Généralités
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L’Ouganda est situé au centre-est de l’Afrique. Les cours d’eau, les lacs et les zones humides de l’Ouganda couvrent environ 18% de la superficie totale du pays.
Situé au sud-est de l’Ouganda, le lac Victoria est la source principale du Nil Blanc et le deuxième plus grand lac d’eau douce du monde.
Le lac Victoria est très important pour l’économie ougandaise car il permet de produire la quasi-totalité de l’énergie hydraulique du pays et assure l’approvisionnement en eau des ménages et des industries des trois plus grandes villes ougandaises : Kampala, Jinja et Entebbe. Il est également important pour les secteurs de la pêche et de l’horticulture. Le lac est en outre une voie navigable de premier plan pour les liaisons entre l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie.
Selon certaines estimations, le total annuel des ressources en eau renouvelables de l’Ouganda atteindrait 66 km³. Avec une moyenne annuelle de 2 800 m3 d’eau disponible par habitant, l’Ouganda est mieux loti que de nombreux pays africains. Néanmoins, la forte croissance démographique, l’augmentation de l’urbanisation et de l’industrialisation, la dégradation incontrôlée de l’environnement et la pollution exercent des pressions croissantes sur l’utilisation des ressources en eau.
:: Chapitre 1 : Contexte général [format PDF – 491 Ko, en anglais]
:: Chapitre 2 : Aperçu du secteur de l’eau de l’Ouganda [format PDF – 325 Ko, en anglais]
:: Chapitre 10 : Ressources en eau partagées [format PDF – 368 Ko, en anglais]
L’eau et les écosystèmes
 Parc national de Bwindi, Ouganda © UNESCO - Eva Timpe |
Grâce à des zones humides qui couvrent 13% de la superficie totale du pays, l’Ouganda bénéficie d’une exceptionnelle biodiversité. En dépit de l’existence de politiques et de dispositifs législatifs nationaux visant à la conservation des écosystèmes, un déclin de la biodiversité aquatique a été observé récemment dans la plupart des masses d’eau ougandaises. Cette tendance a été principalement attribuée à des habitudes de pêche destructrices, à l’augmentation de l’eutrophisation provoquée par la pollution, à la dégradation des bassins versants riverains et à la déforestation.
:: Chapitre 3 : Ressources en eau douce de l’Ouganda [format PDF – 705 Ko, en anglais]
:: Chapitre 6 : L’eau et l’environnement [format PDF – 814 Ko, en anglais]

Les établissements humains et les zones rurales
En Ouganda, les zones urbaines sont définies comme les établissements humains de plus de 5 000 habitants. Les centres comprenant entre 5 000 et 15 000 habitants sont classés dans les petites villes, ceux de plus de 15 000 habitants, dans les grandes villes. Sur la base de ces critères, en 2004, l’Ouganda comptait 106 petites villes et 43 grandes villes. Selon certaines estimations, la population urbaine actuelle atteindrait 3,7 millions pour une population totale de 25 millions. La population urbaine a augmenté à un rythme plus rapide que la population rurale : le taux de croissance global est de 3,4% contre 4,1% dans les zones urbaines. Le pourcentage de la population résidant dans des centres urbains est passé de 12% en 1993 à 14% en 2003. Dans les villes ougandaises, le taux de couverture en eau potable atteindrait aujourd’hui 65%, contre 54% en 2000 et le taux de couverture en matière d’assainissement est également faible, à 65%.
Dans les zones rurales, le pourcentage des habitants ayant accès à un système d’assainissement amélioré est passé de 68% en 1991 à 85% en 2002. Néanmoins, l’accès à une eau propre et sûre est toujours loin d’être universel. Il est fréquent que des habitants des zones rurales aient à parcourir de grandes distances pour aller chercher de l’eau. Cette tâche est principalement confiée aux femmes et aux enfants, qui sont les membres les plus vulnérables de la société. Le temps qu’ils consacrent chaque jour à parcourir ces longues distances réduit leur productivité et, par conséquent, leur contribution au développement économique du pays. D’autre part, les quantités d’eau qui peuvent être collectées ne satisfont généralement pas aux besoins en eau utilisée pour la boisson, la cuisine et l’hygiène. Selon les estimations nationales conduites en 1996 et 1999, la consommation moyenne par habitant des zones rurales était d’environ 13 litres par jour. Bien qu’en matière d’assainissement, le taux de couverture ait augmenté de façon significative, dans certaines régions rurales, les installations de base sont encore pratiquement inexistantes, en raison de la pauvreté et de l’insuffisance de la sensibilisation des populations aux problèmes de l’assainissement et de l’hygiène.
:: Chapitre 5 : Eau urbaine et assainissement [format PDF – 401 Ko, en anglais]
L’eau et la santé
 Un homme collecte de l’eau stagnante pour la boire, Ouganda © FAO/17287/ J. Holmes |
Le faible accès des populations à une eau potable a eu de nombreuses implications sur la santé des Ougandais. Selon une étude conduite en 2002, les maladies diarrhéiques sont à elles seules responsable de 19% de la mortalité infantile du pays. D’autre part, les statistiques du ministère de la Santé indiquent que la malaria est, parmi les enfants, la première cause de mortalité. Entre 70 000 et 100 000 enfants ougandais meurent chaque année de la malaria. Ce chiffre représente 30% du taux de mortalité des enfants ougandais de 2 à 4 ans, 23% du total des années de vie ajustées sur l’incapacité (DALY) perdues et 25% de l’ensemble des cas de maladies affectant le pays. Les estimations du ministère de la Santé indiquent que les dépenses moyennes affectées aux traitements de la malaria atteindraient 300 millions de dollars US par an. Le SIDA est la première cause de décès des personnes âgées de 15 à 49 ans et représente chaque année 12% de l’ensemble des décès.
:: Chapitre 4 : Eau et assainissement [format PDF – 261 Ko, en anglais]

La sécurité alimentaire
En Ouganda, la surface totale des zones irrigables potentielles est d’environ 202 000 ha. Cependant, une étude récente conduite par l’Agence japonaise pour la coopération internationale (JICA) a révélé qu’environ 14 000 ha des zones irrigables potentielles bénéficient d’une irrigation officielle, et que 6 000 ha bénéficient d’une irrigation officieuse. La quantité totale d’eau utilisée atteint 12 km³ par an alors que le total annuel des ressources en eau renouvelables atteint 66 km³. Ces chiffres démontrent que le potentiel de développement de l’agriculture irriguée est élevé en Ouganda. À l’heure actuelle, la plus grande partie des cultures ougandaises sont alimentées par les eaux pluviales; elles sont donc particulièrement vulnérables pendant les périodes de variations climatiques. Les pénuries alimentaires et les carences nutritionnelles sont courantes dans plusieurs régions du pays : 40% des décès d’enfants ougandais sont dus à la malnutrition. Selon le Recensement de la population et du logement ougandais réalisé en 2002, le taux de croissance annuel de la population atteignait 3,4%, alors que le taux de croissance de la production alimentaire atteignait à peine 1,5% environ. Si les niveaux de la production alimentaire n’augmentent pas, les pénuries alimentaires seront de plus en plus graves dans les années à venir.
La production de bétail est concentrée le long du «corridor du bétail» qui s’étend du sud-ouest au nord-est de l’Ouganda et qui englobe 29 districts. L’élevage est une source de revenu considérable. Il représente 7,5 du PIB et 17% du PIB agricole. Cependant, les pénuries d’eau dans le corridor du bétail réduisent la productivité et provoquent des conflits entre les bergers.
Les ressources halieutiques contribuent également à la sécurité alimentaire des Ougandais et jouent un rôle crucial pour les populations vivant au bord des cours d’eau et des lacs ou sur des îles, ainsi que pour les populations rurales les plus démunies. La consommation annuelle de poisson est estimée à 10 kg par habitant. Jadis, l’industrie de la pêche ougandaise s’enorgueillissait de proposer plus de 300 espèces endémiques de poissons, mais les pratiques de pêche non durables et la détérioration de la qualité des masses d’eau locales a considérablement réduit le nombre des espèces de poissons commercialisables. Aujourd’hui, il n’en reste plus que 23. Parallèlement, le gouvernement ougandais promeut l’aquaculture afin de stimuler la production des sociétés de pêche et de mieux satisfaire à la demande croissante en poissons, tant au niveau national qu’international.
:: Chapitre 7 : L’eau et la sécurité alimentaire [format PDF – 191 Ko, en anglais]
Un pays en lutte contre la pauvreté
En 2002, près de 40% des Ougandais vivaient en deçà du seuil de pauvreté, ce qui place le pays au 142ème rang parmi les 162 pays les plus pauvres de la planète. Depuis le début des années 1990, la réduction de la pauvreté est l’un des principaux objectifs de la stratégie de développement du pays. Dans son combat contre la pauvreté, le gouvernement a préparé, en 1997, un Plan d’action pour l’éradication de la pauvreté (PEAP). Le Plan, qui a été amendé à deux reprises, repose sur une approche multiculturelle qui prend en considération la nature multidimensionnelle de la pauvreté ainsi que les interconnexions entre les facteurs déterminants. À cet égard, le gouvernement déploie des efforts continus dans les domaines de la modernisation agricole, de la gestion des sols, du crédit rural et du micro-crédit, de l’électrification des régions rurales, des soins de santé primaires, de l’enseignement primaire ainsi que de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement. Parmi tous ces domaines d’intervention du PEAP, la modernisation de l’agriculture est peut-être le plus important.
Étant donné que le secteur agricole emploie 82% de la main-d’œuvre ougandaise et qu’il est le pilier de l’économie du pays, ces efforts devraient améliorer les conditions de vie de la plupart des Ougandais. D’autre part, grâce au Plan de modernisation de l’agriculture (PMA), le gouvernement a lancé des programmes visant à stimuler la production agricole ainsi que la commercialisation et le traitement des produits agricoles. Au cours des dernières décennies, les plans et investissements mis en œuvre par l’Ouganda ont commencé à porter leurs fruits. Les taux de pauvreté sont passés de 50% en 1992 à 35% en 2000. Néanmoins, la récession économique qui a affecté de nombreuses régions du monde après 2000 a ralenti les progrès réguliers et ramené les taux de pauvreté à environ 40% en 2002.
Prenant acte des progrès réalisés par l’Ouganda afin de mettre en œuvre des réformes économiques et réduire la pauvreté, la communauté internationale, grâce à l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPAE) du Fonds monétaire international, a annulé une large part de la dette extérieure de l’Ouganda entre 1998 et 2000 (2 milliards de dollars US, soit 60% de la dette extérieure ougandaise). Ces mesures ont permis au pays d’affecter une plus grande partie de ses ressources financières à la lutte contre la pauvreté.

L’eau et l’industrie
En Ouganda, les principales industries sont centrées sur le secteur de la transformation des produits agricoles : préparation du poisson, sucre, thé, huile de cuisson, laiterie, brasserie et boissons gazeuses. Les usines spécialisées dans le textile, les produits du papier et le traitement du tabac sont également assez courantes.
 Une femme travaillant dans l’agriculture, Ouganda © UNESCO – O. Brendan |
Le niveau actuel de développement économique de l’Ouganda s’explique en partie par l’inadéquation de l’alimentation électrique aux industries manufacturières importantes et aux grandes usines de transformation des produits alimentaires. L’industrie emploie environ 5% de la main d’œuvre ougandaise, l’agriculture 2% et le secteur tertiaire 13%. Le gouvernement ougandais cherche à sortir le pays de l’ornière de la dépendance excessive par rapport à l’agriculture en faisant augmenter l’importance des secteurs de l’industrie et des services.
Le secteur industriel est une source de pollution en raison des rejets d’effluents non traités ou partiellement traités dans les masses d’eau voisines. D’autre part, la pollution liée aux activités minières est encore faible et ne menace pas encore la qualité générale des eaux de surface et souterraines. Il existe cependant une pollution localisée dans les régions où ces activités minières sont exercées.
L’eau et l’énergie
La biomasse, principalement le bois à brûler et le charbon, est la source d’énergie la plus importante du pays : elle représente environ 93% de l’énergie consommée par l’Ouganda. Les produits pétroliers et l’électricité ne représentent respectivement qu’environ 6% et 1% de la demande annuelle en énergie.
En Ouganda, l’énergie hydraulique est la principale source d’électricité. La plus grande partie du potentiel hydroélectrique du pays est concentrée le long du Nil Blanc. Selon certaines estimations, le potentiel total atteindrait 2 000 MW. Il existe en outre plusieurs petits cours d’eau dans différentes régions du pays dont le potentiel de développement mini-hydraulique et micro-hydraulique n’est pas négligeable. À l’heure actuelle, seulement 15% du potentiel hydroélectrique (300 MW) est utilisé et la demande en énergie, qui progresse à un rythme annuel de 8% par an, dépasse l’offre disponible. Cette capacité de production insuffisante entrave la croissance dans plusieurs secteurs de l’économie ougandaise. Le gouvernement a élaboré un Plan directeur de développement de l’énergie hydraulique qui a pour objet de guider le processus de planification et de développement du secteur hydroélectrique ougandais. Le Plan directeur comprend l’étude exhaustive de toutes les centrales hydroélectriques potentielles du pays (grandes et petites) et présente une stratégie de développement de l’énergie reposant notamment sur les critères suivants : les prévisions concernant la demande en énergie, la capacité de production potentielle, les effets sur l’environnement et les coûts.
Globalement, seulement 9% de la population ougandaise est raccordée au réseau électrique (20% dans les zones urbaines, contre seulement 3% dans les zones rurales), et 70% de ces usagers résident dans les trois plus grandes villes du pays : Kampala, Entebbe et Jinja. Les données officielles révèlent qu’il y aurait environ 230 000 usagers du réseau électrique ougandais. Au niveau national, la consommation annuelle moyenne d’électricité par habitant est d’environ 44 kilowatts par heure (kWh). Dans les grands centres urbains, elle atteint 170 kWh, contre 10 kWh dans les régions rurales.
L’électrification des zones rurales fait partie intégrante des grandes priorités du gouvernement, qui sont la transformation des régions rurales et l’éradication de la pauvreté. Dans ce contexte, le programme le plus visible est le Projet pilote d’électrification des zones rurales grâce à des systèmes photovoltaïques. Ce projet a pour ambition de développer l’accès à l’énergie solaire dans les régions rurales reculées et dispersées qui n’auront pas accès à court terme au réseau électrique et qui ont les moyens et la volonté de s’acquitter du coût non subventionné de ces systèmes. Par voie de conséquence, un nombre grandissant de personnes vivant dans les régions rurales ont abandonné le kérosène et privilégient désormais l’éclairage à l’énergie solaire.
:: Chapitre 8 : L’eau et l’énergie [format PDF – 341 Ko, en anglais]

Le cadre législatif et la réforme du secteur de l’eau
Afin de relever les défis émergeants du secteur de l’eau, un Plan d’action de l’eau (WAP) a été préparé en 1993–94. Il reconnaît notamment que l’eau est un bien économique qui a, en outre, une valeur économique. Les principes du WAP ont été suivis, tout au long des années 1990, d’un ensemble de politiques et de dispositifs législatifs.
Afin d’assurer une gestion efficace et rentable des ressources en eau, le gouvernement a engagé en 1997 des réformes du secteur de l’eau. Dans le cadre de ce processus, une Stratégie de réforme complète du secteur de l’eau, des plans d’investissement concernant les activités des différentes parties prenantes et la définition précise des objectifs nationaux fixés pour le secteur ont été préparés. L’une des principales ambitions stratégiques des réformes est l’adoption de l’Approche sectorielle de la planification (SWAP). Les fondements de la SWAP, auxquels ont adhéré le gouvernement et les partenaires du développement du secteur de l’eau, promeuvent la participation de l’ensemble des parties prenantes à la planification et à la mise en œuvre des activités du secteur de l’eau. Cette transparence s’est traduite par la confiance accrue des partenaires du développement qui ont accepté de financer les programmes du secteur de l’eau dans le cadre du budget normal du gouvernement et, ce faisant, d’abandonner les modes de financement spécifiques aux projets. Il s’agit là d’une étape importante car 75% des investissements consacrés au secteur de l’eau proviennent de ces donateurs.
D’autre part, le secteur est également en train de mettre en œuvre un programme complet de renforcement des capacités et de sensibilisation qui concernera l’ensemble du secteur. Cette approche sectorielle du renforcement des capacités est principalement centrée sur l’acquisition, par les membres du personnel du secteur, des compétences et connaissances propres à la gestion des programmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement, grâce à des cours de formation spécifiques et personnalisés ainsi qu’à la formation académique des diplômés.
:: Chapitre 11 : L’éducation à l’eau et le renforcement des capacités [format PDF – 177 Ko, en anglais]
La récupération des coûts
 Montagnes, Ouganda © UNESCO |
La tarification actuellement appliquée par les services ougandais d’approvisionnement en eau et d’assainissement couvre exclusivement les coûts d’exploitation et de maintenance. La récupération de l’intégralité des coûts (exploitation et maintenance, dépréciation et investissement) exigerait une augmentation significative des tarifs. Les principaux investissements, affectés à l’amélioration ou à l’extension du système, sont donc financés séparément grâce à des subventions accordées par le gouvernement ou à des aides octroyées par des donateurs internationaux. Le recouvrement efficace des recettes, bien que variable, atteint environ 79%, en moyenne. Bien que le niveau des financements augmente, des investissements importants sont encore nécessaires pour améliorer les taux de couverture de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement et atteindre les objectifs nationaux et les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
:: Chapitre 12 : La valeur et le prix de l’eau [format PDF – 176 Ko, en anglais]
Les catastrophes liées à l’eau
Les catastrophes liées à l’eau, telles que les sécheresses, les inondations, les glissements de terrain, les violentes tempêtes et les orages de grêle représentent plus de 70% des catastrophes naturelles du pays et détruisent environ 800 000 ha de récoltes par an, ce qui est à l’origine de pertes économiques d’un montant supérieur à environ 65 millions de dollars US. Les événements atmosphériques de grande ampleur, tels que El Ninõ et La Ninã, sont les principales causes des catastrophes liées à l’eau les plus sévères que connaît l’Ouganda.
La Stratégie de gestion et d’atténuation des catastrophes naturelles a pour objectif d’établir et d’améliorer les capacités nationales et locales susceptibles de minimiser les dégâts occasionnés par les catastrophes naturelles et de s’assurer qu’elles ne se terminent pas en désastres. Le principe fondamental qui sous-tend la stratégie est le suivant : les coûts engendrés pour réparer les dégâts au terme des catastrophes sont très nettement supérieurs aux coûts des activités de prévention et de réduction des risques. D’autres efforts doivent être déployés pour renforcer les cadres législatifs et institutionnels et pour assurer l’implication de tous les secteurs concernés. Améliorer la sensibilisation des populations au problème des catastrophes naturelles est la clé de voûte d’une politique efficace d’atténuation des risques.
:: Chapitre 9 : Faire face au catastrophes liées à l’eau [format PDF – 121 Ko, en anglais]
Conclusion
L’Ouganda est en voie de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement en matière d’approvisionnement en eau sure et d’assainissement. Néanmoins, les fonds nécessaires pour atteindre ces objectifs sont proches des 1,5 milliard de dollars US, soit un montant trop élevé pour le budget national ougandais. Par conséquent, mobiliser des fonds demeure une priorité. Le pays tirerait également grand avantage d’une amélioration des capacités techniques de ses institutions gouvernementales et d’un échange accru d’informations entre les organismes liés à l’eau.

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