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Le 16 octobre, participez à la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation !
Sommaire
Actualités
- Lancement d’un nouveau programme sur l’eau et la diversité culturelle
- L’ICHARM lance un nouveau Master sur la Gestion des catastrophes naturelles
- Le PHI de l’UNESCO était l’un des organisateurs du séminaire sur les Ressources en eaux souterraines transfrontalières du Moyen-Orient qui s’est tenu dans le cadre de la Semaine mondiale de l’eau de Stockholm
- L’UNESCO et certains de ses partenaires ont publié des documents de formation sur la modélisation des eaux souterraines dans les régions arides et semi-arides
Événements
Famille de l’eau de l’UNESCO (*)
- Conférence internationale sur les eaux souterraines : «Dynamique des eaux souterraines et changement climatique mondial»
- 4ème Conférence internationale sur l’hydrologie des oueds
- XXIVe Conférence des pays du Danube sur les prévisions hydrologiques et les fondements hydrologiques de la gestion des ressources en eau
Publications
- Urban Water Cycle Processes and Interactions (Processus et interactions du cycle de l’eau urbaine), par J. Marsalek, B. Jiménez-Cisneros, M. Karamouz, P.-A. Malmquist, J. Goldenfum et B. Choca – Série sur l’eau urbaine – Éditions UNESCO / Taylor & Francis
- Water and Ecosystems: Managing Water in Diverse Ecosystems to Ensure Human Well-being (L’eau et les écosystèmes : Gérer les ressources en eau dans des écosystèmes divers afin d’assurer le bien-être des populations), sous la direction de Caroline King, Jennifer Ramkissoon, Miguel Clüsener-Godt et Zafar Adeel – Presse universitaire des Nations Unies
Faire connaissance avec la famille de l’eau de l’UNESCO
- Un entretien avec... Nora Dietrich, Stagiaire, Programme hydrologique international (PHI)
Le saviez-vous...?
Faits et chiffres sur l’eau et l’alimentation
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Actualités
Lancement d’un nouveau programme sur l’eau et la diversité culturelle
La complexité des questions liées à l’eau exige une approche intégrée et holistique des sciences de l’eau et de la gestion des ressources en eau. «L’eau et la diversité culturelle» (WCD), le nouveau projet interdisciplinaire du PHI, a été lancé lors du 10ème River symposium international, à Brisbane, en Australie, en septembre 2007. Afin de mieux comprendre les liens qui existent entre l’eau et la diversité culturelle, il devenait urgent d’élaborer un projet visant à créer sur le site du PHI une base de données et une Communauté de praticiens (CoP), en d’autres termes une plate-forme interactive centrée sur la communication et l’échange d’informations. Cette CoP facilitera l’élaboration de politiques de l’eau sensibles à la diversité culturelle. Un groupe de spécialistes de ce sujet se réunira en janvier 2008.
Pour plus d’information sur « L’eau et la diversité culturelle » (WCD)
L’ICHARM lance un nouveau Master sur la Gestion des catastrophes naturelles
Pour assurer l’efficacité de la gestion des catastrophes liées à l’eau, les mesures structurelles et non structurelles doivent être bien équilibrées. Cependant, dans les pays en développement où les budgets et les ressources humaines sont limités, le nombre de spécialistes maîtrisant les connaissances et les techniques les plus sophistiquées est insuffisant. Il est donc urgent que des praticiens soient formés dans ce domaine.
À cette fin, le Centre international sur les risques liés à l’eau et leur gestion (ICHARM) lance en octobre un nouveau Master, « Stratégie politique de la gestion des catastrophes naturelles (Cours de gestion des risques liés à l’eau) », en collaboration avec l’Institut japonais d’études politiques (GRIPS). Le cours sera conduit de pair avec une « Formation des spécialistes pour l’atténuation des catastrophes liées aux inondations » proposée par l’Agence japonaise pour la coopération internationale (JICA).
L’objectif du cours étant de promouvoir des solutions adaptées aux catastrophes liées à l’eau dans les pays en développement, les participants seront invités à élaborer des projets relatifs aux catastrophes liées aux inondations dans leurs pays en s’appuyant sur les techniques et les connaissances acquises dans le cadre du cours.
Les caractéristiques du cours sont les suivantes :
- Axé sur la résolution des problèmes
- Un Master délivré en un an.
- Plus pratique que théorique
Le cours consiste en une série de conférences – « Politiques de gestion des catastrophes naturelles », « Gestion intégrée des risques d’inondation », « Hydraulique », « Établissement de cartes de risques et planification des évacuations » - et de séances de formation pratique. Parallèlement au cours et à la formation, les étudiants et les stagiaires seront tenus de rédiger un mémoire de Master d’ici le mois de septembre 2008. Les stagiaires de la JICA seront censés promouvoir dans leurs organismes/pays le « renforcement des capacités ».
Site Web de l’ICHARM
Le PHI de l’UNESCO était l’un des organisateurs du séminaire sur les Ressources en eaux souterraines transfrontalières du Moyen-Orient qui s’est tenu dans le cadre de la Semaine mondiale de l’eau de Stockholm
Le PHI de l’UNESCO s’est associé au Stockholm International Water Institute (SIWI), à l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (ASDI), à l’Institut fédéral allemand des géosciences et des ressources naturelles (BGR) et au Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ) pour rassembler des spécialistes de l’eau du monde arabe et d’organisations internationales dans le cadre d’un séminaire d’une journée, afin qu’ils discutent des questions relatives aux ressources en eaux souterraines transfrontalières du Moyen-Orient.
En arabe, il existe 8 mots différents pour dire « mourir de soif » ; on image donc à quel point, dans cette région, les aquifères partagés sont des ressources vitales. Le séminaire sur le Moyen-Orient s’est caractérisé par la multitude des questions posées. Comment améliorer au Moyen-Orient la gouvernance des aquifères transfrontaliers ? Quelles seront les conséquences si l’on ne change pas de cap ?
Il est pratiquement certain que le changement climatique mondial aura des conséquences négatives au Moyen-Orient, comme dans de nombreuses régions du monde. De plus ces perspectives s’ajoutent à la croissance démographique ainsi qu’à l’augmentation de la demande en eau (notamment dans les centres urbains). Dans ces conditions, que va-t-il advenir de l’agriculture ? Selon l’un des participants, il faut tenir compte des connaissances autochtones en matière d’utilisation des ressources au niveau local et régional. Lorsque les décisions sont mises en œuvre par les autorités centrales, les solutions élaborées localement et les techniques traditionnelles sont souvent négligées.
Le droit international relatif aux aquifères internationaux est en cours d’élaboration mais n’a franchi à ce jour que quelques étapes. Quel sera son impact sur les pays arides ? Comment faire en sorte que les parties soient tenues de rendre des comptes lorsque les prélèvements sont abusifs ? Quels sont les réformes juridiques et institutionnelles susceptibles de favoriser la coopération et de promouvoir une gouvernance « partagée » des aquifères ? Certains responsables politiques semblent plus soucieux de préserver leur influence que d’investir sur le long terme dans des stratégies de développement. Pourtant, les résultats à court terme sont souvent en contradiction avec une planification durable des ressources en eau. Il semble nécessaire de démultiplier les efforts visant à établir une coopération régionale aux niveaux technique, scientifique et décisionnel.
Le séminaire a notamment permis de conclure que les pays de la région devaient rapidement s’engager sur la voie d’un contrôle au moins fonctionnel de la quantité et de la qualité des ressources en eau nationales, et cela, même si une coopération directe entre pays voisins ne semble pas faisable en l’état actuel des choses.
Pour plus d’informations, veuillez contacter Melle. Raya Marina Stephan à l’adresse suivante : r.stephan@unesco.org
L’UNESCO et certains de ses partenaires ont publié de la documentation de formation sur la modélisation des eaux souterraines dans les régions arides et semi-arides
Cette publication comprend les minutes de l’Atelier de formation du Réseau mondial d'information sur l'eau et le développement dans les zones arides de l'UNESCO (G-WADI) sur la modélisation des eaux souterraines, qui s’est tenu à Lanzhou, en Chine, du 11 au 15 juin 2007. L’atelier a été conjointement organisé par les bureaux de Pékin, New Delhi, Almaty et Téhéran de l’UNESCO, le PHI de l’UNESCO, l’Imperial College (RU), le réseau asiatique du G-WADI et l’Institut de recherche et d’ingénierie environnementales des régions froides et arides de l’Académie des sciences chinoise. L’UNESCO a reconnu qu’il est nécessaire de partager les connaissances et l’intelligibilité de l’hydrologie des zones arides et semi-arides afin de favoriser l’accès aux informations de qualité, et de partager également l’expérience de la gestion des ressources en eau, dans le respect des méthodes traditionnelles et des nouvelles technologies. Un réseau mondial, G-WADI, a été créé pour atteindre cet objectif. G-WADI met l’accent sur le partage des informations - notamment des nouvelles sources de données - et donne accès à des outils de modélisation et à des études de cas, afin de favoriser une gestion intégrée des ressources en eau.
Télécharger l’intégralité de la publication [format PDF]

Événements
Famille de l’eau de l’UNESCO
Conférence internationale sur les eaux souterraines : « Dynamique des eaux souterraines et changement climatique mondial »
11-14 mars 2008: Jaipur, Inde
Le rôle et l’importance des eaux souterraines dans le cycle naturel de l’eau sont désormais reconnus à leur juste valeur car plusieurs activités dépendent de plus en plus de ces eaux souterraines. Les activités humaines exerçant une influence croissante sur le cycle de l’eau, les eaux souterraines encourent des risques. La manifestation des implications est en train de migrer du niveau local au niveau mondial. La conférence « Dynamique des eaux souterraines et changement climatique mondial » permettra d’analyser la dynamique des eaux souterraines à l’aune des scenarii du changement et de relever les défis relatifs à l’utilisation des eaux souterraines dans le but protéger et de pérenniser les eaux souterraines.
Pour plus d’informations, veuillez envoyer un e-mail à l’adresse suivante : groundwater2008@gmail.com
4ème Conférence internationale sur l’hydrologie des oueds
2-4 décembre 2007: Mascate, Oman
L’un des objectifs de la conférence est d’améliorer la compréhension et d’approfondir les connaissances des processus hydrologiques dans les zones arides et semi-arides, et plus précisément de l’hydrologie des oueds, grâce à la recherche et au développement. La conférence aura également pour but d’élaborer le concept d’un développement et d’une gestion durables des oueds, et donc d’améliorer les méthodologies et les enseignements adaptés aux pénuries d’eau dans les régions arides, et de renforcer les ressources humaines, la sensibilisation des populations et le développement des capacités institutionnelles.
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XXIVe Conférence des pays du Danube sur les prévisions hydrologiques et les fondements hydrologiques de la gestion des ressources en eau
2-4 juin 2008: Bled, Slovénie
Les sujets de la conférence seront les suivants : (1) Prévisions hydrologiques; (2) Extrêmes hydro-métérologiques, inondations et sécheresses; (3) Changement climatique mondial et processus hydrologiques; (4) Gestion des ressources en eau; (5) Inondations, processus morphologiques, érosion, transport des sédiments et sédimentation; et (6) Évolution de l’hydrologie.
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Publications
Urban Water Cycle Processes and Interactions (Processus et interactions du cycle de l’eau urbaine), par J. Marsalek, B. Jiménez-Cisneros, M. Karamouz, P.-A. Malmquist, J. Goldenfum et B. Choca – Série sur l’eau urbaine – Éditions UNESCO / Taylor & Francis
La gestion efficace de l’eau urbaine doit reposer sur une compréhension scientifique de l’impact des activités humaines sur le cycle hydrologique de l’eau urbaine – notamment ses processus et interactions – et sur l’environnement. Ces impacts anthropogéniques, qui varient considérablement dans le temps et l’espace, doivent être quantifiés en tenant compte du climat local, du développement urbain, des pratiques culturelles, environnementales et religieuses, et d’autres facteurs socio-économiques.
Urban Water Cycle Processes and Interactions est le fruit d’un projet conduit par le PHI de l’UNESCO sur ce sujet. Le document commence par présenter le concept du cycle de l’eau urbaine et insiste sur la nécessité de mettre en œuvre une gestion intégrée ou totale des ressources en eau. Ensuite, il explore en détail les différents éléments hydrologiques du cycle, les infrastructures urbaines et les services de l’eau, ainsi que les effets de l’urbanisation sur l’environnement – de l’atmosphère aux eaux de surface, en passant par les zones humides, les sols et les eaux souterraines, ainsi que la biodiversité. Une série de recommandations susceptibles de favoriser une gestion efficace de l’eau urbaine résument et concluent les principales constatations de l’ouvrage.
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Water and Ecosystems: Managing Water in Diverse Ecosystems to Ensure Human Well-being (L’eau et les écosystèmes : Gérer les ressources en eau dans des écosystèmes divers afin d’assurer le bien-être des populations), sous la direction de Caroline King, Jennifer Ramkissoon, Miguel Clüsener-Godt et Zafar Adeel – Presse universitaire des Nations Unies
L’atelier international à partir duquel le présent ouvrage a pu être publié, “L’eau et les écosystèmes : Gérer les ressources en eau dans des écosystèmes divers et satisfaire aux besoins humains fondamentaux », a été conjointement organisé par le Réseau international pour l’eau, l’environnement et la santé de l’Université des Nations Unies (UNU-INWEH), et par le Programme sur l’homme et la biosphère (MAB) ainsi que le Programme hydrologique international (PHI) de l’UNESCO. Cette réunion importante a rassemblé plusieurs des principaux partenaires de la protection et de la gestion des ressources en eau dans une sélection d’écosystèmes. Cette coopération comprend un ensemble d’activités liées à différents programmes visant à la conservation et au développement durable des régions côtières et concerne également les questions touchant à l’eau et aux écosystèmes, qui constituent l’une des grandes priorités du Secteur des sciences de l’UNESCO.
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Faire connaissance avec la famille de l’eau de l’UNESCO
Un entretien avec... Nora Dietrich, Stagiaire, Programme hydrologique international (PHI)
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| Nora Dietrich |
Il y a beaucoup de stagiaires à l’UNESCO. Quels peuvent être les avantages, à votre avis, de faire un stage au sein de la Division des sciences de l’eau ?
Il a en effet beaucoup de stagiaires à l’UNESCO et leurs formations ainsi que leurs motivations sont variées. Le groupe le plus important est celui des stagiaires qui travaillent au sein des différentes délégations ; il y a également des stagiaires qui n’ont pas encore achevé leurs études et des diplômés qui viennent ici dans le cadre d’un programme de bourses, tels que les programmes Fulbright ou Carlo-Schmid. C’est dans le cadre du programme Carlo-Schmid que je suis moi-même venue ici.
Pendant mon stage, je participe à la réalisation d’un nouveau projet du PHI – L’eau et la diversité culturelle. Cela me permet de voir un projet évoluer dès ses premiers pas et de pouvoir l’enrichir de mes propres idées et connaissances. J’ai récemment obtenu un diplôme dans le domaine de la gestion des ressources en eau, secteur autour duquel s’articulent la plupart des activités du PHI, et j’apprends donc énormément de choses auprès de toutes ces personnes du PHI qui travaillent sur des programmes et des projets passionnants. Outre les avantages que me procure le contenu propre à la mission du PHI, j’apprends également beaucoup de choses sur les questions et procédures spécifiques à une organisation internationale telle que l’UNESCO, ce qui m’aidera dans ma carrière au cours des prochaines années.
Vous venez de mentionner le projet L’eau et le diversité culturelle, une nouvelle activité du PHI (voir ci-dessus). Pourquoi pensez-vous que ces deux sujets sont si importants l’un pour l’autre ?
Depuis le début de l’histoire de l’humanité, l’eau est impliquée dans pratiquement tous les aspects de la vie humaine. Cependant, sa perception, son évaluation et sa gestion peuvent varier considérablement d’une société à une autre. En ce moment, je m’intéresse personnellement à tous les aspects de la mise en œuvre des projets, de la gouvernance et de l’implication des parties prenantes relatifs à l’approvisionnement en eau et à l’assainissement. J’étudie notamment l’ensemble de ces problèmes au sein des pays que l’on appelle « pays en développement » où la perception, l’évaluation et la gestion des ressources en eau ne répondent pas toujours aux mêmes priorités et peuvent ralentir l’approvisionnement en eau. Alors que les progrès techniques devraient permettre un approvisionnement en eau durable desservant l’ensemble de la population dans la plupart des régions, nous vivons encore sur une planète où plus d’un milliard d’individus n’ont pas accès à une eau de boisson sûre. À mon avis, l’une des raisons d’une telle situation est que la diversité culturelle et les connaissances autochtones ne sont ni assimilées ni utilisées.
Ceci n’est pas le seul aspect important de la diversité culturelle. Il y en a beaucoup d’autres. Par exemple, la nécessité de préserver les connaissances autochtones sur les technologies de l’eau et les systèmes de gestion, les nombreux rituels et croyances liés à l’eau, les contributions à la conservation des ressources en eau apportées par les systèmes et traditions culturels, les conflits occasionnés par les ressources en eau, les sites du patrimoine concrètement liés à l’eau, etc. Ayant suivi une formation multidisciplinaire, je suis convaincue qu’une compréhension intégrée et multidimensionnelle des ressources en eau peut permettre de résoudre les problèmes et contribuer à la durabilité de l’environnement ainsi qu’au recul de la pauvreté.
Par quoi commenceriez-vous pour favoriser l’intégration de la culture dans les sciences de l’eau et dans la gestion des ressources en eau ?
Le point de départ, c’est toujours les générations montantes. J’intégrerais la culture et les autres aspects socioéconomiques dans les programmes d’enseignement supérieur et dans les cours de formation centrés sur le génie hydraulique, la gestion des ressources en eau et les sciences naturelles. Il me paraît également important d’intégrer ces aspects dans les sciences sociales, la géographie et l’économie. Il ne faut évidemment pas réserver nos efforts à l’université ou à l’éducation. Tous les décideurs du secteur de l’eau doivent être conscients de l’importance des interactions entre la culture et la gestion des ressources en eau. Les institutions gouvernementales et non gouvernementales devraient fréquemment inciter les membres de leurs personnels à participer à des programmes de formation intégrés. Les échanges de connaissances entre les ingénieurs et les chercheurs des sciences sociales et naturelles doivent être renforcés. D’autre part, les politiques des institutions, mais aussi des gouvernements, devraient comporter des principes directeurs ou des recommandations relatifs à l’utilisation de la diversité culturelle dans le contexte de la gestion des ressources en eau. L’ensemble des décideurs et des professionnels de l’eau devraient convenir que l’eau n’est pas un problème strictement technique.
Pourquoi le Programme hydrologique international est-il le mieux placé pour conduire ce type de projet ?
La diversité culturelle est déjà une réalité au sein du PHI et le Programme devient de plus en plus multidisciplinaire ; il a donc la possibilité de lancer la plupart des initiatives susmentionnées qui peuvent favoriser l’intégration de la culture dans les sciences de l’eau et dans la gestion des ressources en eau. Il a la capacité de stimuler la coopération et l’échange des connaissances entre les États membres de l’UNESCO, les professionnels, les chercheurs et le grand public. Sa position au sein de l’UNESCO pourrait faciliter la coopération entre les différents programmes et sections. Le PHI a un discours qui est compris dans la plupart des régions du monde et par des populations très différentes. C’est cela, je crois, qui le rend si unique.

Le saviez-vous...? Faits et chiffres sur l’eau et l’alimentation- Alors que la consommation d’eau de boisson varie habituellement entre 2 et 3 litres par personne et par jour et que les autres usages domestiques (hygiène corporelle et de la maison) nécessitent entre 30 et 300 litres par personne et par jour, la production alimentaire nécessite des quantités d’eau nettement supérieures et comprises entre 2 000 et 5 000 litres par personne et par jour.
- Une grande partie de l’eau utilisée pour la production de cultures provient de la pluie qui est stockée dans le sol (et que l’on appelle l’eau verte).
- 90% des précipitations mondiales sont utilisées pour la production de cultures.
- Sur l’ensemble des terres émergées de la planète, soit 13 milliards d’hectares, 12% sont cultivés et environ 27% sont utilisés comme pâturages. Sur les 1,5 milliard d’hectares utilisés pour les cultures, 277 millions d’hectares sont irrigués (soit 18%).
- En termes de démographie, à chaque habitant de la planète correspond 0,25 hectare de terres cultivées.
- Traditionnellement, l’irrigation absorbe entre 70 et 80% des prélèvements d’eau. Certains pays consacrent jusqu’à 90% de leurs ressources en eau à l’irrigation.
- Selon certaines estimations, du fait de l’intensification des cultures, la superficie des cultures irriguées pourrait augmenter de 30% d’ici 2030.
- Également d’ici 2030, la quantité d’eau qui sera allouée à l’irrigation pourrait augmenter de 14%.
Informations extraites du 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, «L’eau, une responsabilité partagée» (2006).

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