
L'Actualité
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| Olcay Ünver © Ünver |
L'UNESCO nomme M. Olcay Ünver Coordinateur du WWAP
Le 22 mai 2007, M. Olcay Ünver est devenu le nouveau Coordinateur du Programme mondial de l’UNESCO pour l’évaluation des ressources en eau (WWAP). M. Olcay Ünver apporte au WWAP son immense expérience au niveau mondial et c’est avec grand plaisir que nous l’accueillons et que nous nous disposons à travailler à ses côtés.
Originaire de Turquie, M. Olcay Ünver vient directement de la Kent State University, États-Unis, où depuis 2004, il était un éminent professeur dans le domaine des ressources en eau. Parallèlement à ses activités d’enseignant, il fut également l’un des membres fondateurs de l’Initiative de coopération du système Tigre-Euphrate (ETIC), un programme qui a pour objet de «réunir les spécialistes, de catalyser les processus et d’établir les partenariats appropriés susceptibles de favoriser la coopération et le développement afin d’améliorer la qualité de vie des populations de la région du Tigre et de l’Euphrate.» Auparavant, M. Olcay Ünver a été président du Projet de Grande Anatolie (GAP, Güneydogu Anadolu Projesi) pendant plus d’une douzaine d’années. Parmi les projets de ce type, le GAP est l’un des plus importants du monde : reposant sur une approche intégrée et multisectorielle, il a pour objectif la mise en valeur des ressources en eau d’une région de plus de 75 000 km².
M. Olcay Ünver a également apporté son concours à plusieurs organisations internationales. Il a notamment travaillé au sein du Conseil des gouverneurs du Conseil mondial de l’eau, a été vice-président pour l’Europe et la région du Moyen-Orient de l’Association internationale des ressources en eau (2004-2006) et membre du conseil de l’Association internationale d'hydro-électricité (1997-2000). Il est titulaire d’un doctorat de génie civil de l’Université du Texas à Austin, États-Unis, ainsi que d’une maîtrise et d’une licence, également de génie civil, de l’Université technique du Moyen-Orient, à Ankara, Turquie.
L’UNESCO est très heureuse d’accueillir M. Olcay Ünver et lui exprime ses vœux les plus chaleureux pour les années à venir.
Les Rapports mondiaux sur la mise en valeur des ressources en eau rendront compte des étapes clés de la mise en œuvre de la GIRE
Le Plan de mise en œuvre de Johannesburg, approuvé en 2002 par le Sommet mondial pour le développement durable, incluait l’objectif, pour l’ensemble des pays, «[d’]Élaborer, d’ici 2005, des plans intégrés de gestion et d’utilisation efficace des ressources en eau et [de] fournir un appui aux pays en développement en la matière.» En 2006, 25% des pays avaient achevé leurs plans ; dans 50% des autres pays le processus était bien enclenché, mais dans les 25% restants, pour diverses raisons, notamment l’absence de capacités humaines et financières ainsi que les incertitudes concernant l’approche et ses objectifs, rien n’était encore engagé.
Dans ce contexte, le gouvernement du Danemark et l’ONU-Eau ont organisé la conférence internationale sur «La gestion des ressources en eau d’ici à 2015», qui s’est tenue à Copenhague, le 13 avril 2007, afin d’étudier et de recommander le chemin à suivre pour accéder à une gestion intégrée des ressources en eau permettant d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement de façon durable (OMD). La conférence a notamment étudié les étapes appropriées à franchir d’ici à 2015, a identifié et examiné les liens spécifiques entre ce «chemin» et l’approvisionnement en eau dans la perspective de la réalisation des OMD, et a étudié et recommandé les prochaines étapes que la communauté internationale, les régions, les pays et les institutions d’aide bilatérales et internationales doivent franchir.
Dans un premier temps, des représentants des pays en développement se sont réunis pour discuter de la faisabilité des objectifs existants de la GIRE et des étapes possibles. Ensuite, des représentants des pays et organisations donateurs se sont joints à la discussion. Ensemble, ils ont élaboré le «Chemin à suivre pour mettre en œuvre la GIRE d’ici à 2015 et au-delà», et recommandé des étapes clés dont les prochains Rapports mondiaux des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau (2009, 2012 et 2015) devront rendre compte.
Plus précisément, il a été proposé que :
- en 2008, l’ensemble des pays fassent rapport à la 16ème session de la Commission du développement durable de leurs progrès réalisés en matière de plans de mise en œuvre de la GIRE, puis des priorités de la gestion des ressources en eau liées aux OMD qu’ils ont identifiées
- en 2009, un examen détermine dans quelle mesure les principales conditions favorables à la mise en œuvre de ces priorités ont été réunies
- en 2012, les processus de réforme spécifiques à la GIRE soient examinés
- en 2015, une évaluation détermine dans quelle mesure les initiatives relevant de la GIRE ont contribué de façon positive à la réalisation des OMD.
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Événements
5ème Atelier international sur les approches régionales du développement et de la gestion des retenues dans le bassin versant de La Plata
Mars 2008: Foz de Iguazú, Brésil
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Cascades de l’Iguazú © UNESCO, J.C. Simon |
En raison de ses ressources en eau disponibles et du fait que les pays qui le partagent (Argentine, Bolivie, Brésil, Paraguay et Uruguay) vivent les uns par rapport aux autres dans un climat d’harmonie relative, le bassin de La Plata est l’un des bassins parmi les plus importants du monde. Ces pays ont partagé des expériences intéressantes qui ont rejailli sur la gestion du bassin, des sous-bassins et des barrages. Le 5ème Atelier international sur les approches régionales du développement et de la gestion des retenues dans le bassin versant de la Plata présentera des bases de travail, permettra d’aller au-delà des simples diagnostics et des expériences négatives et proposera des mesures visant à résoudre les problèmes.

Les études de cas du WWAP
Le WWAP lance le rapport complet de l’étude de cas du bassin versant de La Plata
Cinquième bassin versant de la planète, le bassin de La Plata s’étend sur plus de 3 100 000 de km² et couvre des régions de l’Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay. Englobant plus de 100 millions d’habitants et permettant de dégager 70% du PIB des cinq pays, le bassin de La Plata revêt une importance considérable pour la région.
Au terme de trois années de travail en collaboration avec les pays riverains, le WWAP a récemment publié le rapport complet de l’étude de cas du bassin de La Plata. Ce rapport de l’étude de cas servira de document de référence pour tous les travaux qui seront conduits dans le bassin. Le 3ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, qui sera publié en mars 2009, comprendra des mises à jour de cette étude de cas et s’intéressera plus particulièrement aux sous-bassins de La Plata.
Lire le rapport complet de l'étude de cas du bassin de la Plata (2007) [format PDF - 5,30 Mo, en anglais]
Le WWAP organise une réunion rassemblant les parties prenantes du Bangladesh
Le WWAP et l’Organisation de planification des ressources en eau (WaRPO) ont lancé l’étude de cas du Bangladesh lors d’un séminaire inauguré le 21 juin à Dhaka par M. Malama Meleisea, directeur et représentant bangladais de l’UNESCO. Plus de 60 personnes incarnant la diversité des parties prenantes du secteur de l’eau bangladais ont participé au séminaire. Le concept des études de cas d’un pays élaboré par le WWAP a été présenté ainsi que le calendrier de la conduite de l’étude au Bangladesh. Les participants ont été conviés à jouer un rôle actif dans la préparation et la réalisation de l’étude de cas, qui se dérouleront l’année prochaine.
Pendant la session qui s’est tenue l’après-midi, les participants intéressés ont assisté à un atelier de formation sur la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) et la planification nationale de la GIRE. Quinze personnes exerçant leurs activités au sein de différentes institutions publiques liées à l’eau ont participé à la formation centrée sur le renforcement des capacités indispensables à la mise en œuvre de la GIRE et préparant les participants à contribuer aux processus de planification de la GIRE.
La Chine et le Pakistan discutent de la possibilité de conduire des études de cas avec le WWAP
M. Engin Koncagül, chargé de projets du WWAP, a rencontré M. Gao Bo, directeur général du Département de la Coopération Internationale, des Sciences et des Technologies du ministère chinois des Ressources en eau et M. Akram Kahlown, président du Conseil de la recherche sur les ressources en eau du ministère pakistanais des Sciences et des Technologies lors de la réunion de lancement du 5ème Forum mondial de l’eau, qui s’est tenue à Istanbul, en Turquie, du 19 au 20 mars 2007. La Chine et le Pakistan sont intéressés par le processus des études de cas du WWAP et ont profité de cette occasion pour explorer les possibilités d’élaboration d’une étude de cas du WWAP dans chacun de ces pays. Cette question sera étudiée de façon plus approfondie à une date ultérieure.
En savoir plus sur les études de cas du 2ème Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau

Le WWAP participe
11-15 juin : 50ème anniversaire de l’Institut UNESCO-IHE pour l’éducation relative à l’eau (Delft, Pays-Bas)
Pendant la semaine du 11 juin, lors de la célébration du 50ème anniversaire de l’Institut UNESCO-IHE pour l’éducation relative à l’eau, le nouveau Coordinateur du WWAP, M. Olcay Ünver a rencontré plus d’une douzaine de responsables de centres de catégories I et II de l’UNESCO. Situés aux quatre coins du monde, ces centres œuvrent dans le cadre du Programme hydrologique international (PHI) de l’UNESCO en relevant des défis liés à l’eau et à la sécurité des ressources en eau grâce à des actions régionales et mondiales. Lors de ses conversations avec les responsables de ces centres, M. Ünver a discuté du potentiel que constituent les contributions de leurs organisations au Programme mondial pour l’évaluation des ressources en eau (WWAP).
17-20 juin: Forum international sur la sécheresse (Séville, Espagne)
M. Carlos Fernández-Jáuregui, vice-coordinateur du WWAP, a participé au Forum international sur la sécheresse organisé par le ministère espagnol de l’Environnement, qui s’est tenu du 17 au 20 juin à Séville, en Espagne. Le Forum a réuni des spécialistes de différentes disciplines qui ont discuté de la sécheresse et de ses formes variées.
Conférencier d’honneur du Forum, M. Fernández-Jáuregui a prononcé une allocution intitulée «Apprendre à vivre avec la sécheresse» devant plus de 1 300 participants originaires de 45 pays. Il a rappelé que des fausses idées circulent sur les sécheresses et insisté sur le fait qu’elles affectent toutes les sociétés - les pays industrialisés comme les pays en développement - et tous les secteurs. Il a également souligné que les conséquences de la sécheresse ne résultent pas du phénomène proprement dit, mais de l’absence d’informations, d’organisations sociales et institutionnelles, ainsi que de stratégies adaptées pour faire face aux sécheresses. M. Fernández-Jáuregui a conclu son discours en précisant que les sécheresses sont des événements récurrents, qu’elles ne vont pas diminuer, que nous devons être en mesure de les prévoir, de nous y préparer et de nous y adapter, et que nous devons nous libérer des fausses idées pour apprendre dans les années à venir à vivre avec les sécheresses.
M. Fernández-Jáuregui a également contribué au Forum en présentant le 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau à des participants d’Amérique latine, soit plus de 200 personnes originaires de 20 pays différents.
Site web du Forum
21-22 juin: 29ème Conseil des gouverneurs du Conseil mondial de l’eau (Marseille, France)
M. Ünver a également participé en tant qu’ancien gouverneur aux réunions du 29ème Conseil des gouverneurs du Conseil mondial de l’eau (WWC), à Marseille, en France. Sa participation avait pour objectif principal de discuter de la coopération entre le WWAP et le WWC, mais il a également été question des préparatifs du 5ème Forum mondial de l’eau, qui se tiendra à Istanbul, en Turquie, en mars 2009, ainsi que du 3ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau qui y sera officiellement présenté.

Le saviez-vous...? Faits et chiffres sur le bassin Rhône Méditeranée
- La surface du bassin Rhône Mediterranée est de 120,000 km², soit 25% du territoire français.
- Le Rhône fait 810 km de long, dont 522 km en France.
- 15.5 milliards de m3 d’eau sont emmagasinés dans les glaciers du basin.
- Le 1er projet d’aménagement du Rhône date de 1912. Il visait à developper la navigation, la production d’énergie et l’irrigation. 18 centrales hydroelectriques sont installées sur le Rhône actuellement.
- Aujourd’hui, l’énergie hydroélectrique est la seconde source nationale de production d’électricité. Les ouvrages hydroélectrique ont permis d’exploiter la ressource en eau et outre la production d’énergie, ils remplissent encore aujourd’hui différentes fonctions telles que le soutien d’étiage, la navigation, et la rétention de volumes d’eau importants pour l’alimentation en eau potable, les loisirs et l’irrigation.
- En 1999, la région Rhône-Alpes produisait à elle seule 40% de l’électricité hydroélectrique nationale. Aujourd’hui, 40,7 TWh/an sont produits dans le bassin, soit les deux tiers (64%) de la production hydroélectrique nationale et 8% de la production totale électrique nationale
- Au départ, les aménagements hydroélectriques ont été implantés sans réellement tenir compte du milieu naturel et du rôle de «réservoir biologique» des cours d’eau. Il est ainsi apparu, au fil du temps, qu’ils avaient conduit à une forte dégradation des rivières et profondément modifié les milieux aquatiques.
Faits et chiffres extraits du 2ème Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, «L'eau, une responsabilité partagée» (2006) et de et de l’étude de cas de la France [format PDF – 2,06 Mo]
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