
| La position de l'Amérique latine et des Caraïbes vis-à-vis du Sommet mondial sur la société de l'information discutée lors de la réunion de Rio
3 octobre 2002 -
La société de l'information doit être fondée sur les droits fondamentaux de l'accès à l'information et à la communication ainsi que sur la liberté d'expression, ont déclaré les participants de la Conférence pour l'Amérique latine et les Caraïbes qui s'est tenue la semaine dernière à Rio de Janeiro, au Brésil, pour déterminer les modalités de la participation de la région à la Société de l'information et définir sa position en vue du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI).
Plus de 150 participants représentants de gouvernements, d'ONG, d'associations régionales et nationales de 21 pays d'Amérique latine et des Caraïbes assistaient au Forum international : l'Amérique latine et les Caraïbes dans la Société de l'information. Les résultats seront présentés à la PrepCom intergouvernementale du Sommet pour l'Amérique latine et les Caraïbes qui aura lieu en janvier en République dominicaine ainsi qu'à la deuxième réunion du Comité de la Banque inter-américaine de développement quoi aura lieu les 11 et 12 novembre à Washington et mettra l'accent sur les technologies de l'information et de la communication.
Les participants ont souligné que les principaux objectifs de développement liés aux TICs doivent être le bien-être des individus, mais également de la communauté en général et ne doivent pas seulement viser à promouvoir la croissance économique et l'emploi mais aussi le recul de la pauvreté et l'équité sociale. Ils ont souligné l'importance de renforcer l'infrastructure institutionnelle dans la région, de promouvoir l'innovation et l'esprit d'initiative dans le développement des TICs, ainsi que la nécessité de développer les ressources humaines grâce à l'éducation de base et l'éducation supérieure.
Le forum a mis en lumière l'importance de la coopération régionale dans des domaines tels que le développement de l'infrastructure, le partage du savoir, la production de contenu et le développement des services numériques. Les participants ont également convenu que les TICs doivent promouvoir la participation démocratique, l'efficacité et la transparence de l'action gouvernementale et contribuer à l'amélioration de l'éducation et de la santé.
Les participants ont également souligné que la Société de l'Information doit garantir à tous les citoyens les droits fondamentaux de l'accès à l'information et à la communication et à la liberté d'expression. A cette fin, une attention particulière doit être portée à la participation des communautés rurales et isolées, aussi bien que les autres groupes marginalisés et à la promotion du multiculturalisme et du plurilinguisme.
Le ministre brésilien des sciences et technologies, Ronaldo Mota Sardenberg, qui intervenait en compagnie de Rogelio Pardo Evans, le ministre du Costa Rica pour la science et la technologie et d'Orlando Jorge Mera, secrétaire d'Etat et président d'INDOTEL, de la République dominicaine, s'est exprimé lors de la séance de clôture. Monsieur Sardenberg a souligné que le but de la Société de l'information "n'était pas juste de renforcer les capacités et compétences des individus, mais également de bâtir des communautés de citoyens capables de contrôler effectivement ces technologies". Le rôle du gouvernement, a-t-il ajouté, est justement de développer des possibilités pour la création de cette "souche citoyenne" d'utilisateurs des TICs.
La Conférence de Rio était organisée et financée conjointement par le Bureau de l'UNESCO pour la communication et l'information en Amérique latine et dans les Caraïbes, le bureau de l'UNESCO à Brasilia, l'équipe spéciale des Nations unies sur les TICs, le Ministère brésilien des sciences et technologies, le Programme brésilien pour la société de l'information et le Gouvernement de l'Etat brésilien de Rio de Janeiro.
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