L’éducation scientifique des filles ne risque pas d’être éclipsée en Afrique

11 mai 2001 – Le Congrès qui se tiendra le mois prochain à Lusaka (Zambie), s’est donné pour objectif de changer à long terme, à la fois la façon dont la science et la technologie sont présentées aux enfants mais aussi, la façon dont elles sont illustrées. La rencontre coïncidera avec un événement majeur – la première éclipse totale du soleil du nouveau millénaire. Elle sera visible à partir du site de la conférence le 21 juin.

Ce Congrès Africain sur l’éducation scientifique des filles a pour ambition de faire prendre conscience que toute perspective de réforme dans les méthodes d’enseignement et dans les curricula doit prendre en compte le contexte culturel des élèves filles ou garçons, et les différences entre les sexes. Il constitue une première étape.

Les participants devront examiner du 18 au 22 juin 2001 l’évolution apparue dans la formation scientifique des filles et des jeunes femmes, tant au niveau de la vocation qu’au niveau de l’enseignement, pour la période allant de 1996 à 2001. Ils seront amenés à proposer des stratégies et à établir un plan d’action pour l’Afrique pour 2001-2005.

Parmi ces stratégies, la création d’un ensemble éducatif enrichi d’une série d’activités et d’expériences adaptées aux intérêts des filles et des garçons, faciles à réaliser à moindre coût par les professeurs, au cours de la dernière année de l’école primaire ou la première année de l’école secondaire. Un projet de " cliniques scientifiques " pour les filles sera également proposé (voir WCS Newsletter du 28 septembre 2000), ainsi que la formation de professeurs et une campagne d’information, afin de réveiller l’intérêt du public pour les sciences.

Trois des six groupes de travail seront consacrés à l’enseignement formel et les trois autres à l’enseignement informel.

Les sessions relatives à l’enseignement formel concerneront : les sciences de base sous forme de kit pédagogique, l’astronomie comme moyen d’accès aux mathématiques et à la physique et enfin, les exercices pratiques : méthodologie et formation des enseignants.

Les thèmes abordés au titre de l’enseignement informel s’orienteront vers l’établissement de " cliniques scientifiques " pour les filles, l’organisation de campagnes d’information du public destinées à mettre en avant le rôle des femmes dans le développement scientifique et technologique et également la création d’ateliers et d’associations.

Ce Congrès est organisé grâce aux efforts conjoints des secteurs de l’éducation et des sciences à l’UNESCO, ainsi que l’Office régional de l’UNESCO à Lusaka et la collaboration des bureaux régionaux de Dakar, Dar-es-Salaam et Harare.

La liste des participants reflète cette collaboration. Convaincus que l’enseignement des sciences ne peut avancer que si les enseignants et les scientifiques rassemblent leurs efforts, les organisateurs ont constitué un groupe réunissant ces deux mondes : le personnel responsable de l’enseignement scientifique et technologique dans les Ministères de l’éducation et les représentants des associations de femmes scientifiques et d’ingénieurs originaires de la région ; parmi eux, l’Association des femmes ingénieurs (FEMSA) et le Forum africain des femmes enseignantes (FAWE).

Pour de plus amples informations, contacter : Anna-Maria Hoffman-Barthes (Education) : am.barthes@unesco.org ; Brigite Delahousse (Education) : b.delahousse@unesco.org ;
Renée Clair (Sciences naturelles) :
r.clair@unesco.org