1er semestre 2005
Juin
Étude de cas dans le Pays basque (Espagne)
La Communauté autonome du Pays basque a officialisé son intention de participer au second Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau (WWDR II). Le gouvernement basque a déjà conduit plusieurs études dans les différents bassins versants du Pays basque afin de définir les écosystèmes aquatiques ou liés à l'eau d'un point de vue écologique et socio-économique et d'évaluer l'impact des activités humaines. Les autorités locales contribueront ainsi à la réalisation d'une étude de cas régionale et se chargeront également de faire traduire et de publier le résumé du WWDR II en espagnol et en basque. Le gouvernement basque souhaiterait en outre participer au financement d'autres supports de communication développés à partir du rapport.
18 études de cas impliquant 35 pays sont actuellement en cours de réalisation dans le cadre du WWDR II, qui sera lancé lors du 4ème Forum mondial de l'eau, à Mexico (Mexique), le 22 mars 2006.
:: Lire les études de cas parues dans le premier WWDR
Concours de photo organisé par l'UNCCD : un regard mondial sur la désertification
Le 17 juin est la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. La Journée commémore l'adoption de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), qui est la pierre angulaire de la lutte mondiale contre la désertification et la sécheresse - ces deux fléaux qui contribuent à la pauvreté, à la famine et à la destruction des écosystèmes. Cette année, le thème de la Journée est «Les femmes et la désertification».
L'UNCCD organise un concours de photo afin de promouvoir l'«Année internationale des déserts et de la désertification», qui aura lieu en 2006. Un jury composé d'éminentes personnalités oeuvrant à la protection de l'environnement mondial se réunira au cours de l'été 2005. Il sélectionnera les trois photographies qui représentent le mieux - tant d'un point de vue artistique que conceptuel - le problème de la dégradation des sols ou des populations affectées par ce fléau. Les photos devront montrer, de préférence, les personnes affectées par la sécheresse ou la dégradation des sols. Les photographes devront en outre privilégier la représentation de personnes en action.
L'UNCCD a participé à l'élaboration du chapitre Minimiser les risques et faire face aux incertitudes [Format PDF - 1 Mo, en anglais] du premier Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau, «L'eau pour les hommes, l'eau pour la vie», et contribue à l'élaboration du second rapport (WWDR II), qui sera lancé l'année prochaine, lors du 4ème Forum mondial de l'eau à Mexico (Mexique), à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau (22 mars 2006).
:: Accéder à la page officielle du concours photo 2005 organisé par l'UNCCD
L'AIEA et autres agences des Nations Unies aident les pays à protéger leurs ressources en eau partagées
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) travaille en étroite collaboration avec d'autres agences des Nations Unies afin d'aider les pays à évaluer et gérer leurs ressources en eau limitées, notamment lorsqu'elles sont partagées entre plusieurs pays.
L'AIEA a soutenu le programme d'évaluation de la qualité de l'eau douce du Système mondial de surveillance continue de l'environnement (GEMS/EAU) du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), en réalisant des études comparées menées en laboratoire pour vérifier la précision et l'exactitude des mesures, ainsi que par l'expansion, dans les pays en voie de développement, des réseaux de laboratoires.
Par exemple, afin de répondre à la pénurie croissante en eaux de surface sûres dans le nord-ouest du Sahara, l'AIEA, le PNUE, l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et les membres de l'Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) aident l'Algérie, la Libye et la Tunisie à utiliser des techniques isotopiques et nucléaires pour protéger les ressources en eau partagées. L'objectif est de fournir aux pays des informations d'une grande fiabilité scientifique afin de les aider à prendre eux-mêmes les décisions relatives à la gestion des aquifères.
Selon l'AIEA, l'absence d'eau potable ou de systèmes d'assainissement appropriés tue chaque année 1,7 million de personnes, dont 90% sont des enfants. L'objectif de l' AIEA est d'aider les pays à acquérir le savoir-faire et les données fondamentales qui leur permettront de mieux gérer et protéger leurs précieuses ressources en eau.
:: Lire l'intégralité du communiqué de presse (en anglais)
:: Le PNUE, la FAO, l'AIEA et l'UNESCO ont participé au développement du premier Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau (WWDR), «L'eau pour les hommes, l'eau pour la vie» et contribuent à la réalisation du second WWDR, qui sera publié l'année prochaine, dans le cadre du 4ème Forum mondial de l'eau, à Mexico, à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau (22 mars 2006).

Mai
22 mai : Journée internationale de la diversité biologique
Afin de favoriser la compréhension des questions relatives à la biodiversité ainsi que la sensibilisation du grand public, les Nations Unies ont proclamé le 22 mai Journée internationale de la diversité biologique. Cette année, le thème de la Journée est : «Diversité biologique: une assurance vie pour un monde en évolution».
Au cours de ces 50 dernières années, les activités humaines ont affecté la diversité biologique comme jamais auparavant. Elles ont permis de sortir de la pauvreté de nombreuses personnes, mais la biodiversité s'en est gravement ressentie. Le nombre et le rythme soutenus de nos activités endommagent les écosystèmes, consument les ressources biologiques et mettent en péril le bien-être des prochaines générations.
Cette année, le thème de la Journée nous rappelle que la biodiversité crée, non seulement les conditions physiques indispensables à toute forme de vie, mais joue également un rôle important car elle protège la vie et lui permet de résister aux pressions engendrées par les changements. Le thème est par ailleurs particulièrement pertinent cette année car il s'inscrit dans le contexte du lancement, le même jour, du rapport de synthèse sur la biodiversité de l'Évaluation des écosystèmes pour le millénaire.
L'eau et la biodiversité sont des questions étroitement liées. Le Secrétariat de la Convention sur la biodiversité biologique a activement participé au premier Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau, «L'eau pour les hommes, l'eau pour la vie», et contribue également au second Rapport, qui sera publié le 22 mars 2006.
:: Consulter le site officiel de la Journée
:: Lire le message du Secrétaire général des Nations Unies pour la Journée [format PDF - 66.2 Ko]
11-15 mai : WWAP à Metropolis 05
Le 8ème Congrès mondial Metropolis, qui s'est tenu à Berlin, en Allemagne, du 11 au 15 mai 2005, a servi de plate-forme pour un échange d'expériences portant sur le développement durable des grandes zones urbaines, afin de rechercher des solutions aux problèmes majeurs auxquels les grandes métropoles sont aujourd'hui confrontées et présenter des idées innovantes issues des secteurs scientifiques et industriels.
Les participants au Congrès se sont réuni dans le cadre de six commissions qui avaient pour objet de favoriser les échanges d'expériences relevant d'un thème particulier. M. Carlos Fernández-Jáuregui, Vice-coordinateur du WWAP, était le modérateur pour la commission 6, «Gestion de l'eau dans les grandes métropoles.» Les spécialistes ont examiné notamment les nouvelles technologies sanitaires et les solutions visant à résoudre le problème de la gestion des eaux usées, les propositions écologiques et durables face au problème de la distribution de l'eau et de l'évacuation des eaux usées, ainsi que les partenariats avec les secteurs public et privé.
Engin Koncagül, chargé de projet du WWAP, a donné une conférence sur L'eau dans les zones peuplées pour la commission 6 le 13 mai.
:: Accéder au site officiel du Congrès
:: En savoir plus sur la commission 6
:: Lire le chapitre sur l'eau et les villes du Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau [format PDF - 801 Ko, en anglais]
Conclusions de la CDD-13
La 13ème session de la Commission du développement durable (CDD-13) s'est achevée le 22 avril au siège des Nations Unies à New York. Seconde et dernière session consécutive de la CDD consacrée aux questions liées à l'eau douce, elle a été très importante pour l'ensemble des parties prenantes. De nombreux ministres, responsables politiques, représentants des Nations Unies - notamment M. Gordon Young, coordinateur du WWAP - et organisations non gouvernementales ont participé à des sessions et événements parallèles à caractère politique visant à mobiliser la communauté internationale afin que soient atteints les objectifs convenus au niveau international en matière d'eau, d'assainissement et d'établissements humains.
Dans une déclaration prononcée lors de la session consacrée à la surveillance et au suivi, l'Union européenne a suggéré de soutenir et renforcer le WWAP dans ses activités de suivi, d'établissement de rapports et de diffusion de données sur la Gestion intégrée des ressources en eau, déclarant que «le renforcement de UN-WATER, notamment du Programme de suivi conjoint (JMP) et du Programme mondial pour l'évaluation des ressources en eau (WWAP), devrait faciliter la surveillance et le suivi des engagements pris en matière d'approvisionnement en eau et d'assainissement.» Plusieurs autres pays ont soutenu cette suggestion.
Les participants ont produit un premier compte rendu de la CDD-13 qui souligne la nécessité d'augmenter les financements pour que les pays en voie de développement puissent atteindre les objectifs convenus au niveau international, et demande une meilleure utilisation d'instrument politiques tels que, entre autres, la régulation, la récupération des coûts, et la mise en place de subventions ciblées en faveur des plus pauvres. Le document insiste sur l'importance du renforcement des capacités dans le cadre d'une bonne gestion de ressources en eau; ainsi que sur la nécessité de développer la coopération entre états riverains, particulièrement dans le cas des basins transfrontaliers en Afrique. Le compte rendu demande aux gouvernements de fournir des services d'assainissement, et établit un lien direct entre l'amélioration de l'hygiène et la réduction de la pauvreté.
:: Les déclarations et le compte rendu préliminaire de la CDD-13 [format PDF - 41.8 Ko, en anglais] sont disponibles en anglais sur le site officiel de la CDD-13.

Avril
19 avril : Le PNUE décerne, pour la première fois, un prix environnemental à sept «Champions de la Terre»
Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) vient de décerner le titre de Champions de la Terre à sept leaders du domaine de l'environnement qui ont «montré au monde l'exemple à suivre». Cette distinction - attribuée à un leader de chaque région du monde pour sa contribution exceptionnelle à la protection de l'environnement - a été remise le mardi 19 avril au siège des Nations Unies à New York.
Parmi les sept champions, le prix reconnaît les efforts déployés par le Président sud-africain Thabo Mbeki pour atteindre les Objectifs de développement du Millénaire relatifs à l'approvisionnement en eau salubre et à l'assainissement et créer des aires marines protégées ainsi que des parcs garantissant la préservation transfrontalière d'habitats sauvages de très grande importance. Une distinction spéciale a en outre été obtenue par M. Zhou Qiang et la Ligue de la Jeunesse de Chine pour les réalisations exemplaires de M. Zhou Qiang dans son rôle de président honorifique de la Ligue et en tant que dirigeant de «China Mother River Protection Operation» (l'Opération de protection du Fleuve Jaune), qui a mobilisé 300 millions de jeunes Chinois afin de protéger l'environnement.
Le PNUE était l'agence pilote responsable du chapitre sur la protection des écosystèmes [format PDF - 1,3 Mo, en anglais] dans la première édition du Rapport mondial pour la mise en valeur des ressources en eau, «L'eau pour les hommes, l'eau pour la vie», et coordonne la réalisation du chapitre équivalent dans le second Rapport, qui sera publié en mars 2006.
:: Lire l'intégralité du communiqué de presse
Selon le Rapport de synthèse sur l'évaluation des écosystèmes pour le Millénaire (EM), l'érosion des écosystèmes menace de plus en plus les objectifs mondiaux
Au cours de ces dernières décennies, pour répondre à la demande croissante en produits alimentaires, en eau douce et en énergie, les êtres humains ont fait subir aux écosystèmes des modifications sans précédent. Ces modifications ont amélioré les vies de milliards d'individus, mais parallèlement, elles ont affaibli la capacité de la nature à offrir d'autres services fondamentaux, tels que la purification de l'air et de l'eau ou la protection contre les catastrophes naturelles.
Le Rapport de synthèse sur l'évaluation des écosystèmes pour le Millénaire (EM), publié récemment, révèle que 60% des services fournis par les écosystèmes et qui permettent la vie sur terre - par exemple la fourniture d'eau douce, les stocks de pêche, la régulation de l'air et de l'eau, la régulation des climats régionaux, des catastrophes naturelles et des insectes nuisibles - sont en voie de détérioration ou utilisés de façon non viable. Il s'agit d'un rapport-jalon co-parrainée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), la Banque mondiale, et d'autres partenaires internationaux des domaines de la science et du développement.
L'étude, conduite sur plus de quatre ans par 1 300 experts de 95 pays, prévient que, par rapport aux Objectifs du Millénaire pour le Développement, "Aucun des progrès réalisés pour éradiquer la pauvreté et la faim dans le monde, améliorer la santé des populations ou protéger l'environnement n'est susceptible de durer si la plupart des services fournis par les écosystèmes et dont l'humanité dépend continuent à se dégrader."
L'EM a publié plusieurs versions du rapport, adaptées en fonction des publics et des priorités sélectionnées.
:: Lire l'intégralité du communiqué de presse [format .DOC - 445 Ko]
:: Lire le rapport de synthèse de l'Évaluation des écosystèmes pour le Millénaire (en anglais) [Format PDF - 6,61 Mo]
:: Le PNUD, le PNUE et la Banque mondiale ont participé à la rédaction du premier Rapport mondial pour la mise en valeur des ressources en eau, "L'eau pour les hommes, l'eau pour la vie", et contribuent à l'élaboration du second Rapport (WWDR II), qui sera publié le 22 mars 2006, à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau.

Mars
22 Mars : La Journée mondiale de l'eau inaugure la Décennie internationale d'action «L'eau, source de vie»
Célébrée le 22 mars et coordonnée cette année par le Département des affaires économiques et sociales de l'Organisation des Nations Unies (ONU-DAES), la Journée mondiale de l'eau 2005, a présenté et mis en exergue le thème de la Décennie internationale d'action, «L'eau, source de vie».
Le thème de la Journée mondiale de l'eau 2005 et de la Décennie souligne le rôle central de l'eau en matière de santé et de bien être des personnes. L'eau est essentielle à la qualité de l'environnement, à la biodiversité, à la production d'énergie, au développement industriel et à la production alimentaire, et joue un rôle fondamental dans de nombreuses cultures et religions.
La Décennie, proclamée dans la Résolution A/RES/58/217 [format PDF - 31 Ko] de l'Assemblée générale des Nations Unies, donnera à la communauté internationale l'opportunité de recentrer ses engagements politiques et globaux sur les problématiques de l'eau afin d'atteindre les objectifs liés à l'eau de la Déclaration du Millénaire.
Des agences de l'ONU, des ONG, et des autorités nationales ou locales travaillant sur l'eau ont organisé des évènements pour célébrer cette journée à travers le monde.
:: Pour en savoir plus, accéder au site Internet du Centre international de l'eau et l'assainissement - IRC (en anglais)
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Envoyez une carte électronique pour la Journée mondiale de l'eau 2005 !
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Lire le message du Secrétaire Général des Nations Unies
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Lire le message du Directeur Général de l'UNESCO (en anglais)
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Lire le message du Secrétariat du WWAP «L'eau : c'est l'attitude qui compte»

Février
23ème Session du Conseil d'administration et Forum ministériel mondial sur l'environnement
Reconnaître que les Objectifs de développement du Millénaire (OMD) ne pourront pas être atteints si la communauté internationale ne place pas la protection de l'environnement en tête de ses priorités était l'une des questions centrales qui furent débattues, du 21 au 25 février, lorsque plus d'une centaine de ministres de l'environnement se sont réunis au Siège du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), à Nairobi, au Kenya. La session et le forum ont condui leurs travaux, dans le cadre de réunions plénières, sous la forme de consultations ministérielles consacrées à des discussions, au niveau ministériel ou à un niveau équivalent, sur la mise en uvre des objectifs de développement, convenus au plan international, de la Déclaration du Millénaire. La réalisation des objectifs doit nécessairement tenir compte des questions touchant aux inégalités fondées sur le sexe, à l'environnement et aux politiques conduites en matière de ressources en eau, d'assainissement et d'établissements humains.
Un examen des progrès réalisés au bout de cinq ans par rapport aux OMD, notamment en matière de réduction de la pauvreté, d'approvisionnement en eau sûre, de mise en valeur du rôle des femmes et de protection de la nature, sera effectué à New York, en septembre, lors d'une réunion au sommet de l'Assemblée générale des Nations Unies.
Le PNUE était l'agence pilote responsable du chapitre sur la protection des écosystèmes [format PDF - 1.3 Mo, en anglais] dans la première édition du Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau : L'eau pour les hommes, l'eau pour la vie, et participe activement à l'établissement du second Rapport, qui sera publié en mars 2006.
:: Accéder au site officiel du Conseil et du Forum
La Conférence sur l'eau organisée par la FAO et le Gouvernement des Pays-Bas définit une nouvelle économie de l'eau pour l'alimentation et les écosystèmes
La Conférence qui s'est tenue à La Haye, aux Pays-Bas, du 31 janvier au 4 février, s'est conclue par l'adoption de mesures visant à améliorer le rendement des utilisations de l'eau de façon à assurer la sécurité alimentaire et la protection des écosystèmes. La Conférence, « Une nouvelle économie de l'eau pour l'alimentation et les écosystèmes », organisée conjointement par le Gouvernement des Pays-Bas et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) avait pour objectif d'identifier les outils et politiques auxquels les utilisateurs des ressources en eau doivent recourir pour parvenir à l'équité, à la durabilité des écosystèmes et à l'efficacité économique.
La conférence a invité les gouvernements à harmoniser leurs législations et politiques - en matière d'eau pour l'alimentation et les écosystèmes - afin que s'instaure une utilisation durable et équitable dans les deux domaines et que l'enseMole des populations, notamment les plus démunies, accèdent à une eau sûre. Bien que chacun des gouvernements demeure libre de choisir des mesures spécifiques, la conférence a encouragé les participants à créer des groupes d'intérêt dans les différents secteurs (industrie, agriculture et environnement, par exemple) afin qu'ils élaborent des plans stratégiques visant à une utilisation de l'eau plus rationnelle.
Les thèmes suivants ont pu être explorés dans le cadre de la conférence : eau et sécurité alimentaire, rendement des utilisations de l'eau à des fins agricoles, valeur de l'eau, égalité des sexes et gestion des ressources en eau, sensibilisation des populations. La conférence s'est également intéressée à l'utilisation des partenariats public/privé, ainsi qu'à la création d'institutions en mesure de se charger de la formation de spécialistes de l'eau et de la transmission des savoirs (nouveaux ou locaux) dans le domaine des ressources.
Les mesures adoptées confirment que les pays participants sont déterminés à réaliser, d'ici à 2015, les Objectifs du Millénaire pour le développement. Selon le ministère néerlandais de l'Agriculture, de la nature et de la qualité de l'alimentation, « La gestion des ressources en eau est l'un des principaux efforts déployés pour réaliser ces objectifs. L'agriculture, la conservation des écosystèmes et la gestion des ressources ne sont pas des secteurs distincts ; ils sont étroitement liés. »
:: Pour en savoir plus, accédez au site officiel de la Conférence
:: Accédez au communiqué de presse officiel de la FAO
:: La FAO était l'agence pilote responsable du chapitre sur la sécurité alimentaire [format PDF - 1.4 Mo, en anglais] dans la première édition du Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau : L'eau pour les hommes, l'eau pour la vie, et participe activement à l'établissement du second Rapport, qui sera publié en mars 2006.
Dommages causés à l'agriculture par le tsunami du 26 décembre 2004 : Mise à jour effectuée par les partenaires du WWAP au Sri Lanka
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© Upali S. IMoulana Les débris obstruent les parcours de drainage à Akkaraipattu, Sri Lanka |
Plus d'un mois après la catastrophe, les efforts déployés consistent moins à apporter une aide d'urgence qu'à rechercher des solutions à court et moyen termes pour restaurer les moyens d'existence. Bien entendu, les dégâts les plus graves sont ceux qui ont été infligés au secteur de la pêche. Néanmoins, l'impact sur l'agriculture est considérable. Sur la base des enquêtes préliminaires, il a été estimé qu'environ 10 000 hectares ont été affectés par l'eau de mer. Ces terres comprennent 2 500 ha de rizières, 2 200 ha d'autres cultures de plein champ, et environ 5 500 ha utilisés pour différents types de cultures. Le Ministère sri lankais de l'Agriculture, du bétail, des terres et de l'irrigation a déployé plusieurs équipes d'experts composées d'ingénieurs, d'agronomes et de pédologues afin de rechercher des méthodologies susceptibles d'amender les sols affectés.
Les dégâts subis par l'agriculture résultent de l'intrusion d'eau de mer sur les terres agricoles, de l'érosion des sols, et des dépôts de sable et d'autres débris. La présence prolongée d'ions de sodium peut détériorer la structure des sols. Les eaux souterraines sont devenues fortement salines et les puits se remplissent d'eau saline aussitôt après avoir été pompés. Près de 75% des zones affectées se trouvent dans la région aride du Sri Lanka. Cette région reçoit de fortes précipitations une fois par an, entre les mois de décembre et de janvier. Les pluies seraient certes en mesure de lessiver et d'éliminer les sels par filtration, mais les prochaines précipitations ne s'abattront que dans un an. Les pédologues craignent que la structure des sols soit affectée.
Immédiatement après le tsunami, de fortes précipitations se sont abattues dans la région est du pays. Les débris entraînés par le tsunami ont obstrué les parcours de drainage et les terres ont été inondées. Évidemment, l'une des tâches à accomplir en priorité consiste à curer les canaux de drainage pour en retirer les débris accumulés par le tsunami. Les systèmes de drainage obstrués empêchent l'eau saline submergeant les terres de se retirer dans la mer. D'autre part, les enquêtes préliminaires ont révélé que dans les zones affectées, la nappe phréatique est très haute et qu'en certains points, elle se situe à environ 30 cm au-dessous du niveau du sol.
Les routes situées à proximité de la côte sont sérieusement endommagées et déplacer les équipements s'avère difficile, ce qui complique encore les opérations de nettoyage et de réhabilitation.
Le Ministère sri lankais de l'Agriculture, du bétail, des terres et de l'irrigation a activement participé à l'étude de cas sur les Bassins du Ruhuna présentée dans le cadre du premier Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau, « L'eau pour les hommes, l'eau pour la vie » et élargira le champ d'application de l'étude à l'ensemble du pays dans le cadre du Second rapport.
[Document établi d'après les informations fournies par le Ministère sri lankais de l'Agriculture, du bétail, des terres et de l'irrigation.]

Janvier
L'absence d'eau potable et d'assainissement dans les écoles menace la qualité de l'éducation
Le tsunami asiatique du 26 décembre 2004 a éclairé d'une lumière crue la crise mondiale qui affecte chaque jour plus d'un milliard de personnes, les enfants en particulier.
« Pour protéger la santé des enfants ainsi que leur capacité à suivre un enseignement, il est indispensable qu'ils aient accès à une eau potable et à l'assainissement. À l'école, l'eau sûre et l'hygiène sont aussi importants que les livres », a déclaré Carol Bellamy, directrice générale du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) à l'occasion de l'ouverture, à Oxford, en Angleterre, d'une table ronde de trois jours sur « L'eau, l'assainissement et l'éducation à l'hygiène dans les écoles ».
Selon l'UNICEF, si la communauté internationale ne parvient pas à fournir aux écoliers ces services fondamentaux, elle pourrait ne pas atteindre, d'ici à 2015, trois des Objectifs du Millénaire pour le développement : promouvoir l'égalité des sexes, assurer l'éducation primaire pour tous et un développement durable.
En Afrique sub-saharienne, seulement 57% des enfants boivent de l'eau potable et en Asie du Sud, seulement 35% des enfants ont accès à des latrines de base. Ces deux régions sont également celles où les taux d'inscription scolaires sont les plus faibles et où le nombre de filles qui ne vont pas à l'école est le plus élevé du monde. Une étude réalisée au Bangladesh a pourtant démontré que l'installation de toilettes séparées pour les filles pourrait faire augmenter les taux d'inscription d'environ 15%.
:: Pour en savoir plus
:: L'UNICEF a participé à la rédaction du chapitre « Satisfaire les besoins humains fondamentaux » [format PDF, en anglais - 1.5 Mo] du Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau, L'eau pour les hommes, l'eau pour la vie
L'HCR lance une opération de six mois visant à secourir les rescapés de l'océan Indien
Bien que sa mission habituelle se limite à la protection et à l'aide des populations fuyant la persécution et la violence, l'ampleur de la catastrophe dans l'océan Indien et ses décennies d'expérience en matière d'aide aux victimes des catastrophes provoquées par l'homme ont incité le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à s'associer au reste de la famille des Nations Unies et à ses efforts massifs et coordonnés afin d'aider les millions de personnes concernées à reconstruire leurs vies. Le Haut Commissariat est entré en action quelques heures à peine après le tsunami en ouvrant les portes de ses entrepôts du Sri Lanka pour distribuer des produits de première nécessité aux victimes qui ont tout perdu.
L'HCR a mobilisé 75 millions de dollars et lance une opération de six mois visant à secourir les rescapés de la province indonésienne d'Aceh, de Somalie et du Sri Lanka. L'aide humanitaire consistera principalement à fournir des abris, des produits non-alimentaires et un soutien logistique.
« L'ampleur de cette catastrophe est exceptionnelle », a déclaré Ruud Lubbers, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. « Il est logique qu'une organisation ayant acquis une expérience équivalente à celle de l'HCR participe à l'effort international d'aide aux victimes. Il est de notre devoir à tous de leur venir en aide. »
:: L'HCR a participé à la rédaction du chapitre « Satisfaire les besoins humains fondamentaux » [format PDF - 1.5 Mo, en anglais] du Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau, L'eau pour les hommes, l'eau pour la vie.
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En savoir plus (en anglais)
Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes : 18-22 janvier 2005, à Kobe, au Japon
La Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes (CMPC) s'est tenue du 18 au 22 janvier 2005, à Kobe, au Japon. La communauté internationale estime qu'il est important de recenser les progrès réalisés depuis la Conférence de Yokohama avant de définir le plan d'action des années 2005 à 2015.
La conférence à établi de claires orientations et priorités afin que les mesures prises aux niveaux international, régional, national et local garantissent l'application de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes et à favoriser la réalisation des objectifs du Plan d'action de Johannesburg et des Objectifs du Millénaire pour le développement.
La création d'un système d'alerte précoce aux tsunamis dans l'Océan indien a fait l'objet d'une session spéciale, organisée par l'UNESCO et l'Agence météorologique japonaise.
Le Secrétariat de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC) a participé à l'élaboration du chapitre Minimiser les risques et faire face aux incertitudes [format PDF] du Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau « L'eau pour les hommes, l'eau pour la vie ».
:: Accédez au site de la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes (en anglais).

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