En 2010, le Maroc aura doublé les fonds attribués à la recherche

27 juillet 2001 - Le gouvernement marocain s'est imposé comme objectif pour 2010, l'augmentation de 1% du montant du produit intérieur brut (PIB) qui sera attribué à la recherche et au développement (R&D).

Ce qui équivaut à plus que doubler les 0,4% du revenu national attribués à ce jour à la recherche et au développement et correspond à trois fois la somme investie en 1998 (0,3%).

Cette croissance de l'investissement fait partie intégrante d'une stratégie prépondérante visant à faire de la recherche une priorité nationale et un facteur clé du développement du pays dans les années à venir.

Parmi les projets ambitieux soulignés dans le plan quinquennal pour 2000-2004 figure la création de l'Institut Marocain de l'Information Scientifique et Technique et l'installation de centres et de laboratoires dans le domaine de l'eau et de l'énergie ainsi qu'un important soutien financier pour la recherche fondamentale.

Figure également parmi ces projets, la création d'un réseau informatique inter-universités qui portera le nom de MARWAN (Morocco Wide Area Network) et sera destiné à l'éducation, la formation et la recherche.

Par ailleurs, le Gouvernement a prévu la création d'un Institut d'études et de recherche sur les plantes aromatiques et médicinales ainsi qu'un centre d'études et de recherche sahariennes. Les laboratoires de recherche seront équipés de matériel de très haute technologie et bénéficieront d'un appui à la recherche dans les disciplines des sciences humaines et sociales.

Fruit d'une large consultation nationale, le plan quinquennal laisse apparaître six programmes thématiques dans la recherche scientifique ayant pour objectif l'amélioration de la qualité de la vie ; de la connaissance, la préservation et la valorisation des ressources naturelles ; du développement socio-économique et culturel ; des sciences et des technologies de l'information ; de l'agriculture en conditions difficiles ; de l'innovation et de la compétitivité des entreprises. En 1999-2000, 104 projets sur 340 ont été retenus et 412 projets sont en cours d'évaluation pour cette année.

Afin d'encourager et de faciliter la coopération universités-industries, une structure d'interfaces sera implantée dans six universités marocaines et dans d'autres institutions d'enseignement supérieur. Le gouvernement a également prévu la formation d'experts en génie industriel et la création d'un site Internet dans ce domaine ainsi que l'établissement d'un réseau marocain d'incubateurs. Dans les trois prochaines années, près de 300 entreprises seront vivement incitées à moderniser leurs installations et à "rafraîchir" leur savoir-faire.

Afin de renforcer la coordination dans le domaine de la recherche, le plan gouvernemental de restructuration prévoit la création d'une autorité gouvernementale pour la recherche et la création d'un comité interministériel permanent qui sera chargé de conseiller le gouvernement en matière de recherche et de développement.

Le Centre national de coordination et de planification de la recherche scientifique et technique, (CNCPRST) sera remplacé par le Centre national de recherche scientifique et technique, (CNRST) et parallèlement, le gouvernement mettra en place un organisme non lucratif composé d'experts issus des secteurs privés et publics afin de promouvoir la recherche et la formation.

Source: Ministère marocain de l'Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique, hatimi@enssup.gov.ma