L'eau et les services sanitaires en Europe : Les cadres juridiques prévoient-ils la « bonne gouvernance » ?
Le Centre PHI-HELP pour Les Lois, les Politiques et les Sciences de l'eau apporte une analyse comparative de la gouvernance dans la mise à disposition de services liés à l'eau (assainissement et approvisionnement en eau) en tant qu'élément de la recherche entreprise pour SUEZ ENVIRONNEMENT, effectuée de façon indépendante, selon les normes académiques de l'université de Dundee. L'objectif de ce travail est le besoin de transparence, de participation publique et d'accès à la justice pour les consommateurs de l'eau.
Le but de cette recherche est de développer un cadre analytique pour étudier et comparer les mécanismes nationaux de gouvernance. Pour ce faire, la recherche a analysé les mesures de normalisation nationales qui assurent la gouvernance de l'eau relative aux tarifs de l'eau et aux services offerts aux consommateurs dans six pays : L'Angleterre, la France, l'Italie, les Pays Bas, l'Ecosse et l'Espagne. Une liste de 14 indicateurs, allant de l'accès à l'information à la participation publique et à l'accès à la justice a été utilisée pour comparer et contraster les mécanismes légaux nationaux à travers les différents pays.
Écouter l'interview en podcast sur ce projet entre la directrice Patricia Wouters, du centre PHI-HELP, et M. Mova Al Afghani, étudiant de niveau PhD au centre PHI-HELP et bloggeur sur le thème de la loi sur l'eau indonésienne :
L'UNESCO-IHE continue sa collaboration avec le ministère hollandais
Un nouvel accord entre le ministère hollandais de l'infrastructure et de l'environnement et l'UNESCO-IHE a été signé le 27 avril.
L'accord renforce la longue coopération entre les deux organismes et se concentrera sur des secteurs prioritaires. Ces secteurs prioritaires sont les pays de delta dans lesquels l'UNESCO-IHE est très actif, aussi bien en Chine qu'aux Etats-Unis.
Ces pays sont d'une importance stratégique dans la construction de relations intergouvernementales et dans le transfert et l'échange des connaissances.
La gestion de l'eau est une priorité pour ces pays. Les activités principales régies dans le cadre de ce MoU couvriront des projets liés à la gestion des zones côtières, la gestion de bassins fluviaux, la qualité et la quantité de l'eau, les inondations et la sécurité, l'eau potable et l'assainissement, la gestion des zones humides, les travaux fluviaux et maritimes, ainsi que la gouvernance de l'eau et l'adaptation au changement climatique en tant que questions transverses et émergentes.
La signature de l’accord marque la troisième phase de la coopération formelle entre les deux entités qui a commencé en 2003 et devrait fonctionner jusqu'en 2014.
L'eau, la vie et civilisation : Climat, environnement et société dans la vallée de la Jordanie
Série internationale d'hydrologie - édité par Steven Mithen et Emily Black
Une étude interdisciplinaire unique des rapports entre le climat, l'hydrologie et la société humaine, depuis 20.000 ans jusqu'au présent, dans la vallée de la Jordanie. Elle décrit comment les derniers modèles peuvent simuler les climats passés, présents et futurs du Proche Orient, passe en revue les preuves et apporte de nouveaux indices d'un changement environnemental par les dépôts géologiques, établit des modèles hydrologiques pour le fleuve Jourdain et les oueds associés et explique comment les communautés urbaines et rurales actuelles contrôlent leur approvisionnement en eau. La publication apporte une nouvelle approche et de nouvelles méthodes qui peuvent être appliquées pour explorer les rapports entre le climat, l'hydrologie et la société humaine dans des régions arides et semi-arides dans le monde entier. C'est une référence de valeur inestimable pour les chercheurs et les élèves d'études supérieures concernés par les impacts du changement climatique et de l'hydrologie sur la société humaine, particulièrement au Proche Orient.
Actuellement un projet interdisciplinaire de recherche intitulé «Transferts de l'eau, de l'hydro-électricité à l'environnement, dans le bassin du Zambèze » est mené par l'institut UNESCO-IHE pour l'éducation relative à l'eau, l'université Eduardo Mondlane, l'Institut fédéral de Technologie suisse, WaterNet et le WWF. Le projet vise à améliorer la durabilité de l'utilisation des réservoirs par le développement d'instruments de politique, dont des politiques d'utilisation des réservoirs et des mécanismes de partage du cout, qui équilibrent les utilisations de l'eau pour l'environnement et pour la génération d'énergie. Le bassin du Zambèze en Afrique australe sera employé comme étude de cas. La génération d'hydro-électricité est une caractéristique dominante dans la gestion de l'eau du bassin du Zambèze et une partie importante de la génération d'électricité en Afrique australe.
Le chercheur développera et examinera les instruments de politique et les cadres de normalisation qui considèrent efficacement les flux environnementaux dans la coordination des usines d'hydro-électricité dans un ensemble de production électrique libre (système électrique hydro thermique autogéré) pour le bassin fluvial du Zambèze.
Le saviez-vous...? Faits et chiffres sur la bioénergie et l’utilisation agricole de l’eau
Près de 10% de la fourniture totale d'énergie provient de la biomasse, et la plupart (80%) provient d’une source «traditionnelle» de biomasse : bois, fumier et résidus de culture.
Au niveau mondial, l'eau d'irrigation allouée à la production de biocarburants est estimée à 44 km3, soit 2% de l'ensemble de l'eau d'irrigation. Dans l'état actuel des conditions de production, il faut une moyenne d'environ 2500 litres d'eau (dont environ 820 litres est de l’eau d'irrigation) pour produire 1 litre de biocarburant (la même quantité nécessaire en moyenne pour produire de la nourriture pour une personne pendant une journée).
La part de l'eau d'irrigation utilisée pour la production de biocarburants est négligeable au Brésil et dans l'Union européenne, elle est estimée à 2% en Chine et 3% aux États-Unis.
La mise en œuvre de toutes les politiques et des plans nationaux actuels en matière de biocarburants nécessiteraient 30 millions d'hectares de terres cultivées et 180 km3 d'eau d'irrigation.
La section "Le saviez-vous …?" est prise du 3ème Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau « L’eau dans un monde qui change ».