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Forum
international des jeunes scientifiques
Budapest,
Hongrie, 23-24 juin 1999
Déclaration
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Sommaire
Les
23 et 24 juin 1999 150 jeunes scientifiques (moyenne d'âge 25 ans)
de 57 pays se sont réunis à l'Académie hongroise des sciences dans
le cadre du Forum international des jeunes scientifiques, conférence
satellite de la Conférence mondiale UNESCO-CIUS sur la science. Après
deux jours de discussions, les participants ont adopté la déclaration
ci-après, qu'ils souhaitent soumettre à la Conférence mondiale sur
la science.
| I.
Résumé des principales recommandations |
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Les
participants au Forum ont mis en place le Forum international
des jeunes scientifiques en tant que cadre permanent
de discussion des problèmes généraux et des défis auxquels
la science est confrontée. Ils espèrent que la Conférence
mondiale sur la science reconnaîtra ce nouvel organe
et demandent à I'UNESCO et au CIUS d'associer le Forum
a leurs programmes en cours.
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Les
participants au Forum recommandent également que :
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les
scientifiques se chargent dans une plus large
mesure d'informer le public ouvertement quant
à leurs recherches et aux incidences de celles-ci
dans un contexte plus général et qu'en conséquence
ils apprennent à maîtriser les techniques de communication
;
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la
formation scientifique à tous les niveaux soit renforcée
et que les scientifiques collaborent avec les éducateurs
; |
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1'éducation
présente la science sous une forme interdisciplinaire
; |
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les
aspects éthiques fassent partie de toute entreprise
scientifique et que tous les |
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programmes
d'enseignement fassent une place privilégiée à 1'éthique
; |
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les
scientifiques s'engagent pleinement à apporter
leur aide aux communautés scientifiques des pays
peu développés et poussent leur gouvernement à
accorder dans une perspective à long terme des
subventions à la recherche fondamentale aux fins
d'une croissance durable;
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les
scientifiques jouent un plus grand rôle dans les
programmes relatifs |
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à
l'environnement et au développement ; |
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les
jeunes scientifiques participent aux décisions prises
concernant la science.
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| II.
Rapport
et recommandations détaillées du Forum |
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| Introduction
Imaginons
que d'éminents scientifiques aient tenu une conférence en
1899 afin de débattre des perspectives de la science pour
le siècle suivant. L'optimisme aurait été sans faille, la
croyance dans la toute-puissance de la science inébranlée,
la marche vers un monde de plus en plus heureux, grâce à
la science et à la technologie, s'annonçait sans entraves.
Ces savants n'auraient pu imaginer les découvertes qui allaient
bientôt voir le jour, saper chacune de leurs certitudes
et ouvrir la voie à des domaines de la science radicalement
nouveaux. Ils n'auraient pu imaginer les deux terribles
guerres mondiales dans lesquelles la science a joué un rôle
et qui, pour la première fois, ont posé des problèmes de
conscience aux scientifiques. Ils n'auraient pu envisager
les problèmes insolubles posés par la pollution de l'environnement,
la surpopulation et n'auraient pu prévoir la présence sans
précédent de la science et de la technologie dans le moindre
domaine de la vie. Seul un génie aurait probablement pressenti
les progrès dont allaient bénéficier la technologie aérospatiale,
les biosciences, les technologies de l'information et de
la communication. Ces quelques phrases d'introduction pour
nous avertir que dans une perspective historique, notre
aptitude à prévoir les tendances et les évolutions est très
limitée et doit être exercée avec infiniment de prudence.
Les paragraphes qui suivent rendent compte des réflexions
de jeunes scientifiques qui se sont réunis à la fin du XXe
siècle pour s'interroger sur la science et ses incidences
sociales, telles quelles sont traduites dans le Projet de
Déclaration mondiale sur la science, l'Agenda pour la science
et le Cadre d'action adoptés à la Conférence mondiale sur
la science.
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Dans
une démocratie, la population a le droit de contribuer aux
décisions de la société.
Cependant,
pour décider, elle a besoin d'information. La science peut
considérablement aider la société à fournir une grande partie
de cette information. C'est pourquoi le public doit être systématiquement
informé de la recherche et de ses incidences générales. II
faut aussi que la science réponde et s'intéresse aux besoins
de la population et aux priorités de chaque pays. La communauté
scientifique doit donc avoir le droit d'examiner la répartition
du budget de la recherche avec les gouvernements.
L'enseignement
des techniques de communication aidera les scientifiques à
s'acquitter de la responsabilité qui leur incombe de diffuser
l'information auprès des autres membres de la société. Toutefois,
il ne faut jamais oublier que la science n'est que la voix
de ceux qui expriment la volonté commune.
S'il
importe qu'un scientifique ait une conscience sociale, son
aptitude à contribuer au bonheur est limitée. Un scientifique
ou un ingénieur ne peut étudier ou résoudre que des problèmes
de caractère scientifique ou technologique, et les sociologues
ne peuvent proposer que des politiques spécifiques ou définir
des problèmes, ce qui dans de nombreux cas peut effectivement
faciliter la vie des gens. II y a néanmoins d'autres sources
de malheur qui échappent au domaine traditionnel de la science.
Elles relèvent des systèmes de valeurs adoptés par la société,
qu'elle seule, et dans son ensemble, est en mesure de modifier.
La science fait partie d'un contexte social et ne peut, à
elle seule, susciter le changement. Enfin, la science n'est
pas la seule forme de savoir humain. Les formes traditionnelles
de connaissance sont tout aussi précieuses.
II
faut renforcer le lien entre la recherche de la paix et la
communauté scientifique. L'an 2000, Année internationale de
la culture de la paix, offre une bonne occasion de prendre
ce nouvel engagement.
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Les
scientifiques des pays en développement devraient inciter
les gouvernements à se préoccuper davantage d'élargir l'accès
à l'enseignement primaire et à l'éducation permanente. Une
conception holistique de l'éducation peut amener à voir très
tôt ce que sont la science et son impact sur l'environnement,
alors qu'une société analphabète ne saurait guère comprendre
le travail des scientifiques.
On
observe une baisse de niveau dans les établissements d'enseignement
supérieur. Le personnel universitaire est jugé presque exclusivement
en fonction de ses travaux de recherche. La qualité de l'enseignement
est rarement récompensée en termes de carrière, et au bout
du compte ce sont les étudiants qui en pâtissent. Il importe
que l'on assigne davantage d'importance à l'activité pédagogique.
Les établissements devraient veiller à ce que tous leurs enseignants
bénéficient d'une formation, de ressources et d'un soutien
appropriés.
La
plupart des universités sont en proie à des contraintes économiques
croissantes. Dans beaucoup de pays, elles se réorganisent
sur le modèle des entreprises, dans l'espoir d'accroître leur
rentabilité. Bien que cela ait un certain nombre d'effets
positifs, il en résulte surtout une réduction des dépenses
qui se traduit par des compressions de personnel, alors que
les étudiants sont beaucoup plus nombreux. Or, 1'é1argissement
de l'accès à l'enseignement supérieur doit s'accompagner d'efforts
pour maintenir la qualité.
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Nul
doute que des efforts plus sérieux s'imposent pour rendre
les résultats de la recherche exploitables commercialement
et pour mieux informer le public. Nous estimons que les chercheurs
doivent accepter comme une obligation morale essentielle de
consacrer une partie non négligeable de leur temps à l'enseignement
et/ou de collaborer avec les éducateurs afin de relever les
niveaux de culture scientifique et technologique, en commençant
par les jeunes enfants à l'école. Cependant, l'indépendance
du système éducatif et des enseignants doit être préservée
et appréciée.
Le
choix d'études scientifiques chez les jeunes générations est
extrêmement aléatoire et trop fortement influencé par des
facteurs subjectifs. Trop rares sont les efforts systématiques
menés pour drainer les meilleurs et les plus capables vers
la recherche scientifique. En général, les programmes de recherche
ne sont pas conçus pour apprendre aux étudiants comment mettre
sur pied des projets ou des expériences de recherche, même
simples. Il faudrait consacrer des cours spéciaux à des sujets
tels que "Comment choisir un nouveau sujet de recherche"
ou autres sujets analogues. Il faudrait multiplier les programmes
de formation à la recherche pour les élèves en fin d'études
secondaires afin de profiter de cette période si déterminante
de la vie pour susciter chez eux le désir de s'engager durablement
et profondément dans la recherche. Les é1èves qui se préparent
à entrer à l'Université devraient être encouragés à participer
aux foires scientifiques internationales et autres manifestations
du même type. Cela les mettrait en mesure de prendre par eux-mêmes
des initiatives de recherche et d'acquérir les capacités de
communication nécessaires. La communauté scientifique en place
devrait assumer le rôle de mentor et considérer les élèves
en âge d'entrer à l'Université comme un vivier de jeunes chercheurs
curieux.
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Les efforts à mener sans
cesse pour obtenir des subventions et l'administration de
crédits maigres et fragmentés obligent les chercheurs à consacrer
davantage de temps à la paperasse, ce au détriment du travail
proprement scientifique. La concurrence est trop vive dans
certaines disciplines scientifiques de nos jours. Par ailleurs,
la fameuse maxime "publier ou périr" exprime bien
la nécessité où ils sont de produire quantité de publications
qui ne sont pas toujours pertinentes, au lieu de prendre le
temps de creuser les problèmes. De plus, avec la multiplication
exponentielle des publications, il devient très difficile
aux lecteurs potentiels de filtrer l'information utile. L'évaluation
fondée sur le nombre des publications a en outre pour conséquence
indésirable que la crainte chez les chercheurs de se voir
contester la priorité des résultats freine la libre circulation
de l'information.
Autre problème encore
: la compartimentation croissante de la pensée. La spécialisation
incroyablement poussée à laquelle on assiste fait de la plupart
des chercheurs des experts, enfermés dans un domaine extrêmement
étroit, incapables souvent de réfléchir dans un contexte plus
large. Une réflexion d'ensemble peut permettre de voir plus
loin. Or, les contraintes susmentionnées rendent une telle
approche difficile. Nous espérons qu'à l'avenir la recherche
interdisciplinaire prendra davantage d'importance et que la
démarche holistique de résolution des problèmes gagnera du
terrain par rapport aux modes de pensée purement analytiques.
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La
science porte une responsabilité générale quant au bien-être
de l'humanité. Chaque scientifique doit avoir constamment
à l'esprit les conséquences éventuelles de ses travaux de
recherche. Un dialogue franc et large, associant les divers
secteurs de la société, est nécessaire pour étudier les conséquences
d'expériences telles que le clonage humain et le génie génétique
avant leur lancement. Des protections juridiques et morales
plus efficaces devraient être définies pour empêcher que la
science ne soit utilisée, au mépris des règles éthiques, pour
la conception d'armes de destruction massive et la conduite
d'expériences qui font peu de cas de la dignité des êtres
humains ou des animaux. L'éducation à 1'éthique doit faire
expressément partie des programmes d'études. L'information
scientifique doit être divulguée; elle ne doit pas être celée
pour des raisons économiques ou politiques. La science est
à ce point ancrée dans la société que 1'éthique qui la gouverne
est indissociable de 1'éthique de la société dans son ensemble.
Nous attendons de la communauté scientifique mondiale qu'elle
s'efforce de dégager un consensus sur la question de lautorégulation
de la science et nous l'y encourageons. Conformément à une
précédente version du projet de Déclaration sur la science
de la Conférence mondiale sur la science, nous appuyons vigoureusement
l'institution d'un serment d'Hippocrate en matière de science.
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Nous
prenons note avec satisfaction de l'existence d'un mouvement
de plus en plus ample contre la discrimination à 1'égard des
femmes. Différentes minorités ethniques, nationales et autres,
qui sont victimes d'une discrimination, doivent elles aussi
bénéficier de chances égales d'accès à l'éducation et à la
science et de perspectives plus grandes dans ces domaines.
Nous encourageons les responsables de l'éducation à faire
de leur mieux pour assurer la justice sociale et encourager
les femmes à participer à la recherche scientifique. Mais
nous voulons protéger l'autonomie des normes scientifiques
internes et de la structuration des sciences en disciplines
contre toute ingérence politique et sociale directe, si bonnes
et nobles que soient les intentions des décideurs.
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La
science peut contribuer à réduire 1'écart entre pays développés
et pays endéveloppement en faisant en sorte que l'information
scientifique circule librement et dans toutes les régions
du monde. L'Internet joue à cet égard un rôle important, bien
que des efforts restent à faire pour en élargir la couverture
géographique et linguistique. Le soutien financier accordé
à la science dans les pays en développement doit être renforcé
et la coopération encouragée. Les scientifiques ont un rôle
important à jouer dans la protection de l'environnement et
les projets scientifiques doivent tout à la fois respecter
les exigences dans ce domaine et contribuer à l'avènement
d'un développement durable. Les scientifiques doivent appuyer
les recherches portant sur les technologies appropriées. La
science ne doit pas rejeter les savoirs traditionnels, notamment
dans le domaine de la gestion des ressources naturelles. Il
faut veiller à protéger les droits de propriété intellectuelle
des populations dépositaires de formes de savoir endogènes.
Tout
en soutenant pleinement la libre circulation des scientifiques,
nous avons conscience qu'elle entraîne inévitablement un exode
des compétences. On a souvent qualifié de négatif ce phénomène
par lequel les talents scientifiques sont constamment détournés
des pays pauvres vers les pays riches. Mais il faut aussi
en souligner les effets positifs : beaucoup de ressortissants
de pays en développement qui font leurs études en Occident
(i) retournent dans leur pays d'origine et contribuent par
là à en élever le niveau d'éducation ; (ii) lorsqu'ils demeurent
à 1'étranger, ils représentent souvent l'intérêt et les besoins
de leur pays d'origine, gardent des contacts et contribuent
donc à améliorer la situation dans le pays en question. Conscients
de ces effets positifs, nous insistons sur le fait que, pour
encourager un plus grand nombre de ces scientifiques à rentrer
chez eux, il convient de mettre en place un système spécial
de bourses d'incitation au retour.
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Dans
une économie de marché, des individus peuvent accéder relativement
jeunes à des postes élevés comportant d'importantes responsabilités.
Dans le monde hiérarchisé de la science, toutefois, il est
rare qu'on soit nommé à un poste de responsabilité avant l'âge
de 40 ans. I1 est difficile dans ces conditions de préserver
la liberté de recherche des jeunes scientifiques. Il conviendrait
d'associer davantage aux processus décisionnels des é1éments
jeunes ayant des idées neuves, et de définir des structures
nouvelles, moins rigides. Les professions scientifiques sont
souvent peu attractives sur le plan financier et n'offrent
que très rarement des perspectives satisfaisantes en matière
de sécurité de l'emploi. Rares de ce fait sont les jeunes
de talent qui ne se détournent pas de la science lorsque
se présente un emploi plus attractif. Il y a là un autre facteur
crucial qui affecte la qualité de la recherche scientifique,
dès lors que celle-ci est incapable de s'attacher les talents
les plus brillants.
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Une part significative
de l'activité scientifique est financée aujourdhui par
des sources privées qui, pour des raisons compréhensibles,
se montrent plus intéressées par les applications directes
que par la recherche fondamentale à long terme. I1 est cependant
très important que les gouvernements continuent d'apporter
à la recherche fondamentale un soutien à long terme (c'est-à-dire
s'étendant au-delà des échéances électorales) et qu'ils mettent
sur pied un cadre juridique propre à encourager la mobilisation
à cet effet des sources de financement privées. De tels projets
à long terme peuvent, nous en sommes convaincus, contribuer
à une croissance durable.
Même si la R-D
militaire répond à certains besoins (réels, imaginaires ou
fabriqués) de la société, il nous apparaît nécessaire
que des sociétés commerciales ou des organismes gouvernementaux
aident à en transférer les résultats dans la sphère
civile.
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| III. |
MECANISME
DE MISE EN OEUVRE
DES RECOMMANDATIONS DU FORUM
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Etudiants
et scientifiques en début de carrière ont une attitude libre
et dénuée de préjugés à l'égard des problèmes éthiques et
moraux qui se posent à la science. C'est pourquoi nous, participants
au Forum international des jeunes scientifiques, avons décidé
de faire de ce dernier une tribune permanente où débattre
des grands problèmes et défis auxquels la science doit faire
face. Le Forum tiendra à jour un site Internet où pourront
être présentées et débattues des idées concernant le développement
de la science et les contextes de l'activité scientifique.
Le Forum étudiera la possibilité de créer une Revue destinée
aux jeunes scientifiques, et diffusée dans un premier temps
sous la forme d'un site Internet. Il se réunira à intervalles
réguliers en divers points du globe. Nous demandons au secrétariat
du Forum international des jeunes scientifiques de Budapest
de servir de secrétariat à ce nouvel organisme jusqu'au moment
où il pourra passer le relais aux organisateurs de
la réunion suivante. Le secrétariat aura la responsabilité
de porter les propositions pertinentes du Forum à l'attention
des organes de décision compétents, ainsi que du grand public.
Nous demandons à la Conférence mondiale sur la science de
reconnaître ce Forum, et prions I'UNESCO et le CIUS d'associer
le Forum à leurs programmes en cours.
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