|
L'un des principaux objectifs du Programme mondial pour l'évaluation des ressources en eau (WWAP) est d'aider les pays à améliorer leurs capacités d'autoévaluation en s'appuyant sur leurs forces et leurs expériences. Le WWAP rempli cette mission en favorisant la préparation d'études de cas. Celles-ci sont réparties à travers le monde, de manière à souligner l'état des ressources en eau dans des régions où les conditions physiques, climatiques et socio-économiques diffèrent. A cet égard, les études de cas témoignent de la diversité des circonstances et besoins humains. Le deuxième objectif des études de cas est de mettre en lumière les défis à affronter dans le secteur des ressources en eau. Ce faisant, les compétences et expériences des décideurs et des professionnels locaux du domaine de l'eau sont employées et améliorées.
Le Programme mondial pour l'évaluation des ressources en eau travaille à la fois à l'échelle globale et locale. Afin de pourvois réaliser une évaluation de la situation générale de l'état des ressources en eau, le Programme se base sur l'analyse des situations locales. Dans une stratégie globale visant à améliorer la qualité des ressources en eau de la planète, les actions au niveau local sont souvent le point de départ des efforts les plus fructueux. Les études de cas du WWAP ont pour objectif de donner un aperçu de ces efforts tout en exposant la portée des décisions prises aux niveaux local, régional et national. Les enseignements tirés - tant des succès des échecs - peuvent être partagées avec d'autres pays affrontant des problèmes similaires. Pour le 1er Rapport Mondial des Nations Unies sur la Mise en Valeur des Ressources en Eau, sept études de cas impliquant douze pays avaient été préparé. Dans le 2ème Rapport (mars 2006), ce chiffre est passé à seize études de cas comprenant trente huit pays (voir la carte).
Cet aperçu des études de cas permet de se faire une idée de la diversité et de l'importance des problèmes fondamentaux analysés dans les Rapports mondiaux sur la mise en valeur des ressources en eau. Les études de cas complètes seront disponibles sur ce site dès qu'elles deviennent disponibles.
:: Accédez aux 7 Etudes de Cas Pilotes du 1er Rapport
Études de cas pilotes du WWDR2 Cliquez sur les bassins pour en savoir plus

L'eau et l'énergie en Afrique du Sud
En Afrique du Sud, le secteur de l'énergie contribue autant que l'agriculture au PIB. Cependant, ses centrales thermiques au charbon émettent des millions de tonnes de dioxyde de carbone. Adopter des systèmes de contrôle de la pollution qui seront viables et n'affecteront pas le développement à travers le pays est désormais l'un des principaux défis à relever.
Les centrales hydroélectriques ne contribuent qu'à hauteur de 0,4% de la production électrique actuelle en raison de facteurs qui entravent cette production, comme la quantité et la variabilité des eaux de surface. Néanmoins, l'Afrique du Sud a fait du développement de l'énergie hydraulique l'une de ses priorités afin de répondre aux pics de la demande en électricité dans le contexte de la Communauté de développement de l'Afrique Australe (CDAA). La CDAA est une communauté économique régionale qui a pour objet de combattre la pauvreté, d'assurer la sécurité alimentaire et de promouvoir le développement industriel grâce à l'intégration des économies régionales.
:: Lire le résumé de l'étude de cas de l'Afrique du Sud tiré du 2ème Rapport (2006) [format PDF - 358 Ko, en anglais] |
 Cliquez sur la carte pour obtenir une vue détaillée.
Carte préparée par AFDEC pour le WWAP. |
La prévention des inondations dans la Communauté autonome du Pays Basque
La Communauté autonome du Pays Basque (ACB) est l'une des 17 communautés autonomes d'Espagne. La topographie accidentée et la pluviométrie irrégulière ont, par le passé, provoqué de graves inondations et un certain nombre de sécheresses. Lors de la dernière grande inondation, en 1983, plus d'un demi-mètre (500 mm/m²) d'eau de pluie s'est abattu sur la région en 24 heures, provoquant la mort de 34 personnes et des dégâts d'un montant supérieur à 1 200 millions d'euros.
Pour faire face à ces événements extrêmes, en 1992, l'ACB a mis en uvre un Plan intégral de prévention des inondations et la région a également établi un réseau de surveillance hydrométéorologique, dont plus de 330 stations de contrôle sont actuellement opérationnelles. D'autre part, un réseau comprenant plus de 360 points d'échantillonnage a été créé afin d'étudier l'état environnemental de l'ensemble des écosystèmes aquatiques et des masses d'eau de la région.
:: Lire le résumé de l'étude de cas de la Communauté autonome du Pays Basque tiré du 2ème Rapport (2006) [format PDF - 295 Ko, en anglais]
:: Lire le rapport complet de l'étude de cas de la Communauté autonome du Pays Basque préparée en 2003-2006 [format PDF - 5,26 Mo, en espagnol] |
 Cliquez sur la carte pour obtenir une vue détaillée.
Carte préparée par AFDEC pour le WWAP. |
Partager l'eau dans le bassin du Danube
Le bassin du Danube recouvre partiellement ou entièrement les 18 états suivants : Albanie, Allemagne, Autriche, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Hongrie, Italie, ancienne république yougoslave de Macédoine, Moldavie, Pologne, Roumanie, Serbie et Monténégro, République slovaque, République tchèque, Slovénie, Suisse et Ukraine. Il existe des différences importantes en termes d'économie, de sociologie et de topographie qui font de la gestion des ressources en eau une question compliquée.
La Commission internationale pour la protection du Danube (ICPDR), qui comprend 13 états membres et l'Union européenne, a été créée en 1998 afin de promouvoir et de coordonner des pratiques de gestion des ressources en eau durables et équitables. L'ICPDR émet des recommandations visant à l'amélioration de la qualité de l'eau, à la mise en uvre de mécanismes de contrôle des inondations et des accidents industriels, et à l'acceptation des normes relatives aux émissions. Elle s'assure en outre que ces mesures sont intégrées dans les législations nationales des états membres et que les politiques conduites dans ces pays autorisent leur application.
:: Lire le résumé de l'étude de cas du bassin du Danube tiré du 2ème Rapport (2006) [format PDF - 554 Ko, en anglais] |
 Cliquez sur la carte pour obtenir une vue détaillée.
Carte préparée par AFDEC pour le WWAP. |
La gestion durable des eaux urbaines dans l'État de Mexico
Le Mexique est composé de 31 États auxquels s'ajoute le District fédéral (la capitale). L'État de Mexico, situé au centre du pays, souffre de graves pénuries d'eau dues à une forte densité de la population et à une croissance démographique rapide, notamment dans la zone métropolitaine de la vallée de Mexico (soit la totalité du District fédéral et 18 municipalités de l'État de Mexico) qui abrite environ 20 millions d'habitants. À l'heure actuelle, pour satisfaire aux demandes de la zone métropolitaine, l'eau est prélevée dans des bassins locaux et extérieurs. L'augmentation de la demande en eau a conduit à une surexploitation de 100% ou plus des ressources en eau souterraine. Les effets sont désastreux : le niveau des eaux souterraines baisse et dans certains cas, le sol s'est affaissé de près de 40 centimètres par an. Les aquifères ont perdu leur pression hydrostatique et certaines sources se sont taries. Les infrastructures d'approvisionnement en eau et d'assainissement ont été endommagées en raison de l'affaissement des sols.
Le gouvernement de l'État met constamment en uvre de nouvelles dispositions afin de ralentir l'augmentation de la population urbaine et de promouvoir les utilisations efficaces des ressources en eau. Des politiques sont conduites aux niveaux fédéral et des états afin de promouvoir une approche intégrée visant à une utilisation durable des ressources en eau, de la forêt et des sols. Les programmes et projets découlant de ces politiques cherchent à accroître la participation des parties prenantes locales, à améliorer les infrastructures et à renforcer les cadres législatifs.
:: Lire le résumé de l'étude de cas de l'État de Mexico tiré du 2ème Rapport (2006) [format PDF - 285 Ko, en anglais] |
 Cliquez sur la carte pour obtenir une vue détaillée.
Carte préparée par AFDEC pour le WWAP. |
Genre et enseignement primaire en Éthiopie
L'Éthiopie étant l'un des pays les plus pauvres du monde, sa capacité à mettre en valeur les ressources en eau et en terres disponibles afin de promouvoir le développement socio-économique est considérablement limitée par le fait que seulement 1 enfant sur 3 est scolarisé et que seulement 37% de ces enfants sont des filles. Souvent, les femmes et les filles ont la responsabilité de porter l'eau sur des distances importantes, et pendant les saisons sèches, elles parcourent des distances encore plus grandes et ne rapportent que de petites quantités d'eau de moins bonne qualité.
Bien que les femmes aient la responsabilité de l'approvisionnement en eau dans de nombreuses communautés, elles sont exclues du processus de planification et de prise de décisions en matière de gestion des ressources en eau. L'incidence des maladies liées à un approvisionnement en eau insalubre et à un assainissement inapproprié, maladies auxquelles les enfants sont particulièrement exposés, est très élevée. La forte croissance démographique, les faibles niveaux de scolarisation et les taux élevés d'analphabétisme ont également contribué à la charge de morbidité.
:: Lire le résumé de l'étude de cas de l'Éthiopie tiré du 2ème Rapport (2006) [format PDF - 707 Ko, en anglais]
:: Lire le rapport complet de l'étude de cas de l'Éthiopie préparée en 2003-2006 [format PDF - 1,84 Mo, en anglais]
|
 Cliquez sur la carte pour obtenir une vue détaillée.
Carte préparée par AFDEC pour le WWAP. |
L'approche de gestion par bassin en France
Chacun des 6 grands bassins fluviaux français a des caractéristiques climatiques, hydrologiques et socio-économiques différentes. Comme les défis à relever sont différents dans chaque bassin, chacun d'entre eux est géré par une agence de bassin spécifique, de paire avec les autorités régionales, départementales et locales, selon une approche intégrée de la gestion des ressources en eau. La plupart de ces défis sont relevés par des lois et réglementations mises à jour, le recours aux meilleures pratiques de gestion et l'utilisation des technologies les plus avancées.
Le bassin Adour-Garonne est une région agricole, où les surfaces irriguées ont doublé en vingt ans. Des décennies d'utilisation non durable associées au développement de l'industrie lourde ont détérioré les ressources en eau naturelles du bassin Artois-Picardie. Dans le bassin Loire-Bretagne, l'élevage intensif du bétail et le développement de la culture des céréales ont eu des effets considérables. Le bassin Rhin-Meuse est partagé par 9 pays riverains. La maîtrise de la pollution, la protection des écosystèmes, la prévention des accidents industriels et les systèmes d'alerte précoce sont les défis actuels. 64% de l'énergie hydroélectrique nationale est produite dans le bassin Rhône-Méditerranée. Cependant, les barrages ont modifié le débit du fleuve et les caractéristiques thermiques, ce qui a porté atteinte aux populations d'invertébrés et aux forêts riveraines. 30% de la population française vit dans le bassin Seine-Normandie, et 80% de ces personnes vivent dans des zones urbaines
:: Lire le résumé de l'étude de cas de la France tiré du 2ème Rapport (2006) [format PDF - 501 Ko, en anglais]
:: Lire le rapport complet de l'étude de cas de la France préparée en 2003-2006 [format PDF - 1,48 Mo]
:: Lire l'étude de cas du bassin Seine-Normandie préparée en 2000-2003 |
 Cliquez sur la carte pour obtenir une vue détaillée.
Carte préparée par AFDEC pour le WWAP. |
Assurer le développement d'une base de connaissances au Japon
Au Japon, il existe plusieurs instituts et centres de recherche de haut niveau qui se consacrent aux questions liées aux ressources en eau, à la protection de l'environnement et à la prévention des catastrophes naturelles. Ces organismes font progresser la recherche scientifique et émettent en outre un certain nombre de recommandations visant à l'amélioration de la gestion.
La Loi relative au renforcement des motivations dans le domaine de la conservation de l'environnement et de la promotion de l'éducation à l'environnement a été adoptée au Japon en juillet 2003 afin de promouvoir l'éducation à l'environnement dans les écoles et les communautés, et de sensibiliser le public aux questions relatives à la protection de l'environnement et à la conservation des masses d'eau naturelles. Des initiatives complémentaires se sont traduites par un grand nombre d'activités locales ou scolaires, notamment la création de la Journée nationale de l'eau (le 1er août), du Forum annuel sur l'environnement aquatique et du Concours de poster sur la prévention des catastrophes.
:: Lire le résumé de l'étude de cas du Japon tiré du 2ème Rapport (2006) [format PDF - 243 Ko, en anglais]
:: Lire l'étude de cas du bassin Seine-Normandie préparée en 2000-2003 |
 Cliquez sur la carte pour obtenir une vue détaillée.
Carte préparée par AFDEC pour le WWAP. |
Atténuer la pauvreté au Kenya
Afin d'atténuer la pauvreté au Kenya, où la pénurie d'eau freine déjà fortement le développement, le gouvernement kenyan a proposé une Stratégie de redressement économique axée sur la création d'emplois et de richesses (ERS, 2003-2007). L'ERS promeut la mise en uvre d'initiatives visant à faciliter la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. La Stratégie prend acte du fait que les ressources en eau constituent l'élément clé de la réduction de la pauvreté et propose l'adoption d'une approche qui mette l'accent sur la fourniture des services aux populations les plus démunies tout en assurant un approvisionnement en eau adapté aux demandes concurrentes.
L'ERS s'appuie sur un programme d'atténuation de la pauvreté au Kenya (lancé en 2000) qui a pris l'engagement de fournir des services d'approvisionnement en eau et d'assainissement à la majorité des populations les plus démunies à «une distance raisonnable», soit moins de 2 kilomètres. La stratégie proposée est d'impliquer les communautés et les autorités locales plus activement dans la gestion des ressources en eau et des réseaux et services d'assainissement.
:: Lire le résumé de l'étude de cas du Kenya tiré du 2ème Rapport (2006) [format PDF - 507 Ko, en anglais]
:: Lire le Rapport National sur la mise en valeur des ressources en eau du Kenya préparé en 2003-2006 [format PDF – 7 Mo, en anglais] |
 Cliquez sur la carte pour obtenir une vue détaillée.
Carte préparée par AFDEC pour le WWAP. |
L'implication des communautés dans le bassin de La Plata
Le bassin de la Plata est l'un des plus grands systèmes fluviaux de la planète. Il couvre en effet une part importante du centre et du nord de l'Argentine, le sud-est de la Bolivie, pratiquement toute la région méridionale du Brésil, l'intégralité du Paraguay et une grande partie de l'Uruguay. Dans les favelas du Brésil, dont le nombre ne cesse d'augmenter, la pollution liée aux eaux résiduelles s'aggrave et le prix de l'eau est élevé, les résidents payant jusqu'à dix fois le prix légal.
De 1992 à 1995, des efforts visant à améliorer les infrastructures d'approvisionnement en eau et d'assainissement des favelas du Brésil ont été déployés dans le cadre du PROSANEAR, un programme pilote s'appuyant sur des technologies rentables et appropriées, mais aussi sur la participation des communautés. Plutôt que de mettre en uvre un projet prédéfini, les équipes du POSANEAR ont directement impliqué les communautés afin d'adapter les efforts à leurs besoins et de s'assurer leur concours. Cette nouvelle approche de la fourniture des services d'eau et d'assainissement aux populations urbaines démunies démontre que celles-ci paieront les services d'eau et d'assainissement si elles comprennent pourquoi elles payent et si elles bénéficient de services qui sont à la hauteur de leurs paiements.
:: Lire le résumé de l'étude de cas du bassin de la Plata tiré du 2ème Rapport (2006) [format PDF - 465 Ko, en anglais]
:: Lire le rapport complet de l'étude de cas du bassin de la Plata (2007) [format PDF - 5,30 Mo, en anglais] |
 Cliquez sur la carte pour obtenir une vue détaillée.
Carte préparée par AFDEC pour le WWAP. |
Remédier aux atteintes à l'environnement dans le bassin du lac Peïpous/Chudskoe-Pskovskoe
Le lac Peïpous est situé à la frontière entre la République d'Estonie et la Fédération de Russie. La pollution et l'eutrophisation sont les deux problèmes les plus graves auxquels la région est confrontée. L'industrie de la pêche, qui était la principale activité économique, a souffert des atteintes à l'environnement dues à la pollution et la surpêche.
Au cours de ces dernières années, les deux pays ont mis en uvre des projets visant à améliorer la qualité de l'eau, réduire la pollution et préserver la biodiversité du lac et des zones protégées, tels que la station d'épuration des eaux usées de Tartu (Estonie). D'autre part, le « Programme de gestion commune du lac Peïpous », qui est un mécanisme de Gestion intégrée des ressources en eau, est en cours d'élaboration dans les deux pays et permettra de coordonner leurs efforts.
:: Lire le résumé de l'étude de cas du bassin du lac Peïpous/Chudskoe-Pskovskoe tiré du 2ème Rapport (2006) [format PDF - 257 Ko, en anglais]
:: Lire l'étude de cas du bassin Seine-Normandie préparée en 2000-2003 |
 Cliquez sur la carte pour obtenir une vue détaillée.
Carte préparée par AFDEC pour le WWAP. |
Des solutions innovantes dans le bassin du lac Titicaca
La variabilité du climat et les changements occasionnés en termes de températures ambiantes affectent les glaciers tropicaux du Pérou et de la Bolivie. Entre 1991 et 2003, les glaciers du Zongo et de Chacaltaya ont vu régulièrement baisser leur emprise et leur volume. En fait, le glacier de Chacaltaya, un petit glacier perché à moyenne altitude, a perdu 97% de sa masse entre 1960 et 2003, et il est probable que d'ici à 2010, il aura complètement disparu. Étant donné que les glaciers constituent la principale source d'eau douce pour les centres urbains situés le long des Andes et pour les systèmes d'irrigation de l'Altiplano et de la côte Pacifique désertique du Pérou, la tendance au retrait des glaciers se traduira par des sécheresses à répétition pour des milliers de personnes.
Pour satisfaire les besoins en eau et en assainissement des populations démunies à un coût abordable, un projet de transfert des ressources en eau du bassin voisin du Musicuni a été lancé en 2001. En avril 2005, la première phase du projet a été achevée ; elle fournit 500 l/sec à la ville de Cochabamba, en Bolivie. Au terme de la troisième et dernière phase du projet, l'approvisionnement atteindra 20 000 l/sec. Un projet complémentaire a permis de créer un consortium de l'eau qui fournit un accès à coût réduit à une eau potable et à l'assainissement aux banlieues déshéritées.
:: Lire le résumé de l'étude de cas du bassin du bassin du lac Titicaca tiré du 2ème Rapport (2006) [format PDF - 414 Ko, en anglais]
:: Lire l'étude de cas du bassin du lac Titicaca préparée en 2000-2003 |
 Cliquez sur la carte pour obtenir une vue détaillée.
Carte préparée par AFDEC pour le WWAP. |
L'eau et la santé au Mali
Des efforts ont été déployés afin d'approvisionner en eau potable les villes maliennes dont le nombre d'habitants est supérieur à 10 000, mais le développement anarchique des logements et l'augmentation de la pollution affectent la quantité et la qualité des ressources en eau disponibles pour les résidents, ce qui a des effets désastreux sur la santé des populations. En fait, les maladies liées à l'eau telles que le choléra, la diarrhée et la dracunculose représentent plus de 80% des maladies affectant la population malienne.
Depuis le début des années 1990, plus de 700 conseils communaux ont été créés afin de partager la responsabilité de la gestion des ressources en eau et de l'entretien des infrastructures. Néanmoins, bien que l'accès ait globalement progressé, l'accès à des quantités d'eau pure appropriées est encore problématique dans les zones rurales et urbaines.
:: Lire le résumé de l'étude de cas du bassin du Mali tiré du 2ème Rapport (2006) [format PDF - 250 Ko, en anglais]
:: Lire le Rapport national malien sur la mise en valeur des ressources en eau [format PDF – 4.19 Mo] |
 Cliquez sur la carte pour obtenir une vue détaillée.
Carte préparée par AFDEC pour le WWAP. |
Le prix de l'eau en Mongolie
En 2004, 40% de la population mongolienne n'avait pas accès à des ressources en eau sûre et seulement 25% de la population bénéficiait de systèmes d'assainissement appropriés, principalement en raison de la pauvreté. Près de la moitié des populations les plus démunies vit dans des centres urbains et un quart des citadins démunis vit à Ulan Bator, capitale du pays.
Bien que le gouvernement mongolien uvre en priorité aux intérêts et aux besoins en eau des plus démunis, la faiblesse des réglementations a conduit à un mode de détermination des prix favorable à l'industrie et aux populations aisées. Les prix appliqués aux usagers ruraux pour 1 000 litres d'eau sont 84 fois supérieurs à ceux dont s'acquittent les industries et les sociétés minières. Par conséquent, les usagers dont les revenus sont les plus bas sont ceux qui paient le plus cher et qui consomment le moins : la décentralisation des tarifs de l'eau a favorisé la croissance économique car elle a fourni de l'eau à bas prix aux entreprises et à l'industrie sans tenir compte des besoins des populations démunies. Le gouvernement mongolien s'est engagé à mettre en uvre des réformes de la gestion des ressources en eau et de la protection de l'environnement.
:: Lire le résumé de l'étude de cas de la Mongolie tiré du 2ème Rapport (2006) [format PDF - 515 Ko, en anglais] |
 Cliquez sur la carte pour obtenir une vue détaillée.
Carte préparée par AFDEC pour le WWAP. |
Évaluer les impacts du changement climatique en Ouganda
Au cours du siècle passé, la température du continent africain a augmenté de 0,5°C. Les 5 années les plus chaudes de l'histoire de l'Afrique se situent toutes après 1988. Des études récentes ont démontré que le nombre et le volume des glaciers et champs de glace des Rwenzoris, l'un des rares sommets africains à être recouverts de glace en permanence, ont considérablement diminué et que le taux de retrait le plus élevé se situe après 1990. La malaria est depuis longtemps l'une des premières causes de maladie en Ouganda, et la morbidité incidente dans les régions montagneuses est aujourd'hui trente fois supérieure au niveau enregistré au début du XXe siècle. L'élévation des températures, les fortes pluies provoquées par El Niño, les changements climatiques locaux résultant du drainage des zones humides, la poussée démographique et les migrations humaines sont probablement les facteurs qui contribuent le plus à l'augmentation de fréquence de la malaria.
L'élévation des températures a également un effet négatif sur le secteur agricole ougandais. Les objectifs clés du secteur de l'eau de l'Ouganda consistent à moderniser l'agriculture pour atténuer les effets des variations climatiques sur les cultures sèches et à impliquer les parties prenantes de la planification et de la mise en uvre des projets liés à l'eau.
:: Étude de cas intégrale
:: Lire le résumé de l'étude de cas de l'Ouganda tiré du 2ème Rapport (2006) [format PDF - 250 Ko, en anglais] |
 Cliquez sur la carte pour obtenir une vue détaillée.
Carte préparée par AFDEC pour le WWAP. |
Sri Lanka : reconstruire la vie après le tsunami
Le tsunami du 26 décembre 2004 a été la plus grave catastrophe naturelle à avoir jamais frappé le Sri Lanka ; elle a entraîné la mort de 38 900 personnes et provoqué le déplacement de 443 000 personnes. D'autre part, selon certaines estimations, des centaines d'enfants sont désormais orphelins. Le désastre a également sérieusement ébranlé l'industrie de la pêche locale et affecté la productivité de l'agriculture, l'eau de mer s'étant infiltrée sur près de 10 000 ha. Les eaux souterraines sont devenues fortement salines et les puits sont remplis d'eau saline. Les infrastructures, telles que les routes, les ponts, les écoles, les systèmes d'approvisionnement en eau et les habitations, ont également été détruites.
Les recherches en cours révèlent que les atteintes à l'environnement dans les écosystèmes côtiers tels que les récifs coralliens et les mangroves ont réduit la capacité des barrières naturelles à entraver la force des tsunamis et ont donc intensifié la destruction. Il a été observé que sur les étendues où l'exploitation du corail est intensive, les dégâts occasionnés sur la côte ont été particulièrement graves. Il a également été observé que les côtes et les dunes recouvertes de végétation ont complètement stoppé les vagues du tsunami dans les parcs nationaux de Yala et de Bundula, et que ces vagues n'ont fait des dégâts qu'aux endroits où la côte dunaire est interrompue par l'embouchure des cours d'eau. Le gouvernement et les ONG entament donc les premières étapes du processus de planification visant à restaurer ces barrières avec l'aide des communautés, dans les endroits où cela sera possible.
:: Lire le résumé de l'étude de cas du Sri Lanka tiré du 2ème Rapport (2006) [format PDF - 306 Ko, en anglais]
:: Lire le Rapport national du Sri Lanka sur la mise en valeur des ressources en eau [format PDF – 21.8 Mo, en anglais]
:: Lire l'étude de cas des bassins du Ruhuna préparée en 2000-2003 |
 Cliquez sur la carte pour obtenir une vue détaillée.
Carte préparée par AFDEC pour le WWAP. |
L'eau pour l'agriculture en Thaïlande
Ses plaines centrales fertiles et bien irriguées ont contribué à faire de la Thaïlande un grand exportateur international de riz, d'autres cultures et de produits agricoles transformés. Bien qu'elle ne représente que 10% du PIB, la production agricole est la principale source de revenu pour les populations rurales démunies. La Thaïlande consacre 10% de son budget national à l'agriculture irriguée et sa politique de l'eau préconise une distribution des ressources en eau sur l'ensemble du territoire focalisée sur une agriculture de subsistance irriguée. Cependant, l'agriculture intensive a également entraîné une déforestation significative et l'irrigation a provoqué la dégradation des bassins versants et des aquifères.
Récemment, l'industrie est devenue la principale source de PIB. Bien que ceci ait partiellement contribué à faire baisser la production agricole rurale et à apaiser les tensions connexes liées à la déforestation, les industries ont pollué les zones humides en rejetant des effluents toxiques. Soucieuse d'atténuer ces effets négatifs, la Thaïlande a inclus les problèmes environnementaux dans ses plans de développement socio-économiques.
:: Lire le résumé de l'étude de cas de la Thaïlande tiré du 2ème Rapport (2006) [format PDF - 336 Ko, en anglais]
:: Lire le rapport complet de l'étude de cas de la Thaïlande préparée en 2003-2006 [format PDF – 2,06 Mo, en anglais]
:: Lire l'étude de cas du bassin Chao Phraya préparée en 2000-2003 |
 Cliquez sur la carte pour obtenir une vue détaillée.
Carte préparée par AFDEC pour le WWAP. |

|