Actualités
Le Secrétaire général des Nations Unies s'engage à prendre des mesures en faveur des ressources en eau lors du Forum économique mondial
Le jeudi 24 janvier, lors du Forum économique mondial qui s’est tenu à Davos, M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, a déclaré que si les problèmes de raréfaction des ressources en eau ne sont pas résolus dans un avenir proche, le nombre des conflits dans le monde pourrait progresser. Les Nations Unies prendront donc des mesures visant à faire face aux pénuries d’eau et à atteindre les objectifs de réduction de la pauvreté définis dans les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
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L’initiative HELP organise un Atelier international sur les zones humides à l’occasion de la Journée mondiale des zones humides
Le 27ème anniversaire de l’adoption de la Convention de Ramsar sur les zones humides a été célébré le 2 février 2008. Chaque année depuis 1997, des organismes gouvernementaux, des organisations non gouvernementales et des groupes de citoyens à tous les niveaux de la société profitent de l'occasion pour lancer des actions de sensibilisation du public aux valeurs et aux avantages des zones humides en général, et de la Convention de Ramsar en particulier. Entre 1997 et 2007, le site Internet de la Convention a présenté les rapports envoyés par plus de 95 pays sur les activités menées pour la Journée mondiale des zones humides, de forme et d'envergure aussi diverses que des conférences et séminaires, des randonnées dans la nature, des concours de dessin pour enfants, des courses de sampans, des journées de nettoyage communautaire, des interviews à la télévision et à la radio, des lettres aux journaux, l'inauguration de nouvelles politiques sur les zones humides, de nouveaux sites Ramsar et de nouveaux programmes nationaux. Des organismes gouvernementaux et des citoyens du monde entier nous ont envoyé des nouvelles, souvent accompagnées de photos, et ces résumés annuels ainsi que plus de 900 rapports individuels, avec plus de 1200 images, constituent un excellent réservoir d'idées pour les célébrations à venir.
Pour célébrer la Journée mondiale des zones humides, HELP (Hydrologie au service de l'environnement, de la vie et de la politique), une initiative conjointe UNESCO/OMM (Organisation météorologique mondiale), a organisé l’Atelier international sur les zones humides qui s’est tenu du 31 janvier au 2 février 2008. Des représentants de six bassins HELP étaient présents (Lac Champlain, Etats-Unis ; Lac Naivasha, Kenya ; Fitzroy, Australie ; Lac Peïpous, Estonie ; Pays de Savoie, France; et Karjaanjoki, Finlande) afin d’illustrer différentes thématiques en rapport avec la gestion des zones humides (sciences, implication des communautés, gouvernance, etc.) Le principal résultat de l’atelier a été la création d’un sous-réseau rassemblant des responsables de bassins et d’autres partenaires de l’initiative HELP afin de partager des techniques, des outils et des informations sur les questions liées à la gestion des zones humides.
Site web de la Journée mondiale des zones humides
Site web de l’initiative HELP
L’Institut UNESCO-IHE pour l’éducation relative à l’eau diffuse l’annonce préalable du Symposium international sur les «Cités du futur – Planification stratégique de la durabilité de l’eau»
Nous ne pouvons pas ignorer que le monde est en train de changer. La plupart de ces changements (climat, réglementations, populations, anticipations et état des infrastructures) se traduisent pour les responsables de la gestion des eaux urbaines et les planificateurs des zones urbaines par de véritables défis. Il est indispensable que soient élaborés des approches et des plans à long terme pour préserver un environnement aquatique propre, des villes sûres et des services des eaux fiables.
Il existe un grand nombre de technologies innovatrices et de dispositifs institutionnels qui sont (quasiment) prêts à être mis en œuvre dans des villes du monde entier. L’application de ces innovations peut permettre aux villes de franchir une grande étape sur la voie d’un système d’eaux urbaines véritablement durable.
Le projet SWITCH élabore de nouvelles stratégies, au niveau technique et institutionnel, visant à répondre aux tensions provoquées par les changements mondiaux et à parvenir à la mise en oeuvre de systèmes d’eaux urbaines durables.
Ce symposium international permettra d’explorer les processus de Planification stratégique élaborés par les grandes villes d’Europe et d’autres continents. Les urbanistes présenteront les processus de planification de leurs villes ainsi que les efforts qu’ils déploient pour atteindre les objectifs en matière de durabilité. Des discussions et des ateliers dirigés identifieront les facteurs de succès de la planification stratégique. La problématique de l’application des innovations technologiques et institutionnelles aux processus de planification des eaux urbaines en vue de préserver leur durabilité sera explorée.
Site web du symposium
 L’Arménie lance un Comité national du Programme hydrologique international
En collaboration avec le Programme hydrologique international (PHI) de l’UNESCO, le gouvernement de l’Arménie a lancé un Comité national du PHI afin de contribuer à la réalisation des objectifs scientifiques et éducatifs liés à la gestion des ressources en eau.
Dirigé par M. Hovhannes Tokmajyan, recteur de l’Université d’État d’architecture et de construction de Erevan et responsable de la Commission technique consultative sur l’exploitation et la maintenance des systèmes d’eau, le Comité national arménien constitue un groupe d’universitaires, d’experts et de chercheurs multidisciplinaires, expérimentés et provenant de différentes institutions arméniennes.
C’est avec un immense plaisir que le PHI a salué la création du Comité national arménien et qu’il travaillera à ses côtés.
Le Centre régional sur la gestion de l’eau dans les zones urbaines (RCUWM –Téhéran) et leurs partenaires ont organisé un Atelier international sur le renforcement des capacités des journalistes spécialisés dans les ressources en eau
Partant du principe que les problèmes mondiaux liés aux ressources en eau s’aggravent et doivent être résolus dans les meilleurs délais et que l’importance du rôle des médias est crucial dans cette mobilisation, le Centre régional sur la gestion de l’eau dans les zones urbaines (RCUWM – Téhéran) a organisé en étroite collaboration avec les programmes des Nations Unies pour les établissements humains (UN-HABITAT) et de renforcement des capacités de la Décennie de l’ONU-Eau (UNW-DPC) l’Atelier «Journalistes professionnels et secteur de l’eau (Une perspective régionale, Iran et pays de la CEI)» à Téhéran, Iran, du 26 au 28 novembre 2007.
Plus de 25 journalistes, dont la moitié étaient des femmes, venus de plus de 10 pays d’Asie centrale (notamment d’Arménie, d’Azerbaïdjan, d’Iran, du Kazakhstan, du Kirghizistan, du Népal, de l’Ouzbékistan et du Tadjikistan) et d’autres nations asiatiques (Chine, Inde et RDP du Laos), ont participé à la réunion.
Les sessions ont permis de discuter notamment des sujets suivants : l’implication des médias dans le domaine de l’assainissement, l’impact des médias sur les questions liées à l’environnement en Iran et l’implication des utilisateurs des ressources en eau (femmes, hommes, enfants et société civile).
L’Atelier a également permis aux participants d’effectuer plusieurs visites sur le terrain, notamment à la station d’épuration de Jalalieh, au Musée national de l’eau de Saad-Abad et au service de télédiffusion national iranien.
Site web du RWUCM

Événements
Événements internationaux
11ème Symposium international sur les interactions entre les sédiments et l’eau
17-22 février 2008: Esperance, Australie
2ème Forum international sur la salinité : salinité, eau et société – problèmes mondiaux, action locale
31 mars – 3 avril 2008: Adelaïde, Australie
Conférence sur la gestion des systèmes d’eau dans les conditions extrêmes
4-5 juin 2008: Moscou, Russie
20ème Réunion sur les intrusions d’eaux salées (SWIM)
23-27 juin 2008: Naples, Floride, USA
HydroChange 2008
1-3 octobre 2008: Kyoto, Japon

Publication
Data Requirements for Integrated Urban Water Management (Données nécessaires à la Gestion intégrée des eaux urbaines)
Sous la direction de Tim D. Fletcher et Ana Deletić
Série sur l’eau urbaines – Éditions UNESCO / Taylor & Francis
La gestion intégrée des ressources en eau repose sur des données qui nous permettent d’analyser, de comprendre et de prévoir le comportement des différents éléments du cycle de l’eau ainsi que leurs interactions. L’observation concomitante des éléments complexes du système des eaux urbaines permet d’appréhender l’ensemble des relations unissant les différentes étapes du cycle de l’eau et d’élaborer une approche holistique en mesure de résoudre les problèmes.
Data Requirements for Integrated Urban Water Management (Données nécessaires à la Gestion intégrée des eaux urbaines) – qui est le fruit d’un projet du Programme hydrologique international de l’UNESCO consacré à cette question – cherche à améliorer la gestion intégrée des eaux urbaines en donnant des conseils sur la collecte, la validation, le stockage, l’évaluation et l’utilisation des données pertinentes. La première partie de cet ouvrage décrit les principes généraux de l’élaboration d’un programme d’observation indispensable à la mise en œuvre d’une gestion durable des ressources en eaux urbaines. La seconde partie examine en détail la surveillance des différents éléments du cycle de l’eau. Dans la dernière partie, les deux études de cas illustrant les efforts déployés pour réaliser un système de contrôle intégré démontrent la valeur des principes fondamentaux présentés dans cet ouvrage en matière de gestion durable des eaux urbaines.
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Faire connaissance avec la famille de l’eau de l’UNESCO
Un entretien avec... Anil Mishra, Spécialiste de Programme, Section des Processus Hydrologiques et du Climat, PHI
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| Anil Mishra |
Vous n’êtes rentré à l’UNESCO que récemment. Qu’avez vous fait auparavant et en quoi cette expérience vous a t’elle aidé à vous préparer pour vos responsabilités actuelles ?
J’ai participé à de nombreuses recherches scientifiques internationales, ainsi qu’à des projets d’éducation, de formation et de développement dans le domaine de l’hydrologie et des ressources en eau, par l’intermédiaire de différentes institutions académiques en Israël, au Japon et au Népal. J’ai étudié l’hydrologie du Nil Bleu en Afrique et développé des modèles de prédiction de débit pour ce fleuve. Mon bagage académique et professionnel en Asie, en Afrique, en Europe et au Moyen orient m’a aidé à comprendre les processus hydrologiques et les questions internationales relatives à l’eau de façon globale, ce qui est essentiel pour mon travail actuel. Mes études et activités dans différents pays et régions m’ont aussi beaucoup apporté en termes de langage et de culture de ces pays.
Quels sont vos projets en cours ?
Je travaille actuellement dans la section des Processus Hydrologiques et du Climat. Mes principales responsabilités sont la coordination et le développement de programmes et d’activités concernant les changements à caractère global et leurs impacts sur les systèmes hydrologiques. Ces changements globaux causés par le changement climatique, l’urbanisation, le développement démographique et la transformation des terres, altèrent notre planète et sa manière de fonctionner. De nombreuses études indiquent que la croissance démographique et le développement économique ont un impact sur la disponibilité des ressources en eau beaucoup plus important qu’on ne l’avait estimé. Les changements observés dans les glaciers du plus large et du plus haut système montagneux du monde, ont aussi des effets dramatiques pour une large population. La disparition de ces glaciers aurait des conséquences désastreuses sur les ressources en eau et les écosystèmes de la région. Nous étudions ces questions de changement sur une échelle globale dans le cadre de la septième phase du PHI. Je suis aussi en charge de la coordination de l’Initiative Internationale relative à la Sédimentation (ISI). Les activités d’ISI ont pour but une meilleure sensibilisation à la dynamique des sédiments et des questions d’érosion à tous les niveaux de la gestion de l’eau ainsi que la promotion d’une gestion durable du sol et des ressources sédimentaires à une échelle locale, régionale et globale.
En réunissant vos deux responsabilités à l’UNESCO, comment les changements globaux dont vous avez parlé affectent la dynamique des sédiments ?
Différentes recherches et études montrent que, globalement, l’érosion du sol accélère à cause de la déforestation et des pratiques agricoles alors qu’en même temps le débit des sédiments dans les régions côtières diminue. Ces études estiment que entre 30 et 40% du débit sédimentaire global est retenu dans de larges réservoirs. Du point de vue d’un changement global, l’impact des réservoirs sur la dynamique des sédiments semble significatif mais il n’est pas encore complètement compris. De plus, le réseau de suivi hydrologique est en déclin et il devient plus difficile d’obtenir des prévisions sérieuses comme la variable hydrologique résultant des changements globaux. C’est pourquoi ISI coordonne des études de cas dans différents bassins de rivières et développe des liens entre notre connaissance et nos modèles des systèmes sédimentaires avec les impacts sur les environnements humains. Ces résultats peuvent être l’amélioration des options de gestion, l’évaluation des risques et dangers et l’intégration de ces retours d’expérience dans les cadres législatifs.
Le changement global qui attire le plus l’attention est le changement climatique. Que pensez vous qu’il faille pour attirer l’attention des politiques sur les trois autres ?
Comme je l’ai dit, les impacts de la croissance démographique et du développement économique sur la disponibilité des ressources en eau peuvent être bien plus importants que ce que nous pensions et doivent être étudiés sans perdre de temps. Les moteurs du changement global incluent la croissance démographique, l’urbanisation et la transformation des terres, entre autres. Des estimations indiquent qu’en 2050, la population humaine comptera 3 milliards d’individus de plus. Cette croissance va encore accroître la pression sur les ressources en eau, déjà fragilisées, et sur les autres ressources de la Terre. Relever le défi de mener de front un développement économique et une gestion environnementale durable à une échelle globale, nécessite inévitablement attention et volonté politique.

Le saviez-vous...? Faits et chiffres sur le fleuve Saint-Jean- Le Saint-Jean est un système fluvial de 700 km de long qui traverse la frontière internationale séparant les Etats-Unis du Canada dans le tiers supérieur du bassin et qui définit la frontière entre ces deux pays sur une distance de plus 50 km. De sa source dans le nord du Maine (Etats-Unis), il traverse le quart sud-est du Québec (Canada), puis s’écoule dans la partie occidentale du Nouveau-Brunswick avant de se jeter dans la baie de Fundy.
- D’une superficie de 55 110 km², le bassin du fleuve Saint-Jean est le plus vaste de la région. Il comprend plusieurs affluents importants, telles que les rivières Kennebecasis, Nashwaak et Tobique dans le Nouveau-Brunswick, les rivières Allagash et Aroostook dans le Maine, et la Madawaska au Québec.
- Le débit annuel moyen de ce grand fleuve est d’environ 1 110m3/s. Les précipitations annuelles moyennes varient entre 90 cm dans le sud et 64 cm au niveau de la source du fleuve ; cependant, une plus grande partie des précipitations ruisselle des régions en amont (71%) par rapport à celles situées en aval (64%). Les précipitations sont réparties de façon homogène sur les douze mois de l’année.
- Différents types d’agents stressants affectent le système fluvial – notamment la foresterie, les eaux d’égout, les usines de pâte à papier, les barrages hydroélectriques, etc. – mais la qualité de l’eau est relativement bonne en raison des dimensions du fleuve et de la population riveraine, relativement faible.
- Historiquement parlant, le fleuve Saint-Jean a été considéré comme l’un des systèmes fluviaux les plus perturbés du Canada, et a été inscrit sur la liste de ceux dans lesquels sont déversés les plus grands volumes de contaminants. À ce jour, la plus grande partie des connaissances acquises sur la santé de l’écosystème du fleuve Saint-Jean provient des évaluations réalisées en raison de la chute très importante des populations de saumons de l’Atlantique (Salmo salar) constatée au cours de ces 50 dernières années.
La section “Le Saviez-vous?” est tirée de «L’eau et les écosystèmes : la gestion de l’eau dans les différents écosystèmes pour assurer le bien-être humain», une publication conjointe entre le Réseau international pour l’eau, l’environnement et la santé (INWEH) de l’Université des Nations Unies, Programme de l’UNESCO sur l’Homme et la Biosphère (MAB) et le Programme Hydrologique International (PHI).

La famille de l’eau de l’UNESCO est composée :
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