Allocution de S. Exc. Monsieur Jean PASTORELLI
Délégué permanent du Gouvernement de Son Altesse Sérénissime le Prince Rainier III de Monaco auprès de l’UNESCO
Monsieur le Président
Monsieur le Directeur général
Excellences
Mesdames, Messieurs
Permettez-moi tout d’abord de vous exprimer au nom du Gouvernement de Son Altesse Sérénissime le Prince Rainier III, le réel plaisir qui est le mien de vous accueillir aujourd’hui dans la Principauté de Monaco à l’occasion de la 2ème Conférence INFOéthique.
Avant tout, je tiens à remercier l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture d’avoir de nouveau accepté l’invitation de la Principauté renouvelant ainsi un partenariat efficace qui fût couronné de succès l’an passé, lors de la 1ère édition d’INFOéthique.
Je tiens d’ailleurs à souligner, Monsieur le Directeur général, la grande réussite qu’a connue INFOéthique ‘97 dont les travaux ont eu un écho très favorable à travers la presse spécialisée mais aussi auprès des grands médias, démontrant ainsi toute l’importance des questions éthiques dans un monde où les progrès informatiques sont si fulgurant qu’ils dépassent les projections que l’homme a pu faire sur l’assistance des ordinateurs dans notre vie quotidienne.
La conférence à laquelle vous allez participer tentera, je l’espère, de répondre aux questions que véhiculent les médias sur notre avenir à l’aube du prochain millénaire. Jusqu’où irons-nous dans notre interdépendance avec l’informatique ? Comment pouvons-nous nous protéger dans le cyberespace, univers sans frontières et sans limites, qui fascine mais aussi qui fait peur tant il est une réalité virtuelle ?
Déjà, lors du précédent INFOéthique, et plus récemment, lors du colloque " Inforights " organisé conjointement par l’UNESCO et Monaco et qui s’est tenu ici même, des travaux ont été effectués sur ce thème. Inforights a été l’occasion pour plusieurs délégations d’experts de débattre sur les moyens des communications multimédias et sur l’harmonisation de la protection des droits d’auteur dans l’univers cybernétique. Cette réunion a en outre permis de mettre en évidence les limites de l’outil juridique face au développement des techniques informatiques. Toutefois les instances de régulation internationales ont la ferme volonté d’agir afin d’empêcher que les formidables moyens de communication informatique dont nous disposons aujourd’hui ne deviennent pas des armes redoutables de propagande, de violation des droits de l’homme ou de commerce illicite. A ce propos, l’Union Européenne doit proposer une directive qui permettra de poser les jalons d’une réglementation efficace.
Monsieur le Directeur général,
La poursuite des discussions, bout au long de la conférence qui s’ouvre aujourd’hui permettra, j’en suis sûr, d’élargir les réflexions entamées au cours d’Inforights.
INFOéthique doit rester le cadre privilégié où les meilleurs spécialistes et les délégations présentes peuvent confronter leurs idées, leurs projets aussi divers soient ils, à l’heure où sur les murs de nos cités nous sommes vivement encouragés à " penser global " (think global).
L’an passé, les thèmes de l’accession et de la préservation à l ‘information numérique et la préparation de nos sociétés pour un environnement multimédias avaient été développés. Des intervenants d’horizons aussi différentes que l’Ukraine, le Japon mais aussi le Cameroun avaient mis en évidence les difficultés d’établir des infrastructures solides, des règles éthiques et un besoin de coopération internationale face au développement de l’Internet sur une base d’un accès pour tous à l’information.
Cette année, trois thèmes vous sont proposés :
- Le domaine public et la multilinguisme dans le cyberespace