationale sur la Population et le Développement (Le Caire, Egypte, 1994) et Sommet Mondial sur le Développement Social (Copenhague, Danemark, 1995).

Contribution de l'APEC à la question "Femmes et SIT"    Retour sommaire

En 1996, la question des relations entre femmes et SIT a été introduite dans les activités de la Coopération Economique en Asie-Pacifique (Asia Pacific Economic Cooperation/APEC) et un réseau de femmes chefs d'entreprise des pays de l'APEC a été lancé (1). Depuis, la question "Femmes et SIT" est à l'ordre du jour de la plupart des forums, comités et réunions ministérielles de l'APEC et en particulier de ceux consacrés aux Sciences et technologies dans le domaine de l'industrie (SIT). Les Ministres des SIT de l'APEC ont examiné lors de leur rencontre de novembre 1998 au Mexique le programme de l'APEC pour la coopération dans le domaine des SIT vers le 21ème siècle. Ce programme déclare notamment que "dans une économie raisonnée, les ressources humaines sont la clé de la croissance" et que "les femmes et les hommes créatifs dans les domaines scientifique et technique sont indispensables pour promouvoir l'innovation, assurer une productivité industrielle durable et améliorer la qualité de la vie". Ce programme demande également que les actions de collaboration et les projets de recherche communs soient bien fondés du point de vue industriel, répondent à des critères de croissance économique durable et soient bénéfiques à toutes les populations concernées de l'APEC, y compris les femmes et les jeunes.

Les participants à la Réunion des Ministres de l'APEC sur les Femmes (2) ont adopté une déclaration de portée historique sur le thème "Femmes et coopération et Développement Economiques dans l'APEC". Dans le cadre du thème "Femmes, sciences et technologies dans le domaine de l'industrie", les Ministres ont notamment déclaré : "Dans le contexte nouveau d'une Economie raisonnée et globale, il est indispensable pour remporter la bataille de la concurrence de disposer d'un personnel hautement qualifié et très diversifié, afin d'augmenter la productivité et d'entretenir l'innovation. Les économies ont besoin des talents de tous, femmes et hommes, pour disposer de ressources humaines de pointe. La réalisation de cet objectif passe par des politiques éducatives et de formation qui accordent une plus grande place à l'enseignement des sciences et des technologies, que ce soit au niveau de la formation de base, de la spécialisation ou de la formation continue. Elle suppose aussi d'utiliser pleinement les talents et compétences des femmes dans ces domaines".

Les Ministres ont par ailleurs repris à leur compte les déclarations des Ministres de la Science de l’APEC lors de la Conférence régionale sur la science et la technologie de 1996, selon lesquels il était "essentiel d'éliminer les obstacles qui empêchent la participation pleine et entière des femmes au secteur des sciences et technologies, afin de permettre à l'APEC d'atteindre son objectif en matière de développement durable et équitable" et il convenait de renforcer "l'échange, à l'échelle de la région, de femmes et d'hommes compétents dans les domaines scientifique et technologique".

Enseignement scientifique dans la région Asie-Pacifique – incidence de l'appartenance sexuelle    Retour sommaire

Dans leur contribution, Nebres et Mercado (5) ont examiné les statistiques relatives à l'enseignement des sciences dans la région Asie–Pacifique et ont constaté des différences en fonction du sexe, selon les pays et les disciplines scientifiques. En Australie, en Nouvelle-Zélande et aux Philippines, on trouve davantage de filles dans les sciences de la santé. En revanche, dans tous les pays, les garçons sont plus nombreux dans le domaine de l'ingénierie.

La troisième Etude internationale sur les sciences et les mathématiques (Third International Mathematics and Science Study/TIMSS) révèle également une grande disparité de résultats selon les pays. Si les statistiques ne révèlent pas de différences de résultats entre garçons et filles de 11-12 ans en Nouvelle-Zélande, à Singapour et en Thaïlande, en revanche, les garçons ont de bien meilleurs résultats en Australie, à Hong Kong, au Japon et en République de Corée. Même constat chez les scolaires âgés de 14–15 ans, à cette différence près que les garçons ont de bien meilleurs résultats en Nouvelle-Zélande. Aux Philippines, les filles ont des résultats légèrement meilleurs, sauf en physique.

La perception par les élèves de leur réussite dans les disciplines scientifiques a également été analysée. Il est intéressant de noter que la plupart des élèves étaient prêts à déclarer qu'ils réussissaient bien en sciences ; or, leurs résultats lors de l’épreuve scientifique de la TIMSS n'ont pas toujours confirmé cette perception. Sur ce point, les différences de perception entre filles et garçons sont importantes : à Hong Kong, au Japon, en Nouvelle-Zélande et à Singapour, les filles de 14-15 ans ont "une perception de leurs résultats en sciences très nettement inférieure à celle des garçons". On note également des différences selon les disciplines "les garçons ayant, dans tous les pays, une meilleure perception de leurs résultats en physique que les filles. En biologie, les perceptions des filles et des garçons diffèrent très peu quel que soit le pays considéré. Ces différences de perception entre filles et garçons selon les disciplines scientifiques reflètent les meilleurs résultats obtenus par les garçons en physico-chimie lors de l’épreuve scientifique de la TIMSS".

Questions-clé    Retour sommaire

Les groupes de travail sur "Femmes et SIT" ont permis d'identifier un certain nombre de questions essentielles telles que :

  • L'absence d'indicateurs et de collecte de données spécifiques aux femmes

Afin d'évaluer la situation professionnelle des femmes dans le domaine des SIT, dans les secteurs public et privé, il est essentiel aux fins de l'élaboration des politiques de mettre au point un système de collecte de données locales, nationales et internationales spécifiques aux femmes. Il convient, dans un premier temps, de définir un cadre conceptuel pour les statistiques en SIT, afin d'identifier les besoins essentiels en matière d'information et de collecte de données. Il importe ensuite de développer des méthodologies permettant la diffusion, l’échange et la comparaison des données relatives aux "Femmes et SIT" entre cultures différentes.

Les données spécifiques aux femmes permettent de déterminer les questions essentielles relatives aux "Femmes et SIT" et de repérer les premiers éléments constitutifs d'une relation de cause à effet entre le niveau d'éducation et de formation des femmes en SIT et leur rôle dans le monde du travail et dans l'économie. L'existence de statistiques "sexuées" permet la coordination et la collaboration entre les réseaux de statisticiens spécialises en SIT et d'experts en "sexospécificités".

Afin de favoriser la participation des femmes aux projets agricoles, le Conseil pour la recherche et le développement agricole et forestier des Philippines a commencé à constituer une base de données sur les femmes et organise régulièrement des sessions d'orientation dans les universités et instituts spécialises en agronomie. En Indonésie (1), des statistiques consacrées aux femmes ont été effectuées et publiées à la fin des années 1980 par l'Office central des Statistiques d’Indonésie, en étroite collaboration avec le Ministère d'Etat pour le Rôle des Femmes. Ces statistiques couvrent les domaines suivants : population, éducation, emploi, santé, mariage, planning familial, fondation de la famille, délinquance, participation aux activités socioculturelles, et politique. Cette publication a été mise à jour tous les deux ans jusqu'en 1996. Pourtant, des statistiques fiables sur la place des femmes dans les S&T et dans les professions relatives aux SIT n'existent que pour le secteur public, celles du privé demeurant quasiment inexistantes.

  • Un milieu peu ouvert aux femmes, et donc des possibilités de carrière limitées    Retour sommaire

Les femmes qui cherchent à faire carrière dans les SIT sont confrontées à un sérieux dilemme opposant la vie de famille et l'engagement à plein temps requis par la carrière scientifique. A l'heure actuelle, les critères et les politiques d'embauche et de promotion de ce secteur ne tiennent pas compte des responsabilités familiales. McGregor et Harding (2) affirment que l'obstacle principal à l'orientation des femmes dans le secteur scientifique et technologique est la difficulté à concilier carrière et famille. Selon Ancog (2), les femmes qui donnent la priorité à la maternité et à l'éducation des enfants à un âge critique pour l'essor de la carrière et la promotion, en subissent nécessairement les conséquences dans le système actuel.

Beaucoup reste à faire pour améliorer les mécanismes de prise de décision relatifs au développement des carrières en SIT, afin d'assurer un équilibre entre les besoins et objectifs spécifiques aux hommes et aux femmes dans la société.

En Indonésie (1), le petit nombre de femmes diplômées d'universités étrangères témoigne des difficultés rencontrées pour bénéficier de bourses d’études à l'étranger, même si les pays ou organisations donateurs leur réservent 25 à 30% de la totalité des bourses offertes. Au niveau du doctorat, les statistiques révèlent que le pourcentage de femmes bénéficiaires de bourses ou d'allocations de recherche est inférieur à celui des hommes, la tranche d'âge concernée se situant généralement entre 30 et 39 ans. Or, à cet âge, les femmes mariées ont souvent de lourdes responsabilités familiales qui leur font rater des opportunités.

  • La rigidité de l'organisation du travail dans le secteur des SIT    Retour sommaire

Lorsqu'il n'y a pas au sein du couple partage équitable des tâches ménagères et éducatives, ce sont généralement les femmes qui sacrifient leur formation et leur carrière à leur foyer. Tant que ce choix ne sera pas valorisé par la société et par le secteur des SIT, les femmes continueront à être pénalisées au niveau de l'avancement de carrière ainsi que de l’accès à la titularisation et à des bourses d'études à l'étranger ; et cela représente en fin de compte une perte pour le milieu des SIT dans son ensemble(2). En Australie, Stocklmayer (7) signale la persistance d'un sérieux déséquilibre entre les sexes dans de nombreux domaines. Dans les carrières scientifiques au niveau du troisième cycle, de nombreuses jeunes femmes ne parviennent pas à concilier les exigences familiales et celles de la structure qui les subventionne ; celle-ci absorbe en effet tout leur temps et leur énergie et exige parfois des sacrifices aussi importants qu'un changement de résidence, tout en les maintenant dans un climat d’insécurité permanente, mais la course effrénée à l'allocation de recherche fait loi.

Il semble donc urgent d'étudier des solutions alternatives dans le domaine de l'organisation du travail, ainsi que des politiques favorables à la famille dans le domaine des SIT. Des solutions telles que les horaires à la carte, la flexibilité du lieu de travail, la mise en place de crèches et de garderies et l'adoption d'une politique de congés de maternité et de paternité témoigneraient d'un réel engagement en faveur de l'emploi, de la promotion et de la carrière des femmes dans les SIT, sans pour autant remettre en cause la notion de mérite.

  • L'image stéréotypée des SIT dans l'opinion publique - un secteur domine par les hommes    Retour sommaire

Abir-am (2) a noté que la répartition des femmes scientifiques dans les différentes disciplines était mal équilibrée et reflétait une accumulation historique de stéréotypes culturels. On trouve par exemple une forte concentration de femmes dans le domaine médical – et particulièrement en pédiatrie, obstétrique et psychiatrie –, qui s'accorde bien avec la représentation culturelle de la femme nourricière. Par ailleurs, on observe souvent que les valeurs familiales et culturelles traditionnelles ne sont guère favorables à la participation des femmes aux SIT.

Dans son intervention, Coomaraswamy (3) a tout d'abord fait remarquer que la politique éducative de son pays, le Sri Lanka, prévoyait la gratuité de l'enseignement primaire, secondaire et supérieur pour tous, sans distinction de sexe, donnant ainsi en principe les mêmes chances aux filles et aux garçons. Pourtant, une analyse par discipline révèle l'existence de stéréotypes liés au sexe au niveau du primaire et du secondaire, les filles choisissant plutôt les matières non-scientifiques. Au niveau du supérieur, on observe une sous-représentation des femmes dans le domaine de la science, de l'ingénierie et des autres disciplines technologiques. A l'université, les étudiants de sexe masculin obtiennent de meilleurs résultats et les différences les plus sensibles apparaissent dans le domaine des sciences physiques. Ces observations corroborent tout à fait celles de Nebres et Mercado (5).

En Indonésie (1), des femmes employées dans le secteur pharmaceutique et dans d'autres industries ont constaté que l'automatisation et l'introduction des nouvelles technologies rendaient leur travail plus facile, moins pénible et moins dangereux. Ces modifications ont pourtant été accompagnées de nouvelles politiques d'embauche visant à remplacer les femmes par des hommes, les technologies étant traditionnellement considérées comme destinées aux hommes.

Concernant les relations entre technologies de l'information et emploi dans les pays de l'APEC, Ng (6) rapporte qu'on accorde moins de valeur au travail des femmes, en particulier dans le secteur industriel, car il est moins bien considéré que celui des hommes ; il est donc moins rémunéré, malgré les changements technologiques.

  • Le nombre insuffisant de femmes décideurs explique pourquoi les intérêts des femmes et en particulier des plus défavorisées ne sont pas pris en compte    Retour sommaire

Il faut augmenter la représentation des femmes au niveau de l'élaboration des politiques et de la prise de décision dans le domaine des sciences et des technologies. Il est important de faire comprendre aux décideurs les conséquences de leurs choix pour les femmes et pour les hommes. La définition des priorités de recherche ainsi que la conception et la mise en œuvre des programmes technologiques et des programmes de développement devraient être reparties équitablement entre les deux sexes.

Aux Philippines (2), le nombre de femmes titulaires de postes importants au sein de l’université, tels que celui de doyenne ou de présidente de faculté des sciences, est en augmentation. Il s'agit peut-être de l'exception qui confirme la règle, car les progrès enregistrés dans certains pays comme les Philippines ne sont pas facilement reproductibles ailleurs. En effet, si les femmes sont majoritaires dans le domaine de la recherche agronomique du secteur public, elles restent sous-représentées au niveau des postes d'encadrement et de direction. On trouve davantage de femmes dans les emplois subalternes, en revanche, les hommes ont deux fois plus de chances que les femmes d’accéder à un poste d'encadrement.

McGregor et Harding (2) ont évoqué la disparité des salaires à travail égal, ainsi que le retard dans la promotion et la titularisation des femmes, ce qui a pour effet de "décourager les femmes dans leurs aspirations et leurs attentes". Elles ont constaté par ailleurs l'existence d'un "plafond invisible" qui empêche l'accession des femmes aux organes décisionnaires dans le domaine des sciences et technologies ; en effet, plus on monte dans le système, moins il y a de femmes. Elles ont précisé que cette situation n'était pas la conséquence d'un nombre inférieur de candidatures féminines à ces postes ; au contraire, ce sont les affectations qui ne reflètent pas le nombre croissant de candidates expérimentées.

Au Sri Lanka (3), même si l'égalité des droits entre femmes et hommes figure dans le texte de la constitution, de nombreux freins culturels, religieux, comportementaux, politiques et économiques s'opposent à ce que les femmes réalisent leur potentiel au même titre que les hommes. Bien que les perspectives de carrière dans le secteur public soient théoriquement les mêmes pour les deux sexes, le pourcentage des femmes à des postes de décision au sein des institutions scientifiques et technologiques demeure très bas.

En Indonésie, les femmes se répartissent depuis toujours dans un petit nombre de secteurs industriels et demeurent surtout cantonnées dans les emplois subalternes. Elles sont sous-représentées dans les instances de décision et d'élaboration des politiques (1).

  • L'accès des femmes aux processus de recherche, aux savoirs scientifiques et aux technologies conditionne la diminution de leur pauvreté    Retour sommaire

Il est urgent de concevoir des programmes, qui mettent la science et la technologie à la disposition des femmes pauvres pour les aider à améliorer leurs conditions de vie, notamment dans le domaine de l'alimentation, de la santé, de la qualité de l'eau, de la sécurité et de la protection contre la violence et enfin de l'accès à une énergie durable et à l'éducation. Le Plan d'action de Beijing présente comme tout premier objectif l'élimination de la pauvreté des femmes. La Déclaration de Chennai, adoptée en décembre 1997 à l'issue d'une rencontre de femmes scientifiques organisée à l'Institut Swaminathan sous l'égide du bureau régional du PNUD en Asie-Pacifique, recommande l'usage des applications des biotechnologies pour aider à atténuer la pauvreté des femmes. Le besoin le plus urgent pour les femmes est d'avoir accès aux technologies, mais il ne s'agit pas pour elles de les recevoir passivement. Il faut au contraire intégrer les besoins et les connaissances des femmes au stade de la recherche technologique et de la recherche sur la diffusion. Les résolutions adoptées à Chennai envisagent la création de parcs biotechnologiques en relation avec les institutions scientifiques compétentes. Tout en développant une activité de recherche, ces parcs fonctionneraient comme des centres d'éducation et de formation. Ils viendraient s'ajouter au travail engagé avec succès par l'organisation non-gouvernementale (ONG) Ecowoman, qui anime un réseau d'échange de technologies pour les femmes et pilote des programmes de formation performants aux Iles Fidji et à Samoa. Dans le cadre de la stratégie pour diminuer la pauvreté, on pourrait par exemple donner aux cultivatrices et aux horticultrices une formation technique pour améliorer la qualité des denrées alimentaires par la diversification des plantes cultivées. La pureté du sol est importante également et la vermiculture apparaît à cet égard comme une solution. Il a également été fait référence au traitement des denrées alimentaires après la récolte, à la production de graines (pour la vente et l'usage propre), à la prévention et au contrôle de la pollution. Pour les plus grands des pays asiatiques, un parc de biotechnologies pourrait être viable. Pour les petits Etats du Pacifique, la solution la plus appropriée semble être la constitution d'un réseau dans le domaines des biotechnologies, si possible en relation avec l'Institut des Sciences Appliquées de l'Université du Pacifique Sud (USP). L'USP développe déjà un certain nombre de technologies à partir des communautés locales. Il convient à présent de constituer une base de données recensant les biotechnologies adaptées à la région Pacifique, en tenant compte des propositions les plus novatrices qui ont été faites lors de la réunion de Chennai. Il est en effet urgent de mettre en oeuvre l'accord de Chennai et de prendre cette réunion comme modèle à reproduire dans d'autres domaines scientifiques. Un groupe de personnes-ressource constitué de femmes scientifiques, qui se sont engagées à faire bénéficier les femmes pauvres des acquis de la science, a été créé suite à la Déclaration de Chennai. Les femmes, particulièrement en milieu rural, représentent une proportion particulièrement élevée des pauvres dans le monde. L'accord de Chennai a reconnu que la baisse du statut social et économique des femmes était en relation directe avec l'aggravation de leur pauvreté et la dégradation des ressources dont elles disposent pour couvrir leurs besoins et ceux de leurs enfants.

  • Des systèmes éducatifs qui n'encouragent pas la participation pleine et entière des femmes aux SIT    Retour sommaire

La Commission des Nations Unies sur la Science et la Technologie pour le Développement (1995) a prescrit parmi les actions à mettre en œuvre l'égalité des chances pour les filles et les garçons dans le domaine des SIT. Cela implique :

  • l’égalité d’accès à l'éducation formelle pour les filles et les garçons,

  • l’égalité des chances au sein même de l'école,

  • l’alphabétisation et l'enseignement de base en SIT pour les filles et les garçons,

  • l'emploi d'un matériel pédagogique (textes et illustrations) respectueux des sensibilités des deux sexes,

  • l'introduction dans les programmes d'enseignement des sciences de questions relatives aux enjeux économiques, sociaux et éthiques des sciences et des technologies,

  • la reconnaissance du rôle essentiel que jouent les femmes professeurs de sciences en tant que mentors et modelés, et la mise en place d'un système de primes pour celles qui consacrent une part importante de leur temps à cet aspect de leur fonction,

  • l’accès à l'enseignement à distance et la possibilité de reprendre une scolarité interrompue,

  • un grand choix de possibilités pour les jeunes mères qui souhaitent reprendre leurs études,

  • la diversification des lieux et horaires d'enseignement, afin de permettre à un plus grand nombre d'étudiants, et surtout d'étudiantes, d’accéder à l'enseignement des matières scientifiques,

  • la diversification des méthodes d'enseignement des SIT, notamment grâce à l'enseignement à distance au moyen des technologies traditionnelles (radio) ou nouvelles (multimedia).    Retour sommaire

En Indonésie (1), le pourcentage des filles scolarisées est inférieur à celui des garçons dans tous les cycles et l'écart se creuse encore au niveau de l'enseignement supérieur. Selon les statistiques de l'enseignement supérieur public, le pourcentage des femmes dans le domaine des SIT est plus bas que celui des hommes et la sous-représentation des femmes augmente aux niveaux supérieurs, en particulier dans des disciplines telles que l’ingénierie, la technologie, les mathématiques et les sciences naturelles. De fait, la majorité des filles ont moins de chances d’accéder à l'instruction que les garions, en raison d'obstacles de nature socio-économique et culturelle.

Une initiative intéressante mérite d'être signalée aux Philippines : l'Institut pour l'Enseignement des Sciences rattaché à la Faculté des Sciences et Technologies (2) gère un programme de bourses d'études en sciences, enseignement des sciences et ingénierie, ainsi que des enseignements techniques sur deux ou trois ans destinés à des étudiants ayant achevé leurs études secondaires. Depuis 1994, ce programme à grande échelle prépare les étudiants aux examens d'Etat. Entre 1994 à 1997, la proportion d'étudiants et d'étudiantes a été pratiquement identique. Etant donné les budgets affectés à ce programme, on peut espérer une augmentation du nombre des femmes dans le secteur des sciences et technologies dans les années à venir, ce qui aura des incidences dans le monde du travail et au niveau de la participation des femmes à la vie économique. L'avenir des femmes dans le domaine scientifique s'annonce donc meilleur, car de nouvelles possibilités vont leur être offertes pour poursuivre leurs travaux en laboratoire. Elles peuvent désormais aspirer à faire progresser la recherche scientifique par des découvertes capitales. Ce scénario optimiste suppose toutefois que le gouvernement maintienne sans relâche sa politique de programmes à destination des femmes et gère minutieusement l'orientation des femmes diplômées vers les carrières professionnelles scientifiques et technologiques à l'issue de leurs études supérieures.

  • L'absence de formation du milieu des SIT à la compréhension des "sexospécificités"    Retour sommaire

Ceux qui travaillent dans les filières SIT ont appris que leur tâche était objective, qu'elle ne répondait qu'aux problèmes inhérents au poste correspondant et qu'elle demeurait neutre vis-à-vis de tout pouvoir, élite ou groupe d'intérêt. On peut donc imaginer que l'organisation et les structures professionnelles de ces filières – y compris s'agissant des possibilités de spécialisation et d'avancement de carrière – sont, elles aussi, socialement neutres. L'organisation des ressources humaines dans les filières SIT est, de fait, rarement contestée et tend à être acceptée sans réserves, comme si elle bénéficiait de la caution de sérieux attachée aux disciplines scientifiques qui ont présidé à sa mise en place. En conséquence, on ne prend pas la peine d'analyser ces méthodes traditionnelles et leurs conséquences sur la vie des femmes et des hommes en activité dans ce secteur, sauf lorsqu'un problème surgit et qu'on commence alors à se demander si on ne pourrait pas faire autrement. Les problèmes qui se posent varient bien entendu d'une structure à l'autre.

Il existe un besoin en matière de programmes de formation spécifiques, destinés à expliquer et à faire comprendre les besoins et objectifs propres aux femmes et aux hommes dans les entreprises du secteur des SIT. On devrait faire appel aux suggestions des femmes et des hommes, pour faire en sorte que les décisions prises au niveau de la structure ñ notamment en matière de priorités de recherche et de formation –, se répercutent de manière équitable entre les employés des deux sexes. Des politiques contre la discrimination et le harcèlement devraient être instaurées et mises en œuvre dans les entreprises. Toute activité dans le domaine des SIT devrait faire l'objet d'une étude d'impact selon les sexes avant sa mise en œuvre.

Afin de faciliter l’accès des femmes aux SIT, on devrait tenir compte, dans l'organisation de la formation et du travail, du rythme de vie des femmes autant que de celui des hommes. Par exemple, un programme d'aide qui offrirait à des scientifiques une formation de troisième cycle universitaire en Australie sans prévoir un visa de travail pour le conjoint accompagnateur, risquerait de remporter peu de succès auprès des femmes originaires de pays où l'homme est censé être le soutien de famille. Un autre problème concerne les femmes qui ont évolué dans un milieu professionnel où la dominante est traditionnellement masculine et qui ont été victimes de harcèlement. Si l'on veut par exemple permettre aux femmes australiennes d'accéder aux métiers d'ingénieur et de technicien naval en leur garantissant les mêmes chances de succès qu'aux hommes, il faut prendre en compte leurs besoins spécifiques. De même, sans remettre en cause le principe du mérite, les femmes scientifiques et ingénieurs qui choisissent d'avoir des enfants ne devraient pas être pénalisées et contraintes à une carrière moindre, mais au contraire encouragées grâce à un ensemble de dispositions leur permettant de concilier vie professionnelle et responsabilités familiales.

  • L'absence de participation des femmes à la conception des technologies induit une inadaptation de celles-ci à leurs besoins et peut engendrer des situations d'exploitation    Retour sommaire

Dans tout contexte difficile, c'est le plus faible qui souffre le plus, en l'occurrence, les femmes. En Inde, la préparation des repas dans des cuisines insalubres et enfumées s'est avérée nuisible pour la santé des mères et des jeunes enfants, rapporte Kipgen (4) dans son intervention. Les fours traditionnels mal conçus consomment davantage de bois de combustion. La couverture forestière se réduisant peu à peu, les femmes ont été contraintes de marcher toujours plus loin pour trouver du bois. Passent la plupart de leur temps à assurer les besoins énergétiques nécessaires à la préparation des repas, elles n'avaient plus aucune disponibilité pour les relations sociales ou pour des activités rémunératrices. Le programme national pour l’amélioration des fours de cuisson (National Improved Cook-Stove Program) a offert aux femmes indiennes un système simple et bon marché qui les dispense de la corvée du bois tout en leur fournissant une meilleure source d’énergie pour la cuisine et en éliminant le problème de la fumée. Elles ont donc à présent le temps de s'investir dans des micro-entreprises. Le raccordement des foyers à l'électricité a également amélioré le confort et la sécurité des conditions de travail des femmes. Le Programme national "Femmes et Energies renouvelables" a apporté aux femmes indiennes une réponse à leurs besoins en matière d'éclairage et de cuisine. On recense des expériences analogues en Indonésie (1).

Selon Ng (6), il existe dans les pays de l'APEC une tendance nouvelle dans les relations entre technologies de l'information, femmes et travail : les employées de sexe féminin ne sont généralement pas consultées lors de l'introduction des nouvelles technologies à l'usine ou au bureau. Elles-mêmes et les organisations professionnelles qui les représentent n'ont pas connaissance de l'introduction de ces technologies. Seules les petites entreprises spécialisées dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (comme par exemple les sociétés qui développent des logiciels), qui ont introduit des pratiques de gestion souples dans un réel contexte d'entreprise, prennent en compte la participation et la coopération du personnel. Les meilleures pratiques se trouvent souvent dans ces sociétés qui développent des logiciels, où les femmes ont souvent de bonnes perspectives de promotion. Ainsi, comme le fait remarquer Gunnarson (6), "lorsque le télétravail ne sera plus considéré par les employeurs uniquement comme un moyen de délocaliser le travail, mais comme partie intégrante d'une stratégie de gestion moderne visant à réduire l'organisation hiérarchique, on verra probablement apparaître une plus grande égalité entre les sexes".

  • L'absence de concertation lors de la conception du cadre de travail et ses répercussions éventuelles sur la santé des femmes    Retour sommaire

Ng (6) fait état d'une tendance nouvelle dans les pays de l'APEC dans le domaine des relations entre technologies de l'information, femmes et travail. L'automatisation a engendré de nouveaux risques professionnels comme les douleurs chroniques provoquées par les gestes répétitifs lié au travail sur ordinateur par exemple. Il est à prévoir que le potentiel de reproduction des femmes va se trouver également affecté. La concurrence croissante liée aux impératifs du marché impose aux employés des exigences croissantes en matière de productivité, et les cadences s’accélèrent sous la pression des systèmes de surveillance informatique chargés de contrôler le rythme des claviers et les conversations téléphoniques. On observe des conditions semblables dans des sociétés qui ont transplanté leurs rythmes de travail intensifs dans les pays en développement où les usines emploient souvent des femmes de milieu rural. Celles-ci ont rarement d'autres possibilités d'emploi et n'ont pas l’idée de chercher à se protéger contre des conditions de travail démesurées. Attirer ces entreprises fait partie de la stratégie économique des pays en développement et les femmes accueillent favorablement cette possibilité d'emploi rémunéré ; il importe toutefois que les Etats se dotent de structures pour aider les femmes à négocier des conditions de travail correctes et respectueuses de leur santé. Les gouvernements ne devraient pas démissionner sur ce point et admettre que la santé des femmes soit sacrifiée au profit de gains à court terme. La "modernisation" des emplois féminins devrait aller de pair avec une amélioration de leurs conditions de vie et de santé.

Recommandations    Retour sommaire

En conséquence de ce qui précède, le groupe "Femmes et SIT" recommande à l'UNESCO, aux gouvernements et autres organisations, les actions, programmes et initiatives qui suivent. Si l'on veut promouvoir dans un avenir proche un nouvel engagement à l’égard des sciences, il faut tout d'abord que celles-ci s'assouplissent et acceptent de s'adapter aux connaissances et aux intérêts locaux, qu'elles deviennent moins globales et plus régionales, et enfin plus accessibles à tous, femmes et hommes, comme le souligne très justement Stocklmayer (7).

Achmad et Hermawati (1) vont plus loin et préconisent la création d'un Secrétariat régional Femmes, Sciences et Technologies pour le Sud-est asiatique et le Pacifique.

Ce Secrétariat reposerait sur :    Retour sommaire

  • le renforcement des initiatives régionales et la création de réseaux nationaux et régionaux de statistiques, banques de données et indicateurs concernant spécifiquement les femmes ;

  • l'aide à la mise en réseau nationale et régionale d'études d'impact des SIT selon les sexes ;

  • la mise en commun, par l’intermédiaire des réseaux nationaux et régionaux, des initiatives visant à éliminer les stéréotypes et les comportements discriminatoires à l'égard des femmes dans l'enseignement et les carrières scientifiques, dans les processus et structures de prise de décision et dans les media, afin de leur créer un environnement favorable ;

  • le lancement d'une coopération régionale originale consistant à mettre au point des dispositifs nationaux pour faire connaître à l'opinion publique en général et aux gouvernements en particulier les causes véritables du décalage entre les sexes dans le domaine des SIT et ses effets pervers sur le développement national, afin que les gouvernements donnent la priorité – y compris en termes budgétaires – à l'éradication de ces causes ;

  • l'établissement d'un inventaire régional des initiatives, institutions, programmes, réseaux, moyens ou dispositifs consacrés aux "Femmes et SIT", afin d'établir des synergies et de réduire, voire d'éviter, les doubles emplois ;

  • le renforcement des Comités nationaux ou des Points focaux nationaux et de leur pouvoir de décision, afin qu'ils puissent intervenir sur les politiques et lancer des programmes expérimentaux, tant au niveau national que régional.

L'UNESCO devrait :    Retour sommaire

  • montrer l'exemple en révisant et en réformant ses bureaux, programmes et projets de recherche pour assurer un meilleur équilibre entre les sexes ;

  • constituer avec d'autres agences des Nations Unies un centre d'échange d'informations recensant les données, indicateurs et études de cas relatifs à des expériences réussies ayant conduit à améliorer les relations entre femmes (ou filles) et SIT ;

  • envisager de lancer, documenter et diffuser des projets-phare avec la participation des groupes concerné s – et en particulier les plus démunis – afin de produire du savoir monter un projet dans le domaine des technologies de l'information, afin de relier tous les réseaux de la région Asie-Pacifique qui font la promotion d'une réforme des SIT en faveur des femmes.

Les gouvernements devraient :    Retour sommaire

  • s'assurer que toutes les politiques et rapports gouvernementaux dans le domaine des SIT comportent une analyse en fonction des sexes ;

  • réformer leur système éducatif en vue d'y établir la parité entre les sexes ;

  • s'assurer de la parité femmes/hommes dans tous les jurys, comités d'experts etc. constitués dans le cadre de la vie publique ou d'autres organisations ;

  • reconnaître le rôle croissant des ONG comme acteurs de premier plan pour la promotion et le développement des sciences et des technologies. Les ONG devraient être utilisées pour diffuser largement les sciences et les technologies sur le terrain et y attirer les femmes. Les ONG, ainsi que les professionnels du secteur des SIT, les syndicats et les associations professionnelles devraient être invités à observer ce qui se passe en aval, en particulier au niveau de la production de masse et de l'usage des nouvelles technologies, et veiller à ce qu'il n'y ait pas de discrimination sexuelle.

References   Back to top

(1) Achmad, S. and Hermawati, W. Gender in Science: The Case of Indonesia and the Regional Secretariat for Gender, Science and Technology in Southeast Asia and the Pacific . Paper to the UNESCO Asia-Pacific Conference on Science for the 21st Century, 1-5 December, 1998, University of New South Wales, Sydney, Australia.

(2) Ancog, A. Women in Science. Paper to the UNESCO Asia-Pacific Conference on Science for the 21st Century, 1-5 December, 1998, University of New South Wales, Sydney, Australia.

(3) Coomaraswamy, U. Women in Science and Development: A Sri Lankan Perspective. Paper to the UNESCO Asia-Pacific Conference on Science for the 21st Century, 1-5 December, 1998, University of New South Wales, Sydney, Australia.

(4) Kipgen, K. Renewable Energy For Sustainable Development in the 21st Century. Paper to the UNESCO Asia-Pacific Conference on Science for the 21st Century, 1-5 December, 1998, University of New South Wales, Sydney, Australia.

(5) Nebres, B. and Mercado, L. Science Education. Paper to the UNESCO Asia-Pacific Conference on Science for the 21st Century, 1-5 December, 1998, University of New South Wales, Sydney, Australia.

(6) Ng, C. Gender Friendly Information Technology: Policies for APEC. Paper presented at the International Conference on "The Engagement of Civil Society in the APEC Process," October 5-7, 1998, Penang, Malaysia.

(7) Stocklmayer, S. Response: Gender Issues. . Presentation to the UNESCO Asia-Pacific Conference on Science for the 21st Century, 1-5 December, 1998, University of New South Wales, Sydney, Australia.

Site UNESCO - Femmes, science, technologie

Contact:   Back to top
Pour de plus amples informations, veuillez contacter :  mc.alarcon@memo.unesco.org

 

Associated Meetings List

Back to UNESCOBack to Natural SciencesBack to WCS