Actualités
Un nouvel article dans Environnement met l'accent sur les initiatives mondiales en eau
Renforcer les initiatives mondiales en eau, par Robert G. Varady, Katharine Meehan, John Rodda, Emily McGovern, et Matthew Iles-Shih (2008, Environment, 50(2):19-31)
Le journal Environnement a récemment fait paraître un article - écrit par des universitaires dans le domaine de l’eau: Robert Varady du Centre Udall pour les études en politique publique, John Rodda, du Centre pour l’écologie et l’hydrologie du Royaume-Uni, ainsi que leurs collègues de l'Université de l'Arizona - visant à renforcer la gouvernance mondiale de l'eau. Les auteurs décrivent l'évolution d'un ensemble d'institutions et d'événements liés à l'eau au niveau mondial – qu’ils réunissent sous la rubrique "initiatives mondiales de l'eau" (GWIs) - et les changements de paradigme majeurs dans la gestion de l'eau avec laquelle ils ont interagi. Bien que les GWIs aient existé pendant plus d'un siècle, en particulier sous la forme de la société professionnelle, leur nombre et leur influence ont augmenté sensiblement depuis la Seconde Guerre mondiale.
L'article illustre l'histoire de ce réseau grandissant en se référant à des exemples majeurs de GWIs tels que la Décennie hydrologique internationale, le Programme hydrologique international (PHI), les Forums mondiaux de l'eau triennaaux, le Partenariat mondial pour l'eau, l'Association internationale des sciences hydrologiques, et L'Association internationale des ressources en eau. Les auteurs ont ensuite analysé l'impact collectif et l'importance des GWIs, à l'aide de critères tirés d'une enquête d’experts de l'eau internationaux conduite par Varady en 2003-2004. Cette analyse leur permet de mettre en place une série de stratégies politiques visant à améliorer la gouvernance mondiale de l'eau en s'attaquant à trois défis majeurs pour la viabilité des réseaux de GWI - les problèmes de redondance, de la prolifération et de l'imprécision. Les stratégies proposées comprennent des moyens pour transformer une redondance en ressource grâce à des options de communication non traditionnelles, renforcer les réseaux par de nouvelles stratégies de collaboration, comme impliquer des concurrents des GWI potentiels sur des projets communs et élaborer des outils d'évaluation allant au-delà de l'organisation individuelle.
Publications Heldref (en anglais)
Le 5ème Forum mondial de l’eau lance le processus du consensus de l'eau en milieu urbain d'Istanbul
Autour des festivités de la Journée mondiale de l'eau 2008, le maire d'Istanbul a accueilli la "réunion coup d’envoi du processus politique pour les autorités locales" à Istanbul, en Turquie, afin de démarrer le processus des autorités locales du 5ème Forum mondial de l'eau. Dans le cadre des festivités, des dizaines de maires ont été réunis pour des discours et des tables rondes sur les thèmes qui seront abordés durant le programme
thématique du 5ème Forum. Le point culminant de la Journée mondiale de l'eau à la réunion coup d’envoi des autorités locales a été le lancement du consensus de l'eau dans les zones urbaines d'Istanbul, qui invite les maires et les responsables locaux à s’engager ensemble pour la gestion des ressources en eau en milieu urbain face aux changements mondiaux. La première partie du consensus est une déclaration et la deuxième partie est un engagement spécifique conçus pour être adapté à la situation de chaque ville ou autorité locale. Les commentaires, discussion et examen du Consensus sont les bienvenus dès maintenant et jusqu'à la fin de l'été afin de rédiger un document final, pour lequel il sera procédé à un appel à signatures de maires du monde entier en automne 2008.
Faire un commentaire, discuter et revoir le Consensus (en anglais)
En savoir plus sur le 5ème Forum mondial de l’eau (en anglais)
Un nouveau journal électronique sur les ressources en eau va débuter en Juin 2008
Alternatives de l'eau est un nouveau journal électronique scientifique interdisciplinaire sur l'eau, la politique et le développement. Le journal électronique recueille les contributions qui traitent de tous les aspects du développement des ressources en eau, la gestion et l’utilisation, et leurs relations avec la société et l'environnement.
Son ambition est de fournir un espace pour des alternatives et une réflexion critique et d'associer une haute qualité scientifique avec l'accessibilité à un large public. La première édition d’Alternatives de l'eau sera publiée le 1er juin 2008. L’accès aux articles dans la revue sera gratuit. Les abonnés potentiels peuvent déjà s'inscrire pour recevoir des alertes et soumettre leurs contributions.
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Le Festival du Film de l’Eau de Verviers avait lieu dans le cadre du 5ème Forum Mondial de l’Eau
Le festival du film «Verviers, au film de l’eau» (Belgique) qui est soutenu par le PHI s’est terminé le 16 mars dernier. Il a donné lieu à la projection de 23 documentaires sur le thème de l’eau parmi lesquels un jury international a choisi de décerner le premier prix ex aequo à La digue de Frédéric Touchard, un documentaire tourné dans le Nord-Pas de Calais en France qui livre une approche contemplative et poétique des questions relatives à l’eau, et au film «Le hold – up de l’eau» (Dead in the Water) de Neil Docherty qui décrit de façon minutieuse les enjeux de l’eau dans le monde. La veine artistique et poétique de «Village de poussière, Cité de l’eau» (Village of Dust, City of Water) du réalisateur Sanjay Barnela a été saluée par le Jury qui lui a accordé une mention spéciale. Ces films feront partie de la sélection des Rencontres internationales «Eau et Cinéma» qui se dérouleront en mars 2009 à Istanbul pendant le 5ème Forum mondial de l’eau grâce à un partenariat noué entre les deux manifestations.
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Dernier appel pour les résumés dus le 20 avril: Congrès mondial de l’histoire environnementale 2009 - les moyens de subsistance locaux et les défis mondiaux: comprendre les interactions humaines avec l'environnement
Le premier congrès mondial de l’histoire environnementale est hébergé par le consortium international des organisations de l’histoire environnementale et l’Université Roskilde et aura lieu du 4 au 8 août 2009 à Copenhague, au Danemark. Les communications sur tous les domaines de l'histoire environnementale sont les bienvenues, en particulier les documents qui favorisent les études comparatives entre les périodes, les zones géographiques, les disciplines et les cultures.
Les sous-thèmes incluent, mais ne sont pas limités à:
- Méthodes et approches en histoire environnementale
- Perceptions environnementales, idées et sciences
- Traverser les frontières géographiques et transnationales
- L'eau et les bassins versants
- L'agriculture, les histoires de l'utilisation des sols et du paysage
- Energie
- Sciences de l'atmosphère et climat mondial
- Histoire environnementale et éducation
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Événements
La famille de l’eau de l'UNESCO (*)
Conférence internationale sur les processus écohydrologiques, les opportunités de gestion durable des plaines inondables, les concepts d'atténuation du danger lié à l'eau et la durabilité écologique et socio-économique
19-23 mai 2008: Lodz, Pologne
Cette conférence rapprochera des spécialistes de différentes disciplines, ce qui contribue à percevoir les plaines inondables comme un élément d'intégration des stratégies de gestion des risques de catastrophes liées à l'eau et à renforcer les possibilités de gestion durable. Des sessions de la Conférence seront organisées autour des perspectives régionales (Asie, Afrique, Australie, Europe, Amérique du Nord et du Sud). Leur objectif est de présenter un éventail de philosophies contrastées et d’approches pratiques associées, appropriées aux différentes parties du monde, en relation avec les objectifs de développement du Millénaire.
 Eau souterraine et climat en Afrique - Une conférence internationale
25-28 juin 2008: Kampala, Ouganda
Les évaluations actuelles des impacts de la variabilité et des changements climatiques sur les ressources en eau excluent communément les eaux souterraines. Cette omission est particulièrement inquiétante en Afrique où l'utilisation actuelle et les adaptations futures en réaction au changement climatique et à la croissance démographique rapide, engendre une dépendance considérable des eaux souterraines pour répondre aux besoins en eau domestiques, agricoles et industriels.
La conférence vise à réunir des experts sur l'eau et le climat provenant d’établissements universitaires/de recherche, des ministères gouvernementaux, et du secteur privé ainsi que des représentants d'institutions internationales, des bailleurs de fonds et des consortiums afin de partager leurs connaissances et expertise, et d'améliorer ainsi la compréhension actuelle de l'impact de la variabilité et du changement climatique sur les ressources en eaux souterraines en Afrique.
12ème Conférence biennale du réseau euro-méditerranéen: Extrêmes hydrologiques dans les petits bassins
18-20 septembre 2008: Cracovie, Pologne
Les extrêmes hydrologiques attirent de plus en plus l'attention à cause de l’augmentation du nombre d’inondations graves et de périodes de bas débit observées chaque année dans différentes régions du monde. L’amélioration de la surveillance, la modélisation et la prévision de phénomènes hydrologiques extrêmes sont des tâches importantes pour la communauté scientifique, avec des répercussions sur l’utilisation des techniques.
La conférence portera sur les thèmes suivants:
- Prévision de la réponse hydrologique fondée sur différentes données de mesure de qualité;
- L'étalonnage de modèle hydrologique pour des conditions extrêmes;
- Réponse hydro-chimique et géomorphologique aux phénomènes hydrologiques extrêmes;
- Interaction eaux de surface - eaux souterraines dans des conditions extrêmes;
- Statistiques de valeur extrême;
- Prévision de l'écoulement extrême dans des bassins non jaugés;
- Dépendance de modèle de données-temps-étape sur une approche basée sur la taille des bassins, l’utilisation des terres et la modélisation;
- Idées nouvelles, surveillance et développements de modèle, les expériences de la recherche en petit bassin.

Publication
Ingénieries de l'eau dans les civilisations anciennes: 5000 ans d'histoire
Pierre-Louis Viollet. Série Monographie IAHR (Juin 2007)
Les professionnels de l'eau, ingénieurs, scientifiques et étudiants trouveront ce livre fascinant et inestimable pour leur compréhension du rôle fondamental des techniques de l'eau dans le développement de la civilisation. Le livre abonde en descriptions de techniques hydrauliques dans les civilisations de l'époque classique et du Moyen Age, y compris des illustrations et des descriptions traduites des auteurs et des observateurs antiques.
Le travail est unique en offrant une perspective d’ingénieur, non seulement sur l'histoire de la technologie de l'eau, mais aussi sur la démonstration de la genèse des idées et la transmission d'idées et de technologies d'une époque et d’une civilisation à l'autre. Le livre est particulièrement remarquable pour ses efforts en vue de resituer les développements hydrauliques dans leur contexte historique et intellectuel.
Plus d’information (en anglais)

Faire connaissance avec la famille de l’eau de l’UNESCO
Un entretien avec... Ben Braga, Président– Conseil intergouvernemental et Bureau du Programme Hydrologique International, Directeur – Agence nationale de l’eau du Brésil (ANA), Vice-président – Conseil mondial de l’eau
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| Ben Braga |
Quel est votre rôle en tant que président du Conseil intergouvernemental du Programme hydrologique international (PHI)?
Le Conseil intergouvernemental du PHI est formé par un groupe de 36 pays de la famille de l'UNESCO. Ce Conseil est géré par un Conseil d'administration «le Bureau», formé par des représentants de 6 pays des groupes de l'UNESCO: Amérique du Nord et Europe occidentale, Amérique latine, Europe orientale et centrale, Asie et Pacifique, Afrique et Etats arabes. Je suis le représentant du Brésil (groupe de l’Amérique latine) au Bureau et en raison de la démission de notre collègue nigérien, M. Alhaji Muhktari Shagari, je suis devenu le Président du Bureau et du Conseil. Donc, je suis dans une position transitoire faisant de mon mieux pour servir le système des Nations Unies. Mon rôle en tant que Président est essentiellement d'orienter la discussion du Bureau de manière à garantir que les décisions rendues par le Conseil soient mises en œuvre.
Quelle influence le Conseil intergouvernemental a t’il sur ce que le Secrétariat du PHI fait sur le terrain?
En théorie, le Secrétariat est l'organe exécutif du Conseil. Le Conseil est un organe politique qui discute et approuve la stratégie générale du PHI. Lorsque le Conseil a approuvé le PHI-VII sur les "systèmes en situation de stress et réponses de la société", il a donné au Secrétariat l’indication que les actions sur le terrain devaient essayer de parvenir à une combinaison de science et de politique. Le Bureau du PHI est le moyen terme. Le Bureau devrait travailler en étroite collaboration avec le Secrétariat afin de créer des actions sur le terrain qui répondent aux attentes des pays membres au Conseil. Je pense que la communauté scientifique dans son ensemble joue un rôle défini en aidant le Secrétariat à produire ces actions sur le terrain. Mais, bien entendu, ces actions doivent se conformer aux objectifs généraux établis par le Conseil du PHI.
Comment votre carrière vous a-t-elle conduit à être au Conseil intergouvernemental?
Il s'agit là d'une question difficile à répondre. Toute ma vie j'ai enseigné, fait de la recherche et de la prestation de conseils aux institutions publiques et privées. J'ai été impliqué avec le PHI depuis longtemps et j'étais dans le groupe scientifique consultatif qui a produit le PHI-V (une grande réussite…). Quand j'ai été invité à faire partie du conseil d'administration de l'Agence nationale de l'eau du Brésil - ANA en 2001, ma vie a complètement changé. C'était la première fois que je dirigeais un établissement public du gouvernement brésilien. Durant les quelques années d'existence de l'ANA une grande part de la mise en œuvre de gestion des ressources en eau a eu lieu au Brésil. Je pense que la réussite de l'ANA et la connaissance que j'ai eue avec le Programme dans le passé a contribué à ma participation au Conseil du PHI.
Selon vous, quels sont les plus importants domaines thématiques que le PHI doit aborder dans la prochaine décennie?
Le succès du PHI est dû à la vision d'András Szöllösi-Nagy, qui a réalisé que le Programme ne pourrait pas se développer s'il est uniquement fondé sur des sujets scientifiques. La connaissance hydrologique est extrêmement importante et le PHI a énormément contribué dans ce domaine, en particulier au début des années 70. Cependant, je pense que nous devrions approfondir notre connaissance des interactions entre science et politique. La question de l'adaptation dans le contexte des changements globaux (changements climatiques inclus) est extrêmement importante. Les professionnels des ressources en eau ont traité cette question toute leur vie. Toutefois, le taux de changement de l'environnement naturel, soit par l'utilisation des terres soit par le climat, au cours des dernières décennies a été significatif. Le PHI ne peut pas rester à l'écart de ce sujet. La gestion des ressources en eau transfrontières est un autre domaine thématique sur lequel devrait se concentrer le PHI. Il a l'intérêt de nombreux pays. Selon Aaron Wolf, de l’université de l’état de l'Oregon, il existe 263 bassins fluviaux transfrontaliers couvrant 45,3% des terres du monde. Ce sont des chiffres importants, qui méritent l'attention de la communauté internationale.

Le saviez-vous...? Faits et chiffres sur les bassins de Ruhuna (Sri Lanka)
- Les bassins de Ruhuna couvrent 8% de la masse terrestre du Sri Lanka et sont constitués de quatre bassins hydrologiques: Walawe Ganga, Kirindi Oya, Menik Ganga et Malala Oya.
- Les bassins de Ruhuna sont montagneux et relativement humides. Plusieurs bassins versants sont peu développés mais il y a des zones plates en aval avec des ressources en eau développées. Ces bas-fonds sont composés de plaines parsemées de quelques collines isolées. Les rivières sont originaires des versants sud des hauts plateaux du massif central à des altitudes allant jusqu'à 2000 mètres.
- Les pluies de mousson, qui tombent de novembre à mars et de mai à septembre, contribuent pour une part importante de la pluviométrie annuelle, qui est complétée par des pluies inter-mousson. La pluviométrie moyenne annuelle pour le bassin est de 1574 mm, son intensité diminue de la partie supérieure à la partie inférieure et de l'ouest vers l'est.
- Basé sur les caractéristiques hydrologiques des bassins, l'approvisionnement annuel en eau de surface par habitant est estimé à 2291 m3. Les informations disponibles indiquent que 7 à 10% des pluies contribuent à la réalimentation des nappes souterraines dans les roches dures du terrain, et 40% dans le sable des aquifères alluviales.
- L’eau souterraine représente 3% du total des prélèvements d'eau et il ya une grande vulnérabilité face à la baisse du niveau des nappes phréatiques et l'intrusion d'eau salée dans le cours inférieur de ces bassins.
- Les ressources en eau dans les bassins sont très réglementées pour soutenir la production d'hydroélectricité et l'irrigation. Il y a vingt grands réservoirs (trois d'entre eux ont une capacité supérieure à 100 Mm3) et environ 280 réservoirs plus petits, ce qui donne une capacité totale de stockage d'environ 900 Mm3. Il existe de nombreux systèmes de détournement fluvial, principalement pour l'irrigation, dont onze grandes et environ 610 petites structures. Le volume de stockage dans les trois grands bassins varie de 57% annuellement (surface) des ressources en eau pour le bassin de Kirindi Oya, à 40% dans le bassin du Walawe et quasi-nul dans le bassin de la Menik Ganga.
Informations extraites du 1er Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, «L'eau pour les hommes, l'eau pour la vie» (WWDR1, 2003) et de l'étude de cas sur les bassins de Ruhuna [en anglais, format PDF – 1.8 Mo].

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