À LA UNE EN NOVEMBRE
12-13 décembre : Lancement du 2ème Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau en espagnol
L’Expo Saragosse 2008 a traduit et publié en espagnol, en étroite collaboration avec le WWAP, le 2ème Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau «L’eau, une responsabilité partagée» (2006).
Les 12 et 13 décembre, le WWAP et l’Expo Saragosse 2008 organisent un événement à Saragosse, Espagne, à l’occasion du lancement du 2ème Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau en espagnol. L’événement permettra de procéder à une présentation générale des ressources en eau dans la région Amérique latine et Caraïbes ainsi qu’en Espagne, tout en mettant l’accent sur les questions liées à la gouvernance de l’eau, aux objectifs du Millénaire pour le développement et à la valeur des ressources en eau.
Le 2ème Rapport sera disponible en ligne en espagnol prochainement.

L'ACTUALITÉ DU WWAP
Le Danemark financera la mise en œuvre d’études de cas et d’indicateurs de développement dans le cadre de la 3ème phase du WWAP
Le gouvernement du Danemark et le WWAP ont conclu un accord en vue de leur future collaboration pendant la 3ème phase du WWAP (2007-2009). Pendant cette phase, l’Institut danois d’hydrologie élaborera, en collaboration avec le WWAP, des indicateurs de gouvernance. Des études de cas seront également conduites au Bangladesh et en Zambie dans le cadre de cet accord.
Le WWAP et des représentants du gouvernement de la Communauté autonome du Pays Basque se sont rencontrés afin de discuter de leurs activités conjointes dans le cadre de la 3ème phase du WWAP
M. Carlos Fernández-Jáuregui, vive-coordinateur du WWAP, a rencontré Mme Ana Oregi Bastarrika, vice-conseillère du département de l’Aménagement du territoire et de la gestion des ressources en eau du gouvernement basque (Espagne) et M. Tomás Epalza, Directeur du secteur de l’eau du gouvernement basque, pour discuter de la collaboration passée et à venir du WWAP avec le gouvernement basque, le 21 novembre 2006, à Bilbao, Espagne.
Ils ont convenu d’étendre leur collaboration portant sur la version évolutive en ligne des Rapports mondiaux sur la mise en valeur des ressources en eau et les autres supports de communication développés à partir des Rapports. Ils ont également convenu qu’une étude de cas centrée sur la création de l’Agence basque de l’eau sera incluse dans le prochain Rapport afin d’illustrer les questions relatives à la gouvernance. Ils ont préparé ensemble le projet des nouvelles activités qui seront mises en œuvre conjointement par l’Agence basque de l’eau, le gouvernement de la Communauté autonome du Pays Basque et le WWAP pendant la 3ème phase du WWAP (2007-2009).

LES ÉTUDES DE CAS DU WWAP
Le rapport complet de l'étude de cas du Kenya est désormais disponible en ligne !
Le Rapport national du Kenya sur la mise en valeur des ressources en eau est disponible en ligne dans sa version complète en anglais. Il s’agit un rapport détaillé qui offre un large aperçu de la situation du secteur de l’eau au Kenya ainsi que des progrès réalisés par son gouvernement face aux défis que représentent la gestion durable des ressources en eau et l’approvisionnement en eau efficace pour différents usages. Enfin, il analyse les défis liés à l'eau que le pays doit relever et les met en perspective avec les 11 défis prioritaires du WWAP.
Les rapports nationaux sur la mise en valeur des ressources en eau, élaborés par chaque pays faisant l’objet d’une étude de cas, ont fourni des expériences et des leçons pratiques très utiles qui ont été reprises lors de la préparation du 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, «L'eau, une responsabilité partagée» (2006). En outre, des résumés des rapports des études de cas ont été publiés dans la section études de cas du 2ème Rapport.
:: Rapport national du Kenya sur la mise en valeur des ressources en eau [format PDF – 7 Mo, en anglais]
:: En savoir plus sur l'étude de cas du Kenya
:: En savoir plus sur les études de cas du WWAP
Les défis de l’approvisionnement en eau dans les grands villages et les petits centres urbains : exemple extrait de l’étude de cas du Kenya
Fournir des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement constitue des défis particulièrement difficiles à relever dans les grands villages et les petits centres urbains. Ces derniers, par exemple, peuvent s’avérer à la fois suffisamment grands pour justifier la mise en œuvre d’un réseau d’approvisionnement en eau et/ou d’assainissement, et trop petits pour supporter la gestion locale de ces services. Certains de ces défis sont présentés dans l’étude des petits centres urbains kenyans établis autour du lac Victoria.
Comptant 32 600 habitants et située au sud-ouest du Kenya, Homa Bay est une ville commerçante, un centre de pêche et le siège du district. Le système d’approvisionnement en eau a été construit en 1958 et rénové pour la dernière fois en 2001. La station de traitement de l’eau potable est complète, mais la qualité de l’eau est souvent mauvaise et les quantités disponibles nettement insuffisantes par rapport à la demande, car elle souffre régulièrement de pannes électromécaniques et le système de filtration est vétuste. La station approvisionne 15 000 résidents grâce à 1 672 raccordements agréés. Cependant, l’approvisionnement en eau n’est pas continu et le système est affecté par la faible pression, le vandalisme, la vétusté, les occlusions ainsi que les raccordements illicites et les fuites (40% des ressources en eau acheminées ne sont pas comptabilisées). La ville compte plusieurs bidonvilles et la plupart de ses habitants puisent leur eau directement dans le lac.
Des enquêtes préliminaires ont établi que seulement 22% des habitants sont raccordés aux égouts; la plupart des gens utilisent des latrines à fosse simple, des toilettes raccordées à une fosse septique ou la nature. Comme le district ne possède pas de véhicule-citerne susceptible de vidanger les latrines et les fosses septiques, il n’est pas rare que les toilettes et les égouts débordent pendant la saison des pluies.
Rénover l’infrastructure existante de ces centres urbains et renforcer les capacités de façon à assurer l’exploitation efficace des services et recouvrer des recettes permettant de faire fonctionner et d’entretenir les systèmes ne nécessite pas d’énormes investissements. En revanche, une aide à long terme sera nécessaire pour renforcer ces capacités et il faudra immédiatement réaliser certains investissements pour remédier aux problèmes les plus graves. Ces systèmes devraient en outre contribuer à atténuer une partie des effets dévastateurs que l’urbanisation galopante a provoqué sur l’environnement.
Ce texte est extrait du Rapport national du Kenya sur la mise en valeur des ressources en eau, dont certains passages ont été inclus dans le chapitre des études de cas du 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, «L’eau, une responsabilité partagée» (2006).
:: En savoir plus sur l’étude de cas du Kenya
:: Rapport national du Kenya sur la mise en valeur des ressources en eau [format PDF – 7 Mo, en anglais]
:: En savoir plus sur les études de cas du WWAP

LE WWAP PARTICIPE
13-14 novembre : 2ème réunion des coordinateurs du pont-pavillon «L’eau, une ressource unique»
Le pont-pavillon «L’eau, une ressource unique» sera conçu par Ralph Appelbaum Associates, conformément au scénario conceptuel du WWAP. Les architectes/designers ont rencontré MM. Salvador Pons, coordinateur de l’expographie pour l’Expo Saragosse 2008 et Carlos Fernández-Jáuregui, vice-coordinateur du WWAP et coordinateur du scénario conceptuel pour le pont-pavillon, les 13 et 14 novembre 2006, à New York, États-Unis.
Une conférence de presse sera organisée le 14 décembre 2006, à Saragosse, Espagne pour présenter le concept et le contenu du pont-pavillon.
16-18 novembre : Semaine de l’eau et de la gouvernance Barcelone, Espagne
Organisée par la Fédération espagnole d’Ingénieurs sans frontières (ISF), la Semaine de l’eau et de la gouvernance a analysé les impacts de l’accès à l’eau sur la gouvernance et le développement dans les pays en développement et montré que le renforcement des réseaux et des plates-formes de la gouvernance est à la fois complémentaire et nécessaire au développement des infrastructures.
L’Atelier de recherche sur l’eau et la gouvernance et la 5ème Conférence sur «La technologie au bénéfice du développement humain : l’eau et la gouvernance» a également eu lieu pendant la Semaine. M. Carlos Fernández-Jáuregui, vice-coordinateur du WWAP, a participé à la conférence et est intervenu sur le thème «l’UNESCO et l’autonomisation des institutions pour la gestion de l’eau».
:: Semaine de l’eau et de la gouvernance (en anglais)
:: 5ème Conférence sur «La technologie au bénéfice du développement humain : l’eau et la gouvernance» (en anglais)
20-21 novembre : 5ème édition de la conférence Euskal Hiria, Bilbao, Espagne
La conférence Euskal Hiria est organisée par le département de l’Environnement et de l’aménagement du territoire du gouvernement basque (Espagne) et la Fondation Metropoli. L’édition de cette année était centrée sur les paysages de la ville-région Euskal Hiria et sur l’importance grandissante qui leur est accordée dans le cadre des activités liées à l’urbanisme et à l’aménagement du territoire.
M. Carlos Fernández-Jáuregui, vice-coordinateur du WWAP, y a donné une conférence sur la crise mondiale de l’eau lors de la 2ème session de la conférence.
:: En savoir plus (en espagnol ou en basque)
12-13 décembre : Lancement de «L’eau une responsabilité partagée» à Saragosse, Espagne
Les 12 et 13 décembre, le WWAP et l’Expo Saragosse 2008 organisent un événement à Saragosse, Espagne, à l’occasion du lancement du 2ème Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau en espagnol. L’événement permettra de procéder à une présentation générale des ressources en eau dans la région Amérique latine et Caraïbes ainsi qu’en Espagne, tout en mettant l’accent sur les questions liées à la gouvernance de l’eau, aux objectifs du Millénaire pour le développement et à la valeur des ressources en eau.
Une session ouverte au public sera consacrée aux ressources en eau dans les grandes villes. Un documentaire sur la mégapole de Mexico, au Mexique, sera projeté pendant la session qui se tiendra à 18 heures, le 12 décembre, au bâtiment Cajalón, 29 rue Coso, à Saragosse, en Espagne. La session est ouverte à tous.
Si vous souhaitez y assister merci de contacter tribunadelagua@expo2008.es.
:: Programme complet [format PDF – 165 Ko, en espagnol]
Le WWAP participe au comité d’organisation national du 13ème Congrès mondial de l’eau
Placé sous l’égide de l’Association internationale des ressources en eau (AIRE), le 13ème Congrès mondial de l’eau se tiendra à Montpellier, France, du 1er au 4 septembre 2008, et aura pour thème central «Les changements mondiaux et les ressources en eau : Affronter l’expansion et la diversification des tensions». Le congrès a pour objectif l’approfondissement des connaissances et la prise de conscience au plan international de l’impact des changements mondiaux sur les ressources en eau. Le congrès réunira des participants d’horizons divers et donnera lieu à des expositions et interventions à caractère scientifique. Il constituera une plate-forme mondiale dans le cadre de laquelle des partenaires des secteurs public et privé, des utilisateurs et des décideurs, ainsi que des pays développés, émergents ou en développement pourront dialoguer.
Le WWAP, et plus précisément son vice-coordinateur, M. Carlos Fernández-Jáuregui, est membre du comité d’organisation national du congrès. La prochaine réunion du comité, le 18 décembre 2006, aura pour objet de discuter d’initiatives susceptibles de sensibiliser un vaste public à la crise de l’eau.
:: Site web du 13ème congrès mondial de l’eau

NOUVELLES DES PARTENAIRES DU WWAP
Nouveau Rapport mondial sur le développement humain : «Au-delà de la pénurie : le pouvoir, la pauvreté et la crise mondiale de l’eau»
Lancé au Cap, en Afrique du Sud, le 9 novembre, le Rapport mondial sur le développement humain (RDH, 2006) de cette année porte le sous-titre suivant : «Au-delà de la pénurie : le pouvoir, la pauvreté et la crise mondiale de l’eau». Le Rapport est centré sur la crise croissante de l’eau et de l’assainissement, responsable de la mort de près de 2 millions d'enfants chaque année. Il complète et réaffirme le message du 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, signalant que la pauvreté, l'accès inégal à la ressource, les guerres, les migrations et les habitudes de consommation non durable sont les causes principales de la crise de l'eau, et non une simple pénurie des ressources en eau douce.
Pour accompagner le lancement du RDH de cette année, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a organisé le Salon virtuel des connaissances H2O, un salon virtuel sur l’eau centré sur les régions de l’Europe orientale, de l’Asie centrale, du Moyen-Orient et du Maghreb. Le Salon était en ligne du 15 au 17 novembre et comprenait 3 forums de discussions en direct ainsi que des présentations multimédias.
:: RDH 2006: «Au-delà de la pénurie : le pouvoir, la pauvreté et la crise mondiale de l’eau»
:: Salon virtuel des connaissances H2O (en anglais)
Nouveau rapport de l'OMS: Le fluor dans l'eau de boisson
Des millions de personnes sont exposées à une concentration excessive de fluor dans l'eau, la contamination provenant de sources géologiques naturelles. Le problème n'est pas reconnu et reste négligé et des recommandations s'imposent, car l'eau contient naturellement une certaine quantité de fluor. Les concentrations faibles sont bonnes pour les dents, mais les concentrations excessives peuvent entraîner des affections débilitantes comme la fluorose osseuse qui a des effets dévastateurs sur la santé dans certaines communautés. On estime par exemple que plus de 10 millions de personnes en sont atteintes en Chine.
Soucieuse de répondre à un besoin urgent, dans son rapport l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) communique les dernières données scientifiques sur la présence du fluor dans l'eau, ses effets sur la santé et les moyens de réduire les niveaux excessifs, ainsi que sur les techniques d'analyse.
:: Communiqué de presse
:: Accéder au rapport en ligne (en anglais)
La Convention des Nations Unie sur la diversité biologique pose les jalons de la coopération Sud-Sud
La Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB) a organisé une réunion de réflexion sur la coopération Sud-Sud en matière de biodiversité qui s’est tenue à Montréal, au Canada, du 6 au 8 novembre 2006. Les 24 experts qui ont participé à la Réunion de réflexion ont réalisé les travaux préparatoires d’un plan d’action destiné à renforcer les capacités des pays en développement pour assurer une gestion durable des ressources de biodiversité.
Le plan d’action, qui se centrera sur les stratégies et un cadre de solidarité Sud-Sud, comprendra les aspects suivants : la conservation et utilisation durable de la diversité biologique; le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources; la réalisation de l’objectif relatif à la diversité biologique qui consiste à assurer, d’ici 2010, une forte réduction du rythme actuel de perte de diversité biologique, ce qui nécessite la prise de dispositions pour l’apport de ressources financières et techniques additionnelles aux pays en développement; et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) 1 et 7 - réduire l’extrême pauvreté et la faim, et assurer un environnement durable.
Des expériences, activités, associations et initiatives Sud-Sud ont été présentées pendant la réunion, et les discutions se sont centrées sur le besoin de développer la coopération entre pays. Le plan d’action pour la coopération Sud-Sud sera présenté pour examen et adoption à la neuvième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, qui aura lieu en 2008, à Bonn, en Allemagne.
:: Communiqué de presse [format PDF – 184 Ko]
15-16 novembre : Forum international sur l’élimination de la pauvreté, New York, Etats Unis
Les populations démunies sont les plus affectées par la crise de l’eau. Elles sont directement touchées par l’absence d’accès à une eau sûre et à l’assainissement, par l’insécurité alimentaire et par les effets de la pollution et de la dégradation de l’environnement.
La Division des politiques sociales et du développement social des Nations Unies a organisé, en collaboration avec les organismes des Nations Unies et la société civile, le Forum international sur l’élimination de la pauvreté afin de clore la première Décennie des Nations Unies pour l’élimination de la pauvreté. Il s’est déroulé au Siège de l’Organisation des Nations Unies, à New York, États-Unis, les 15 et 16 novembre 2006.
Le Forum avait deux objectifs principaux. Premièrement, il cherchait à adresser un message fort sur l’importance d’un engagement constant et massif en faveur de l’éradication de la pauvreté dans les années qui nous séparent de 2015. Deuxièmement, le Forum était l’occasion d’approfondir le dialogue engagé entre les parties prenantes sur les étapes à franchir pendant la prochaine décennie pour réaliser l’objectif universel de l’élimination de la pauvreté.
:: Site web du Forum
La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique s’est achevée sur des décisions visant à soutenir les pays en développement
La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique s’est achevée le vendredi 17 novembre par l’adoption d’un ensemble de décisions destinées à atténuer les changements climatiques et à aider les pays à s’adapter aux effets du réchauffement de la planète. La conférence a eu lieu à Nairobi, au Kenya, du 6 au 17 novembre et a réuni environ 6 000 participants.
Lors de la réunion, les activités des années à venir dans le cadre du «Programme de travail de Nairobi sur les impacts, la vulnérabilité et l’adaptation» ont été convenues. Ces activités contribueront à renforcer les prises de décisions concernant les mesures d’adaptation et à aider les pays à mieux évaluer leur vulnérabilité et leur adaptation aux changements climatiques. Un accord sur la gestion du Fonds d’adaptation prévu dans le Protocole de Kyoto et la finalisation des règles relatives au Fonds spécial du changement climatique font également partie des résultats importants de la conférence. Le Fonds d’adaptation reçoit le produit du Mécanisme de développement propre (MDP) et a pour objet de contribuer à la mise en œuvre d’initiatives d’adaptation dans les pays en développement. Le Fonds spécial du changement climatique est conçu pour financer, dans les pays en développement, les projets liés à l’adaptation, au transfert de technologies, à l’atténuation du changement climatique et à la diversification des activités économiques exercées dans les pays dont le revenu dépend fortement des combustibles fossiles.
Les prochaines négociations du Protocole de Kyoto et discussions au titre de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC) auront lieu à Bonn, en Allemagne, en mai 2007.
:: Décisions et conclusions adoptées par la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP 12) et par les Parties au Protocole de Kyoto (COP/MOP 2) (en anglais)
Campagne «Water Alert» du PNUD et de Publicis
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’agence de publicité Publicis Italie ont lancé une campagne afin de sensibiliser un très grand nombre de personnes à travers le monde à la crise de l’eau. Cette campagne publicitaire internationale cherche à mobiliser un large public en faveur de l’accès universel à une eau de boisson sûre et à l’assainissement. Les journaux et magazines des pays développés sont conviés à s’associer au défi de l’eau en publiant les quatre publicités de la campagne à titre gracieux.
Un grand nombre des 1,1 milliard de personnes qui n’ont pas accès à suffisamment d’eau potable n’ont parfois que 5 litres d’eau par jour pour satisfaire leurs besoins humains fondamentaux (boire, se laver et cuisiner). Ce volume représente moins d’un dixième de ce qu’utilise en moyenne un habitant des pays riches chaque jour en tirant la chasse d’eau. Selon le dernier Rapport mondial sur le développement humain (2006), l’investissement des 10 milliards de dollars US nécessaire pour atteindre l’Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) visant à réduire de moitié, d’ici à 2015, le nombre de personnes qui n’ont pas accès à une eau de boisson sûre permettrait de générer un bénéfice économique annuel de 38 milliards de dollars US.
Contrairement aux guerres et catastrophes naturelles, la crise mondiale de l’eau ne fait pas la une des journaux. En participant à la Campagne «Water Alert» (Alerte de l’eau) et en sensibilisant un large public aux questions liées à l’eau, vous pouvez contribuer à résoudre une crise qui affecte des millions de personnes dans les pays en développement.
:: Campagne Alerte de l’eau (en anglais)

FAITS ET CHIFFRES SUR L’EAU ET AU KENYA
- Avec un coefficient de disponibilité en eau de 650 m³ par personne et par an, le Kenya fait partie des pays les plus pauvres en eau. Selon certaines estimations, d’ici à 2020, la croissance démographique aura fait passer sa disponibilité en eau à 359 m³.
- Au Kenya, les eaux de surface ne couvrent que 2% du territoire national. Tropical sur les côtes de l’Océan indien, son climat devient aride à l’intérieur des terres. Les deux tiers du pays sont recouverts de terres désertiques ou semi-désertiques.
- 50% des prélèvements d’eau annuels sont utilisés à des fins domestiques, pour l’élevage du bétail et pour les cultures irriguées.
- Dans les zones urbaines, près de 40% des ressources en eau ne sont pas comptabilisées, et disparaissent à cause de fuites ou de raccordements illicites.
- 65% des résidents des zones urbaines ont accès à un système d’assainissement approprié, contre 40% dans les zones rurales.
- En dépit du taux d’accès élevé enregistré dans la province de Nairobi, les conditions sanitaires sont très mauvaises dans les bidonvilles. En fait, dans ces bidonvilles, 200 personnes partagent en moyenne une seule latrines à fosse.
- Par voie de conséquence, les maladies liées à l’eau ou à l’inadéquation des systèmes d’assainissement sont responsables d’une large part du taux de morbidité du Kenya et occasionnent plus de 60% des décès prématurés.
- L’amélioration de l’hygiène, de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement permet de mieux maîtriser les maladies diarrhéiques et le simple fait de se laver les mains avec de l’eau et du savon peut réduire les décès provoqués par des maladies liées à l’absence d’assainissement de près de 35%.
- 56% des écoles primaires kenyanes ont accès à des ressources en eau sûre. Cependant, il existe d’importantes disparités entre les régions. Par exemple, dans la province de Nyanza, seulement 38% de l’eau collectée provient de sources sûres (tels que l’eau courante ou les puits), contre 92% dans la région de Nairobi.
- Dans certains cas, les points d’eau sont à plus de 10 km des écoles, ce qui affecte considérablement les élèves et les enseignants. Dans les centres urbains, les écoles n’ont que rarement les moyens de s’offrir l’eau courante et les enfants doivent donc se procurer l’eau auprès d’autres sources. La situation est encore plus grave dans les zones arides où les écoles sont obligées de fermer leurs portes pendant les périodes de sécheresse.
- Au cours des deux dernières décennies, le Kenya s’est efforcé d’assurer à ses populations la sécurité alimentaire; malheureusement, des études récentes démontrent que la situation n’a fait qu’empirer. Par exemple, en 2004, les personnes qui n’ont pas accès à la ration journalière minimale de 2 250 calories étaient au nombre de 15 millions, contre 7,3 millions en 1973. Trois millions de ces personnes ont besoin de secours d’urgence en permanence et le nombre d’enfants souffrant de malnutrition augmente également.
- Dans son projet de constitution adopté en 2004, le Kenya envisage d’inclure explicitement le droit à l’eau et à l’assainissement dans sa législation.
- Pour faire reculer la pauvreté, le gouvernement kenyan a proposé une Stratégie de reprise économique axée sur la création d’emplois et de richesses (ERS). Elle vise a favoriser des initiatives qui faciliteront la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, reconnaît que l’eau est la pierre angulaire de toute politique visant à réduire la pauvreté, souligne l’importance des services à fournir aux populations démunies et tient compte de la nécessité d’assurer un approvisionnement en eau adapté à des demandes souvent concurrentes.
- Dans ce contexte, le programme kenyan de réduction de la pauvreté mis en œuvre à partir de 2000 engage le gouvernement à fournir des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement à la majorité des populations démunies à des distances raisonnables (moins de 2 km). La stratégie proposée doit impliquer les collectivités et les autorités locales de façon plus active dans la gestion des systèmes et services d’approvisionnement en eau et d’assainissement.
:: Faits et chiffres extraits du 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, «L'eau, une responsabilité partagée» et du Rapport national du Kenya sur la mise en valeur des ressources en eau [format PDF – 7 Mo, en anglais].
S'ABONNER OU SE DÉSABONNER
-----------------------------------------------------------
Consultez régulièrement notre site internet.
-----------------------------------------------------------

|