SOMMAIRE :
À LA UNE EN JUIN
- Avis de vacance de poste : coordinateur du Programme mondial des Nations Unies pour l'évaluation des ressources en eau (WWAP), Pérouse, Italie
JOURNÉES INTERNATIONALES À VENIR
ÉVÉNEMENTS À VENIR
L'ACTUALITÉ DU WWAP
- La version basque du résumé du 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau est disponible en ligne
- 12 juin : Lancement du résumé du 2ème Rapport en catalan, à Barcelone, Espagne
LES ÉTUDES DE CAS DU WWAP
- Le rapport complet de l'étude de cas du Pays Basque est disponible en ligne
- Mise en uvre de la Directive cadre européenne sur l'eau : l'exemple de la Communauté autonome du Pays Basque
LE WWAP PARTICIPE
- 21-23 juin : Conférence sur le changement climatique et l'eau dans les Prairies, Saskatoon, Canada
- 23-24 juin : Préparation de la Place thématique «L'eau, une responsabilité partagée» pour l'Expo Saragosse 2008
- 28 juin : Journée sur l'eau et la coopération en Amérique latine, Bruxelles, Belgique
NOUVELLES DES PARTENAIRES DU WWAP
- Adoption de la Déclaration de Tunis pour aider à lutter contre la désertification
- 20 juin : Journée mondiale des réfugiés : «Pour que la flamme de l'espoir continue à briller»
- Lancement du Rapport global du PNUE sur l'avenir des déserts
FAITS ET CHIFFRES SUR L'EAU ET LES RÉFUGIÉS, À L'OCCASION DE LA JOURNÉE MONDIALE DES RÉFUGIÉS (20 JUIN)
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La période de 2005 à 2015 est la Décennie internationale d'action « l'eau, source de vie »
À LA UNE EN JUIN
Avis de vacance de poste : coordinateur du Programme mondial des Nations Unies pour l'évaluation des ressources en eau (WWAP), Pérouse, Italie
Gordon Young, qui est coordinateur du WWAP depuis la création du Programme en 2000, prendra sa retraite à la fin du mois de juillet 2006. Pendant la période d'exercice de ses fonctions de coordinateur du WWAP, M. Young a été responsable de la mise en uvre des deux premières phases du Programme et a supervisé la réalisation de deux Rapports mondiaux des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau (Le 1er Rapport, publié en 2003, et le 2ème Rapport, publié en 2006).
Le poste de coordinateur du WWAP est à pourvoir. Le coordinateur du Programme mondial des Nations Unies pour l'évaluation des ressources en eau sera chargé de la gestion des activités du Programme à l'échelle du système des Nations Unies, notamment de la production du Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau. Le coordinateur dirigera l'élaboration des stratégies et plans de travail généraux du WWAP, notamment la coordination de l'ensemble des activités des organisations partenaires des Nations Unies et des partenaires extérieurs, par des voies appropriées et efficaces, en vue de la production, en temps voulu, des Rapports périodiques. Les dossiers de candidature devront parvenir à l'UNESCO avant le 1er août 2006.
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JOURNÉES INTERNATIONALES À VENIR
11 juillet : Journée mondiale de la population
Thème : Les jeunes et les Objectifs du Millénaire pour le développement
Organisateur : Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP)
:: Site web
9 août : Journée internationale des populations autochtones
Organisateurs : Instance permanente sur les questions autochtones (UNPFII); Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (ONU-DESA)
:: Site web

ÉVENEMENTS À VENIR
20-26 août : Semaine mondiale de l'eau, Stockholm, Suède
La Semaine mondiale de l'eau de Stockholm est l'une des premières instances mondiales à réunir chaque année des spécialistes du monde des affaires, des gouvernements, des secteurs scientifiques et de la gestion des ressources en eau, d'organisations intergouvernementales, d'ONG, d'institutions de recherche et de formation et d'organes des Nations Unies.
:: En savoir plus (en anglais)
11-13 septembre : Conférence internationale de l'IASTED sur les technologies écologiquement compatibles avec la gestion des ressources en eau (ESTW 2006), Gaborone, Botswana
Thème : Sciences et technologies pour le développement au 21ème siècle
Organisateur : Association internationale des sciences et technologies pour le développement (IASTED)
:: En savoir plus (en anglais)

L'ACTUALITÉ DU WWAP
La version basque du résumé du 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau est disponible en ligne
Le résumé du 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, «L'eau, une responsabilité partagée» (2006) est désormais disponible en ligne en basque ! Cette version basque du résumé a été coordonnée par le Centre UNESCO du Pays Basque (UNESCO Etxea), Espagne. Le résumé a été présenté en anglais, en basque, en français et en espagnol au 4ème Forum mondial de l'eau, en mars 2006, et sera bientôt disponible en catalan.
La Direction de l'eau du gouvernement Basque a collaboré avec le WWAP pendant la 2ème phase du Programme et a conduit l'étude de cas de la Communauté autonome du Pays Basque, dont un extrait est inclus dans le 2ème Rapport.
:: Accéder au résumé du 2ème Rapport en basque [format PDF - 2,62 Mo]
:: En savoir plus sur l'étude de cas du Pays Basque
:: En savoir plus sur le 2ème Rapport
12 juin : Lancement du résumé du 2ème Rapport en catalan, à Barcelone, Espagne
Le Centre UNESCO de la Catalogne (Unescocat), Espagne, et la Fondation Agbar ont lancé le résumé du 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, «L'eau, une responsabilité partagée», en catalan à l'occasion d'une table ronde «L'eau dans les villes du 21ème siècle» organisée à Barcelone, en Espagne, le 12 juin 2006.
Le résumé a été présenté par M. Carlos Fernández-Jáuregui, vice-coordinateur du WWAP. M. Francesc Baltasar, chef du département de l'environnement et du logement de la Catalogne, a souligné l'importance du WWAP et des Rapports. Unescocat a également publié une série de 8 posters éducatifs crés à partir des informations du 1er Rapport et s'adressant à un large public. D'autre part, les données du 2ème Rapport et du résumé seront mises à la disposition des universités et du public catalans.
La version électronique du Résumé en catalan sera prochainement disponible en ligne.
:: Accéder aux posters éducatifs en catalan et en espagnol

LES ÉTUDES DE CAS DU WWAP
Le rapport complet de l'étude de cas du Pays Basque est disponible en ligne!
Le rapport de l'étude de cas de la Communauté autonome du Pays Basque (CAPB, Espagne) préparé pour le 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau est désormais disponible en ligne in extenso en espagnol. Ce rapport analyse les défis liés à l'eau que cette Communauté doit relever et les met en perspective avec les 11 défis prioritaires du WWAP.
La CAPB est l'une des 17 communautés autonomes d'Espagne. La topographie accidentée et la pluviométrie irrégulière ont, par le passé, provoqué de graves inondations et un certain nombre de sécheresses. Pour faire face à ces événements extrêmes, en 1992, la CAPB a mis en uvre un Plan intégral de prévention des inondations et la région a également établi un réseau de surveillance hydrométéorologique, dont plus de 330 stations de contrôle sont actuellement opérationnelles. D'autre part, un réseau comprenant plus de 360 points d'échantillonnage a été créé afin d'étudier l'état environnemental de l'ensemble des écosystèmes aquatiques et des masses d'eau de la région.
:: En savoir plus sur les études de cas du WWAP
:: En savoir plus sur l'étude de cas de la Communauté autonome du Pays Basque
:: Lire le rapport complet de l'étude de cas de la Communauté autonome du Pays Basque préparé pour le 2ème Rapport [format PDF - 5,26 Mo, en espagnol]
Mise en uvre de la Directive cadre européenne sur l'eau : l'exemple de la Communauté autonome du Pays Basque
Parallèlement aux développements urbain et industriel, la qualité des ressources en eau de la Communauté autonome du Pays Basque (CAPB, Espagne) s'est constamment dégradée. Pour faire face à cette situation, un réseau de 360 points d'échantillonnage a été établi afin d'examiner l'état environnemental de l'ensemble des écosystèmes aquatiques et des masses d'eau régionales (cours d'eau, lacs, réservoirs, eaux de transition, eaux côtières et eaux souterraines). Les données recueillies aux points d'échantillonnage sont utilisées pour évaluer l'état actuel de l'ensemble des masses d'eau, conformément à la Directive cadre européenne sur l'eau (DCE) entrée en vigueur en 2000. Afin de satisfaire aux exigences de la DCE, le gouvernement basque a procédé à l'examen approfondi de ses bassins intérieurs - soit 122 cours d'eau, 4 lacs, 14 masses d'eaux de transition, 44 aquifères et 4 zones d'eaux côtières - afin d'évaluer les ressources en eau douce et les écosystèmes qui leur sont associés d'un point de vue environnemental et socio-économique.
Les résultats de ces études ont démontré que l'amélioration de la qualité de l'eau et la nécessité d'enrayer la destruction des écosystèmes demeurent des défis importants pour la région. Alors que la remise en état et la restauration des cours d'eau et des berges d'estuaires sont, dans une certaine mesure, réalisables et déjà engagées au sein de l'CAPB, la garantie de leur succès dépendra de l'ampleur des dégâts préalablement occasionnés. Bien que ces projets ne soient pas en mesure de remettre les ressources en eau dans leur état environnemental initial, ils peuvent néanmoins contribuer à améliorer leur état actuel. Associés à une hausse du degré de sensibilisation du public, ainsi qu'à de nouvelles dispositions législatives et directives relatives aux ressources en eau de la région, ces projets ont joué un rôle fondamental en matière de restauration et d'amélioration de la protection des écosystèmes fragiles.
Les paragraphes précédents sont extraits du rapport de l'étude de cas de l'CAPB, l'une des études de cas mentionnées dans le chapitre du 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur l'évaluation des ressources en eau, «L'eau, une responsabilité partagée» (2006) consacré aux études de cas.
:: En savoir plus sur l'étude de cas de l'CAPB
:: En savoir plus sur les études de cas du WWAP

LE WWAP PARTICIPE
21-23 juin : Conférence sur le changement climatique et l'eau dans les Prairies, Saskatoon, Canada
Le Projet sur le changement climatique et l'eau dans les Prairies a pour objet d'évaluer la sensibilité actuelle des systèmes socio-économiques régionaux aux modifications de l'approvisionnement en eau et, pour les années à venir, la vulnérabilité de ces systèmes aux évolutions de l'environnement, de l'économie et de la société que pourrait subir le bassin versant de la rivière Saskatchewan-sud.
Co-organisée par les Partenaires du bassin versant de la rivière Saskatchewan, l'Institut national de la recherche sur l'eau et l'Université de Saskatchewan, la Conférence sur le Projet s'est tenue du 21 au 23 juin 2006, à Saskatoon, au Canada.
M. Gordon Young, coordinateur du WWAP, fut l'un des intervenants principaux de la conférence. Il a présenté le 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, «L'eau, une responsabilité partagée» (2006), et s'est exprimé sur le thème suivant «L'évaluation des ressources en eau, les parties prenantes canadiennes et mondiales».
:: En savoir plus sur la conférence
23-24 juin : Préparation de la Place thématique «L'eau, une responsabilité partagée» pour l'Expo Saragosse 2008
Le comité d'experts de l'Expo Saragosse 2008 a sélectionné les membres de l'équipe créative chargée de développer la Place thématique «L'eau, une responsabilité partagée» en étroite collaboration avec le WWAP.
L'équipe créative a rencontré M. Carlos Fernández-Jáuregui, vice-coordinateur du WWAP, et Melle Pilar González Meyaui, coordinatrice des projets de communication du WWAP, afin de discuter du projet au Siège de l'UNESCO, à Paris, France, les 23 et 24 juin 2006. La Place thématique ainsi que le Pavillon «L'eau, une ressource unique» de l'Expo seront conçus conformément au scénario scientifique élaboré par le WWAP.
28 juin : Journée sur l'eau et la coopération en Amérique latine, Bruxelles, Belgique
Des ministres de l'environnement d'Amérique latine et l'Union européenne ont signé une déclaration relative à la mise en uvre d'un partenariat stratégique sur l'eau et l'assainissement lors du 4ème Forum mondial de l'eau, en mars 2006. Dans ce contexte, l'Initiative européenne sur l'accès à l'eau (EUWI) a organisé ces rencontres sur «L'eau et la coopération en Amérique latine» à Bruxelles, en Belgique, sous les auspices du gouvernement de l'Espagne et du WWAP.
Les principaux objectifs de ces rencontres étaient d'identifier les instruments de coopération existants et à en proposer de nouveaux afin de développer les orientations de l'EUWI et de contribuer à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement liés à l'eau dans la région. Des améliorations sont nécessaires dans les domaines de la disponibilité des ressources en eau, de l'assainissement, des politiques de l'eau et de la gestion des risques.
M. Fernández-Jáuregui, vice-coordinateur du WWAP, a présenté le 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, «L'eau, une responsabilité partagée» (2006) pendant la session inaugurale de l'événement et a participé a la journée.
:: En savoir plus sur la journée (en anglais ou espagnol)

NOUVELLES DES PARTENAIRES DU WWAP
Adoption de la Déclaration de Tunis pour aider à lutter contre la désertification
L'enjeu du développement des terres arides est évident quand on sait que la désertification menace plus du tiers de la surface de la Terre, qu'elle affecte directement la vie de plus de 250 millions d'êtres humains et en menace 1,2 milliards dans 110 pays. Selon les estimations, parmi les personnes affectées en Afrique sub-saharienne, 60 millions se déplaceront vers l'Afrique du Nord et l'Europe d'ici 2020.
Des scientifiques, experts et décideurs venant des zones arides du monde entier ont adopté la Déclaration de Tunis sur les recherches à mener afin de promouvoir le développement durable dans les zones arides et de lutter contre la désertification. La Déclaration a été adoptée à l'issue de la Conférence sur l'avenir des terres sèches, un événement marquant de l'Année internationale des déserts et de la désertification des Nations Unies et co-organisée par l'UNESCO.
Parmi les domaines de recherche prioritaires de la Déclaration, on peut citer : l'interdépendance et la conservation de la diversité culturelle et biologique; la gestion intégrée des ressources en eau; l'identification de moyens d'existence durables pour les habitants des zones arides; les énergies renouvelables convenant au développement des terres sèches, la gestion des catastrophes naturelles et de celles causées par l'humain.
:: En savoir plus sur la Conférence sur l'avenir des terres sèches
:: Lire la Déclaration de Tunis [format PDF - 58,8 Ko, en anglais]
20 juin : Journée mondiale des réfugiés : «Pour que la flamme de l'espoir continue à briller»
Le 4 décembre 2000, l'Assemblée générale des Nations Unies a décidé qu'à partir de 2001, le 20 juin marquerait la Journée mondiale des réfugiés et que celle-ci serait placée sous les auspices du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).
Selon certaines estimations, il y a aujourd'hui quelque 30 millions de réfugiés environnementaux et 17 millions d'autres réfugiés et personnes déplacées suite à des conflits armés, persécutions ou d'autres causes. Les premiers ont fui en raison d'une pénurie de ressources, de la déforestation et de la dégradation de l'environnement, des effets du changement climatique, de la surpopulation, ont été déplacés par suite d'un projet de développement, etc.
Les déplacements importants de populations peuvent être à l'origine d'instabilité ou de conflits. Ils entraînent l'épuisement des ressources peu abondantes, la surpopulation, des pénuries d'eau potable, et des situations d'insalubrité qui engendrent des épidémies. En s'accrochant à leur espoir de survie, de subsistance et de protection, ainsi qu'à la chance, un jour, de reconstruire leurs vies, les réfugiés défient l'improbable. Obtenir des choses qui vont de soi pour la plupart d'entre nous et demeure un défi pour les réfugiés - scolariser les enfants, trouver du travail ou un logement décent, boire une eau potable ou se soigner.
Le changement climatique pourrait provoquer la multiplication par cinq du nombre de réfugiés environnementaux d'ici à 2050.
:: Accéder au site officiel de la journée
:: Lire le message du Secrétaire général des Nations Unies adressé à l'occasion de la Journée [format PDF - 25 Ko]
Lancement du Rapport global du PNUE sur l'avenir des déserts
Le Rapport global sur l'avenir des déserts est le premier rapport thématique de la série sur l'état de l'environnement mondial, L'avenir de l'environnement mondial (GEO), publiée par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE). Préparé par des spécialistes du monde entier, ce rapport retrace l'histoire et l'étonnante biologie des déserts et évalue les évolutions susceptibles de se produire dans ces régions.
Près d'un quart des terres émergées de la planète - soit quelque 33,7 millions km² - ont été définies comme des «déserts». Plus de 500 millions de personnes habitent dans ces déserts, soit une part nettement plus importante de la population mondiale que l'on ne le pensait jusqu'à présent. Les déserts du monde sont confrontés à des changements dramatiques résultant des changements climatiques au niveau mondial, d'une forte demande en eau, du tourisme et de la contamination par le sel des sols irrigués.
L'un des principaux défis à relever dans les déserts dans les années à venir sera d'améliorer la gestion des ressources en eau. Si cet objectif est atteint, il pourrait donner espoir et servir de modèle de bonnes pratiques aux autres régions du monde souffrant de pénurie d'eau. Ces données font partie des conclusions exposées dans le Rapport global du PNUE sur l'avenir des déserts lancé le 5 juin, pour marquer la Journée mondiale de l'environnement.
:: Lire l'intégralité du rapport en ligne (en anglais)

FAITS ET CHIFFRES SUR L'EAU ET LES RÉFUGIÉS, À L'OCCASION DE LA JOURNÉE MONDIALE DES RÉFUGIÉS (20 JUIN)
- Selon certaines estimations, il y a aujourd'hui quelque 30 millions de réfugiés environnementaux et 17 millions d'autres réfugiés et personnes déplacées suite à des conflits armés, persécutions ou d'autres causes. Les premiers ont fui en raison d'une pénurie de ressources, de la déforestation et de la dégradation de l'environnement, des effets du changement climatique, de la surpopulation, ont été déplacés par suite d'un projet de développement, etc.
- Le changement climatique pourrait être l'une des raisons de la multiplication par cinq, d'ici à 2050, du nombre de réfugiés environnementaux.
- Il a été estimé qu'en 2001 quelque 12 millions de réfugiés et 5 millions de «personnes déplacées dans leur propre pays» ont été contraints de s'installer dans des régions ayant peu de ressources, ce qui aggrave les pressions exercées sur les populations, l'eau et l'environnement de ces régions.
- Les déplacements importants de populations peuvent être à l'origine d'instabilité ou de conflits dans le pays d'accueil, le pays d'origine, ou au sein d'une région. Ils provoquent l'épuisement des ressources peu abondantes, la surpopulation, des pénuries d'eau potable, et des situations d'insalubrité, qui engendrent des épidémies. Si des systèmes durables ne sont pas mis en place, les sources d'eau peuvent être épuisées et/ou contaminées, ce qui finit souvent par être à l'origine de graves frictions avec les autochtones de la région d'accueil.
- Des études ont démontré qu'entre un tiers et la moitié des maladies dans les camps de réfugiés étaient liées à la médiocrité de l'approvisionnement en eau, à l'inadéquation des systèmes d'assainissement et à des pratiques d'hygiène inadaptées.
- En 1994, lorsqu'un million de Rwandais ont quitté leur pays à cause du génocide pour aller dans un pays voisin, la République démocratique du Congo, le cercle vicieux de pénuries d'eau et de maladies transmises par l'eau - le choléra, notamment - a provoqué la mort de 60 000 enfants.
- Dans certaines écoles de réfugiés, à cause d'un approvisionnement en eau insuffisant, le taux d'absentéisme est supérieur à 40% car les enfants doivent participer à la collecte d'eau. Dans certains cas, les réfugiés doivent attendre 6 heures par jours en moyenne pour accéder à l'eau. En conséquence, ils vont recueillir de l'eau qui n'est pas sûre dans des lieux non protégés afin de gagner du temps, ce qui les expose aux agressions et fait augmenter la prévalence des maladies diarrhéiques.
- Les principes relatifs à l'approvisionnement en eau des réfugiés et des personnes déplacées dans leur propre pays reposent sur des valeurs de base consistant à tenter de protéger leur sécurité, leurs droits et leur dignité. Il s'agit notamment d'assurer :
- la distribution équitable d'au moins 20 litres d'eau sûre par personne et par jour, de façon à ce que celle-ci ne devienne pas une source de pouvoir dont certains pourraient abuser pour se livrer à des formes d'exploitation
- l'accès sécurisé aux points d'eau de façon à diminuer le potentiel d'agressions sexuelles et de violences sexistes
- un nombre approprié de points de distribution d'eau à proximité immédiate des constructions, de façon à ce que soit réduite la charge physique (en temps et en énergie) pesant sur les femmes et les enfants
- une planification mise en uvre avec la participation des communautés de réfugiés, de façon à ce que le développement et la gestion du système d'approvisionnement en eau ainsi que les activités de promotion de l'assainissement et de l'hygiène soient conformes à leurs besoins particuliers et pratiques culturelles.
:: Faits et chiffres extraits du 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, «L'eau, une responsabilité partagée».
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