THE USE OF THE INTERNET TO SERVE PEACE
AND TO BRING PEOPLES CLOSER TOGETHER
Mr Anwar Abu Eisheh
Professor in Civil Law
Al-Quds University Palestine
Le peuple palestinien compte environ 6 millions de personnes dont la moitié se trouve en diaspora. Cette diaspora vit dans des conditions très variables d’une région à l’autre : cela va d’agglomérations où le taux de chômage est de plus de 90% comme les camps de réfugiés palestiniens au Liban (400 000 personnes) à des conditions de vie aisées -voire très aisées- comme la communauté palestinienne aux Etats-Unis (estimée à 150.000 personnes), en passant par des communautés qui vivent dans les mêmes conditions ou presque que la population autochtone, comme les 2 millions de Palestiniens qui vivent en Jordanie...
D’emblée on peut dire qu’il n’y a aucune information sur l’Internet sur la communauté palestinienne qui souffre le plus dans tous les domaines : celle des réfugiés Palestiniens au Liban et les abonnements au web sont sans doute plus rares que les lignes de téléphone...
Il est clair que tous les Palestiniens ne vivant pas dans les mêmes conditions, n’ayant pas les mêmes chances, leurs réactions sont très différentes des uns aux autres et s’il est vrai que lorsqu’on dit 2 Juifs = 3 opinions, il est aussi vrai de dire que 2 Palestiniens = 3 frustrations...
Le champ de la première partie de mon exposé se limite à l’expérience des 2 millions de Palestiniens qui vivent actuellement dans les territoires dits autonomes, territoires censés devenir l’assiette du futur état palestinien.
Dans la deuxième partie de mon exposé j’étudierai l’Internet et l’Islam.
L’EXPERIENCE PALESTINIENNE
Dès l’installation de l’Autorité Palestinienne dans les T.A. (territoires autonomes) en 1994, les différentes institutions palestiniennes d’information, victimes jusqu’alors de censure militaire pendant 27 ans d’occupation, ont commencé à se libérer, assoiffées de liberté et de communication; elles ont trouvé dans le réseau de l’Internet une bouffée d’oxygène qu’elles continuent de respirer... Pas moins de 5 serveurs fonctionnent déjà, soit autant qu’en Tunisie, alors qu’au Koweït, à Qatar, aux Emirats, à Oman et au Yémen il n’y en qu’un seul et que dans plusieurs pays arabes (Mauritanie, Algérie, Libye, Soudan, Syrie, Irak) je n‘ai pas connaissance de l’existence d’un seul serveur.
Dès le début de 1996 les Palestiniens de la Diaspora ont pu consulter tous les journaux du pays (surtout ceux en arabe) à travers le site www.amin.com - e-mail : inews@ amin.org (20.000 hits quotidiens). Après le Ministère de l’Information, c’est le Conseil Législatif Palestinien, issu des premières élections libres sur la terre de Palestine, qui s’est offert un site
(http://www.pal-plc.org) où sont exposées des informations complètes sur les projets de loi, les débats etc. Très vite, et comme par jalousie, de nombreuses institutions officielles, semi-officielles et privées, des ONGs également ont fait de même .
Mais l’institution palestinienne qui a retenu toute mon attention est la société Bailasan (e-mail : bailasan@bailasan.com), fondée en 1995 à l’initiative de cadres jeunes et dynamiques et qui essaye de populariser l’Internet auprès des Palestiniens et qui fait office d’annuaire, à travers un projet plus intellectuel que lucratif.
Pourquoi l’Internet pour la Palestine ?
Nous avons dans les T.A. entre 3 et 6.000 abonnés dont la quasi totalité des institutions officielles (Cabinet du Président Arafat, Conseil Législatif, Ministères etc.), toutes les universités, des institutions privées (toutes les chambres de commerce, des sociétés commerciales et hôtelières etc.), un nombre important d’ONGs et en particulier des associations de défense des droits de l’homme, et bien sûr aussi des particuliers.
Le nombre d’abonnés est en croissance permanente et tous les experts sont d’accord sur le fait que cela devrait continuer. Il faut dire que malgré une très mauvaise situation économique, l’initiation à l’informatique est au programme des 860.000 élèves des T.A. à un moment donné de leur cycle.
Pour réaliser cette présentation j’ai rencontré beaucoup d’abonnés palestiniens afin d’essayer de comprendre pourquoi cet engouement .
Indépendamment du sujet tabou, à savoir le sexe et la pornographie, où à mon avis les Palestiniens ne sont pas hors normes... je peux classer les centres d’intérêt comme suit :
1. La liberté : tous veulent être libres d’accéder aux informations, sciences et connaissances. Liberté de communiquer, de s’exprimer, d’apprendre, d’informer, de s’informer, de SAVOIR. En fait ils essayent de créer ce que j’appelle un semblant de démocratie chez eux... une espèce d’échappatoire à la frustration de la vie de tous les jours... Toutes les réponses qui m’ont été faites étaient accompagnées de cette phrase " ...et en plus cela ne coûte pas cher... "
2. Faire connaître la cause de la Palestine et tout ce qui en découle : l’histoire, la culture, la vie quotidienne... Il y a une grande variété de présentations mais le site le plus représentatif est sans doute le centre culturel SAKAKINI (http://www.sakakini.org), subventionné en grande partie par le Ministère de la Culture et de l’Information et qui a pour objectif de contribuer à une renaissance des arts et de la culture palestiniens. Le centre se fixe les buts suivants :
a) encourager la critique artistique
b) faire connaître à la communauté artistique et au public en général les nouvelles formes d’art
c) renforcer la connaissance du public de l’héritage artistique, intellectuel et culturel
d) faciliter les échanges culturels
e) diffuser les arts et la culture palestiniens au monde extérieur.
La présentation du site est faite en arabe, anglais, espagnol, italien et en partie en français.
Ce qui attire l’attention est le fait que dans ce site le volet AL NAKBA (le désastre), qui contient des informations politico-historiques sur la Palestine, est consulté 50 fois plus (plus de 1.000 hits par jour) que la page culture (une vingtaine seulement). Les consultants sont majoritairement des personnes morales et physiques des communautés palestiniennes de la diaspora, ces dernières proposant toujours des items pour enrichir le site.
3. Obtenir la reconnaissance : l’objectif premier de la lutte de toutes les institutions palestiniennes avant les accords d’Oslo était d’obtenir une reconnaissance internationale officielle, que cela soit au sein des organismes de l’ONU, des fédérations internationales sportives, du Bureau International du Travail etc. Maintenant que cela est acquis ou en cours d’acquisition, c’est une reconnaissance morale que les institutions palestiniennes cherchent à obtenir.
Dans cet état d’esprit, l’Autorité Palestinienne, consciente qu’il n’y a pas encore d’état indépendant, parle des ministres alors que selon les accords d’Oslo lesdits ministres sont appelés " porteurs de portefeuilles "... Le Conseil Législatif se présente comme le parlement du peuple palestinien alors que c’est l’administration israélienne qui a le dernier mot pour la promulgation des lois...
" Obtenir la reconnaissance morale " c’est ainsi que je traduis cette phrase que j’ai entendue dans la bouche de tous ceux auxquels j’ai posé la question : pourquoi utilisez-vous l’Internet ? La réponse est invariablement la même : " pour prouver que nous sommes un peuple comme les autres " ou " pour être traiter comme les autres peuples ", ce qui revient au même.
Mais toutes ces motivations contribuent-elles à faire avancer un processus de paix mal en point ?
4. Servir la paix : je n’ai pas encore entendu quiconque déclarer qu’il est contre la paix; le problème est que chacun voit la paix à sa façon et selon son appartenance politique, ce qui est loin d’être notre sujet de recherche... Reste que s’informer facilement via l’Internet aide sans doute à mieux proposer des solutions et des compromis... Mais l’élément nouveau qui peut favoriser la poursuite du processus de paix est le dialogue, dialogue entre Israéliens et Palestiniens pour mieux se connaître. Des sites ont été créés et fonctionnent, les plus connus et les plus consultés sont ARIGA (www.ariga.com ou www.ariga.co.il) et PEACETALKS (www.yudel.com/peacetalk/forum.htm).
Je consacrerai le chapitre suivant aux dialogues israélo-palestiniens, mais beaucoup de monde essaye de servir la paix par l’information aussi. Encore une fois les centres d’information sont nombreux sur l’Internet mais très peu sont israélo-palestiniens. Le centre le plus actif à mon sens est THE ALTERNATIVE INFORMATION CENTRE " (http://www. aic.netgat.net) présent sur l’Internet depuis septembre 1997 avec un mailing-list de 500 personnes, une web-page bien consultée avec 10.500 hits par jour... On y trouve :
a) une mise à jour hebdomadaire de nouvelles sur la société et la politique palestinienne, Israël, les colonies etc.
b) une mise à jour hebdomadaire d’analyses sur les divers mouvements politiques et sociaux de la société israélienne
c) la promotion d’activités politiques sur les questions concernant la Palestine
d) l’annuaire des ONGs et des institutions officielles palestiniennes et des organisations progressistes en Israël.
Ce centre qui réclame justice pour le peuple palestinien plaide pour un forum permanent d’information sur la Palestine, une espèce de " pool freeware and scripts " afin de faciliter la circulation d’informations. C’est peut-être effectivement le meilleur moyen pour que ces informations soient utilisées par ceux qui cherchent à faire avancer la cause de la paix par le dialogue, toujours sur l’Internet.
Dialogue israélo-palestinien sur l’Internet
Est-ce vrai ? Il est très difficile de dire qu’il y a un véritable dialogue israélo-palestinien sur l’Internet car le dialogue se passe en réalité majoritairement ailleurs et notamment aux Etats-Unis; visiblement entre Juifs américains et non-Juifs d’origine palestinienne... Je crois que ce dialogue -certainement utile pour la paix dans l’avenir- est loin de la réalité quotidienne, parce qu’en Terre Sainte les préoccupations ne sont pas les mêmes que celles des exilés. Lorsque je vivais à Paris il y a quelques années mes sujets de dialogue avec les Sionistes, Israéliens et Juifs tournaient autour des droits de l’homme, de l’histoire du terrorisme, de la paix etc. Maintenant que je vis à Hébron où l’eau courante n’a pas coulé dans mon robinet depuis plusieurs semaines, que depuis une semaine je n’ai pas pu quitter la ville pour aller travailler à l’Université, que je subis des coupures d’électricité fréquentes alors que le colon israélien qui vit à quelques centaines de mètres de ma maison ne connaît pas les restrictions d’eau, d’électricité ou de liberté de circulation... ces problèmes sont devenus mes premiers sujets de dialogue, avec tout le monde, partenaire ou adversaire.
Il n’y a pas lieu ici de défendre une cause, je veux tout simplement montrer que le dialogue en la matière est conditionné par les circonstances de la vie quotidienne de tout un chacun; en conséquence
- le dialogue par l’Internet est pratiquement réservé à des privilégiés
- ce dialogue n’est pas globalement représentatif, tout en état représentatif minoritairement, c’est à dire qu’il représente des minorités de Palestinens ou Israéliens
- il existe un danger : qu’un partie ou l’autre (Israélien ou Palestinien) utilise un document très peu représentatif comme argument important dans un débat censé faire avancer la cause de la paix.
Malgré tout, le réseau de l’Internet doit servir à élargir le dialogue, pour que la plus grande partie des deux peuples, israélien et palestinien, se connaisse mutuellement. Cet aspect m’intéressant particulièrement je vais maintenant développer ce point et présenter les sujets débattus.
a) l’histoire : j’admets que l’espace de dialogue via l’Internet ne permette pas d’y procéder de façon globale mais on ne note aucune tendance à approcher le sujet de manière exhaustive. Très souvent l’une des partie étale les atrocités d’un acte de terrorisme et automatiquement l’autre partie lui trouve uns réponse similaire. L’un parle de la conférence de San Remo de 1919 qui a avalisé et reconnu la déclaration Balfour, l’autre lui répond par le rapport King Crane de 1920 qui précise qu’il n’y avait pas plus de 65.000 Juifs en Palestine qui constituaient 10% de la population en Palestine. Beaucoup de chiffres et de dates... Les leaders historiques comme Ben Gourion et Faisal Al Husseini reviennent sans cesse; les uns parlent des armées arabes qui en 1948 voulaient " jeter les Juifs à la mer ", pour les autres ces armées n’étaient que des annexes des armées impérialistes française et britanniques. Par contre il est rarement question de notre père Abraham et de ses deux fils Isaac et Ismaël...
b) les droits de l’homme : ce sont toujours des rapports des organisations israéliennes ou israélo-palestiniennes. La plupart du temps les derniers événements chauds ou sanglants sont rappelés, en même temps que sont évoqués l’injustice, la violence, l’illégalité.
J’ai constaté qu’il existe ce qu’on pourrait " un style Internet " dans ces échanges : allégation et défense; un style que j’ai du mal à qualifier, plus méthodique que les débats oraux, en tout cas moins influents et même nullement convaincants, surtout dominés par la volonté de marquer des points, comme s’il s’agissait d’une compétition...
c) politique : chacun voit midi à sa porte, les points de vue sont coupés de la réalité quotidienne, loin du terrain.
Pourquoi en est-il ainsi ?
Parce que les rares sites de dialogue sont surveillés et les contenus filtrés par les moniteurs qui imposent leurs " guidelines ". J’ai choisi comme exemple le site http://www.yudel.com/peacetalks/forum.htm. Ce sont les moniteurs de ce forum de " peacetalks " qui décident ce qui est insulte, de caractère raciste, vrai ou faux.
Sans parler de bonne ou mauvaise foi et tout en croyant à la nécessité d’une ligne de conduite qui rapprocherait les antagonismes plutôt que les éloigner les uns des autres, je ne comprends pas un dialogue qui n’évoque nulle part les souffrances des Juifs pendant les pogroms du début du 20è siècle et leur génocide pendant la 2ème guerre mondiale pour ne parler que des éléments les plus importants, en matière d’histoire, qui ont abouti à la création de l’état d’Israël. Je ne comprends pas non plus comment on peut dialoguer en matière de droits de l’homme sans évoquer la soif que génère le manque d’eau dans les T.A. et particulièrement à Hébron, les destructions de maisons palestiniennes, les punitions collectives etc...
Mais surtout comment comprendre lorsque ceux qui dialoguent " politique " ne parlent jamais de cohabitation entre Israéliens et Palestiniens dans un forum intitulé " peacetalks " ?
La question se pose alors : le fait d’être face à l’écran isole-t-il l’internaute ? Autrement dit: est ce que l’utilisation de l’Internet dans un domaine comme le dialogue israélo-palestinien ouvre davantage son esprit ou au contraire le maintient-il enfermé dans ses préjugés ?
Pour ma part je crois que ce dialogue doit aboutir à des rencontres entre personnes, peut-être par des activités communes comme celles proposées par le "Jewish-Palestinian Living-Room Dialogue Group in California " (htt://www.igc.org/traubman/dg-prog.htm). Se servir de l’Internet pour se rencontrer de préférence sur le terrain, c’est là que l’outil peut aider à aller vers une réelle paix car il faut bien noter que la langue du dialogue via l’Internet est l’anglais qui n’est ni la langue maternelle des Israéliens ni celle des Palestiniens...
Il serait injuste de quitter ce point sans dire que le site www.ariga.com/gentoc.htm fournit des informations, articles mis à jour sur la paix et que son objectif est de favoriser la poursuite d’un processus de paix mal en point.
L’INTERNET ET L’ISLAM
C’est peut-être le sujet le plus sensible à traiter car l’Islam est la religion de plus d’un milliard de personnes dans ce monde…
Je crois que nous pouvons faire une distinction assez claire entre les sites en langues arabe et les sites qui utilisent d’autres langues. Je n’ai pu visiter que certains des sites français et anglais, et les sites en langue arabe. S’il n’y a qu’un seul Coran qui n’a pas changé, qui n’a pas été touché depuis quatorze siècles, il y a mille et une écoles minoritaires d’interprétation, et je crois que le réseau de l’Internet est le moyen pour ces minorités de se donner de l’importance et de se faire connaître.
Vu les sujets abordés par certains groupuscules on pourrait facilement semer la confusion dans l’esprit des chercheurs comme des simples curieux. J’ai sursauté par exemple lorsque j’ai vu sur un site qui se revendique de l’Islam (
www.abbc.com/islam/french/actual/notin.htm) qu’on prenait parti pour Robert Faurisson – un négationniste français – et je ne vois vraiment pas le lien entre l’Islam et Faurisson. Aux dernières nouvelles, que j’ai apprises à travers ce même site au mois de septembre dernier, des poursuites judiciaires ont été engagées contre l’animateur M. Ahmal Rami, l’animateur de Radio Islam, une des pages du site précité, Mr Ahmal Rami est apparemment de nationalité suédoise, l’affaire se déroulera devant les instances judiciaires de Suède. Mais la page Radio Islam prend place sur un site américain… Il sera intéressant de voir comment les tribunaux suédois vont se déterminer en matière de compétence.La plaidoirie de radio Islam contre ces poursuites judiciaires me rend furieux car on y trouve pêle-mêle judaïsme, sionisme, holocauste, Robert Faurisson, Islam etc… Bref c’est un vent d’antisémitisme pour lequel on utilise ma cause, " La Palestine ", qui n’a rien à faire avec l’antisémitisme.
L’Islam et la politique sur l’Internet
Le traitement de l’Islam en d’autres langues que l’arabe sur l’Internet commence pratiquement toujours par une présentation religieuse mais cela ne s’arrête jamais là et les sujet abordés sont à mon sens ou politique ou pré-politiques. Par exemple sur ce site (http://search.yahoo.fr/search/fr la page Islam (Abdel) commence par la question palestinienne, continue par des citations bibliques, en passant par le comportement des musulmans, le jour du jugement dernier, les droits en Islam …
Jérusalem et souvent Hébron sont défendues par certains musulmans sur l’Internet par des méthodes religieuses et d’une façon qui peut parfois paraître extrémiste, d’une manière qui ressemble parfois aussi à celle des colons sionistes extrémistes, d’ailleurs pour contrarier ces derniers alors que pour nous, Palestiniens, nous les ayant cause, c’est surtout une question de libération et de souveraineté nationale dans un esprit plus laïc que religieux, et un respect total envers toutes les religions monothéistes.
Un internaute, donc forcément un curieux par nature, qui visiterait les sites Islam, j’insiste en d’autres langues qu’arabe, pourrait parfaitement croire que le conflit israélo-palestinien est un conflit religieux, une idée et une notion refusée par la majorité écrasante des palestiniens et même par beaucoup d’israéliens.
Hamas est en train de construire son site en anglais, il sera intitulé " hamas.org ", nous verrons ce que cela donnera mais en attendant, officieusement, son site en arabe est : www.palestine-inf.org qui n’est autre que la mise en ligne du magazine Falastine Al muslimah (Palestine la musulmane) édité en Grande Bretagne.
Je n’ai pu consulter le site du Hezbollah peut-être à cause des liaisons téléphoniques entre le Liban et la Palestine, mais il semble que Hezbollah ait investi l’Internet.
Tout ceci indique que jusqu’à maintenant la quasi totalité des sites sur l’Islam ou se réclamant de l’Islam sont avant tout des sites politisés qui utilisent l’Islam comme porte d’entrée sur la politique où la Palestine est toujours présente mais la plupart du temps d’une manière très négative pour la cause palestinienne.
Ces amalgames nuisent à la cause palestinienne en délivrant des points de vue politiques qui ne sont pas ceux de l’écrasante majorité des Palestiniens.
Néanmoins, il faut nuancer. Visiblement il y a beaucoup de tentatives de contacts et de communications entre les communautés musulmanes où les infos et les débats sont culturels, intellectuels et même d’ordre social. Par exemple Islamic Societies at University (http://www.unn.ac.uk/societies/islamic/sites/iuniv.htm) qui met en contact des communautés musulmanes estudiantines et aussi à des étudiants en islamisme non musulmans dans de nombreux pays à travers le monde : Emirats Arabes, Australie, Canada, Allemagne, Indonésie, Japon, Koweït, Malaisie, Mexique, Norvège, Suède, Singapour, Turquie, Angleterre, Etats-Unis.
Cette pagaille dans les sites sur l’Islam a poussé des responsables musulmans à clarifier les choses et à présenter l’Islam en tant que religion et tel qu’il est.
Le budget qui est consacré aux pages de cheihk Qaradawi, un homme qui fait autorité dans le monde musulman, est de 16 millions de dollars. Onze sites seront inaugurés le 1er janvier 1999, a annoncé le cheihk Qaradawi lui-même.
Le site actuel des pages de cheihk Qaradawi est le suivant : http://www.qaradawi.net.
Je crois et j’espère que les pages Qaradawi seront la référence sur l’Islam à l’avenir. Ses fatwas sont respectées et admises par une large proportion de musulmans.
C’est une initiative particulièrement importante à mon sens pour que les chercheurs sur l’Islam ne soient pas induits en erreur à propos de nombre de sujets. Ce site, qui je le répète devrait faire référence, ne pourra que servir la cause de la paix partout dans le monde.