À LA UNE EN MAI
22 MAI : JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE Afin de favoriser la compréhension des questions relatives à la biodiversité ainsi que la sensibilisation du grand public, les Nations Unies ont proclamé le 22 mai Journée internationale de la diversité biologique. Cette année, le thème de la Journée est : «Diversité biologique: une assurance vie pour un monde en évolution».
Au cours de ces 50 dernières années, les activités humaines ont affecté la diversité biologique comme jamais auparavant. Elles ont permis de sortir de la pauvreté de nombreuses personnes, mais la biodiversité s'en est gravement ressentie. Le nombre et le rythme soutenus de nos activités endommagent les écosystèmes, consument les ressources biologiques et mettent en péril le bien-être des prochaines générations.
Cette année, le thème de la Journée nous rappelle que la biodiversité crée, non seulement les conditions physiques indispensables à toute forme de vie, mais joue également un rôle important car elle protège la vie et lui permet de résister aux pressions engendrées par les changements. Le thème est par ailleurs particulièrement pertinent cette année car il s'inscrit dans le contexte du lancement, le même jour, du rapport de synthèse sur la biodiversité de l'Évaluation des écosystèmes pour le millénaire.
L'eau et la biodiversité sont des questions étroitement liées. Le Secrétariat de la Convention sur la biodiversité biologique a activement participé au premier Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau, «L'eau pour les hommes, l'eau pour la vie», et contribue également au second Rapport, qui sera publié le 22 mars 2006.
:: Consulter le site officiel de la Journée
:: Lire le message du Secrétaire général des Nations Unies pour la Journée [format PDF - 66.2 Ko]

L'ACTUALITÉ DU WWAP
LORS DE LA SESSION CONSACRÉE AU SUIVI DE LA CDD-13, L'UNION EUROPÉENNE A SOULIGNÉ L'IMPORTANCE DE RENFORCER ET SOUTENIR LE PROGRAMME MONDIAL POUR L'ÉVALUATION DES RESSOURCES EN EAU (WWAP) La 13ème session de la Commission du développement durable (CDD-13) s'est achevée le 22 avril au siège des Nations Unies à New York. Seconde et dernière session consécutive de la CDD consacrée aux questions liées à l'eau douce, elle a été très importante pour l'ensemble des parties prenantes. De nombreux ministres, responsables politiques, représentants des Nations Unies - notamment M. Gordon Young, coordinateur du WWAP - et organisations non gouvernementales ont participé à des sessions et événements parallèles à caractère politique visant à mobiliser la communauté internationale afin que soient atteints les objectifs convenus au niveau international en matière d'eau, d'assainissement et d'établissements humains.
Dans une déclaration prononcée lors de la session consacrée à la surveillance et au suivi, l'Union européenne a suggéré de soutenir et renforcer le WWAP dans ses activités de suivi, d'établissement de rapports et de diffusion de données sur la Gestion intégrée des ressources en eau, déclarant que «le renforcement de UN-WATER, notamment du Programme de suivi conjoint (JMP) et du Programme mondial pour l'évaluation des ressources en eau (WWAP), devrait faciliter la surveillance et le suivi des engagements pris en matière d'approvisionnement en eau et d'assainissement.» Plusieurs autres pays ont soutenu cette suggestion.
Les participants ont produit un premier compte rendu de la CDD-13 qui souligne la nécessité d'augmenter les financements pour que les pays en voie de développement puissent atteindre les objectifs convenus au niveau international, et demande une meilleure utilisation d'instrument politiques tels que, entre autres, la régulation, la récupération des coûts, et la mise en place de subventions ciblées en faveur des plus pauvres. Le document insiste sur l'importance du renforcement des capacités dans le cadre d'une bonne gestion de ressources en eau; ainsi que sur la nécessité de développer la coopération entre états riverains, particulièrement dans le cas des basins transfrontaliers en Afrique. Le compte rendu demande aux gouvernements de fournir des services d'assainissement, et établit un lien direct entre l'amélioration de l'hygiène et la réduction de la pauvreté.
:: Les déclarations et le compte rendu préliminaire de la CDD-13 [format PDF - 41.8 Ko, en anglais] sont disponibles en anglais sur le site officiel de la CDD-13.
23 MAI : ATELIER RÉGIONAL : «L'EAU POUR LA VIE ET LE DÉVELOPPEMENT : PRÉPARER LE 4ÈME FORUM MONDIAL DE L'EAU», ANTIGUA, GUATEMALA
Dans le contexte de la 10ème réunion du réseau des partenaires consultatifs du Partenariat mondial de l'eau (GWP), le GWP et le Secrétariat du 4ème Forum mondial de l'eau ont organisé un atelier régional intitulé «L'eau pour la vie et le développement : Préparer le 4ème Forum mondial de l'eau», qui s'est tenu à Antigua, au Guatemala, le 23 mai. L'objectif de l'atelier était d'analyser le niveau de la gestion des ressources en eau en Amérique centrale et en Amérique du sud, par rapport au reste du monde, et de faire le point sur le processus de préparation du 4ème Forum mondial de l'eau.
M. Gordon Young, coordinateur du WWAP et représentant thématique pour le thème interdisciplinaire Évaluation des cibles, du suivi et de la mise en uvre du 4ème Forum mondial de l'eau, était l'un des intervenants de la session consacrée à la mise en uvre de la Gestion intégrée des ressources en eau.
Les études de cas du WWAP constitueront une contribution considérable au Forum. Des 23 études de cas conduites dans le cadre du Second Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau (WWDR II), 3 sont consacrées aux principaux bassins d'Amérique centrale et d'Amérique latine.
Le WWDR II sera publié lors du 4ème Forum mondial de l'eau, à Mexico, le 22 mars 2006.
LE WWAP ET METROPOLIS CONCLUENT UN ACCORD DE COOPÉRATION
M. Arturo Montiel Rojas, Président de la Commission 6, intitulée «Gestion de l'eau» de METROPOLIS, et M. Carlos Fernández-Jáuregui, Coordinateur adjoint du WWAP, ont conclu un accord de coopération le 11 mai, lors du 8ème Congrès mondial de METROPOLIS. Grâce à cet accord, METROPOLIS officialise son intention de contribuer aux prochains rapports mondiaux sur la mise en valeur des ressources en eau (WWDR) à partir du WWDR II, et les deux organisations conviennent de renforcer leur coopération bilatérale.

LES ÉTUDES DE CAS DU WWAP
18 ÉTUDES DE CAS DU WWAP EN COURS POUR LE WWDR II
Les études de cas du WWAP sont une espèce de laboratoire qui permet de tester des méthodologies et d'évaluer les enseignements qui ont pu être tirés d'exemples sélectionnés sur le terrain. Elles identifient les régions où le stress hydrique est le plus grave et comblent les lacunes qui caractérisent parfois nos connaissances ou notre appréhension des problèmes. L'idée est de réaliser un instantané des différentes situations mondiales en réunissant une sélection d'études sur le terrain représentatives de diverses régions géographiques, et de différents contextes socio-économiques et besoins humains.
Les partenaires responsables de ces études signalent que le processus a permis de tisser des liens plus étroits entre les institutions et les agences impliquées au niveau du bassin, qu'il a favorisé la mise en uvre d'un cadre complet de surveillance, d'évaluation et d'établissement de rapports pour le secteur de l'eau, ainsi que la définition d'indicateurs de suivi clairs et précis qui pourront être utilisés par toutes les parties prenantes du secteur.
Le premier Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau (WWDR) comprenait 7 études de cas du WWAP. Aujourd'hui, les 18 études de cas en cours ont fourni plus de 120 exemples concrets pour illustrer les 11 défis prioritaires qui seront à la base du prochain Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau (WWDR II).
Dorénavant, Courants présentera un aspect d'une étude de cas en cours dans chacun de ses prochains numéros.
Chacune des études sera en outre publiée in extenso sur le site du WWAP lors de la publication du WWDR II, le 22 mars 2006.

LE WWAP PARTICIPE...
L'ALLIANCE POUR UN MÉCANISME MONDIAL D'OBSERVATION SUR L'EAU
L'alliance pour un mécanisme mondial d'observation sur l'eau regroupe des organisations impliquées dans la collecte, l'analyse, la publication et la diffusion d'informations sur l'eau et ses utilisations.
Son objectif est de renforcer et d'améliorer les échanges et le partage d'informations entre les organisations et les programmes de collecte et de diffusion de données sur l'eau, et de permettre aux décideurs, aux médias et au grand public d'accéder plus facilement à l'information. L'Alliance est un partenariat entre des organisations et des programmes - telles que le WWAP - agissant aussi bien au niveau international que régional, national ou local. Le site Web a été officiellement lancé lors d'une manifestation parallèle à la treizième session de la Commission du développement durable (CDD 13).
16-29 MAI : «INFILTRATIONS 6» : FESTIVAL ITINÉRANT ET INTERDISCIPLINAIRE SUR L'EAU, À AUVELAIS, EN BELGIQUE
Organisé dans le cadre du festival belge «Rives d'art», «Infiltrations 6» comprend des expositions, des groupes de conteurs, des animations et des vidéos expérimentales sur l'eau. M. Carlos Fernández-Jáuregui, coordinateur adjoint du WWAP, a présenté le programme du WWAP le 21 mai, à l'occasion de l'une des nombreuses conférences sur les questions de l'eau qui se tiennent pendant le festival. Les manifestations du festival sont organisées par des agences et des ONG oeuvrant dans le domaine de l'eau ou avec leur participation.
Pour plus d'informations, contactez Lucille Peget: conteners@hotmail.com

NOUVELLES DE L'EAU DES PARTENAIRES ONU DU WWAP
3 MAI : L'UNICEF ET L'OMS LANCENT LE RAPPORT MONDIAL SUR LE PALUDISME 2005 Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont lancé le 3 mai le «Rapport mondial sur le paludisme 2005» au siège de l'UNICEF à New York. Le Rapport est une étude détaillée qui documente la charge mondiale du paludisme dans le monde et décrit les progrès réalisés dans de nombreux pays pour tenter de maîtriser la maladie.
Le Rapport constate qu'en 2003 on a dénombré 350 à 500 millions de cas de paludisme dans le monde, une fourchette légèrement supérieure à celle de 300 à 500 millions de cas annuels utilisée par l'OMS depuis 2000. Ce sont les progrès au niveau des méthodes de collecte de données et l'augmentation de la population mondiale qui expliquent cette différence. Les méthodes actuelles ne permettent pas d'avoir une estimation plus précise, car très souvent le paludisme n'est pas diagnostiqué avec certitude et l'on manque de données fiables provenant des communautés touchées.
Freiner la progression et inverser la tendance de l'incidence du paludisme d'ici 2015 est l'un des Objectifs du Millénaire pour le développement. Le but immédiat du projet Faire reculer le paludisme (RBM) est de diminuer la charge du paludisme au niveau mondiale d'ici 2010. À cet égard, le Rapport explique qu'un obstacle majeur est le manque de fonds : on estime en effet à 3,2 milliards de dollars US par an le montant nécessaire pour lutter de manière efficace contre le paludisme dans les 82 pays où la charge de morbidité est la plus forte.
:: Accédez au Rapport mondial sur le paludisme
LA FAO ET L'UNESCO LANCENT UN NOUVEAU KIT ÉDUCATIF EN LIGNE SUR L'AGRICULTURE, LA FORÊT ET LES PÊCHES
Ce kit éducatif, composé de plusieurs outils d'acquisition et de transmission des connaissances adaptés à l'instruction des populations rurales est accessible sur Internet et permettra aux gouvernements, ONG, organisations internationales, enseignants ruraux, agents de vulgarisation ainsi qu'au grand public d'acquérir des connaissances sur la façon dont les communautés rurales peuvent améliorer leurs conditions de vie.
La page Web du kit éducatif pour les populations rurales est une ressource importante pour toutes les personnes dont l'activité quotidienne consiste à former des populations rurales dans les domaines de l'alimentation et de la nutrition, des savoirs locaux, de l'agrobiodiversité, de la qualité et de la sécurité alimentaire, des crédits ruraux, de la commercialisation, des forêts, des pêches, de la communication ou d'autres sujets connexes.
«Le kit éducatif aidera les responsables à mettre en uvre les programmes pédagogiques et fera progresser la qualité des enseignements fournis dans les régions rurales», a déclaré Lavinia Gasperini, spécialiste de ces questions à l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), qui travaille en étroite collaboration avec l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et plusieurs autres organisations du partenariat en faveur de l'Education pour les populations rurales, lancé lors du Sommet mondial de Johannesburg sur le développement durable, en 2002. «Le premier Objectif du Millénaire pour le développement - faire reculer la faim et la pauvreté - ne pourra pas être atteint si nous n'accordons pas davantage d'importance à l'amélioration de l'éducation dans les régions rurales, où vit la plus grande partie des populations.»
La FAO et l'UNESCO participent à l'élaboration du second Rapport des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau (WWDR II) qui sera publié le 22 mars 2006.
:: Lisez le premier WWDR, «L'eau pour les hommes, l'eau pour la vie»
:: Lisez l'intégralité du communiqué de presse
:: Accédez au kit éducatif (en anglais)

FAITS ET CHIFFRES SUR L'EAU ET LA BIODIVERSITÉ
- Qu'est-ce que la biodiversité ? La diversité biologique - ou biodiversité - est le terme usité pour désigner la diversité de toute forme de vie sur terre et les systèmes naturels selon lesquels elle s'organise. La biodiversité que nous connaissons aujourd'hui est le fruit de milliards d'années d'évolution, façonnée par des processus naturels et, de plus en plus, par l'influence exercée par les êtres humains. Elle est la trame de la vie dont nous faisons partie intégrante et dont nous dépendons entièrement. Cette diversité est facile à appréhender dès que l'on tente de mesurer l'incroyable variété des plantes, des animaux et des microorganismes. À ce jour, 1 750 000 espèces ont été identifiées, la plupart étant de petits animaux, tels que des insectes.
Les chercheurs considèrent qu'il existe environ 13 millions d'espèces, mais les estimations varient entre 3 et 100 millions. La biodiversité inclut également les différences génétiques au sein de chacune des espèces.
Un autre aspect de la biodiversité est la variété des écosystèmes que l'on trouve dans des paysages aussi divers que les déserts, les forêts, les zones humides, les montagnes, les lacs, les cours d'eau ou les terres cultivées. Dans chaque écosystème, les êtres vivants - être humains compris - forment une communauté, interagissent les uns avec les autres, ainsi qu'avec l'air, l'eau, et le sol qui les entourent.
- Les altérations de la biodiversité peuvent résulter d'un large éventail de facteurs environnementaux, tels que la qualité, la quantité et la périodicité des précipitations, mais l'incidence précise de chacun d'entre eux n'est pas toujours mesurable. Bien qu'elles ne puissent remplacer les informations sur la qualité de l'eau, qui jouent un rôle fondamental en termes d'objectifs liés à la santé, les mesures de la biodiversité pourraient permettre d'évaluer de façon intégrée l'état de tout écosystème.
- Les quatre groupes au sein desquels a disparu ou est menacée la plus forte proportion d'espèces - les moules d'eau douce, les écrevisses, les amphibiens et les poissons d'eau douce - vivent dans des écosystèmes d'eaux continentales ou dépendent de ces habitats.
- Seulement 10% des espèces de poissons du monde ont été répertoriées ; la majorité d'entre elles vit dans des eaux continentales. Malheureusement, 30% de ces espèces sont aujourd'hui menacées. 34% des 64 espèces de poissons d'eau douce répertoriées en Croatie sont menacées. À Madagascar et au Portugal, ce chiffre atteint 32%. Le plus grand nombre d'espèces de poissons d'eau douce menacées a été enregistré aux Etats-Unis : 120 espèces sur les 822 (soit 15%) sont en effet menacées.
- Le Lac Malawi (Afrique australe), par exemple, était très poissonneux et bénéficiait d'un grand nombre d'espèces de gastéropodes d'eau douce. Malheureusement, la perte de biodiversité des poissons a favorisé le développement d'espèces d'escargots qui jouent un rôle important au niveau de la transmission de la schistosomiase. L'augmentation des risques pour la santé a considérablement affecté l'industrie du tourisme dans cette région et toute l'économie du pays s'en est ressentie.
:: Informations recueillies dans le Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau, «L'eau pour les hommes, l'eau pour la vie».
:: Lire d'autres faits et chiffres du WWDR
De nouveaux faits et chiffres seront publiés dans le prochain Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau (WWDR II) qui doit paraître lors de la Journée mondiale de l'eau 2006 pendant le 4ème Forum mondial de l'eau dans la ville de Mexico, à Mexico.
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